Les promesses du Groenland

La plus grande île du monde aurait un avenir radieux devant elle. Le Groenland, officiellement un département du Danemark, a obtenu en 2009 le contrôle sur son énorme potentiel énergétique et minier.

Que recèle donc de si prometteur le territoire du Groenland ?

La manne la plus prometteuse se trouve dans les hydrocarbures. Selon les estimations, le bassin au large du nord-est de l’île contiendrait 8,9 milliards de barils de pétrole (presque l’équivalent des réserves du Mexique) et 86 trillions de pieds cubes de gaz naturel (l’équivalent de la moitié des réserves de l’Europe). Le potentiel du côté ouest de l’île serait considérable, mais n’a pas encore été chiffré. L’hydro­électricité pourrait aussi fournir de l’énergie grâce à la fonte de la calotte glaciaire, qui recouvre 95 % du territoire et atteint jusqu’à trois kilomètres d’épaisseur. Le sous-sol regorgerait de minéraux précieux, dont l’or, le rubis, le platine et le diamant. 

Où en est l’exploitation ?

La compagnie nationale groenlandaise Nunaoil a déjà accordé 13 licences d’exploration à des sociétés pétrolières. Les pouvoirs locaux ont bon espoir que les premiers puits d’exploration seront forés cette année. L’extraction du rubis a, quant à elle, commencé en 2007. La société américaine Alcoa envisage de construire une aluminerie dans l’île lorsque l’hydroélectricité sera disponible. 

Le mouvement indépendantiste groenlandais tire-t-il profit de cette manne ?

Le magazine britannique The Economist ose une prédiction : le boum dans l’exploi­tation des ressources naturelles incitera les 57000 Groenlandais à demander leur pleine souveraineté en 2021, à l’occasion du 300e anniversaire de l’ère coloniale danoise. Pour l’instant, bien que l’île ait son Parlement et son premier ministre, Nuuk, la capitale, ne contrôle que les affaires judiciaires, policières et la gestion des ressources naturelles.             

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