Les Québécois parmi les plus entreprenants du G8

Depuis quelques années, on entend dire que l’entrepreneuriat se porte mal au Québec et que les entrepreneurs sont peu nombreux, en plus d’être fort peu doués quand il s’agit de faire grandir leurs entreprises…

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Photo : Getty Images

Depuis quelques années, on entend dire que l’entrepreneuriat se porte mal au Québec et que les entrepreneurs sont peu nombreux, en plus d’être fort peu doués quand il s’agit de faire grandir leurs entreprises.
Blogue Economie

Le volet québécois d’une grande étude internationale apporte un son de cloche discordant.

Oui, le Québec semble à la traîne du reste du Canada et des États-Unis en matière d’entrepreneuriat… mais il devancerait tous les autres pays du G8, et il ferait très bonne figure quand on le compare à l’ensemble des pays dont l’économie est basée sur l’innovation.

Le Global Entrepreneurship Monitor (GEM) mesure les attitudes, les aspirations et les activités entrepreneuriales dans plusieurs pays. Il est, de ce fait, la seule source qui permette de comparer le dynamisme entrepreneurial dans toutes les régions du globe.

Ce projet a démarré en 1999, à l’instigation du London Business School et du Babson College — une université de Boston devenue une référence dans tout ce qui touche à l’entrepreneuriat. L’étude québécoise a été financée par le ministère des Finances et de l’Économie et l’Institut de recherche sur les PME de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

On y apprend que la culture entrepreneuriale est très forte au Québec et que l’entrepreneuriat y est très valorisé. Ainsi, 78,1 % des Québécois trouvent que l’entrepreneuriat est un bon choix de carrière, contre 55,1 % des autres Canadiens.

Les Québécois se sentent par ailleurs peu compétents pour démarrer une entreprise, mais ils ont beaucoup moins peur de l’échec que les autres pays comparables et le reste du Canada. Voilà une bonne nouvelle.

Cette étude, comme celle produite chaque année par la Fondation de l’entrepreneurship, constate qu’il y a moins de Québécois que de Canadiens des autres provinces qui ont l’intention d’entreprendre. Je n’aime pas cette question, car j’estime que plusieurs entrepreneurs n’ont pas longuement réfléchi avant de démarrer leur affaire. Nombreux sont ceux et celles qui ont plutôt saisi au vol une occasion qui se présentait. Cela a déjà été mon cas.

Cela dit, l’étude dévoilée mercredi met cette donnée en contexte. Les Québécois ont peut-être moins l’intention de se lancer en affaires que les autres Canadiens, mais leur résultat dépasse tous les pays du G8, à l’exception des États-Unis. Autre bon point : les Québécois démarrent une entreprise par choix, et non parce qu’ils y sont obligés.

Selon l’étude du GEM, le Québec compterait moins d’entrepreneurs établis (7 %) que le reste du Canada (9 %). Un résultat peut-être navrant, mais l’étude souligne que le Québec possède proportionnellement plus d’entrepreneurs établis que tous les autres pays du G8, à l’exception des États-Unis et du reste du Canada.

L’étude fait aussi ressortir que le Québec est l’un des endroits dans le monde où les entreprises survivent le plus à leurs dirigeants. Les entreprises du Québec sont proportionnellement plus nombreuses à être vendues ou cédées qu’à fermer leurs portes définitivement. Il n’y a que Taiwan qui nous devancerait à cet égard.

J’ai l’intime conviction que ce n’est pas en nous accablant de propos défaitistes sur l’entrepreneuriat québécois que nous allons susciter le goût d’entreprendre et de nous dépasser. En ce sens, l’étude du GEM a le grand mérite de tracer un portrait somme toute encourageant de la situation de l’activité entrepreneuriale au Québec.

Bref, nous sommes bons. Il suffit de travailler plus pour devenir meilleurs.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

7 commentaires
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Bon, maintenant que le GRAND risque de voir le sentiment nationaliste prendre de l’ampleur est enfin écarter… Les Médias peuvent permettre d’ INFORMER le public que nous sommes bons…. malgré tout !!!!

Même les fanas fédés se permettent de le diffuser, preuve qu’ils peuvent avoir une vision optimiste de notre peuple qui est maintenant propulsé par les politiques honnêtes et transparentes du N. P.L.Q. ( Nouveau Parti Libéral du Québec… HOURRA !!!!

C’est bizarre… Malgré le fait que certains aiment bien qualifier les Québecois de NOMBRILISTES, Cela ne semble pas intéresser les blogueurs de commenter les succès de NOTRE peuple….

Que les Québécois rêvent d’entreprendre n’a rien de surprenant, nous sommes des nord-américains après tout.

Le problème c’est quand vient le temps grossir et ça c’est un très gros problème.

Bref belle tentative de mettre du rouge à lèvre sur un cochon mais le problème reste entier.

pbrasseur,

« Le problème c’est quand vient le temps grossir et ça c’est un très gros problème. » (pbrasseur)

pbrsseur de késsé? Les compagnies Québécoises ne savent pas grossir?

Les dretteux anti-Québécois mentent à tour de bras, mais ne savent pas mentir.

Alors les entreprises ne savent pas grossir pbrasseur?

Desjardins 44 942 employés; une tite boutique un ti comptoir.

Les marchés Métro 65 000 employés, boff c’est juste de l’épicerie, des cancans.

Georges Weston 140 000 employés, juste une simple boulangerie sans envergure.

Jean Coutu 19 801 employés, boff juste un ami.

BCE 55 500 employés juste une compagnie de téléphone du village du Québec.

Bombardier 63 928 employés juste des aéroplanes pour voler pis des chou-chous.

Banque Nationale 19 920 employés, une petite banque.

Quebecor 16 900 employés, de la « gosette » pour lire dans les restaurants.

Couche-Tard 79 149 employés ben weyon, des dépanneurs.

Garda des trucks qui se promènent avec le peu d’argent que tu as.

St-Hubert 9 500 employés, juste du poulet pis des hot chikens avec les restes.

Coop fédérée 9 583 employés. Ben la c’est juste un COOP.

SNC-Lavalin 33 500 employés, juste la plus grosse entreprise de génie au monde.

Familiprix

Cascades

Power Corporation du Canada

Uniprix

Dollarama
Kruger
Agropur coopérative 5 568 employés
Banque Laurentienne du Canada 4 200 employés
Industrielle Alliance
BRP [Bombardier Produits Récréatifs] 6 800 employés
Robert transport
Pomerleau
Saputo 12000 employés juste du fromage.
Cirque du Soleil 5 000 employés, des clowns.
Gestion Première Moisson
La Québécoise
Marmen
Lassonde (Industries)
Exceldor coopérative
L’Oréal Canada
Lou-Tec (Groupe)
Arno Électrique
Van Houtte
Héroux-Devtek
Quincaillerie Richelieu
Nova Bus
Bermex
Uniboard Canada
Goodfellow

Oui, pbrasseur, tu as fait une belle tentative de mettre du rouge à lèvre sur un cochon.

Bref à part les services et commerce du détail qui sont par définition associés au marché local il ne reste pratiquement rien qui ne soit hyper-subventionné.

Et on a créé quoi depuis 25 ans?

Je maintiens mes dires, quand une compagnie a du succès au Québec elle finit par être acheté.

Bon coincé, on part sur une autre envolé.

« Je maintiens mes dires, quand une compagnie a du succès au Québec elle finit par être acheté. »

Vous n’avez pas écris ça. De plus toutes les compagnies prospères de la planète sont susceptible d’être acheté pas seulement au Québec.

Ça vous fait de la penne que le Québec soit entreprenant.

Échec de tentative de beurrage anti-Québec!