Argent : êtes-vous Séraphin, cigale, autruche, sceptique ou sage ?

Entendre des gens fortunés (comme Stephen Jarislowsky et Pierre-Karl Péladeau) parler d’argent dans l’émission Les grands moyens, diffusée récemment à Télé-Québec, nous ramène à notre propre relation face à celui-ci. Une relation aussi complexe que taboue, explique Kathy Noël.

Une petite minorité de Québécois ont une relation équilibrée avec l’argent. Les autres ont plutôt tendance à l’ignorer, à trop le dépenser ou à trop l’accumuler.

Peut-être avez-vous eu l’occasion de regarder la série documentaire Les grands moyens, diffusée récemment à Télé-Québec. Cette série, animée par Bernard Derome — et à laquelle j’ai eu le privilège de collaborer en tant que journaliste à la recherche — abordait le rôle de l’argent dans notre société.

Dix-neuf personnalités, comme le milliardaire Stephen Jarislowsky, Pierre-Karl Péladeau, Charles Sirois, Daniel Gauthier et bien d’autres, ont livré leurs réflexions sur l’argent, le pouvoir et la richesse.

Entendre ces gens fortunés ainsi parler d’argent nous ramène à notre propre relation face à celui-ci. Aussi complexe que taboue, cette relation est influencée par notre milieu familial, notre éducation, notre situation financière, nos insécurités, nos doutes. L’argent peut être source de satisfaction et/ou d’anxiété.

L’équipe de Les grands moyens a eu l’idée de réaliser, en marge de la série, un grand sondage sur la relation que les Québecois entretiennent avec l’argent. Sont-ils aussi insouciants que l’on croit en matière de finances ? Sont-ils des Séraphin, avares et soucieux de leur portefeuille à l’extrême ou — au contraire — des cigales, qui dépensent et s’endettent sans compter ?

Le test mis au point par l’Institut de recherches psychologiques (IRP) permet de répartir les Québécois en cinq archétypes : les cigales, les Séraphins, les autruches, les sceptiques et les sages.

À ce jour, après trois semaines de déploiement du test dans le site Web de l’émission, le nombre de répondants a atteint et dépassé le seuil représentatif de 1 700, ce qui me permet maintenant de vous dévoiler les résultats…

Il en ressort en fait que les Québécois sont très partagés dans leur relation avec l’argent.

– Une faible majorité (28 % des répondants) ont une tendance Séraphin. Même riches, ils se préoccupent beaucoup de leur argent et ont tendance à épargner de manière excessive.

– Un autre 27 % jouent plutôt à l’autruche en fuyant les décisions financières. Si vous êtes du type à ne pas ouvrir vos factures et accumuler les retards de paiement, cela pourrait vous ressembler.

– Enfin, le quart (25 %) des Québécois sont des cigales, qui dépensent sans compter, quitte à s’endetter pour maintenir un certain train de vie. Bref, ils ont tendance à vivre au-dessus de leurs moyens.

– Un plus faible pourcentage (16 %) sont des sceptiques, c’est à dire qu’ils se méfient comme la peste de l’argent et de ceux qui en font.

– Enfin, rassurez-vous, une minorité de Québécois (3 %) ont une relation parfaitement équilibrée et saine avec l’argent. La plupart ont tous une tendance vers un profil ou un autre…

Et vous, quelle relation entretenez-vous avec l’argent ?

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3 commentaires
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Est-ce que je fais erreur en additionant les autruches et les cigales? J’arrive à 52% de la population. On a beau dire aussi que c’est un échantillon représentatif, on parle tout de même de Télé-Québec, j’ai comme l’impression qu’il y a plein de gens qui n’ont pas eu connaissance de cette émission. Donc, 52% m’apparaît épeurant…

Nous avons au Québec un Million (1,000,000) d’analphabètes fonctionnels (merci à notre système étatique d’éducation!)…

Et c’est sans compter nos milliers de diplômés en sciences molles pas de maths!

Ça explique bien des choses.