Les mauvaises nouvelles sont contagieuses

On se demande depuis des mois si le Canada pourrait résister à une éventuelle récession aux États-Unis. Nous avons maintenant la réponse et c’est non. Les secousses telluriques qui ébranlent l’économie américaine ne s’arrêtent pas aux postes frontières et elles ont de multiples impacts au Canada et au Québec.

  1. La Banque du Canada a revu à la baisse ses prévisions pour 2008. La croissance économique ne devrait pas dépasser 1 % cette année. Compte tenu du dynamisme des provinces de l’ouest, on peut déduire que la croissance sera négative en Ontario et au Québec.
  2. La Banque centrale prévoit aussi un retour en force de l’inflation qui dépasserait les 4 % au cours des premiers mois de 2009.
  3. La contagion est rapide. On doute de la solvabilité de certaines banques américaines, mais les institutions financières de partout dans le monde sont malmenées sur les marchés. La valeur boursière des institutions canadiennes est en baisse de 18 % depuis le début de l’année et tout indique que le recul n’est pas terminé.
  4. Des banques affaiblies prêtent moins et à des conditions plus restrictives. Cela a un impact très négatif sur plusieurs entreprises et conséquemment sur l’emploi.
  5. Cette conjoncture relance le débat sur les fusions bancaires. Le gouvernement fédéral acceptera-t-il d’autoriser la consolidation des institutions, prétextant que certaines banques, comme la CIBC, pourraient être menacées par la crise actuelle?
  6. Les consommateurs américains sont fauchés et achèteront moins de biens de consommation importés du Canada ou d’ailleurs. 4 millions de ménages américains auront perdu leur maison d’ici la fin de l’année et 10 millions d’autres se retrouvent avec un prêt hypothécaire plus important que la valeur de leur résidence.
  7. On l’a vu hier, le dollar canadien tend à profiter de la crise américaine. Jusqu’où ira le huard si le billet vert continue de s’effondrer?
  8. On ne s’attend pas à une telle crise immobilière au Canada car le marché est plus sain. Il n’empêche que le prix moyen des maisons vendues en juin a baissé au pays de 0,4 %. C’est la première baisse depuis 10 ans.
  9. La création d’emplois est faible au Québec depuis le début de l’année. L’effet combiné du prix élevé de l’énergie, du resserrement du crédit, de la force du dollar canadien et du piétinement des ventes au détail aux États-Unis et en Ontario (GM lutte pour sa survie et marasme total dans l’industrie automobile) vont rendre les conditions difficiles pour les entreprises québécoises.
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L’économie américaine, en grande partie gonflée à l’illusion du crédit, ne cesse de sortir les squelettes du placard.

les pires restent à venir…

point 10-Les multinationales vont slaquer du monde ou les salaires sont les plus élevés, ou les usines sont les plus désuètes et ou l’argent à une plus grande valeur. Outch

Amenons une petite variante à la phrase de M. Campagna: Les dépenses publiques du Québec, en grande partie gonflées à l’illusion du crédit, ne cessent de sortir des squelettes du placard.

Ici c’est le gouvernement du Québec qui vit à crédit. C’est la vie collective qui est à crédit. Est-ce mieux ? Une ptite hausse des taux d’intérêt et les lendemains vont déchanter.

Bon point MB (et par ricochet Campagna, il souligne le problème aux USA). Les taux d’intérêts sont choisis par les institutions étatiques qui les réduisent au maximum pour « stimuler la consommation » et ainsi « stimuler l’économie ». En réalité, le but est d’augmenter la perception de taxes dès maintenant… mais les effets pervers sont que ça stimule l’inflation et encourage la surconsommation.

J’en ai appris une belle récemment, sur les responsabilité des entreprises lors d’une faillite. Les entreprises sont considérées comme des personnes morales qui peuvent garder des dettes et disparaître lorsqu’il y en a trops. Donc la personne qui possède et gère la compagnie n’est pas responsable des dettes accumulées et peut faire déclarer faillite à la compagnie, sans que ses biens soit saisis.

Si une compagnie est une personne morale, dans ce cas une personne qui cause sa mort peut-elle être accusée de meurtre?? (hahaha)

Comme je disait il y a un ans ici, sa pue. Sa pue le marasme et il est arrivé.

Oui nous écoperons mais moins que les USA.

@MB
Alors M. MB quel est le % du crédit des USA versus le Québec en 2008?

@ MB

Vous demandez: « Est-ce mieux? »
C’est comme le plaisir, la douleur, la paix avec soi-même, la joie de vivre.

Il y a presque 40 ans, Gérald Godin lui aussi se rebellait contre ceux qui se diminuent en diminuant le peuple dont ils sont membres, qui se méprisent eux-mêmes en méprisant ceux qui les accompagnent sur la route de l’existence.

Voici ce qu’il disait des pisse-vinaigre québécois en 1970:
—–

LIBERTÉS SURVEILLÉES

«Mon pays je le porte en moi
Même là défait crachat trahi

Par les porte-crottes du bargain national
De la cochonnerie à crédit
De la saloperie éditoriale

Les éjarés de la réforme constitutionnelle
Les écartillés de l’honnêteté
Les pas-clairs-de-noeuds
Les baise-plottes les baise-pays
(…)
La crasse anglaise
Trouve toujours ici
Plus étron qu’elle
Pour nous jouer des culs

Les fafineux les raboudineux
La puanterie des anti-chambres de ministres
Les taches de graisse sur la conscience
De cet orage de pissoux
On a notre maudit tabarnaque
De cinciboire de sincrème
De jériboire d’hostie toastée
De sacrament d’étole
De crucifix de calvaire
De couleuré d’ardent voyage.»

Référence. Godin, Gérald, Poème 70, Éditions de l’Hexagone.

Amusant…

Alors que la banque du Canada a revu à la baisse le taux de croissance, la réserve fédéral américaine a revu à la hausse la croissance aux USA…

« J’en ai appris une belle récemment, sur les responsabilité des entreprises lors d’une faillite. »

Attention Kevin les lois ici sur ce plan ont changées, pour les USA je ne sais pas.

Il y en a une maudite gang qui ont essayé de me planter avec ce que tu dis.

Renseigne toi sa vaut la peine.

En tout cas le texte de Gérald Godin ne porte aucune trace de joie de vivre, de paix avec soix-même — ou de respect d’autrui. C’est laid en crisse. Il personnifie bien l’arrogance des élites qui aiment cracher sur leur peuple.

Non, le respect du peuple d’ici.

« La crasse anglaise
Trouve toujours ici
Plus étron qu’elle
Pour nous jouer des culs »

Ici, c’est les gens du Québec qui sont encore plus puants que les Anglais – plus étron qu’elle – au nez de Godin. Godin écrit qu’il méprise plus les citoyens du Québec que les Anglais. L’élite méprise le peuple parce que les gens du peuple ne sont pas prêts à lécher les bottes (je reste polie) de leur élite politique. C’est fréquent chez les nationalistes – québécois ou d’ailleurs.

@ Mme King

« L’élite méprise le peuple parce que les gens du peuple ne sont pas prêts à lécher les bottes (je reste polie) de leur élite politique. »

Et qui est l’élite en 1970,madame King, qui est au gouvernement,madame King, qui sont les petits potentats contracteurs qui demandent des passe-droit,madame King, qui contribue largement au parti au pouvoir, madame King?

C’est ça, madame King la puanterie des antichambres de minsistres du gouvernement libéral.

Vous vous êtes seulement trompé d’époque.

Le PQ n’existe pas encore.

Erratum de la dernière phrase.

Lire plutôt: Le Parti Québécois n’est pas au pouvoir. Il a élu sept députés aux élections du 29 avril 1970.

@ Mme King

» les gens du peuple »

Pouvez-vous nous nommer toutes les catégories de citoyens que vous regroupez sous les parapluies de ce que vous appelez « les gens du peuple » et l »élite »?

———–

Si vous relisez attentivement le texte, vous verrez que syntaxiquement, lexicologiquement et grammaticalement (selon les procédés de la poésie),c’est un texte qui traduit la vision de « gens du peuple » contre une forme de mépris ressenti de la part de son « élite ».

C’est exactement le contraire de votre compréhension.

Godin ne crache pas sur « les gens du peuple ».

Il est leur cri cru!

Mme King,

Je prétends que vous vous êtes d’intelligence supérieure à la moyenne et que vous savez lire.

Aussi ce que vous avez lu date de 1970. Je comprends aussi que votre conjoint est anglophone, provenant, je crois, du Québec et vous-même êtes autre fois du Québec.

Voyez vous Mme King, au Québec, les mots Anglais et anglais sont souvent confondus au grand bonheur d’Ottawa, et je dis bien Ottawa. J’ai connu beaucoup d’anglophones de la région de Montréal et dernièrement un à Nicolet qui vient de Saskatoon et qui ne font pas partie de ce que Godin décrit.

Quand Godin parle de l’anglais, cela veut dire « adjectif, pour qualifier ce qui se rapporte à l’Angleterre » (Wikipédia).

Ne venez surtout pas nous dire que l’Angleterre nous a traité aux petits ognons à partir de la conquête.

Alors ces gens-là sont une petite minorité du peuple au Québec. Mais il y en a beaucoup plus à Ottawa et ce qui en découle ailleurs.

Vous devriez savoir que cette insulte de Godin s’adresse à cette minorité.

Mme King, bonsoir.

Vous avez raison, Monsieur Campagna. Il faut lire ce poème dans le contexte de 1970. Je le ferai demain matin en buvant mon café.

Je n’avais pas remarqué la date 1970. Dans ce contexte, vous avez parfaitement raison, Monsieur Campagna ; j’avais comprit le message à l’envers. Dans ce poème, Godin c’est la voix du peuple contre l’élite.

La poésie c’est comme la musique : la plus belle c’est celle qu’on aime. Je n’ai jamais eu une âme de révolutionnaire. Toute ma vie, privée et professionnelle, j’ai rassemblé des gens pour qu’ils puissent finir par s’entendre. J’évite la confrontation et les paroles blessantes. Ce n’est pas que l’âme est en exil, c’est qu’elle travaille fort ces temps-ci pour survivre aux pires souffrances. Ma fille est morte il y a dix jours. Je devrais sans doute cesser de bloguer, mais j’adore écrire en français. C’est une habitude que je veux garder.

@Madame King

Je vous offre mes très sincères condoléances.

C’est contre l’ordre des choses et très cruel que les enfants partent avant les parents.

Petite parenthèse pour les amoureux de l’état : Vous soulignez l’oppression de l’Angleterre, qui n’était pas fait par tous les citoyens du pays mais bien par l’état lui même. On était opprimé parce que nous étions la PROPRIÉTÉ de l’Angleterre, c’est exactement ce contre quoi on se battait. Les canadiens-français voulaient être libre. Pourtant le nationalisme québécois ne veut pas libérer les citoyens de l’emprise de l’état Anglais, il veut les transférer sous un état québécois.

By the way Mme King, toutes mes condoléances, je connais votre situation, ma mère est décédé il y a 5 ans. Pourtant ça ne m’a rendu que plus curieux et motivé pour bâtir mes idées. J’aime bien vos commentaires alors s’il vous plaît, ne cessez pas d’en publier.

Autre parenthèse, vous semblez faire partie de ceux qui sont très conscient de la ségrégation des anglophones au Québec. La moitié de mes clients sont anglophones et sont complètement écoeuré de l’hypocrisie de certains québécois qui croient être dans leur droit en méprisant les anglophones. Avec des loi liberticides et pitoyables, on pense défendre une langue, qui n’est qu’un moyen de communication et qui n’est absolument pas en danger. Imaginez que le gouvernement canadien décide que le Québec est canadien, donc anglophone et que la loi 101 soit retournée pour obliger l’affichage en anglais, l’obligation d’envoyer son enfant à l’école anglaise et angliciser les immigrants? Tous les humains sont égaux devant la loi, peu importe la langue

Monsieur Fleurent, jamais je n’écrirai que l’Angleterre a traité le Québec ou qui que ce soit aux petits oignons. Mais je ne juge pas les Anglais par les gestes posés par les armées de l’Angleterre, ou les Français par celles de Napoléon, les Allemands par celles d’Hitler ou les Cambodgiens par celles de Pol Pot et des Khmers Rouges.

S’il me fallait choisir le livre qui m’a le plus bouleversée je choisirais les mémoires de Wladyslaw Szpilman dont l’histoire fut portée au grand écran par Polanski dans le film Le Pianiste. Écrit immédiatement après la guerre, le livre est interdit par le régime communiste dès sa publication en 1946. On n’aimait pas que Szpilman puisse trouver du bien à dire d’un Allemand. Ce n’est qu’en 1999 que le livre refait surface. Szpilman s’est toujours considéré comme étant premièrement Polonais et deuxièmement juif, ce qui surprend dans les circonstances. Il aurait bien pu exprimer de la colère, de la rancœur, mais aurait-il survécu ?

Je vous le recommande chaudement. (Le Pianiste, Robert Laffont, 2001)

Mme King,

Je suis parfaitement d’accord avec vous et Paul McCartney n’a rien à voir dans tout cela et même la reine. Je n’ai rien contre elle et je ne prosternerai pas comme je vous ai déjà dis.

Aujourd’hui anglais de Godin, sont ceux qui continuent son œuvre, peu importe leurs origines.

Pour Le Pianiste, Mme King j’ai vu le film. Son talent et sa liaison l’ont sauvé. C’est un film extraordinaire et à voir surtout en salle pour les images qui en racontent autant que les personnages.

Ce que vous m’inspirez à l’instant est qu’il vau mieux avoir la paix plutôt que d’avoir à l’acheter.
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Pour votre fille, je vous offre mes condoléances. Aussi je sympathise avec vous.
J’ai perdu la mienne, il y a neuf ans dans une terrible maladie. À 14 ans, elle ans avait décidé d’être architecte.

La différence avec la votre Mme, est qu’elle est encore vivante. Ces années ont été longues et la gorge me serre encore en écrivant ces quelques mots.

Comme disait Félix Leclerc « c’est la vie ça. »

Je vous encourage à continuer a bloguer. Je vous lis toujours.

Je viens de découvrir un blog intéressant. Mme King à du courage. Elle s’explique bien face à mes frères québecois qui sont toujours dans l’ignorance totale de comment le monde évolu. En 2008, je ne pense pas que nous allons faire le rappel des conflits comme raison du séparatisme. Aujourd’hui l’Allemagne et la France sont partis d’une des plus dynamique union (Union Européenne) du monde.
Nous sommes citoyens d’un même pays prospère qui est le Canada. J’ai de la misère à comprendre comment on pouvait être aussi rancunier face à nos compariotes.
Est ce que quelqu’un peut démentir que les anglais (canadiens) ont participé à la construction la ville de Montréal. Comment pouvons nous empêcher ces gens qui ont travaillé fort, qui paye leurs impôts et qui contribuent autant que nous à la prospérité de la ville de Montréal à parler l’anglais (leur langue).

J’ai l’impression que nous les québecois nous sommes chioleux et envieux.

Imaginez Pauline Marois et ses fans dire que l’invitation de Paul McCartney à la 400è les écoeur. Come one !!!! Savent-ils que Céline chante à des évênements nationaux aux États-Unis?

J’invite les québecois à avoir un regard sur le monde si possible voyage et faire des analyses qui tiennent débout.

Éric