Les Québécois plus pauvres, mais de combien ?

Nous avons du rattrapage à faire et du boulot devant nous. Le développement économique n’est pas optionnel.

68 000$ au Québec contre 76 000$ pour l’ensemble du Canada. Voilà le revenu médian des ménages québécois et canadiens, tels que dévoilés mercredi par Statistique Canada.

Il y a des faits troublants dans cette grande enquête. En voici quelques-uns.

Le revenu médian donne une représentation beaucoup plus juste de la réalité que le revenu moyen. Ce dernier peut augmenter ou diminuer à cause de l’impact des hauts ou des faibles revenus, alors que le revenu médian sépare exactement la population en deux. Indépendamment des inégalités au sein de sa population, les Québécois sont plus pauvres.

Le Québec compte proportionnellement moins de riches et plus de pauvres que l’ensemble canadien. Ainsi, 10,7% des ménages québécois gagnent plus de 80 420$, contre 16 % au Canada.

Il n’y a que Terre-Neuve et le Nouveau-Brunswick qui affichent un revenu médian des ménages plus faible.

La proportion du revenu des Québécois qui provient des transferts gouvernementaux est plus élevée qu’en Ontario ou que dans le Canada dans son ensemble.

Le Québec est-il en rattrapage? Non, au contraire. Les revenus augmentent plus lentement que ceux des autres Canadiens.

69% des ménages canadiens sont propriétaires de leur maison, contre 61% des ménages québécois.

20,2% des Québécois n’ont aucun certificat, diplôme ou grade et seulement 17,3% pour l’ensemble des Canadiens.

20,8% des Québécois détiennent un diplôme universitaire, contre 23,3% des Canadiens.

Ce que je retiens de ces chiffres?

Notre retard au niveau de l’éducation explique en partie l’écart au niveau des revenus. Un autre facteur à considérer est la forte proportion de ménages comptant une seule personne au Québec. Nous comptons pour 30 % de ces ménages alors que notre poids démographique est de 23,6%.

Ces données montrent aussi que nous avons du rattrapage à faire et du boulot devant nous. Le développement économique n’est pas optionnel.

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Plus de pauvres, moins de riches, mais ils (les québécois) gèrent leurs finances personnelles plus prudemment.

On est plus pauvres et encore (!) en queue de peloton?

Bah…pas grave. On aura une charte où cette valeur profondément québécoise de la pauvreté sera solidement protégée…

Pourquoi ne parlez-vous pas des chiffres qui disent que les Québécois vivent moins d’une paie à l’autre? Ce taux est de 28% au Québec et de 42% au niveau canadien. Même chose pour l’épargne, qui même si elle n’est pas encore tout à fait suffisante, est supérieure à ce qui se fait au niveau canadien.

Ce ne sont pas des données qui permettent d’avoir de bons chiffres économiques à présenter à la fin d’un mois, ce qui permet aux adversaires de crier au loup. Par contre, à long terme, c’est un développement bien plus solide que celui basé sur l’endettement.

Seb va vous répondre que « Stats Québec » et « Stats Canada » ne sont pas des organismes crédibles dans 3…2…1…

-68 000$ au Québec contre 76 000$ pour l’ensemble du Canada.

Bravo, vous donnez la réponse: Nous comptons pour 30 % de ces ménages alors que notre poids démographique est de 23,6%
Maintenant refaite le calcul en enlevant les monoparentaux. Je vous prédis que l’écart entre le couples québécois de deux enfants et les Canadians est non seulement nul mais en faveur du Québec lorsqu’on tient compte de tous nos programmes sociaux pro-familles.

-69% des ménages canadiens sont propriétaires de leur maison, contre 61% des ménages québécois.
Très facile à expliquer.
1) Retard historique (on était hier encore un peuple de locataires. On est aujourd’hui proprios à 61%)
2) Montréal, ville de 4 millions d’habitants, fait 50% du Québec alors que Toronto ne fait que 40% de l’Ontario. Or on sait qu’en milieu urbain on est beaucoup moins proprios qu’en milieux rural (la preuve TN est la province la plus propriétaire)

Vous voyez c’est ce qui me choque dans ce genre de données. On place Québec en bas du palmarès pis on dit aux Québécois: vous le voyez ben, vous êtes pauvres.
On n’explique jamais le contexte, le background, les bémols. Non, on assassine avec le palmarès.

« L’une des principales raisons, je le dis humblement, c’est la priorité que j’ai toujours accordée au renforcement de l’économie du Québec ; que la force du Québec, pour moi, commence toujours par sa force économique. Et nous avons plusieurs atouts à cet égard.

« Il faudra donc que dans ces décisions importantes pour notre avenir, la dimension économique soit primordiale. Il faudra tenir compte également du dynamisme de nos communautés culturelles, du rôle historique et irremplaçable au Québec de la communauté anglophone de même que l’aide que nous pouvons apporter aux communautés francophones à l’extérieur du Québec ». — Extraits d’un discours de Rober Bourassa, 23 juin 1990.

Lorsque je suis arrivé voici un peu plus de 20 ans au Québec, les chiffres actuellement publiés étaient à quelques variables près les mêmes. Chaque année on nous informe de cette réalité et chaque année on estime tout comme vous que le rattrapage n’est pas optionnel.

— Mais qu’a-t-on fait ? Et quels sont nos outils pour combler ce déséquilibre ?

Je ne voudrais pas faire preuve ici de négativisme…. Est-il possible que dans 20 ans, on dise toujours à peu près la même chose ? D’un autre côté, ce genre d’argument fait l’affaire des nationalistes québécois qui peuvent toujours répliquer que dans un Québec souverain, le développement économique s’y trouverait plus grand.

— Vrai ou faux ?

J’aimerais bien savoir comment on doit procéder à un développement économique rapide dans une société essentiellement formée de bureaucrates (publics et privés), de petits et moyens rentiers qui préfèrent le soleil floridien aux vicissitudes de l’hivers québécois, de personnes fragilisées qui dépendent des programmes sociaux et des libéralités de l’économie souterraine, dans une société qui dévalorise les valeurs morales incluant celles du travail bien fait, y compris au sein de l’État (voir le projet de Charte des valeurs québécoises qui manifestement plait à une majorité de citoyens pratiquant pour la plupart un patois d’origine française), avec en prime des infrastructures souvent désuètes qui requièrent des centaines de milliards d’investissements sur au moins cinquante ans ?

— Qui va financer tout cela ? Peut-être le gouvernement ? — Euhhhhhh ! Ben pas sûr ! J’sais pas si j’dirais ça ! Enfin, on verra !

Merci M. Jack2 pour vos savantes explications sur le taux de propriété. Pour Montréal, une ville de 4 millions d’habitants, j’ai été, disons, dubitatif. J’ai fait une recherche rapide auprès du bureau de la statistique du Québec et on nous dit que la population de Montréa est de 1 981 672 (en 2012) pour une population québécoise totale de 8 054 756 habitant. On parle donc d’une proportion de 25% en arrondissant. Pour arriver à vos 50%, il faut ajouter la population de Montérégie et de Laval et une visite rapide en Montérégie, nous inique qu’il y a beaucoup de champs et de vache, on est loin d’un milieu urbain.

Vous nous disiez ce qui vous choque. Moi, ce qui me choque, ce sont les gens qui essaient de me convaincre que l’utopie qu’il voit dans leur tête est la réalité alors que les signes de la pauvreté du Québec sont criants (je roulais sur la rue Papineau à Montréal hier, une HONTE!). Il n’y a pas de honte à être pauvre, ce qui est honteux c’est essayé de se convaincre que nous ne le sommes, ne rien faire pour corriger la situation et croire que notre situation est même enviable. On peut être pauvre OK, mais rester médiocre, non!

@martin

Une ville de nos jours c’est une agglomération. Y’a 4 millions à Montréal, 5 à Toronto, 10 à Paris, 22 à Sao Paolo. Etc
La ville juridique, la vieille ville, n’a aucune importance.

Avez-vous déjà checké la langue de ceux qui quêtent sur la Main? Beaucoup d’Anglos (y’en a un qui a même tué une femme récemment sur la rue sans parler de l’autre qui a démembré un étudiant). Beaucoup de pauvres Anglos viennent vivre au Québec parce que le BS est meilleur qu’à Toronto et le logement plus bas.

Sans vouloir dévoiler mon identité de peur de représailles de la part des gauchistes car je sais de quoi ils sont capables, je peux vous certifier hors de tout doute qu’il y a beaucoup, BEAUCOUP plus de francophones que d’anglophones pauvres qui quêtent au Québec. Beaucoup plus.

Y’a 80% de Francos au Québec et 8% d’Anglos. Normalement, il devrait y avoir 10 fois plus de mendiants francos qu’anglos.
Ce n’est pas ma perception du phénomène. Surtout lorsque je marche dans le centre de Montréal
L’arrestation des deux assassins ontariens soulèvent bien des questions.

Il faudra sûrement un jour ou l’autre, finir par s’ouvrir les yeux : le régime politique fédéral dans lequel le Québec est obliger de vivre lui nuit. Le régime fédéral ne correspond pas à ce que nous attendons d’un gouvernement. Ce qui a comme résultat que le Québec, si les chiffres traduisent bien une réalité, n’est pas capable d’améliorer sa situation comme d’autres provinces le font. Or les Québécois le savent car ils n’ont jamais accepté de signer la Constitution canadienne qui ne leur convient pas.

Certains racistes haineux nous casserons encore et toujours les oreilles avec leurs vils refrains à savoir que les Québécois sont les uniques responsables de leurs malheurs, que c’est dans leurs gènes. C’est là le même sempiternel discours raciste des esclavagistes et des colonialistes à travers les âges.

Mais qui les croit vraiment ? Il y a ceux qui profitent du système lui-même pour leur propre enrichissement ou pour leur propre promotion personnelle. Mais il y a également les colonisés qui, comme des véritables « tanguy », sont incapables de s’imaginer vivre en exerçant tous les pouvoirs propres à une nation souveraine, donc qui sont incapables de s’imaginer vivre sans l’autorité d’un maître paternaliste.

On aura beau faire toutes les contorsions intellectuelles, les faits resteront les faits et si comme je l’écrivais plus haut les chiffres sont bons, il faut noter que de génération en génération ils représentent une certaine constance.

«Pour que le colonisateur soit complètement le maître, il ne suffit pas qu’il le soit objectivement, il faut encore qu’il croie à sa légitimité. Et pour que cette légitimité soit entière, il ne suffit pas que le colonisé soit objectivement esclave, il est nécessaire qu’il s’accepte comme tel. En somme le colonisateur doit être reconnu par le colonisé.»
[Albert Memmi]

Ben oui…le fédéral nuit tellement au Québec qu’il lui transfère plus de $8 Milliards PAR ANNÉE DE PLUS que le Québec n’envoie à Ottawa. Et avant que vous ne montiez sur vos grands chevaux comme vous le faites régulièrement, demandez à vos péquistes qui sont au pouvoir à Québec, donc prétendument très bien informés, de prouver CLAIREMENT le contraire. Clairement!

Pas pour rien qu’ils n’en soufflent pas un mot. Ils ont BESOIN de l’argent du fédéral (et plus particulièrement de l’Alberta!!!) pour se tenir la tête hors de l’eau.

Le Québec vit dans le même Canada que les autres provinces mais il est constamment en queue de peloton. Sortez-vous la tête de dans la vase et posez-vous les VRAIES questions plutôt que de vous enfoncer dans votre fanatisme aveugle.

Le pauvre Québec a fait des mauvais choix dans le passé principalement inspirés par les politiques gauchistes, pro-syndicales et interventionnistes et nous en payons aujourd’hui le prix fort: les plus taxés, les plus imposés, les moins bien nantis en Amérique et j’en passe et de meilleures.

Pour se sortir du trou, il faut d’abord arrêter de creuser.

La signature de la constitution canadienne n’a rien à voir avec notre décrépitude économique. TOUTES les provinces canadiennes vivent avec la même constitution et le fait de l’avoir ou non signée n’y change rien. Nous avons en main TOUS les outils nécessaires pour nous accomplir mais il faut d’abord reconnaître que nous sommes dans le mauvais chemin et prendre exemple sur les gagnants de cette planète plutôt que de nous comparer aux loosers comme les gauchistes en mal d’explications le font constamment.

Bonjour,

Bien sûr que les québécois sont plus pauvres ! C’est comme ça et ce n’est pas la pseudo souveraineté-associative dans la semaine des quatre jeudis qui va arranger les choses. Toutefois, à part se lamenter et de jouer aux martyrs dans le Canada, que font nos Canadiens errants ? Que font ces Saints Martyrs Canadiens pour se sortir de leur mouise, celle qui devient à la longue une seconde peau….. Au plaisir, John Bull.

Ces chiffres sont intéressants, mais la situation des Québécois est dans les fait pire que cela.

Par exemple si le plus grand nombre de revenus élevés dans d’autres provinces ne change pas tant que ça la médiane par contre cela a une très grand influence sur la performance actuelle et future de l’économie. l’impact est grand aussi sur la capacité des gouvernements de se financer et de fournir des services et infrastructures qui se tiennent debout.

Vous dîtes que le Québec ne rattrape pas les autres, plutôt le contraire, eh bien compte tenu de ce que je viens de d’écrire ce n’est pas surprenant. Pour que l’économie fournisse des emplois et des revenus ça prend des investissements, donc des investisseurs et comme on a moins de riches on a moins d’investisseurs.

Et ce ne surement pas avec ce gouvernement qui fait fuir l’investissement que les choses vont s’améliorer…

pbrasseur,

Vous prédisez la catastrophe comme vous le faites pour pour l’immobilier depuis cinq à six ans sans références.

Cette fois-ci avez-vous des références?

Heu, si on parle des revenus il faut parler parler des dépenses ou c’est du cherry picking. Les droitistes ont la mauvaise manie de faire tous leurs calculs en ignorant la colonne qui ne fait pas leur affaire, soit la rouge, soit la noire.

Les Québécois ont moins de revenus, mais bien moins de dépenses.

Dans magazine l’Actualité très gauchiste Pierre Fortin a prouvé que le Québécois moyen a un niveau de vie égal à l’Américain moyen et qu’il travaille presque trois cents heures de moins par année. Autrement dit il à un niveau de vie supérieur à l’Américain moyen pour une heure de travail.

Il faut être plus riche pour avoir un niveau de vie supérieur.

Il faut toutefois prendre en compte que le coût de la vie est moins élevé au Québec que dans le ROC. Ainsi, selon, l’économiste Pierre Fortin, une famille de deux parents deux enfants québécoise vit mieux qu’une famille identique ontarienne car malgré que cette dernière est un plus haut revenu, le ménage québécois fait face à des prix moins élevés au Québec qu’en Ontario, en particulier pour les logements. Cela dit, ce n’est pas une raison pour se relâcher mais il est bien d’avoir d’autre point de vue que l’éternel ahurissement devant le Canada et le dénigrement de la nation québécoise….