Les pièges de la gestion de l’offre

En avril, le Canada est devenu le seul pays au monde qui maintient une politique de gestion de l’offre pour protéger ses producteurs laitiers.

Photo: Tony C French/Getty Images
Photo : Tony C French/Getty Images

Blogue EconomieEn avril, le Canada est devenu le seul pays au monde qui maintient une politique de gestion de l’offre pour protéger ses producteurs laitiers lorsque l’Europe a aboli les quotas limitant la production de ses exploitants. Les quotas européens étaient en vigueur depuis 1984 et leur abolition suit la voie tracée par la Suisse (en 2009) et l’Australie (en 2000).

L’Institut économique de Montréal vient de produire une note sur les effets de cette politique fédérale, qui fixe le prix du lait (un tel régime s’applique aussi aux poulets et aux œufs) pour garantir des revenus adéquats aux producteurs agricoles. Le texte est cosigné par les économistes Youri Chassin et Mario Dumais. Ce dernier a été directeur des publications à l’Union des producteurs agricoles (UPA) et à La Coop fédérée. Je précise parce que l’UPA et sa Fédération des producteurs laitiers sont les grands défenseurs et lobbyistes de ce programme. Cela s’explique du fait que le Québec accapare à lui seul 44 % des quotas canadiens.

La politique de gestion de l’offre est un mécanisme astucieux qui garantit les revenus des producteurs sans avoir recours aux programmes de subventions qui caractérisent l’agriculture mondiale. Elle impose plutôt des limites à la production de lait, ce qui prémunit les agriculteurs contre des fluctuations de prix causées par une situation de surproduction ou de pénurie. Ce faisant, elle maintient en vie de petites exploitations qui auraient du mal à s’imposer devant des joueurs mondiaux plus grands et plus efficaces et qui bénéficient de surcroît de conditions climatiques plus favorables.

Une telle politique n’est cependant pas sans conséquence et elle a de sérieux inconvénients. J’en énumère certains.

1. Les consommateurs paient plus cher, car c’est à eux qu’on refile l’addition. En outre, ces prix plus élevés affectent davantage les moins nantis. Une étude de l’Université du Manitoba indique que cette politique coûte 554 dollars par année aux ménages les plus riches, soit 0,4 % de leurs revenus. Elle coûte 339 dollars par année aux ménages les plus pauvres, soit 2,29 % de leurs revenus.

Notons que les ménages canadiens ne peuvent y échapper en achetant du lait produit ailleurs. Des frais douaniers atteignant 200 % de la valeur des produits limitent les importations de produits laitiers, et le Québec a également une politique de prix minimum du lait vendu en épicerie pour maintenir des prix plus élevés.

2. Les agriculteurs doivent posséder un permis — un quota — pour chaque litre de lait qu’ils vendent aux transformateurs. Ceux qui ont pu en acheter plusieurs à bon prix sont très avantagés, parce que la valeur des permis s’est grandement appréciée au fil des ans. C’est néanmoins un problème pour les éventuels acquéreurs de leur exploitation, parce qu’ils doivent payer ces droits très cher, en plus de devoir payer la ferme, l’équipement et les animaux. Les quotas sont pour eux un grand facteur d’endettement.

3. La production de lait est contingentée. Les grands transformateurs québécois, comme Saputo et Agropur, doivent s’établir ailleurs afin d’assurer leur croissance, car c’est dans d’autres pays qu’ils trouvent le lait dont ils ont besoin pour étendre leur marché et fournir les pays émergents, qui importent de plus en plus de produits laitiers.

Prisonnier de sa politique, le Canada se coupe des marchés étrangers comme la Chine, où la demande est en forte hausse. C’est pour conquérir les nouveaux marchés que les pays européens ont libéralisé la production de lait.

4. La gestion de l’offre est un irritant pour nos partenaires commerciaux, qui y voient une forme de protectionnisme. C’est l’un des grands enjeux des négociations pour l’accord de Partenariat transpacifique. Le Canada est obligé de faire des concessions aux tables de négociation pour protéger sa politique agricole, ce qui peut avoir des effets sur d’autres secteurs de l’économie.

La note de l’Institut économique de Montréal raconte comment l’Australie a pu mettre fin à la gestion de l’offre en 15 ans. Le gouvernement australien a racheté les quotas laitiers des agriculteurs, une mesure financée par une taxe temporaire de 11 cents sur le prix de détail de chaque litre de lait vendu entre 2000 et 2009. Le nombre d’exploitations a diminué de moitié, mais la production par ferme a augmenté de 71 %.

On mesure bien l’enjeu et la vision de deux conceptions de l’agriculture. D’un côté, il y a le maintien d’un marché protégé par des prix élevés pour préserver la petite exploitation. De l’autre, on trouve un modèle axé sur la productivité et le développement des marchés.

Les autres pays semblent avoir choisi leur camp.

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39 commentaires
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L’argument principal de l’IEDM est que les consommateurs profiteraient de prix instantanément moins élevés si le Canada déréglementait son secteur laitier. Rien n’est moins certain !

La Nouvelle-Zélande l’a fait dans les années 80. Les producteurs néo-zélandais, qui profitent d’un climat exceptionnel pour produire du lait 10 mois par année, sur pâturage, sans bâtiment et avec très peu d’équipements, sont réputés être les plus concurrentiels au monde. Pourtant, selon les données recueillies par la firme Nielsen, le prix moyen payé par les consommateurs néo-zélandais pour un litre de lait était de 1,83 $ en 2014. Plus cher qu’ici! L’Australie, l’exemple que l’IEDM veut que le Canada suive, a déréglementé sa production laitière en 2000. Depuis, alors que le prix du lait aux producteurs a chuté, les prix de détail de l’ensemble des produits laitiers ont augmenté de 36 % selon les statistiques gouvernementales. Le plus récent rapport annuel de l’industrie laitière australienne montre que de 2000 à 2014, 51 % des fermes laitières ont disparu, la production totale du pays a chuté de 15 % et la valeur des exportations australiennes a baissé de 13 %. C’est ça l’exemple à suivre?

Le prix de la matière première dans les aliments vendus aux consommateurs n’est qu’un des éléments qui déterminent le prix de détail et, souvent, pas le plus important. Il faut aussi considérer les coûts des autres maillons de la filière, la taille du marché, la densité de la population sur le territoire, la fiscalité, les règles sociales et la réglementation d’un pays, etc. C’est ce qui explique l’écart qu’on observe entre les prix à la consommation canadiens et américains pour de très nombreux produits : par exemple ceux des automobiles, des appareils électroniques et de plusieurs produits alimentaires dont la matière première n’est pourtant pas sous gestion de l’offre.

La plupart des États interviennent avec des subventions pour soutenir les revenus de leurs producteurs dans de telles situations. C’est le cas de l’Europe et des États-Unis. Le Canada a plutôt choisi la gestion de l’offre pour stabiliser les marchés dans les productions laitières et avicoles. Ça fonctionne et c’est tout aussi légitime que de se servir de l’argent des contribuables.

Abolir la gestion de l’offre et ouvrir les marchés, comme le suggère l’IDEM, non seulement n’offrirait aucune garantie d’économie pour les consommateurs, mais conduirait à la disparition d’une grande partie de la production locale, des emplois et des retombées qu’elle génère. C’est pourquoi, n’en déplaise à M. Dumais et à l’IDEM, les producteurs, les transformateurs, leurs employés, leurs partenaires sont tous forts et unis pour la gestion de l’offre. C’est pourquoi également, le gouvernement du Canada doit la préserver intégralement dans la négociation du Partenariat transpacifique

François Dumontier, Les Producteurs de lait du QUébec

M. François Dumontier

« La Nouvelle-Zélande l’a fait dans les années 80. Les producteurs néo-zélandais, qui profitent d’un climat exceptionnel … »

Il faut ajouter que les producteurs se suicidaient suite à la déréglementation. Beaucoup tiennent le coup mais n’ont presque pas de revenus.

« L’argument principal de l’IEDM est que les consommateurs profiteraient de prix instantanément moins élevés si le Canada déréglementait son secteur laitier. »

Pas du tout. Ils disent que pour racheter les quotas, l’État imposerait une taxe sur plusieurs années pour se repayer. Comme celà s’est fait en Australie.

Puisque vous vous nommer comme représentant des Producteurs de lait du Québec, je vous dis: cessez votre propagande et donnez les vrais informations.

Il n’y a jamais eu de vraies informations à l’IEDM.

« …l’État imposerait une taxe sur plusieurs années pour se repayer. »

Pour se repayer quoi?

«La gestion de l’offre est un irritant pour nos partenaires commerciaux, qui y voient une forme de protectionnisme»

Ya think? Avec des tarifs de 250% sur l’importation des fromages je pense qu’on peut bel et bien parler de protectionnisme!

En contrepartie le coût trop élevé du lait rend notre production de fromage difficile à exporter. Comment pouver vous expérer voir prospérer cette industrie sans cela?

Ce système est dépassé et doit être aboli

Et en passant M Dumontier dire que la libre concurrence nuirait aux consommateurs est un non sens total, je suis certain que vous même n’en croyez pas un mot. Mais bon faut qu’il faut quand on a un lobby à supporter

S’il existe un marché où la libre concurrence devrait jouer à fond et faire baisser les prix, c’est bien dans celui de la vente d’essence. Or, les prix de l’essence sont plus chers à Montréal – où la compétition existe tout de même – comparativement aux régions qui l’entourent.

Il serait temps que vous vous rendiez compte que la concurrence n’est pas une panacée.

LA principale raison du fait que nous payons notre essence plus cher ici qu’ailleurs est qu’un très lourd montant de taxes de toutes sortes est inclus dans le prix du litre d’essence.

De plus, je voudrais vous faire remarquer que les personnes qui ont été accusées de collusion sur le prix de l’essence sont de bons petits québécois pure laine.

Il était question de la concurrence inégale dans la région de Montréal (où les taxes sont les mêmes), pas de toute l’Amérique du Nord.

« … les personnes qui ont été accusées de collusion sur le prix de l’essence sont de bons petits québécois pure (sic) laine. » Quelle lucidité ! Qui donc écrivait un peu partout dans les blogues de l’Actualité qu’à cause de la concurrence au privé, cela permettait d’éviter la collusion, parce que les entreprises privées feraient immédiatement faillite si elles s’aventuraient dans ce genre d’opération ?

« Ya think? Avec des tarifs de 250% sur l’importation des fromages je pense qu’on peut bel et bien parler de protectionnisme! » ( pbrasseur)

Vous avez des références solides pour prouver que le fromage est 250% plus cher au Canada?
/////////////

« En contrepartie le coût trop élevé du lait rend notre production de fromage difficile à exporter. » ( pbrasseur)

Il y a toujours des limites a mentir.

Tu parles de ce que tu ne connais pas. Tu fais de la propagande sur un sujet que tu ne connais pas.

Le lait fournis par les producteurs canadiens est environ TROIS % MOINS CHER que le lait fournis par les producteurs des USA.

Tu as bien lu, le lait canadien TROIS % MOINS CHER que le lait américain.

Ou le lait américain est TROIS % PLUS CHER que le lait canadien.

Sauf qu’au Vermont je peux acheter un 2 litres de lait écrémé pour 2$ U.S., contre 3.32$ Can à Québec. Pauvre consommateur américain !

Savez-vous combien le pauvre consommateur américain paye de subvention sur votre deux litres de lait?

Savez-vous combien le pauvre consommateur américain paye de subventions cachées pour l’agriculture.

J’appelle des états financiers à une colone.

« Savez-vous combien le pauvre consommateur américain paye de subventions cachées pour l’agriculture. » (sic)

Le consommateur Américain paie deux fois MOINS de taxes et d’impôts que le pauvre consommateur québécois!

« Et en passant M Dumontier dire que la libre concurrence nuirait aux consommateurs est un non sens total, je suis certain que vous même n’en croyez pas un mot. »

Ça c’est de la mythologie américaine et une religion pour pour M. pbrasseur et beaucoup d’autres.

Le principe de la libre concurrence efficace est justement d’éliminer la concurrence.

C’est ce qui c’est produit avec Saputo et Agropur et on paye le fromage beaucoup plus cher depuis qu’ils ont acheté leur concurrents.

.77 $/litre sur les fermes…la marge est grandes pour d’autres acteurs de la chaîne….les quotas assure une qualité (pro-action/ LCQ/ normes de bactéries et CSS)…et aucune subvention de l’état…..et ce serait bon pour les consommateurs d’abandonner le système de contingent.

Je ne suis pas tout-à-fait sûr que le Canada soit exactement le seul pays au monde qui maintienne une politique de « quotas laitiers », disons plus pragmatiquement que les 28 pays de l’Union européenne ont décidé désormais de l’abandonner. En revanche il existe toujours certaines contraintes au niveau de l’importation et de l’exportation des produits laitiers.

Tout comme il existe des contraintes au niveau de nombre de laiteries et de leur capacité de production. C’est la même chose que pour les raffineurs de pétrole. Et ça, ça entre aussi dans l’équation du prix.

Ce qui s’échange sur le marché mondial ce n’est pas le lait brut qui sort du pis de la vache. C’est un ensemble de composantes plus ou moins évoluées qui sont transformées à partir du lait de vache. Même votre litre de lait acheté au supermarché est un produit élaboré qui n’a rien avoir avec le bon lait crémeux encore tiède tout juste tiré de la mamelle généreuse bovine.

Ce qui est certain en revanche, c’est que la distribution, l’exportation ou l’importation de produits laitiers ou dérivés est quant à elle réglementée. Il existe divers leviers pour au besoin limiter les quantités ou la différentiation des produits offerts selon les marchés. Aussi, maintenir ou ne pas maintenir les quotas, n’est pas une garantie pour le consommateur qu’il va pouvoir payer moins cher ses produits. Ce qu’écrit aussi François Dumontier dans ses commentaires.

Cher monsieur Duhamel, votre conscience sociale — tout comme celle de l’IEDM — vous honore, je vous cite : « ces prix plus élevés affectent plus lourdement les plus démunis ». Voilà qui est bien vrai ! Mais pourquoi tout simplement ne pas augmenter congrument les revenus des plus démunis ? Pourquoi, si on souhaite malgré tout maintenir les plus démunis dans cette misère sociale qui convient à un marché de l’emploi concurrentiel et parfaitement débridé, ne pas donner un coup de pouce aux miséreux en les subventionnant avec des bons échangeables contre du lait ?

Ainsi on peut vendre les produits laitiers aussi chers qu’on veut !

J’ai encore une petite question pour vous : Ne voyez-vous pas une petite contradiction entre la valeur élevée des permis et je vous cite : « un problème pour les éventuels acquéreurs de leur exploitation » avec je vous cite encore : « D’un côté, il y a le maintien d’un marché protégé par des prix élevés pour préserver la petite exploitation »….

— Ma question est la suivante : La valeur élevée des permis et aussi des terres agricoles et de la machinerie sont-ils des arguments qui favorisent le développement, le maintien et la création de petites exploitations ou cela ne favorise-t-il pas finalement les grandes exploitations qui ont les moyens d’acquérir des quotas ?

Fermes laitières dont les prix d’achat sont d’ores et déjà garantis par des transformateurs qui monopolisent le marché peu importe qu’on maintienne ou qu’on abandonne les quotas. On va passer d’un prix d’achat imposé à un prix d’achat conclu de gré à gré et modulé en fonction du prix international du marché laitier. Un prix élevé de gré à gré favorise plutôt les gros exploitants.

En d’autre termes on confits aux transformateurs et non plus aux États, le soin de réguler le marché et d’y faire « sa » loi.

En somme la dérégulation du marché favorise-telle essentiellement ceux et celles qui en petit nombre contrôlent déjà la presque totalité du marché laitier. Pas de quoi pour le consommateur mettre beaucoup plus de fromage râpé sur son plat de nouilles ! — En tout cas les ménages européens n’ont jusqu’à présent pas vu de différence très notable sur leurs dépenses laitières portées à la note d’épicier.

@ Youlle,

Merci pour l’information.

Je viens de visiter le site web : https://sites.google.com/site/fermelandrynoise/ , très belle ferme en effet qui produit un lait de qualité supérieure, incluant même du lait casher et depuis peu du lait sec (déshydraté). Et démontre qu’il est possible de traiter les animaux avec respect.

De 15 vaches en 1966, ils sont rendus à quelques 1000 maintenant. Cela illustre contrairement à ce qu’argue monsieur Duhamel (et l’IEDM) que les quotas laitiers n’ont rien à voir avec la taille et la protection des petites exploitations alors que la taille est plutôt liée au montant des investissements. Hormis dans les pays les plus pauvres, des fermes laitières de 15 vaches, cela n’existe à peu près plus nulle part 🙂

Steve Keen (professeur d’économie et de finance et directeur du département Économie, Histoire et Politique de l’université Kingston à Londres) écrit à la page 211 de son livre « L’imposture économique » :

« Si vous croyez qu’un système de marché libre est naturellement conduit vers l’équilibre, et que l’équilibre assure le plus grand bien-être possible pour le plus grand nombre, alors, ipso facto, vous croyez aussi que tout système autre qu’un système de marché complètement libre produit du déséquilibre et réduit le bien-être. Vous vous opposerez alors à une législation sur le salaire minimum et au versement d’aides sociales, car cela conduirait à un déséquilibre sur le marché du travail. Vous vous opposerez au contrôle des prix, car il causerait du déséquilibre sur le marché des produits. Vous défendrez la fourniture privée de services tels que l’éducation, la santé et peut-être même la police, car les gouvernements, non contrôlés par la discipline de l’offre et de la demande, produisent soit trop, soit pas assez, et facturent trop ou trop peu les services.

En fait, les seules politiques que vous soutiendrez sont celles qui rendent le monde réel plus conforme à celui de vos modèles économiques. Ainsi, vous soutiendrez les lois anti-monopoles, car la théorie affirme que les monopoles sont mauvais. Vous appuierez peut-être les lois anti-syndicats, car, selon la théorie, les négociations collectives déforment les résultats du marché du travail.

Tout cela, en prétendant ne pas faire de l’idéologie. Vraiment ? »

On jurerait que Steve Keen s’est inspiré des études de l’Institut Économique de Montréal pour écrire ce texte.

Vous vous essayez à nouveau de protéger « ça poto ». Vous ne lâchez pas hein.

« 1. Les consommateurs paient plus cher, car c’est à eux qu’on refile l’addition. » (Dhuamel)

C’est quoi qu’ils payent plus cher M. Duhamel?

Je dois répondre pour vous car vous vous abstiendrez. La réponse c’est le LAIT, et NON PAS LES PRODUITS LAITIERS.

Si le fromage (la majeure partie du lait de transformation) est cher au Canada, c’est qu’il n’y a que trois transformateurs et trois super marchés qui font la pluie et le beau temps. RIEN À VOIR avec la loi de l’offre et demande.

« Prisonnier de sa politique, le Canada se coupe des marchés étrangers comme la Chine. »(Duhamel)

Ce que vous ne dites pas M. Duhamel est que la Chine fait des pieds et des mais pour être autonome dans les produits laitiers. Donc c’est un marché éphémère.

« C’est l’un des grands enjeux des négociations pour l’accord de Partenariat transpacifique. »(Duhamel)

Cet accord « américain » risque grandement d’échouer et voyez-vous le Canada vendre du lait en Nouvelle Zélande!!!!! Et du lait frais en Chine!!!!!!!!!
Vous n’avez pas réfléchi longuement.

« D’un côté, il y a le maintien d’un marché protégé par des prix élevés pour préserver la petite exploitation. »(Duhamel)

Le producteur moyen au Canada est d’environ 60 vaches.
Le producteur moyen aux USA est d’environ 90 vaches.

« De l’autre, on trouve un modèle axé sur la productivité et le développement des marchés. » (Duhamel)
« Les autres pays semblent avoir choisi leur camp. »(Duhamel)

De quel pays parlez-vous.
////////

Une fois de plus M. Duhamel vous faites de la propagande pour la grande entreprise, des géants, au détriment de l’entreprenariat que vous dites soutenir.

Votre crédibilité en prend un coup.

Ah ! Le contrôle des prix, quelle efficacité ! J’apprenais ce matin dans le Globe&Mail que les surplus actuels de lait forcent les Producteurs de lait de l’Ontario à abandonner leurs excédents de lait écrémé aux cochons, ou pire, à s’en débarrasser à la ferme ou à les jeter dans les systèmes d’égout. Ceci serait causé par une demande sans précédent pour le lait et la crème. Voilà comment s’adapte au marché le système actuel. Tant pis pour les consommateurs.

Les industriels achètent le lait écrémé et tous les sous produits du lait. Ça s’appelle substances laitières modifiées.

Si les producteurs ont produits trop de lait qu’ils ne savent pas compter ou bien c’est les transformateurs.

Si les transformateurs vendent plus de beurre et de crème ils incluent le prix du lait écrémé ou ils le perdent, c’est leurs affaires c’est privé et ça n’a rien à vois avec la gestion de l’offre.

À moins que génétiquement vous produisiez une vache qui ne donne que de la crème. Alors les consommateurs diront que c’est trop gras. Qu’allez vous faire avec la crème?

Quel est le % de perte? Combien de temps?

Bull schit de tite politique.

La gestion de l’offre (racket de la protection pour des lobbyistes!) est l’une des pires calamités à avoir frappé le Canada et le Québec en particulier.

Au final, ça coûte plus cher ici de s’acheter un litre de lait qu’un litre de Coke…et que pensez-vous que le pauvre fera? Hein?

Ce genre de privilège qui ne profite qu’aux riches et aux biens nantis de l’agriculture doit immédiatement CESSER!

Y’en a marre de déshabiller les pauvres pour goinfrer les 1% de cultivateurs.

@ François 1,

Est-ce que vous seriez d’accord de faire comme les australiens : de payer une surtaxe de 11 cents de plus par litre de lait dès aujourd’hui, pour permettre à l’État canadien de racheter aux producteurs laitiers les quotas sur le lait qu’ils ont eux-même créé ?

C’est pourtant la solution géniale préconisée par l’IEDM.

Bref, êtes-vous de l’avis que pour mieux privatiser les bénéfices, il est toujours toujours de bon aloi de socialiser les pertes ?

Welcome to the social-plutocracy !

TEMPORAIRE Serge, vous avez omis le mot TEMPORAIRE!

Omission volontaire ou simplement bévue due à un réflexe conditionné?

« La note de l’Institut économique de Montréal raconte comment l’Australie a pu mettre fin à la gestion de l’offre en 15 ans. Le gouvernement australien a racheté les quotas laitiers des agriculteurs, une mesure financée par une taxe TEMPORAIRE (!) de 11 cents sur le prix de détail de chaque litre de lait vendu entre 2000 et 2009. Le nombre d’exploitations a diminué de moitié, mais la PRODUCTION PAR FERME A AUGMENTÉ de 71 %.

Je dois « oui » si les conditions sont identiques à celles prévalant en Australie et que les résultats ne soient pas contaminés ou extorqués par le lobby des agriculteurs canadiens.

N’oublions pas que tout ce bordel découle d’UNE seule chose: le fait que nos gouvernements ont mis leurs grosses pattes sales dans cette industrie il y a des lustres en créant une sorte de monopole étatique qui, au final, désavantage grandement les pauvres et défavorise tous les consommateurs au profit d’une petite bande de privilégiés accrochés aux mamelles de l’État, exactement comme tout bon monopole étatique sait si bien le faire.

Oh…j’allais oublier: « l’idée géniale » ne vient pas de l’IEDM mais est celle appliquée par l’Australie pour se sortir de l’immense bourbier dans lequel l’a enlisée la politique étatique des quotas de lait et cette « idée géniale » a fait en sorte que la production par ferme a augmenté de 71 %.

Quelque chose contre ça Serge?

@ François 1,

Si vous lisiez mon texte attentivement. Je me cite : « Est-ce que vous seriez d’accord de faire comme les australiens (…) »

Avais-je omis de parler de l’exemple australien ? En effet l’idée géniale de l’IEDM est bien inspirée de l’exemple australien et ce qui est absolument génial dans la trouvaille de l’IEDM c’est d’être sûr que si c’est bon pour l’Australie, ça ne peut être que bon pour nous le Canada !

Autant dire que la politique agricole et économique du Canada ne doit plus se décider à Ottawa, mais à Canberra !

— Waouh! Dear Francis the first, you are a great genius too!

@ Serge Drouginsky le 22 juin 2015 à 13 h 54 min:

Pourquoi réinventer la roue alors qu’elle existe déjà et qu’elle a fait ses preuves?

Entre utiliser une excellente idée qui fonctionne ailleurs (preuve d’intelligence!) et « dire que la politique agricole et économique du Canada ne doit plus se décider à Ottawa, mais à Canberra ! », il y a une marge que vous franchissez ici stupidement.

Je vous croyais plus…judicieux et intelligent que vous ne nous le démontrez ici Serge…

Quelle déception!

Encore l’institut de désinformation de Montréal.

Les statistiques de l’Australie démontrent:

Que les prix du lait aux consommateurs ont augmenté de 36%,

Que la totale du pays a chuté de 15%

Autrement dit la déréglementation a massacré l’industrie laitière de l’Australie, comme l’a fait la déréglementation pour la construction et les banques aux USA et c’est le pauvre consommateur qui travaille dur qui à payé.

Pour ton information, ce sont les producteurs qui ont construit le contrôle de l’offre pas le gouvernement.

Les illettrés fonctionnels, il faut tout leurs expliquer ce qu’ils lisent avant qu’ils délient.

@ Youlle,

Effectivement, la nouvelle réglementation australienne n’apporte aucun avantage : ni qualitatif, ni quantitatif, ni pécuniaire aux consommateurs australiens. Comme le nombre de transformateur laitiers est une quantité inchangée, ils n’ont aucun intérêt à investir pour augmenter leur capacité de transformation tant et aussi longtemps que l’offre suffit à la demande.

Mieux même, en réduisant légèrement l’offre, ils peuvent de cette manière accroître sensiblement leurs marges de profit. C’est exactement ce à quoi correspond actuellement le modèle australien. Qui préfère transférer la gestion de l’offre aux transformateurs au lieu de créer les conditions propices pour favoriser de la part des consommateurs une demande accrue.

Sont-ils revenus à l’ancien système? Non! Je me demande bien pourquoi…

Le prix du lait a augmenté de 36% en Australie? Ça manque un peu de viande non? Et Serge Drouginsky le 22 juin 2015 à 14 h 30 min qui tombe bêtement dans ce piège à cons…

Quelles sont vos références? Entre quelles dates? Et de combien a-t-il augmenté au Canada et au Québec pendant cette même période? L’augmentation tient-elle compte de l’inflation? Du 0.11¢ le litre de compensation (idée géniale semble-t-il qui émane de l’IEDM!!!).

L’information que j’ai pu avoir contredit totalement la vôtre et vient de l’Australian Competition and Consumer Commission qui stipule qu’après la réforme australienne, les prix au détail pour le lait de consommation ont considérablement baissé. En tenant compte de l’inflation et en excluant une nouvelle taxe de 11 cents le litre, la baisse a été de 18% pour le lait de marque et de 29% pour le lait «sans nom». Selon l’Australian Competition and Consumer Commission, les économies réalisées par les consommateurs australiens sur le lait acheté en supermarché sont estimées à 118 millions de dollars australiens annuellement.

Et VLAN!!!

@ François 1,

Est-ce que l’abandon des quotas laitiers répond à une demande de la population canadienne ou à une demande de lobbies qui œuvrent dans l’industrie laitière ?

Comment expliquez-vous que malgré les quotas laitiers qui étaient encore en vigueur en Europe récemment, c’est toujours en France qu’on paye le lait le moins cher en Europe, que ce prix plus bas se répercute sur les yogourts ou encore nombre de fromages ? By the way, les produits laitiers en France coûtent pas mal moins cher qu’au Canada.

Je peux poser ma question autrement : Y-a-t-il économiquement une corrélation directe entre le prix que vous payez votre lait au supermarché et l’adoption de quotas de production ou bien pas ? D’autant plus qu’on peut toujours ajuster les quotas de production au besoin.

Vous parlez d’une taxe temporaire : Peut-on me dire advenant une surtaxe de 11 cents, pendant combien de temps cette taxe va être appliquée ? Peut-on me garantir qu’à l’extinction de cette taxe le prix que je vais payer pour un litre de lait bénéficiera d’une réduction supérieure à 11 cents et accessoirement à combien de pour cents évaluez-vous la baisse des prix pour tous les consommateurs ?

Je peux ici aussi poser ma question autrement : Considérant que l’abandon des quotas doit permettre une augmentation de la production, donc une baisse des prix à la production, ne pensez-vous pas que le rachat des quotas ne devrait pas se faire naturellement et automatiquement ? Puisqu’il suffit pour le producteur de vendre son produit un petit peu plus cher aux transformateurs laitiers et ce jusqu’à la récupération totale de la valeur de ses quotas.

Finalement, vous prenez la défense des pauvres qui ont de la difficulté à acheter du lait (ce que font l’IEDM et Pierre Duhamel dans leurs infinies bontés)…. Alors estimez-vous qu’il soit juste et équitable de faire encore payer les pauvres de 11 cents supplémentaires temporairement pour une période indéterminée ?

Question subsidiaires : Combien y-a-t-il de taxes temporaires qui durent ? Rappelez-moi ! N’était-il pas prévu que la TPS soit une taxe temporaire ? J’ai la mémoire qui flanche ! A-t-elle disparue et puis depuis quand ?

« …une étude de 2011** estime que pour chaque litre de lait, le producteur américain reçoit 0,31 $ de l’État.

http://www.lactualite.com/lactualite-affaires/les-leaders-croissance/infographie-le-prix-dun-verre-de-lait/

En plus si le prix du lait tombe le gouvernement américain paye la différence.

Y’en a marre de déshabiller les pauvres des USA pour goinfrer les cultivateurs. 🙂

Au Canada c’est l’entreprise privée du lait qui se goinfre à coup de milliard et déshabille le petit peuple.

Dans les patates! Rien à voir avec la gestion de l’offre.

Au lieu d’écrire des affirmations simplistes qui se croient des arguments d’autorité, faites-nous la démonstration à la place. Mais, je ne me fais pas d’illusion, la difficulté est insurmontable en fonction de vos connaissances actuelles qui sont bien limitées.

@ François 1,

Pour votre gouverne : la fin des quotas laitiers en Europe, ne signifie pas la fin de toutes subventions. Ce n’est pas pour rien qu’il existe une PAC (Politique Agricole Commune). D’autre part, les pays scandinaves subventionnent aussi leur agriculture, notamment leurs exportations.

Pourquoi pensez-vous que vous payez l’excellent « Bleu danois » à prix raisonnable au Québec ?

Les Suisses sponsorisent de la même façon l’exportation de leurs fromages locaux. Vous payez plusieurs de leurs fromages moins chers dans nos supermarchés que dans un supermarché à Zurich ou Genève.

Les seuls pays qui ne subventionnent pas leurs agriculteurs d’une façon ou d’une autre sont tous les pays qui n’arrivent pas à l’autosuffisance alimentaire.

— Finalement :

Êtes-vous au courant qu’il existe dans le monde un nombre de monopoles agroalimentaires limité qui a le pouvoir de faire la pluie et le beau temps ? — Quelles solutions préconisez-vous pour briser justement les dits monopoles ?

Appelle le parti Républicain et Démocrate ainsi qu’Obama.

Right now pour leur faire la preuve, copie conforme à nous c’est urgent.

81% des Canadiens souhaitent CONSERVER la gestion de l’offre et de la demande.

58% des Canadiens sont prêts à payer davantage pour conserver les industries laitières et avicoles du Canada.

Dans ce document on à la preuve qu’en Australie après la déréglementation le prix du lait vendu au consommateur a AUGMENTÉ et le prix à la ferme a DIMINUÉ. Ainsi on a enlevé la chemise à Jean, à Pierre et à Paul pour mettre de l’argent dans les poches de gros Jacques

Les contrariens néo-libéralistes conservateurs veulent aller à l’encontre de la volonté du peuple et mentir pour y arriver.

https://www.producteurslaitiers.ca/que-faisons-nous/a-propos-de-la-gestion-de-l-offre/mythes-et-realites

Et vous vous attendiez à quoi venant des « Producteurs laitiers du Canada »? Qu’ils cessent de défendre leurs innombrables et scandaleux privilèges?

Comme référence, c’est plutôt faiblard et biaisé non?

Pour ce qui est de l’opinion des Canadiens sur la gestion de l’offre, l’enquête a été organisée et payée par le même organisme. Rien de surprenant dans les résultats. C’est comme un sondage de Léger & Léger, dont le président est le frère de Nicole Léger, péquiste très active, et également très…très près de PKP et surtout, dont il bénéficie de généreux et juteux contrats, qui nous renseigne sur la « popularité du Parti Québécor ». Crédibilité ZÉRO.

Tout le monde est pour la tarte aux pommes mais le politicien qui remet en question les goûts et les sentiments de sa population comme notre Premier Ministre, Monsieur Stephen Harper le fait au lieu de suivre paresseusement la vague , fait preuve d’un courage politique qui devrait servir d’exemple aux autres.

La question qui tue maintenant et dont j’attends toujours votre réponse: Les Australiens sont-ils revenus à l’ancien système et sinon pourquoi diable ne l’ont-ils pas fait???

« Pour ce qui est de l’opinion des Canadiens sur la gestion de l’offre, l’enquête a été organisée et payée par le même organisme. »

Le même organisme???!!!

Et tu nous parles constamment d’illettrés fonctionnels! Ouf!

Voici l’organisme : CANADIAN BUSINESS.

http://www.canadianbusiness.com/economy/hot-topic-a-soft-spot-for-farmers-2/

Aussi
http://www.abs.gov.au/AUSSTATS/[email protected]/Previousproducts/1301.0Feature Article182004?opendocument&tabname=Summary&prodno=1301.0&issue=2004&num=&vie

http://www.stats.govt.nz/browse_for_stats/economic_indicators/prices_indexes/tracking-milk-prices-in-the-cpi.aspx

« La question qui tue maintenant et dont j’attends toujours votre réponse: Les Australiens sont-ils revenus à l’ancien système et sinon pourquoi diable ne l’ont-ils pas fait??? » François)

C’est à toi a expliquer, a éclaircir tes questions de la croyance de ta religion.

Alors explique nous en détail.