Les limites d’un budget

Je suis toujours médusé par le nombre de petites mesures qui se retrouvent année après année dans les budgets déposés par les ministres des Finances. C’est le côté homéopathique des budgets et c’est celui dont mes collègues parlent le plus.

Je ne nie pas l’impact et l’importance que peuvent avoir un crédit d’impôt pour les parents dont les enfants fréquentent une garderie privée, la création de places en CPE, l’abolition de la taxe sur le capital pour les entreprises manufacturières, la création d’un fonds pour les aidants naturels, l’harmonisation avec le fédéral pour les nouveaux CELI (compte d’épargne libre d’impôt) et les 196 millions de dollars consacrés à un nouveau Pacte pour l’emploi.

Ce sont là de très bonnes mesures, mais inexorablement limitées et partielles et souvent égrenées sur cinq ans. Cela a néanmoins le mérite de montrer que le gouvernement «s’occupe» des familles, des entreprises, des chômeurs ou des épargnants et qu’il entend leurs doléances.

Au-delà du saupoudrage de quelques millions à droite et à gauche, la problématique budgétaire me paraît pourtant d’une simplicité désarmante. On prévoit une croissance de 1,5 % de l’économie du Québec au cours de la prochaine année alors que les dépenses en santé et en éducation, qui représentent 85 % du budget, vont croître de 5,5 % et 4,2 % respectivement. Calculez comme vous voulez, mais l’équilibre est impossible et ce sera pire au cours des prochaines années.

La ministre des Finances parle constamment de prudence et de discipline. Était-ce prudent de rejeter du revers de la main les rapports de tous ceux qui ont sonné l’alarme sur la croissance rapide des dépenses du réseau de la santé et de l’impasse de son financement ? Est-ce prudent de limiter à sa plus simple expression l’augmentation des droits de scolarité à l’université ? Est-ce prudent de tuer dans l’œuf toute discussion sur le péage sur les autoroutes ? Est-ce prudent de ne même pas considérer la vente en totalité ou en partie d’actifs commerciaux qui pourraient avoir une grande valeur ?

Je ne préconise aucune option en particulier. Je me demande seulement comment le Québec, déjà la plus endettée des provinces canadienne hormis Terre-Neuve, pourra suivre la cadence imposée par l’explosion des coûts en santé et la remise à niveau de notre système d’éducation.

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Je suis sûr que la bureaucratie nécessaire pour la gestion de ces mesures homéopathiques fait en sorte que les contribuables y perdent au change.

D’ici un an, les Libéraux ne seront plus au pouvoir et ils accuseront les Péquistes de ne rien faire pour redresser les finances de la province !
Les Péquistes, de leur côté, se plaindront avec raison du mauvais état des finances de ladite province pour tenter de justifier leur impuissance à faire mieux…
Et on recommencera dans quatre ans !

Après 10 ans de déficit zéro, les Libéraux viennent de ns replonger dans les déficits! 1,3 milliard de déficit cette année, camouflé dans les pesos chiliens (on nous avait dit que cette vente allait aller au Fonds des générations, mais les Libéraux n’en sont pas à un mensonge près. Charest a menti pendant 10 ans sur son salaire!)

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Les dernières nouvelles sur l’immigration sont vraiment catastrophiques pour l’avenir de notre peuple. Sous Mulroney le Canada accueillait 90k immigrants. Les Libéraux l’ont monté à 150k, puis 200k, puis 250k. Harper vient d’atteindre les 262k ce qui est plus que le nombre d’Acadiens au NB. Mais ce n’est pas tout. Ce matin on apprend que le vrai chiffre est -tenez-vs bien- de 429k lorsqu’on ajoute les étudiants (dont plusieurs vont rester) et les travailleurs temporaires.
A 429k, c’est la moitié du nombre de CF hors Québec. C’est presque la population de la Ville de Québec. Bref, on nous minorise sous nos yeux sans que personne n’élève la voix.

Il n’y a pas d’impasse, sinon celle qui appartient à la « politiquallrie ».

Il n’y a qu’une seule solution, payer. Rien d’agréable, je vous l’accorde.

La privatisation, les frais de scolarité, les postes de péages, n’y changeront rien, sinon que d’avoir les postes de péages à payer en plus. Si nous voulons la règle de l’utilisateur payeur, la technologie offre des solutions beaucoup moins coûteuses et plus efficaces.

Personnellement, je trouve ignoble de faire payer les enfants pas le billet des frais d’études. Déjà ils auront à payer pour les routes, payées en grande partie par nos parents, que nous n’avons pas entretenu pendant 35 ans et leurs structures que nous avons mal construites.

De plus vendre les ou certains actifs est l’équivalent de vendre notre héritage qui revient à nos enfants.

Nous avons refusé de payer pour la santé, pour l’éducation et les routes, mais l’heure de la récréation est presque sonnée.

Dans peu de temps, ce seront les jeunes qui décideront. La victoire de l’ADQ aux dernières élections n’est que l’ombre de l’aperçu de ce qui viendra.

Ils ne seront certainement pas niais, et certainement pas plus naïfs que nous.

Si certains connaissent d’autres solutions que de payer, qu’ils le fassent connaître.

La Santé augmente de 5,5% alors que l’économie ne croit que de 1,5%. Pas besoin d’être un Prix Nobel comme notre bon docteur Landhrea pour comprendre qu’il y a un problème « structurel »

Que faire? Réduire l’augmentation des couts de santé et augmenter les revenus de l’État

1) Réduire l’augmentation des frais de santé en
.privatisant tout ce qui est non-médical (cafétéria, parking, buanderie, entretien ménager)
.ouvrir la porte aux hopitaux privés. Les riches qui iraient se faire soigner dégageraient des places dans le public
-imposer un ticket modérateur qui rapporterait 800 millions par année et ralentirait un peu le nombre d’hypocondriaques qui engorgent les urgences
-couper dans l’immigration. Chaque nouvelle carte coute 3k ce qui fait que les 50k nouveaux immigrants engorgent le système et coutent 150 millions chaque année de plus.

2) Augmenter les revenus en repensant notre électricité
Présentement on la gaspille en chauffant le dehors. Une augmentation musclée de 50% sur 5 ans permettrait d’enfin économiser notre richesse nationale. On donnerait des trucs au peuple pour qu’il économise. Ceux qui suivraient la recette verraient en bout de ligne leur facture augmenter de seulement 20 à 30%

Avec les surplus qu’on économiserait, avec les nouveaux barrages, avec le développement de l’éolienne qu’on nationaliserait enfin (les Ontariens nous volent présentement), on exporterait au max.

Les profits d’Hydro, à seulement 2 milliards présentement, monteraient à 4,5,6, voire 10 milliards

Un tiers pourrait aller au fonds général, un tiers au fonds des générations ce qui permettrait de régler la dette d’ici 20-25 ans, et le dernier tiers irait dans un fonds des immobilisations. Avec ce dernier fonds on pourrait financer 50% des nouvelles immobilisations: nouveau stade de baseball a Montréal, nouveau Colisée à Québec, nouveaux équipements hightech à l’hopital de Rimouski, etc…

Surprise: globalement d’accord avec M. Noel pour son #5, à part l’immigration.

Par contre vs #3: n’oubliez pas que le PQ est parti en 2003 en laissant un déficit de 4 milliards (ce qu’ils ont été obligés d’admettre à contrecoeur devant l’évidence). Bref les deux partis achètent la paix avec les groupes de pression mais pelletent sur la dette quand ils sont au pouvoir. Pas beau. Manque de courage pour les vraies réformes et le challenge des fameux acquis.

« 1,3 milliard de déficit cette année, camouflé dans les pesos chiliens (on nous avait dit que cette vente allait aller au Fonds des générations,… »

Pour vrai? ils pigent déjà dans le fond des générations?

Pour les frais de santé,

Je vous annonce que vous devrez payer dans un avenir proche, à moins que vous l’empruntiez, à grands frais, tous les ingénieurs du Québec qui se sont déplacés aujourd’hui et aussi qu’en fin de semaine prochaine, pour inspecter les toits qui craquent et les pelleteurs qui suivront.

À surveiller en fin de semaine un toit comme le viaduc de la concorde.

C’est donc beau la construction des compagnies du privé au Québec.

Même pas capable de construire un toit.

Centres d’achats du Québec, à l’occasion un toit supporte seulement 45 lbs pca surtout à Montréal.

En Floride un toit de petit bungalow 100 lbs pca!

J’aimerais attirer l’attention sur le crédit d’impôt de 30% pour l’investissement en technologie de l’information. La mauvaise utilisation des technologies de l’information est l’une des causes profonde de l’écart de productivité défavorable que nous subissons : c’est ce que les économistes appellent la productivité multifactorielle. Ce crédit d’impôt rendra moins coûteux l’achat de nouvelles technologies. Mais surtout, il aura l’avantage d’attirer l’attention sur un problème de fond et forcera nos entreprises à revoir leurs modèles d’affaires pour utiliser ces nouvelles technologies.

Que les dépenses augmentent plus vite que les revenus ne surprendra personne. Nos honorables élus ne gèrent pas les finances publiques. Ils saupoudrent, comme vous le dites si bien, en vue de gagner le plus de votes possibles. Ils créent de plus en plus de programmes qui ont surtout pour but de gagner le plus de votes possibles. Nommez-moi un seul programme gouvernemental qui soit juste et équitable pour tous les citoyens.

Par ailleurs, ce qui me surprend toujours, c’est la facilité avec laquelle on propose de confier de plus en plus d’argent, à la non-gestion de nos honorables élus, par le biais d’augmentations sans limites de toutes sortes de redevances y compris l’électricité. Pourquoi nos journalistes ne parlent-ils jamais de l’incompétence en gestion de nos honorables élus à ces occasions? Pourquoi ne ressortent-ils pas le manque de productivité flagrant chez Hydro-Québec en comparaison d’autres producteurs mondiaux? Pourquoi ne mentionnent-ils pas le nombre d’employés très supérieurs au prorata chez Loto-Québec? Pourquoi est-ce qu’ils n’enquêtent pas sur le laxisme de gestion dans notre réseau de santé? Pourquoi est-ce qu’ils ne dénoncent pas les sommes astronomiques qui vont à la guerre plutôt que dans les services aux citoyens? Pourquoi ne dénoncent-ils pas la somptuosité inutile de certaines constructions publiques? Et surtout pourquoi ne ramènent-ils pas sur le tapis les nombreuses malversations de nos honorables élus qui grugent les fonds publics plutôt que d’utiliser ces argents pour des services (ne serait-ce que par la nomination de partisans incompétents à des postes inutiles qui commandent de hauts salaires et des dépenses somptuaires)? Au Québec, nous avions les meilleurs travailleurs au monde. Comment se fait-il que nous en soyions rendus là?

Il faudrait rappeler à la population, qu’avant de confier plus d’argent à nos honorables élus, elle devrait exiger d’en avoir pour l’argent qu’elle leur confie déjà. Pour moi, je n’ai plus aucune confiance en ces politiciens de malheur ni en ce système politique éculé.

M. Benoît Marcoux,

J’ai lu votre article. Intéressant. Par contre je ne comprends pas accent sur la vision. Il me semble que la stagnation mène à la disparition. Mais qu’importe c’est votre billet que je trouve intéressant et votre article l’est tout autant.

J’ai déjà passé pour un rêveur pour avoir décidé de m’équiper de ces technologies qui ont été un succès pour l’entreprise. Les gens avaient l’impression que les employés du bureau et de l’usine jouaient au nitendo. Tout cela se passait, il y a vingt ans. Plusieurs ont disparu. Dans le coin, ceux qui ont suivi sont restés.

J’ai aujourd’hui un petit studio de photographie pour l’industrie. Je suis probablement 5 ou 6 ans en avant de la majorité des photographes pro. Comme amateur, j’ai débuté avec la photo numérique en 2001 avec un Nikon D1X, l’ordi et tous les logiciels nécessaires. Encore une fois je passais aux près des photographes pour un riche qui se payait un caprice.

Aujourd’hui la plupart ont disparu des affaires.

La photo est prise avec la souris, traitée et expédiée encore une fois avec la souris. Seul l’objet à photographier et l’équipement est matériel.

Ces technologies peuvent compenser une grande partie de la main d’œuvre manquante et elle augmentent toujours la qualité et le service. Elles nous force à revoir de A à Z tout processus de production, puisque c’est un autre monde complètement différent.

Plus de monde dans le bureau et moins de monde dans la shop.