Les Oreo de Donald Trump

Malgré leur caractère un peu loufoque, certains commentaires du coloré Donald Trump cachent de grandes vérités. Pensons à celui qu’il a fait au sujet… des biscuits Oreo.

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Photo : Gage Skidmore/Flickr

On pourrait faire une chronique par heure sur les paroles de Donald Trump et ce ne serait pas assez. C’est d’ailleurs le problème de ses opposants à l’investiture du Parti républicain, tellement les propos sont multiples, souvent outranciers, sinon carrément bizarres. Quelle cible choisir quand vous affrontez un pareil énergumène ?
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Certains de ses commentaires cachent néanmoins de grandes vérités, malgré leur caractère un peu loufoque. Par exemple, il a déclaré mercredi qu’il ne mangerait plus de biscuits Oreo, parce que l’entreprise qui les fabrique relocalisera au Mexique son centre de production de Chicago. En effet, Mondelez International a investi 130 millions de dollars américains dans de nouvelles installations mexicaines, plutôt que de moderniser ses usines américaines.

Le Mexique sait faire des biscuits au chocolat, et il tombe sous le sens de les fabriquer là-bas, compte tenu des coûts de la main-d’œuvre. Mais on sait que le problème dépasse largement la confiserie et touche aujourd’hui l’ensemble du secteur de la fabrication.

Alors que le secteur manufacturier perd du terrain au Canada et aux États-Unis, le Mexique attire des investissements de plus en plus considérables — de l’ordre de 22 milliards de dollars par année, la majorité destinés au secteur manufacturier. Le Mexique est en train de devenir l’usine de l’Amérique du Nord.

Le secteur de la fabrication représente aujourd’hui presque le quart des exportations du pays, bien au-delà du secteur pétrolier (14 %). Des sociétés comme Volkswagen, Sharp, Sony ou Samsung ont choisi le Mexique plutôt que de fabriquer leurs produits en Chine ou aux États-Unis et au Canada pour le marché nord-américain.

C’est que le Mexique leur offre et la proximité et l’accès aux deux autres pays du continent, et ce, à moindre coût. De plus, il n’y a plus rien (ou presque) qui ne peut pas être produit au Mexique. Le Canada et les États-Unis n’ont plus d’avantages technologiques, sans compter la dévaluation du peso face au dollar américain.

L’économie mexicaine est aussi étonnamment productive. Les gains de productivité ont compensé à hauteur de 67 % les gains salariaux enregistrés de 2004 à 2014. Les Mexicains sont plus instruits, ils travaillent plus d’heures que leurs collègues de tous les autres pays de l’OCDE, et ils perdent moins de journées de travail en raison des conflits syndicaux.

Les secteurs manufacturiers canadien et américain ont devant eux un formidable concurrent. Donald Trump ne mangera peut-être plus de biscuits Oreo, mais j’espère pour lui qu’il ne conduit pas une Audi et qu’il n’écoute pas les informations sur un poste Sony.

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13 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Une autre vérité qu`il a dite c`est en parlant de LA CAMPAGNE DE JEFF BUSH qui est financée par de gros bonnet
et qu`en étant redevable envers ces gros bonnets il ne serait qu` une marionnette entre leurs mains . IL a ajouté je sais de quoi je parle ayant moi-même financé plusieurs campagne. . Moi,dit il je suis riche et je finance moi même ma campagne car je ne veux pas être la marionnette de personne. Quand on prend le temps de l`écouter au complet ces paroles ont beaucoup de sens…mais le hic pour moi c`est que j`ai peine à l`imaginer discuté de grandes questions car il n`a pas le tact et la diplomatie nécessaires… et c`est un risque que les américains ne peuvent se permettre surtout en ces temps si difficiles et si fragiles. LISE CLLEMENT

Quelle est cette grande idée? Le protectionnisme? Pour créer de la richesse il faut au contraire ouvrir les frontières et laisser libre cours au commerce. Pouvez-vous m’expliquer comment je pourrais m’enrichir en déboursant davantage pour le même biscuit Oreo, le même ordi ou la même voiture? À ce compte, cessons d’importer nos bananes de l’Amérique du Sud. Mangeons des bananes de serre du Québec à 100$ la banane!!

L’histoire économique montre que les grands pays capitalistes ont acquis leur puissance en tirant plus parti du protectionnisme que de l’ouverture de leur économie.

Si je me fie à vos commentaires, c’est un concours que vous gagnez souvent.

L’histoire se base sur les faits, pas sur une idéologie économique. Contrairement à vous, j’invente rien. Mes sources affirment que : « … c’est surtout l’histoire du XIXe siècle, beaucoup plus que l’histoire contemporaine, qui révèle que les effets du libéralisme dans les échanges internationaux ont été plus souvent négatifs que positifs et montre que, à l’inverse, les mesures protectionnistes eurent le plus souvent des conséquences positives. […]

En outre, la période 1890-1910 englobe la meilleure décennie du Canada, et la troisième dans le classement des décennies par ordre décroissant de prospérité. Mais ce qui est plus important encore, c’est qu’au cours de cette phase protectionniste furent jetées les bases de l’industrie canadienne. Le niveau de la production industrielle par habitant, qui était en 1860 de 40 % à 45 % de celui des pays développé (sic), atteignit 82 % à 87 % en 1913. C’est la même chose pour l’Australie, où les tarifs protectionnistes entraînèrent également l’industrialisation. » ( Paul Bairoch, Mythes et paradoxes de l’histoire économique)

« Non seulement les grands pays industrialisés ont longtemps fait fi du libéralisme, mais ils l’ont fait à partir d’un niveau de développement de leurs institutions que l’on considérerait aujourd’hui comme lamentable. Prenez l’Angleterre. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la construction de l’industrie s’est faite à l’abri de tarifs douaniers particulièrement élevés […]

[…] Idem pour les Etats-Unis qui n’ont véritablement commencé à ouvrir leur économie qu’après la Seconde Guerre mondiale. Auparavant, l’économie américaine est celle qui croît le plus rapidement durant la période 1800-1920 tout en étant la plus protectionniste. Et l’intervention étatique ne s’est pas arrêtée là : financement de la recherche agricole, développement des infrastructures de transport, etc. On est loin de l’Etat minimum et de l’ouverture commerciale obligée réclamés par le FMI et l’Organisation mondiale du commerce ! » (http://www.alternatives-economiques.fr/les-bonnes-recettes-du-developpemen_fr_art_161_17280.html)

Anti immigration, anti libre échange, bref liberticide tous azimuts, ce type représente le pire de ce que la droite populiste du genre Front National (et maintenant le PQ) a à proposer. Le pire c’est que selon ses déclarations passées il n’y croit même pas lui même, tout ça n’est qu’un show de boucane pour faire de l’auto promotion. Ce Trump me dégoûte au mois autant que PKP et Marine Le Pen.

Qu’est-ce que le PQ a à voir là-dedans, je me le demande bien !… Quand on n’a rien de pertinent à dire sur un sujet, pourquoi pas tenter de salir à nouveau son adversaire ( ou plutôt son ennemi juré ) politique? Meilleure chance, la prochaine fois. Celle-ci a lamentablement échoué !

L’emballage est certes différent mais l’identitarisme d’une frange du PQ, du Front National ou d’une certaine droite républicaine c’est la même mouvance.

Dans tous les cas taper sur les immigrants rapporte des dividendes politiques auprès d’un certain électorat. C’est désolant mais il y aura toujours des politiciens prêts à exploiter ce filon.

Mais, il est ici question de Donald Trump.
Toujours et inlassablement ramener tous les sujets au PQ et PKP finit par être lassant et sans crédit.

Si tel était le sujet de cette chronique, c’est curieux, côté politique envers les immigrants, j’associerais plus le Front National et le Parti Conservateur du Canada.

« Le Mexique sait faire des biscuits au chocolat, et il tombe sous le sens de les fabriquer là-bas, compte tenu des coûts de la main-d’œuvre. Mais on sait que le problème dépasse largement la confiserie et touche aujourd’hui l’ensemble du secteur de la fabrication. »

Diantre, c’est ma foi vrai !

Le Mexique produit aussi toutes sortes de narcotiques d’excellente qualité à prix très compétitif (surproduction assurée) de telle sorte qu’il inonde le marché nord-américain (incluant notre beau et bienpensant Canada), lorsqu’il est en train de conquérir dans la foulée également le marché européen qui bien sûr doit certainement avoir bien besoin de tout ça, pour parer au recyclage de quelques dizaines de millions de chômeurs.

Par le truchement — par bonheur — dû au secret bancaire, les généreux bénéfices réalisés par les narcotrafiquants (grâce à la sueur perlant du front d’une partie de la population très pauvre du Mexique, excellent coût de la main d’œuvre oblige), tout cela permet de réinvestir en toute discrétion cet argent — durement amassé — dans l’économie réelle. Puisque grand nombre de ces marques prestigieuses sont à toute fin pratique de « joint-ventures » (coentreprises en français), ce qui réduit d’autant le montant des investissements que doivent consentir les dites marques de commerce pour opérer à partir de ce territoire (les transnationales n’ont pas de frontières).

— Je me demande à la lecture de ce post de blogue si dans certains cas : ce qui en apparence tombe sous le sens, ne relèverait-il pas quelquefois d’une sorte de dérèglement des sens ?

Traiter monsieur Donald Trump « d’énergumène » dans ce texte est un manque de respect qui plutôt relève d’une certaine bassesse et non d’un sain et revigorant argumentaire politique et économique. Dans le meilleur des cas on pourrait parler d’évocation polémique, voire populiste à défaut d’être réellement de l’essence même des sciences politiques.

À mon humble avis toute personne qui entend se présenter à une charge politique devrait être traitée avec déférence peu importe qu’on soit d’accord ou bien pas avec elle….

Une petite chose encore : le nombre d’heures travaillées n’est pas suivant mon entendement, une garantie d’accroissement de la mesure de la productivité, il me semblait pourtant que la chose était comprise et entendue depuis quelques années sur ce blogue. Je ne crois pas que l’OCDE recommande d’accroitre la durée hebdomadaire du travail pour soutenir efficacement toutes formes de création d’emplois. À ma connaissance dans une économie contemporaine, les gains de productivité passent par toutes sortes d’investissements, incluant la formation et le développement de toutes les mains d’œuvre.

— Si les mexicains travaillent plus d’heures, c’est sans-doute parce qu’ils gagnent moins d’argent.

Finalement j’aimerais connaître vos sources au niveau de l’instruction des mexicains alors que les chiffres dont je dispose sont que ce ne sont : guère plus de 47,44% (étude OCDE 2014 – chiffres 2012) en incluant les plus de 25 ans de la population qui détiennent un diplôme d’études secondaires contre plus de 96,17 % pour la Slovénie. En conclusion, bien que les chiffres soient en constante progression depuis plus de 20 ans, ce qui est encourageant, c’est le Mexique qui est toujours sur ce chapitre de l’éducation, bon dernier des pays membres l’OCDE.

Excellent billet pour faire oublier que le prochain gouvernement va être probablement le NPD qui vire à droite pour ramasser des électeurs crédules.

Les Oreo franchement ça fait pitié comme sujet.

Trump devrait être heureux et se réjouir de voir une compagnie du nom de Mondelēz (producteur du OREO) International, « Mondelēz », monde » et de « delez » (le délice) déménager vers le Mexique, il n’aura pas besoin de les déporter et les travailleurs mexicain n’auront pas à rentrer illégalement aux USA pour produire des biscuits

Le sujet que nous allons aborder aujourd’hui est classifié du genre fantaisiste, mais il nous laisse réfléchir un peu.
Tout le monde connait la série américaine « les Simpson » avec ses personnages jaunes qui ont bouleversé non seulement le TV américain mais du monde entier, ce dessin animé qui a été diffusé pour la première fois dans les années 80, et qui a connu le succès. Or le fait qui attire notre attention en vers cette série télévisé qualifiée la plus longue de l’histoire des série américaines, ce sont des messages qui ont été apparus dans la série, commençant par les événement du 11 septembre jusqu’au l’apparition de l’épidémie d’Ebola, sans oublier la crise syrienne qui a été évoqué dans les années 1997. La série ne s’arrête pas de diffuser des messages qui créent le doute dans notre esprit.
Mais le fait qui chamboule notre esprit se résume dans le cadre des élections américaines prévus en 2016, sur lesquelles plusieurs candidatures ont été déposées pour le poste le dur au monde « the president of USA » que se soit du côté démocrate ( Clinton) ou républicain ( Bush, Trump…)
Parmi ses candidature figure Donald Trump ( photo) , un milliardaire américain qui a gagné toute sa fortune dans le domaine immobilier, ses discours même sa candidature ont faits couler beaucoup d’ancre, néanmoins la plupart des américains interrogés ont exprimé leurs doute face à cette personnes qui est analphabétisme en politique.
Mais la raison qui nous pousse afin d’évoquer cet événement ( les élections 2016) surtout le candidat trump c’est que dans un épisode publiée dans les années 90 figure le personnage Trump (jaune bien évidemment) en tant candidat pour la présidentielle de plus la série a passé la candidature en prouvant ce c’est lui qui va remporter les élections et que l’économie américaines va souffrir beaucoup devant ces concurrent (Chine et Russie) à l’époque de sont mandat .
Une Coïncidence ou une simple série pour les enfants, je n’y croit pas !
Je ne suis pas parmi les gens qui croient à la théorie de conspiration mais je serai aveugle si je croit que c’est une simple coïncidence.
Peu importe il y a plusieurs choses qui se passent dans notre monde et notre 5 sens ne suiffent pas, essayons d’activer la 6ème le cerveau.