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Les plus gros CELI au Canada

Qui, au Canada, a le plus fait fructifier ses investissements depuis l’introduction des comptes d’épargne libre d’impôt (CELI), en 2009 ? Voici les gagnants de la Grande Course au CELI.

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Photo : Getty Images

Tout le monde aime l’excitation que procure une bonne course, et les petits investisseurs n’y échappent pas. C’est pourquoi le magazine MoneySense a lancé, en 2013, la première Grande Course au CELI : un concours destiné à déterminer qui, au Canada, avait le plus fait fructifier ses investissements depuis l’introduction des comptes d’épargne libre d’impôt, en 2009. Puisque tous avaient profité des mêmes droits de cotisation — 31 000 $ —, la lutte était équitable.

Pour la deuxième année de suite, MoneySense s’est donc lancé à la recherche d’investisseurs qui avaient joué gros pour faire fructifier rapidement leur argent. Les gagnants de 2014, un couple, ont réussi à faire croître leurs investissements jusqu’à plus de 1 million de dollars !

N’importe qui au pays pouvait s’inscrire, et sur la soixantaine de candidatures reçues, les six personnes dont les soldes étaient les plus élevés au 31 octobre ont été retenues. Ils révèlent ici leurs stratégies et ce qu’ils entendent faire avec l’argent amassé.

Rick et Maureen O’Hanley Doucette, de Kelowna, en Colombie-Britannique, aiment prendre des risques. Ils ont acquis des milliers d’actions d’une minuscule société à micro capitalisation pendant toute la période de six ans. Nita Sproule, de Calgary, a préféré se concentrer sur l’achat d’actions de grandes sociétés aux reins solides.

Notons que le CELI des six gagnants ne constitue qu’une petite portion de leur portefeuille — souvent moins de 10 %. Ils sont donc prêts à prendre des risques, sachant qu’ils ont des investissements plus sûrs dans leur REER, le régime de retraite de leur entreprise ou leurs comptes non enregistrés. « Le plus grand risque consiste à conserver l’argent de son CELI en espèces ou en CPG, et à se priver de le faire croître ; c’est le cas de 80 % des personnes qui y cotisent », dit Jason Heath, planificateur financier agréé de Toronto. Il recommande aux investisseurs de détenir des actifs à forte croissance ou générateurs de revenus, afin de profiter pleinement de l’allégement fiscal.

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PREMIÈRE PLACE : Plus de 1 million de dollars

Rick Doucette et Maureen O’Hanley Doucette, de Kelowna (C.-B.)
CELI de Rick : 516 297 $
CELI de Maureen : 509 784 $
Stratégie : tout investir dans un seul titre spéculatif

Lorsqu’ils ont ouvert leurs comptes CELI, Rick Doucette, 47 ans, et sa femme, Maureen, 46 ans, ont opté pour une stratégie qui leur permettrait de faire des gains importants. L’occasion s’est présentée en 2010, après que le couple eut parlé avec un proche à qui l’on avait confié la tâche de gérer une entreprise au bord de la faillite. « Cette société était moribonde, mais nous estimions qu’elle allait survivre, dit Rick, qui est conseiller financier. Nous avons donc acheté des actions. »

Kelso Technologies (TSX : KLS) était une toute petite entreprise qui faisait preuve d’un grand leadership, mais elle avait désespérément besoin de liquidités. Rick et Maureen ont fait des recherches sur ses produits, parmi lesquels figurent de nouvelles technologies et des produits plus sécuritaires pour les wagons-citernes. « L’industrie ferroviaire n’avait pas beaucoup changé en 70 ans », dit Maureen, qui dirige sa propre entreprise de communications tout en élevant les trois enfants du couple. « Le temps était venu de revoir la réglementation. »

Le couple a décidé d’acheter 100 000 actions à 10 ¢ chacune. Il a également acheté 50 000 bons de souscription qui lui donnaient le droit d’acheter des actions supplémentaires à 17 cents. (Les bons de souscription sont semblables aux options d’achat d’actions : ils donnent à un investisseur le droit d’acheter des actions à un prix prédéterminé pendant une période fixe.) Ces bons ont joué un rôle déterminant dans l’enrichissement du couple, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du CELI. « Quand les actions ont atteint 18 cents, nous en avons transféré pour 5 000 $ dans nos CELI et avons payé l’impôt sur les gains en capital », dit Maureen, dont le CELI ne contient aujourd’hui que des actions de Kelso. À mesure que les actions prenaient de la valeur, Rick et Maureen en transféraient autant qu’ils le pouvaient dans leurs CELI.

La catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic, en 2013, a fait croître la demande pour les produits de Kelso, et le prix des actions a augmenté de nouveau en 2014 lorsqu’elles ont été inscrites à la NYSE MKT (une Bourse américaine pour les actions à faible capitalisation).

Au 31 octobre 2014, les actions de Kelso se négociaient à un peu moins de 6,53 $ chacune. Rick en détient 79 100 dans son CELI, et Maureen en a 78 100, totalisant des sommes de 516 297 $ et de 509 784 $. Le couple est convaincu que l’entreprise sera un jour rachetée et il est déterminé à conserver toutes ses actions jusque-là. « Nous croyons que l’action de Kelso pourrait monter jusqu’à 25 $, dit Rick. Nous sommes patients et nous allons attendre. »

Le couple prévoit diversifier ses CELI dans trois ans et se tourner vers des actions génératrices de revenus ainsi que des fonds communs de placement, tout en restant à l’affût d’autres occasions ayant un potentiel de forte croissance. À plus long terme, il voit grand. « Nous comptons transférer une partie de l’argent que nous rapportera la vente de nos actions de Kelso dans une organisation caritative que nous gérerons nous-mêmes, dit Maureen. C’est ce que nous avons vraiment hâte de faire. »

DEUXIÈME PLACE : 262 000 $

Shafik Hirani, de Calgary
Stratégie : parier gros sur des événements improbables

La stratégie de Shafik Hirani est inhabituelle et complexe, mais elle lui a permis de remporter le gros lot. Conseiller financier principal aux Services Financiers Groupe Investors à Calgary, il admet qu’il y a toujours eu dans son CELI des investissements spéculatifs. « Je négocie ce que j’appelle des occasions de type cygne noir », dit l’homme de 43 ans.

Le terme « cygne noir » — rendu célèbre en 2007 par un best-seller de Nassim Nicholas Taleb — renvoie à un événement majeur dans les marchés quasi impossible de prédire. Taleb suggérait aux investisseurs de profiter des cygnes noirs en faisant de petites mises susceptibles de rapporter gros. « Cela implique de conserver la majeure partie de votre argent dans des endroits ultra-sûrs, mais d’en utiliser une petite portion — disons 10 % — pour faire des achats spéculatifs dont les prix vont grimper en période de panique sur les marchés, dit Shafik. J’aime garder ces achats dans mon CELI, car il est ainsi facile de mesurer les rendements. »

En 2012, Shafik a acheté des actions des Pages Jaunes (TSX : Y), une société de communications au bord de la faillite. « Je savais qu’elle allait soit faire faillite, soit procéder à une consolidation, dit Shafik. Je penchais pour la consolidation. J’ai gagné. » Le cours des actions de l’entreprise a triplé en quelques mois, ce qui a porté le total de son CELI à quelque 60 000 $.

Au début de 2013, Shafik a investi dans Fannie Mae (OTCBB : FNMA), un établissement américain de crédit hypothécaire qui était en difficulté. « J’ai acheté des actions à 60 ¢ l’unité et je les ai vendues près de 6 $ en février 2014, quelques mois avant qu’elles dégringolent à 1,50 $. »

Début octobre, Shafik a connu une « tendance baissière » — il a pris les 138 000 $ de son CELI et a, essentiellement, parié sur une baisse du marché américain. Bien qu’il ne soit pas permis de vendre à découvert dans un CELI, on peut utiliser des fonds négociables en Bourse (FNB) destinés à augmenter quand les marchés fléchissent. Certains de ces FNB utilisent même un effet de levier pour amplifier vos gains ou vos pertes. Shafik a acheté les Direxion Daily S&P 500 Bear 3x Shares (NYSE ARCA : SPXS), qui ont augmenté à la mi-octobre. Au 31 octobre, son CELI contenait la coquette somme de 262 000 $.

« Tous ces achats spéculatifs ne sont absolument pas fondés sur une bonne planification financière, admet Shafik. C’est du jeu et, franchement, mon CELI devrait être à zéro. Mais en matière d’investissements, j’aime mieux être chanceux que bon. »

Il se peut que le plus chanceux de tous soit son fils, Adrian, âgé de quatre ans. « C’est l’amour de ma vie, et j’ai l’intention de ne pas toucher à un sou de cet argent. Tout est pour lui », dit Shafik.

TROISIÈME PLACE : 100 021 $

Philippe Bergeron-Bélanger, Montréal
Stratégie : rechercher les nanocapitalisations à forte croissance

Philippe Bergeron-Bélanger, 27 ans, a un objectif ambitieux : il veut que la valeur de son CELI atteigne 1 million de dollars d’ici 2020. Le jeune comptable, étudiant de maîtrise en finance à l’Université de Sherbrooke, n’a ouvert son CELI qu’en juin 2013, avec un investissement initial de 12 000 $. Sur la recommandation d’un ami, il a acheté des actions d’une petite société d’exploration minière, Nevado Resources (TSX Venture : VDO).

« C’était une erreur, dit-il. J’ai acheté d’abord et fait mes recherches ensuite. Je me suis vite rendu compte que l’entreprise n’avait pas de prévisions de revenus ou de profits dans un avenir proche. J’ai donc vendu ma part un mois plus tard pour le même prix ou presque. C’est un des mes traits de caractère les plus marqués : je ne perds par de temps à prier pour que les titres perdants montent. »

Philippe a alors utilisé tous ses droits de cotisation à son CELI pour faire passer celui-ci à 26 000 $ et il a commencé à investir dans les nanocapitalisations — des titres ayant moins de 50 millions $ en capitalisation boursière. « C’est mon terrain de jeu, dit-il. Je crois que certaines nanos sont très sous-évaluées compte tenu de leurs perspectives de croissance. Les institutions ne peuvent pas les acheter parce qu’elles sont très petites et manquent de liquidités, mais une fois que le titre aura doublé ou triplé, il va apparaître sur l’écran des investisseurs institutionnels et l’argent affluera, ce qui va faire encore monter le prix de l’action. »

Avant d’acheter quoi que ce soit, Philippe s’assure que la croissance de l’entreprise est durable, que celle-ci offre un bon produit ou un service très demandé, et qu’elle est bien gérée. « Et je parle toujours au PDG avant d’acheter les titres. » Comme souvent les analystes ne commentent pas les nanocapitalisations, les investisseurs doivent faire leurs propres recherches. « Je travaille fort pour trouver des occasions qui pourraient me valoir un rendement de 500 % ou 1 000 % au cours des trois à cinq prochaines années, dit-il. Il se peut qu’on en trouve seulement deux ou trois par année, mais quand ça arrive, je pense qu’il faut y concentrer son argent. »

En juillet 2013, il a investi 6 000 $ dans la société pharmaceutique BioSyent (TSX Venture : RX). Il a acheté les actions 1,53 $ chacune et les a vendues 9,42 $ en septembre dernier — un rendement de 510 % en 14 mois environ. Il a aussi investi 6 000 $ dans XPEL Technologies (TSX Venture : DAP.U), qui fabrique de la peinture pour automobiles et d’autres produits. Il a acheté des actions à 46 ¢ l’unité en 2013 et d’autres à 1,73 $ l’été dernier. Elles valent aujourd’hui plus de 3 $.

Philippe se décrit comme un investisseur patient : lorsqu’il trouve une bonne occasion, il prend position et attend. Et qui peut contester les résultats ? « Je suis sûr que beaucoup de personnes ont un solde plus élevé que le mien, mais j’ai réussi à bâtir mon CELI assez rapidement. Et je n’ai pas l’intention d’arrêter maintenant. »

QUATRIÈME PLACE : 88 062 $

Nita Sproule, Calgary
Stratégie : chercher les occasions dans le secteur des valeurs à forte capitalisation

Nita Sproule, mère au foyer de 43 ans et travailleuse à temps partiel en TI à Calgary, se rappelle la débâcle boursière de 2008-2009 comme si c’était hier. « Je voyais de bonnes affaires partout après la crise, dit-elle. C’est alors que je me suis mise à chercher des actions de valeur. » Son premier achat a été AltaGas (TSX : ALA), une entreprise de gaz naturel, d’énergie et de services. Elle a acheté 350 actions à 15 $; elles valaient plus de 45 $ en décembre. « Je les ai encore dans mon compte. »

En 2010, Nita a acheté des titres d’AutoCanada (TSX : ACQ), une société qui investit dans les concessionnaires automobiles aux quatre coins du pays. Cette entreprise faisait partie du classement des 200 meilleurs choix de MoneySense, et Nita a acheté 1 200 actions à 5 $ chacune. Elle en a vendu 800 à 22 $ en mai 2013, pour un gain de 400 %. En décembre, l’action de l’entreprise se négociait à 59 $. « Avec le recul, je me dis que j’aurais dû garder toutes les actions pour les vendre en juin dernier, lorsqu’elles ont atteint un sommet de 90 $. Mais la bonne nouvelle, c’est que j’ai encore 400 actions, qui valent presque 12 fois le prix que je les ai payées. »

Nita détient aussi six autres titres, dont Canadian Oil Sands (TSX : COS) et Encana (TSX : ECA). Son plus récent achat est Teck Resources (TSX : TCK.B). « Je suis généralement une investisseuse axée sur la valeur, mais il arrive que je dévie vers la croissance, dit-elle. Au fond, je suis du genre à acheter et à conserver, et à rechercher la valeur à long terme. »

Son mari, Ian, a une approche contraire. « Ian est toujours à l’affût d’une opération rapide avec ses actions spéculatives, et j’ai environ quatre fois plus que lui dans mon CELI », dit Nita. Elle compte utiliser l’argent de son compte pour construire un jour leur maison de rêve. « C’est pourquoi j’espère que le CELI de Ian va rejoindre le mien sous peu. Je pourrai ainsi avoir ma nouvelle maison plus vite. »

CINQUIÈME PLACE : 86 300 $

Milan Gonda, Edmonton
Stratégie : se concentrer sur un titre à la fois

Milan Gonda, 26 ans, n’investit jamais dans quelque chose qu’il ne comprend pas. Mais quand il trouve un titre qu’il aime, il y va à fond. « Mon achat de titres est très concentré : il est rare que j’en aie plus d’un à la fois », dit cet opérateur de système de détection aérienne d’Edmonton.

En fait, Milan a détenu seulement trois titres dans son CELI. Il analyse les titres de manière fondamentale et technique, et lorsqu’il trouve quelque chose qu’il aime, il achète. « Ensuite, je garde les actions pendant au moins 12 mois et je continue d’en acheter. »

Son premier achat : des actions du Canadien National (TSX : CNR), en 2010. Il en a acheté d’autres en 2011 et 2012, puis les a toutes vendues en mai 2013 à 101 $ — plus du double du prix d’achat. Le même jour, il a acheté des actions de Magna International (TSX : MG), à 62 $ l’unité. Il les a vendues en mars dernier à 105 $, soit une augmentation de 70 %, ce qui a porté son CELI à 60 000 $.

« Je désire bien comprendre pourquoi j’achète un titre, dit Milan. Le jeu ne m’intéresse pas. Je veux investir. » Il détient actuellement qu’un titre : Home Capital Group (TSX : HCG), une société de prêts hypothécaires. Il aime beaucoup son équipe de gestion et estime que l’entreprise est restée en dessous de l’écran radar. Il a commencé tout doucement à acheter des actions le printemps dernier, à environ 28 $ l’unité, et a continué de le faire au cours des deux mois qui ont suivi. Le titre se négociait récemment à environ 50 $. « Mon CELI a touché les 100 000 $ à deux reprises à l’automne, mais le titre est volatil, dit Milan. J’estime que c’est l’un des meilleurs achats à la TSX à l’heure actuelle. Vous connaissez le dicton : Jamais deux sans trois. »

SIXIÈME PLACE : 70 474 $

Jin Won Choi, London (Ont.)
Stratégie : être souple et savoir profiter des occasions

En 2013, Jin Won Choi, 26 ans, concepteur de logiciels titulaire d’un doctorat en mathématiques, était arrivé cinquième à la Grande Course au CELI, avec un total de 50 876 $. Et même s’il possède 20 000 $ de plus qu’en 2013, il est descendu au sixième rang. « Cette année, les marchés boursiers étaient beaucoup plus volatils, et j’ai dû faire des choses créatives pour accroître mes rendements. »

Bien que Jin ait investi à la fois dans des actions de premier ordre et des actions à faible capitalisation, il a eu plus de succès avec ces dernières (capitalisation boursière de 50 à 300 millions $). Mais il a changé de stratégie en 2014. Estimant qu’une correction de la tendance haussière des cinq dernières années s’imposait, il a acheté des options de vente, qui permettent au détenteur de vendre un nombre déterminé d’actions à un prix fixe dans un délai déterminé. (Les acheteurs d’options de vente croient que le prix des actions sous-jacentes va baisser.)

Jin a acheté des options de vente sur plusieurs titres, y compris celui d’iShares S&P/TSX 60 Index Fund (TSX : XIU), qui suit l’évolution des actions canadiennes à forte capitalisation, ainsi que deux ou trois titres des secteurs des banques et de l’énergie. « Beaucoup ne savent pas qu’on peut avoir des options de vente dans son CELI, mais c’est permis », dit Jin, qui est maintenant père d’une petite fille de trois mois. « Détenir des options de vente est une police d’assurance, mais les incendies ne surviennent pas toujours. Dans mon cas, j’ai perdu de l’argent sur les options elles-mêmes, mais j’ai pu atténuer mes pertes dans d’autres volets de mon portefeuille. »

Au fil des années, Jin a trouvé d’excellentes occasions dans les actions à forte capitalisation, notamment celles de General Electric (NYSE : GE), à 5 $, et de Bank of America (NYSE : BAC), à 3 $ en 2009. Puis, il s’est concentré sur les titres au détail, principalement parce qu’il voyait que le secteur avait de la difficulté et que l’inégalité croissante des revenus n’aidait pas. « Je me suis demandé : qu’est-ce que je veux ? dit Jin. Je suis un homme occupé qui veut de la bonne nourriture mais n’a pas le temps de cuisiner. » Alors il a acheté des actions de Tim Hortons (TSX : THI) à un prix moyen de 43 $ pendant toute l’année 2013 et au début de 2014, puis les a vendues en totalité en août dernier à 60 $, juste avant que la fusion avec Burger King fasse augmenter le prix de l’action à 86 $ plus tard dans le mois.

Jin continue à détenir des actions de la calgarienne Perpetual Energy (TSX : PMT), et même si les prix du gaz naturel ont chuté, l’entreprise possède encore beaucoup de terres de grande valeur et plusieurs usines à gaz, explique-t-il. « J’ai acheté des actions à 1 $ l’an passé, et après que le prix a atteint 2 $ en juillet, il est redescendu à 1,39 $, ce qui est encore 39 % de plus que ce que j’ai payé. »

L’objectif ultime de Jin reste le même : avoir 1 million $ dans son CELI d’ici 2033. « Mais pourquoi arrêter là? J’aurai peut-être 10 millions $ en 2040. »

Cet article est originalement paru dans MoneySense. Traduction : Claude Aubin

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6 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Techniquement, le titre KLS est en baisse. Va falloir qu’il remonte à 7,50$ pour redevenir intéressant

Reversant que le plus gros de CELI s’est fait sur le dos des victimes de Mégantic. Comme on dit en anglais, c’est ajouter l’insulte à la blessure

Aucun des gagnants n’a suivi les précieux enseignements de Benjamin Graham et David Dodd, les gurus de Warren Buffet. J’en conclu que sur le long terme, ces gagnants ne sont pas assurés de poursuivre sur leur lancée. En fait plusieurs de ces gagnants ont fait précisément ce que Graham, Dodd et Buffet conseillent de ne pas faire. Étonnant quand même. Depuis l’introduction du CÉLI, la bourse est en croissance, on verra bien lors d’un marché baissier ce qu’il adviendra de ces fortunes miracles.

Bien sûr que ce n’est pas la meilleure façon d’investir pour le long terme. La iste des célis à 0$ (ou est en perte de 90% + en valeur ) avec ce type d’investissement est sans aucun doute beaucoup plus longue que celle des immenses succès.. Par contre, il est toujours intéressant d’avoir une petite portion de ses investissements dans quelque chose de très risqué et potentiellement très dynamique ou de tenter de profiter de situations extrèmes. Il faut cependant 1- faire ses devoirs et 2- savoir qu’un tel succès ne fait pas de vous automatiquement un expert ( donc on conserve ce genre d’investissements en faible proportion de ses avoirs ). Pour gagner la loterie, il faut un billet !

L’important en Bourse,

C’est surtout d’obtenir des informations de PREMIÈRES mains, venant d’un milieu exclusif de gens COMPÉTENTS ( Hi Hi ) et de pouvoir mettre nos gains à l’abri de l’impôt du pays qui nous offre plein de sécurité et de privilèges PAYÉS par un troupeau de contribuables CONSENTANTS et d’accord de se serrer la ceinture le moment venu…

Sinon, tous ces sages investisseurs pourraient nous quitter…. Pis…. pus de jobs….

Ah, oui… Pas nécessaire de me dire que je ne suis qu’un envieux qui ferait pareille, SI on me l’offrait …. ( 😉

stupefaction je croyais le maximum de 5000¢ et maintenant 5500 dollars annuel. nous sommes mal informes.