Les Québécois sont-ils riches?

Voilà une question à 1000 dollars, si vous me pardonnez l’expression. Nous le savons, tout est relatif dans ce bas monde et nous sommes toujours plus riches que les uns et plus pauvres que les autres. C’est dans cette optique qu’il faut analyser les données publiées jeudi (le 25 juillet) par Environics Analytics, une firme spécialisée dans les analyses de marché.

Précisons d’abord que cette étude est sérieuse et qu’elle s’appuie sur la compilation de 89 indicateurs statistiques. C’est ainsi que la firme a pu comparer la valeur nette des ménages des 13 provinces et territoires canadiens et des 20 principaux centres urbains du pays.

Que disent ces données?

Que la valeur nette des actifs résidentiels et des épargnes des Québécois est bien inférieure à la moyenne canadienne. L’avoir net des ménages québécois est de 265 000 dollars, contre 400 000 pour la moyenne canadienne et de 465 000 dollars pour celle de nos voisins ontariens.

Certains s’empresseront de remarquer que le patrimoine des ménages ontariens s’appuie d’abord sur la propriété immobilière et que les prix des résidences sont beaucoup plus élevés dans la province voisine. Ce qui est vrai. Ils diront aussi que les Ontariens ont de ce fait une dette plus élevée que les Québécois. Ce qui est aussi vrai.

Les Québécois sont-ils plus riches pour autant? Non, évidemment.

La dette des ménages ontariens atteint 132 876 dollars, contre 82 832 dollars pour celle des ménages québécois. Les ménages ontariens supportent donc un endettement plus élevé de 50 000 dollars.

En revanche, ils détiennent une propriété évaluée à 365 000 dollars, contre une valeur de 194 000 dollars en moyenne au Québec. L’avantage est ici de 171 000 dollars, ce qui compense facilement l’endettement supplémentaire. Le niveau d’endettement des ménages ontariens ne représente que 36 % de la valeur de leur propriété, contre un endettement de 42 % au Québec. Proportionnellement, les ménages québécois sont plus endettés.

D’autres plus malins vont me répondre que tout cela c’est du vent puisque les Québécois ont la chance de bénéficier de services publics plus nombreux et plus abordables que les autres Canadiens et que le coût de la vie est moins cher au Québec qu’en Ontario, par exemple.

Si cela s’avère, les ménages Québécois auraient donc la grande chance d’économiser davantage et d’accumuler plus d’argent dans leurs comptes d’épargne, leur REÉR, leurs placements en actions, obligations et fonds communs d’investissement. S’il y a une richesse plus grande, il doit bien avoir une plus grande accumulation de richesses… Eh bien non. Les ménages ontariens détiennent des actifs non immobiliers de 232 000 dollars, contre 154 4000 dollars en moyenne pour les ménages québécois.

Bref, un ménage ontarien possède une maison qui vaut plus cher et il a un plus gros compte de banque. Cela n’est pas surprenant, puisque le ménage ontarien empoche en moyenne 20 000 dollars de plus par année que le ménage québécois. La différence dans le coût de la vie et les bas prix des CPE et universités ne gommeront jamais une telle différence. Il faut aussi faire attention à ce drôle d’argument voulant que le bas prix de nos maisons est un facteur de richesse. Si c’est le cas, il faudra dire aux propriétaires de Westmount qu’ils sont plus pauvres que ceux de Parc Extension (quartier défavorisé de Montréal).

La situation des ménages québécois s’améliore-t-elle ? Dans l’absolu, oui avec une augmentation de 4% entre 2011 et 2012. Mais c’est encore moins que l’Ontario (8,2%), le Manitoba (6%), la Saskatchewan (7,6%), la Nouvelle-Écosse (7,5%) ou encore Terre-Neuve (5,8%). Relativement, nous nous appauvrissons.

Cela rejoint une autre donnée publiée il y a quelques jours par Statistique Canada. De mai 2012 à mai 2013, la rémunération moyenne des salariés québécois n’a augmenté que de 1,2%, soit le niveau le plus bas de toutes les provinces canadiennes avec le Nouveau-Brunswick.




 

53 commentaires
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Il est apparement assez difficile dans le systeme économique Québécois de prospérer au Québec, alors qu aux États-Unis, les américains ont toujours eu beaucoup plus de facilité a s enrichir puisque le systeme économique ainsi que les statégies américaines sont toujours mieux qu au Québec.Il y a aussi la philosophie des américains qui est tres différente des Québécois : (Big Bussiness, Big Life, and Big Money ).

Je ne suis pas certain qu’aux USA l’accroissement de la richesse se répartisse au sein de la population de la même façon qu’au Canada. Aux USA, ceux qui profitent le plus de l’accroissement de la richesse se retrouve nettement dans le fameux 1%, tandis que que les plus pauvres ainsi que ceux de la classe moyenne ont vu leurs revenus diminuer. Ce qui est fort différent au Canada et ailleurs dans le monde sauf peut-être en Angleterre où le tatcherisme a fait beaucoup de ravage.

Le mythe américain n’a jamais moins vrai qu’au cours des dernières décennies.

Si vous voulez avoir des chiffres plus précis sur ce phénomène je vous invite à lire l’ouvrage de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, Le Prix de l’inégalité. C’est un ouvrage facile à lire et qui présente beaucoup de références quant aux sources de Stiglitz.

«Le bruit de la vérité les épouvante comme la crécelle d’un lépreux.»
[Henry de Montherlant]

« Je ne suis pas certain qu’aux USA l’accroissement de la richesse se répartisse au sein de la population de la même façon qu’au Canada. » (sic)

Vous avez sans doute raison. là bas, ils ne nivellent pas par le bas… Ils récompensent au mérite l’effort gigantesque que déploient les entrepreneurs et les travailleurs consciencieux.

Pour ce qui est de l’Angleterre, je vous souligne que les Travaillistes (parti gauchiste…) qui ont régné pendant plusieurs années après Madame Thatcher n’ont jamais, JAMAIS remis en question les énormes avancées qu’elle a fait accomplir à ce grand pays. JAMAIS!!!

Il serait intéressant que vous nous expliquiez un peu plus dans les détails, et sans vos phrases creuses habituelles, comment se développerait et fonctionnerait votre monde égalitaire (ainsi que celui de Joseph Stiglitz).

Certains illuminés inguérissables ont essayé d’en créer un mais aux dernières nouvelles, leur rêverie s’est écroulée comme un château de cartes non sans faire des millions de victimes (ex-URSS, Chine de Mao, Corée-du-Nord, Cuba, etc…).

Nous attendons tous avec empressement la description approfondie de votre monde imaginaire…

Vous êtes un utopiste, vous êtes de ceux qui croient encore à ce mythe américain du « self-made man ». L’ Angleterre de la « dame de fer » et du laisser-faire a tellement accompli d’« énormes avancées » qu’elle peine encore à sortir de ses multiples crises économiques. cf : http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/07/25/royaume-uni-la-reprise-s-accelere_3453406_3234.html

Vous voulez des mesures de lutte contre les inégalités. Qu’on commence par combattre les paradis fiscaux et accessoirement les abris fiscaux et l’évitement fiscal. Les impôts ainsi récupérés pourront servir aux besoins de la population.

Les crises économiques font intégralement partie du système capitaliste. Elles servent de soupape d’évacuation et également à remettre le système à niveau. Par contre, les secteurs contrôlés par l’État, eux, sont en crise constante (santé, éducation, etc…). La planification bureaucratique ne permet pas d’ajuster la production avec la demande des consommateurs. Les signaux et mécanismes de marché – prix, profits et pertes, possibilité d’embaucher les employés les plus productifs et de les rémunérer de manière compétitive, innovation constante pour ne pas se laisser distancer par la concurrence, etc. –, qui permettent aux gestionnaires de savoir s’ils répondent adéquatement à cette demande, sont tout simplement absents.

De leur côté, les « consommateurs », c’est-à-dire les contribuables forcés de payer pour ces services publics et à qui on interdit d’en obtenir ailleurs, n’ont aucune raison de les consommer de façon responsable. Ils n’ont également aucune façon de manifester leur mécontentement, à l’exception d’un vote tous les quatre ans qui ne change rien à la situation. L’école des Choix publics a bien expliqué pourquoi le simple citoyen, qui est confronté à des difficultés d’organisation quasi insurmontable, n’a pratiquement aucune chance d’exercer un contrepoids face aux syndicats, corporations professionnelles, et autres lobbies qui ont l’oreille des gouvernements.

Pour ce qui est du rêve américain, il est plus vivant que jamais. Les Microsoft, Apple, Google de ce monde ont TOUS, sans exception, débuté petits. D’ailleurs, comment se fait-il que la plupart des grandes sociétés qui dominent leur marché ne viennent pas du Québec mais plutôt des USA? Hein?

@ François 1

Passons votre salade libertarienne, manifestation évidente de la pauvreté de vos connaissances en économie. Quant au mérite des petites entreprises qui seraient selon vous tout aussi compétitives que les grosses, je vous recommande de lire le billet suivant de monsieur Duhamel,Toujours plus gros, Sur une petite entreprise qui réussit à grossir, combien ont échoué ?

Quand vous évoquez «ex-URSS, Chine de Mao, Corée-du-Nord, Cuba, etc…» vous démontrez clairement votre manque d’honnêteté intellectuel. Quand aie-je écrit qu’il fallait suivre l’exemple de ces dictatures ? Quant à Cuba, je ne suis pas certain que le Cuba des princes de la mafia américaine et des grandes entreprises américaines qui tenaient les citoyens cubains dans la misère avant l’ère Castro se porterait mieux. Évidemment, ceux qui contrôlaient ce qui était alors considéré comme le bordel des américains n’ont pas été heureux de perdre leurs privilèges. Mais ça c’est une autre histoire.

Si vous voulez un peu plus d’explication sur les alternatives à votre libéralisme sauvage qui ne favorise que le fameux 1% de la population américaine, vous pouvez très bien lire vous-mêmes l’ouvrage de Stiglitz. Ça vous sortirait de votre ignorance évidente en la matière.

Mais je doute fort que vous vous lanciez dans ce défi. Je crois que dans le domaine économique votre expertise est bien pâle comparée à celle de cet Américain, prix Nobel d’économie.

«Être informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles.»
[Georges Bernanos]

La gauche n’a pas le choix. Elle DOIT centraliser et étatiser ses décisions car elle VEUT imposer aux autres ses concepts et DOIT en contrôler les résultats contrairement aux libertariens qui respectent les idées d’autrui et leur laissent toute la LIBERTÉ d’action.

Poussé à son sommet, le socialisme entraîne inexorablement le totalitarisme car le socialiste vertueux devra intervenir sans cesse pour corriger les travers et les malformations qu’il a lui-même créés lors de ses interventions précédentes. Voyez ce qui se passe actuellement au Québec ou en France où on demande à l’État obèse, inefficace et tentaculaire « d’intervenir » à tout propos et dans tous les domaines. Et les résultats sont que nous allons de crise étatique en crise étatique tout en s’endettant allègrement et en engageant de plus en plus d’employés fonctionnaires.

Presque tous les pays de tendance gauchisto-interventioniste lourde sont dans la dèche économique, résultat de l’application du système socialiste. Heureusement, quelques états comme votre ex-pays fétiche, la Suède, ont compris et ont eu l’intelligence d’appliquer des correctifs majeurs avant d’atteindre la disgrâce économique.

Pour ceux qui l’ignorent, Joseph Stiglitz est un économiste qui s’est rendu célèbre en 2002 pour avoir déclaré dans un rapport préparé pour Fannie Mae que si une bulle immobilière devait éclater, la probabilité de voir le gouvernement être obligé de sauver Fannie Mae et Freddie Mac, deux entreprises para-gouvernementales faisant des prêts hypothécaires à risque, se situait entre 1/500 000 et 1/3 000 000. Par conséquent, ces institutions pouvaient continuer leurs politiques d’accès à la propriété.

Quelques années plus tard, une bulle immobilière a éclaté et le gouvernement a dû renflouer Fannie Mae et Freddie Mac avec 317 milliards de dollars provenant des poches des contribuables.

@ Francois 1

« Ils récompensent au mérite l’effort gigantesque que déploient les entrepreneurs et les travailleurs consciencieux. »

Foutaise du rêveur du rêve américain de la droite pauvre et sans le sous.

Pour devenir riche aux USA rien ne sert de travailler, mais de penser marketing et surtout de ne pas être consciencieux.

Pour ce qui est de l’Angleterre c’est-à-dire le Royaume-Uni, ce grand pays pour vous, depuis les dernières décennies il est passé de la première puissance mondiale au septième rang derrière, ouf dédain pour les libertariens, derrière la communiste Russie, l’Allemagne, le minuscule Japon et leur colonie la Chine communiste oui oui communisse qui pense plutôt que de travailler et qui sera la première puissance mondiale dans quelques mois.

Alors pour les phrases creuses, se sont les libertariens qui nous y ont habitués.

Rien ne sert de travailler fort il faut partir et savoir ou on s’es va, ce que les libertariens et la petite droite ignorent. Donc ils seront toujours pauvres.

« Pour ce qui est de l’Angleterre c’est-à-dire le Royaume-Uni, ce grand pays pour vous, depuis les dernières décennies il est passé de la première puissance mondiale au septième rang… » (sic)

Normal, ce sont les Travaillistes qui ont sévit!

« …la Chine communiste oui oui communisse… » (sic)

La Chine « communiste » n’existe plus que dans vos rêves les plus débridés.
Ce pays devient de plus en plus capitaliste et n’importe quel individu intelligent est en mesure de s’en rendre compte. C’est d’ailleurs la seule porte de sortie logique pour leur assurer un minimum de décence.

Pour ce qui est du rêve américain, il existe et est à la portée de n’importe quel individu qui est prêt à y consacrer les énergies nécessaires. Microsoft, Apple, Google, etc…en sont des exemples frappants. Ils ont TOUS débuté petits et ont progressé grâce au système capitaliste. idem pour n’importe quelle société à capital.

Faut vraiment être déconnecté de la réalité pour croire que cette richesse est créée par « l’effort gigantesque que déploient les entrepreneurs et les travailleurs consciencieux ».

S’il fallait que tout le monde sur terre soit payé à la juste valeur de son travail, y compris les travailleurs étrangers qui produisent les items que l’on consomme tous les jours, personne ne serait riche.
La richesse ne tombe pas du ciel. Elle vient de quelque part. Ce « quelque part » est les mains et les poches des autres. Pour que quelqu’un s’enrichisse au-delà de la valeur de son travail, quelqu’un d’autre doit obligatoirement être exploité.

Ce que le système américain récompense c’est la crosserie. Vous êtes bien naïf d’en croire autrement. Et ce n’est pas parce que VOUS vous êtes incapable de voir aussi loin que cette réalité n’existe pas.

« S’il fallait que tout le monde sur terre soit payé à la juste valeur de son travail, y compris les travailleurs étrangers qui produisent les items que l’on consomme tous les jours, personne ne serait riche. »

Bien au contraire. Si chacun était payé selon ses efforts chacun serait incité à fournir plus d’efforts. Combien de talents sont perdus parce qu’ils se disent que l’effort n’en vaut pas la peine car il n’est pas récompensé? Combien de personnes seraient riches aujourd’hui si elles avaient été incitées à exploiter leur talent?

La situation actuelle incite les gens ayant le potentiel d’être riches à ne pas tenter leur chance. Zut. Nous détruisons ainsi beaucoup de richesse.

« Pour que quelqu’un s’enrichisse au-delà de la valeur de son travail, quelqu’un d’autre doit obligatoirement être exploité. »

Tout à fait vrai. Chaque individu qui consomme plus qu’il ne produit vit aux dépends des autres. Cela est aussi vrai de la part d’un riche PDG que d’un assisté social.

Dites moi M.Duhamel, qu’auraient l’air les résultats de cette étude sérieuse comme vous le dites si on excluait le 1% des personnes les plus riches et qu’on comparait des niveaux de vie (ce qu’on peut s’offrir comme produits et services) au lieu de comparer des niveaux d’accumulation de richesse ? Seulement au niveau de l’immobilier il n’est pas rare de voir des maisons de quelques millions en Colombie Brittanique ça peut facilement distorsionner la moyenne canadienne.

J’en ai vu une étude toute aussi sérieuse que celle que vous citez, faite en bonne partie par votre collègue M.Fortin sur la base que je vous suggère et … tenez-vous bien (mais vous le savez déjà), les québécois étaient en meilleure posture que la moyenne des américains, oui, oui les américains « think big ». Alors qu’est-ce que c’est cette vilaine habitude que vous avez de constamment chercher de nouvelles façons de démontrer que les québécois font pitié ?

Vous paraphrasez très bien ce que Jean-François Lisée a déjà déclaré: « Le Québec a construit un modèle de développement économique et social qui marche mieux que chez nos voisins ontariens et plus équitablement qu’ailleurs sur tout le continent américain. Il faut le parfaire, mais en aucun cas le défaire. »

On attend toujours la vague d’immigrants venant de ces endroits nocifs et insalubres que sont l’Ontario et les USA!

C’est étrange mais aux dernières nouvelles, il y a plus de citoyens québécois qui quittent le Québec que de citoyens qui y reviennent…

Vous savez des choses que le reste de la planète ignore?

C’est beaucoup demander aux Américains de savoir où le Québec se trouve, de se rendre compte qu’il existe un monde en-dehors de leur pays et de voir à travers leur propre endoctrinement politique.

Voilà qui confirme ce que j’ai toujours avancé: le Québec est l’endroit le plus syndiqué, le plus étatisé au Canada et on en constate ici les résultats probants: PAUVERTÉ en comparaison des autres provinces qui vivent dans le même Canada que nous. Ici, on distribue la pauvreté!

Il serait intéressant également de comparer le pauvre Québec aux autres provinces canadiennes ET aux 50 états américains pour voir si nous serions toujours en queue de peloton. Mon intuition me dit que…OUI!

Je trouve ça drôle quand des droitistes dramatisent la situation du Québec. À les lire ou à les écouter parler, nous serions rendus au même niveau que les pays tiers-mondistes. Et bien sûr, tout serait la faute à l’État-providence et aux syndicats. Ça se passe d’autres commentaires…

Comparé aux comparables (i.e.: les autres provinces canadiennes et les états américains!!!) nous sommes en effet dans le tiers-monde!

Tiens donc. Lorsque la droite-inquiète nous parle de la dette du Québec, elle ne parle que de la dette brutte. Elle ne veut rien entendre des actifs québécois qui réduisent énormément l’ampleur de ladite dette,

Mais lorsque la même droite-inquiète nous parle de la dette des ménages québécois, tiens donc elle parle tout de suite des actifs des ménages.

Damn if you do, damn if you don’t. On l’aura jamais raison avec cette droite si malhonnête sur le plan intellectuel.

NB: un autre oubli dans votre histoire: les couples monoparentaux sont beaucoup plus nombreux au Québec qu’en Ontario. Difficile d’être riche pour une maman célibataire.

C’est que lorsqu’une personne veut vendre sa maison (actif), en temps normal, ça n’a pas d’incidence majeure sur la valeur des autres propriétés de sa région mais lorsqu’un état veut vendre ses actifs, c’est qu’il est dans le trouble; le GROS trouble! Et tous le savent. Conséquemment, la valeur des actifs étatiques en question s’en trouve réduite à sa plus simple expression.

Par exemple, si le Québec voulait vendre ses hôpitaux, ses écoles, etc… combien en retirerait-il sachant qu’il le fait parce qu’il frôle la faillite?

Si vous avez déjà assisté à une vente à l’encan, vous savez exactement ce que ça veut dire…

Je vois aucun lien entre votre commentaire et le commentaire qui précède. Jack2 mentionne qu’il faut tenir compte des actifs lorsqu’on évalue une dette publique. Il n’est pas question de vente ou de faillite.

Il me semble qu’on vous a déjà expliqué qu’une faillite ne change pas la valeur d’un bien. Si vous possédez un diamant de plusieurs milliers de dollars, et que vous êtes en voie de faire faillite, votre diamant ne perdra pas un sous de sa valeur. Un bien s’évalue non pas en fonction de celui qui le possède, mais en fonction de sa valeur sur le marché (le jeu de l’offre et de la demande). Dans le cas de vos exemples, un école ou un hôpital se vendra au prix du marché.

Demandez aux Grecs combien valent leurs actifs…

Comme tous les gauchistes, vous faites abstraction de la réalité. Un actif n’a la valeur que l’acheteur voudra bien lui attribuer et aucune autre. Or, dans le cas où un gouvernement en vient à devoir vendre ces derniers, chaque acheteur potentiel sait très bien que ce gouvernement est dans l’eau chaude et ses offres reflèteront cette situation.

Comme dans une vente à l’encan où les biens se transigent à une fraction de la valeur que pensait avoir le failli.

En passant, nos hôpitaux désuets et nos écoles pleines de champignons sont loin…très loin d’être des « diamants »…

Hahahaha. Classique la comparaison avec la Grèce.
Un grand économiste, Paul Krugman, prix Nobel, vous a démenti.
La dette d’un pays n’importe pas tant qu’il continue de dépenser.
La différence entre le Japon et la Grèce? Le Japon a continué d’investir et de dépenser, ce qui a permis à son économie de continuer de croître et aux investisseurs de garder confiance. La Grèce s’est mis en mode austérité, ce qui a arrêté la croissance de son économie et a ruiné la confiance des investisseurs.
Résultat, le Japon peut continuer d’emprunter à des taux acceptables alors que la Grèce ne peut plus. C’est ça qui a fait que la Grèce n’a pu s’en sortir.

Le Japon a une dette qui atteint (si ma mémoire est bonne) ~150% de son PIB et il n’est pas prêt de disparaître ou de déclarer faillite.

Voilà pour votre gargantuesque ignorance.

Mais ça n’a aucun rapport avec la question, qui ici parle d’une vente de feu que devrait faire le Québec ? Le jour où le Québec coupera les liens qu’il a avec le Canada et qu’il partagera les actifs (on parle ici de la part du Québec dans les actifs du fédéral au Canada) il y a fort à parier qu’on trouvera que la proportion que le fédéral possède au Québec sera plus faible que celle qu’il possède dans les autres provinces et dans ce cas au net le fédéral devra créditer au Québec plus que la valeur des actifs qu’il devra laisser au Québec.

Faux, archi faux. Si le Québec voulait vendre Hydro-Québec par exemple, on verrait une file d’attente à la porte. Idem pour la SAQ.

Quant on a décidé de construire le CHUM en PPP on n’a pas eu de difficultés pour trouver des partenaires. Idem pour le nouveau pont de l’autoroute 25.

Le Québec possède des actifs qui ont une valeur réelle et monnayable. C’est pitoyable et malhonnête d’affirmer le contraire.

Quant aux ventes à l’encan, on y voit régulièrement des œuvres d’art ou des pièces de collection défoncer littéralement les objectifs.

Votre commentaire démontre très clairement votre incompréhension profonde de la réalité économique.

Il te montre la Lune et tu regardes son doigt.
[Proverbe africain]

Les libertariens se ridiculisent en tentant de berner le peuple avec une leur « comptabilité créative » d’une grande pauvreté au Québec. Pathétique!
La valeur actuelle des actifs de deux seules instituions publiques québécoises surpassent la dette totale actuelle du Québec.
Caisse de dépôt et placement du Québec, $125 milliards
Hydro-Québec $125 milliards

Vos évaluations de valeur de revente me semblent particulièrement optimistes. Une entreprise qui oeuvre dans un secteur mature et qui fait un bénéfice de 2,7 G$ principalement en vertu d’un seul contrat (Churchill Falls), je ne suis pas sûr que ça mérite un multiple supérieur à 40. 12 serait plus dans la norme. HQ vaut donc plutôt environ 35 G$.

Quant à la CDP… elle devrait avoir une valeur négative. Il s’agit de l’organisme de gestion de caisse de retraite le moins performant au Canada. Si les fonds gérés par la CDP étaient plutôt gérés par Teacher (ou OMERS, ou l’OIRPC), le Québec gagnerait plusieurs milliards par année. La CDP fait donc perdre des milliards. Et vous voulez lui attribuer une valeur?

En fait, c’est plutôt : » Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt. » et il s’agit d’un proverbe chinois 🙂

La valeur que VOUS accordez aux actifs québécois fait abstraction de la réalité dans le cas où on en viendrait à devoir les vendre à cause de la faillite étatique. Voire la Grèce où personne ne se bouscule aux portillons pour « investir »!

La réalité économique que vous nous décrivez ici est idéaliste. Je vous conseille plutôt d’aller voir un encan, un VRAI où les biens d’un failli sont mis en vente. Pas drôle pour le dit failli!!!

Hydro-Québec est en situation de monopole. Idem pour la SAQ. Dans l’éventualité d’une vente, ce monopole disparaîtrait et l’acheteur en tiendrait compte dans son évaluation SURTOUT s’il achète ces biens dans une faillite de l’État.

Revenez sur terre Denis…

Cette étude est intéressante sauf qu’on nous arrose de moyennes, qui dans ce cas-ci, peuvent devenir moins significatives et même s’éloigner de la réalité. On aurait aimé connaître la médiane ou même le mode de ces données. Il aurait été utile de savoir combien de ménages sont autour de la moyenne, en bas ou au-dessus sur le plan des actifs, de la dette, des propriétés etc, parce que l’auteur construit tout son raisonnement et ses calculs avec ces moyennes, ce qui pourraient causer des biais.

Comme dit l’article la richesse est bien relative, que peut bien signifier la richesse, lorsqu’une propriété construite à l’identique avec la même superficie de terrain vaudrait disons 800 000 $ en C.B. alors qu’au Québec elle en vaudrait la moitié soit 400 000 $, tout en jouissant du même bien ? On achète une maison c’est pour l’habiter après tout. Finalement serait-ce le marché de l’habitation qui détermine la richesse des individus ?

En addenda à mon commentaire.

Monsieur Duhamel rapporte : « La dette des ménages ontariens atteint 132 876 dollars, contre 82 832 dollars pour celle des ménages québécois. Les ménages ontariens supportent donc un endettement plus élevé de 50 000 dollars.

En revanche, ils détiennent une propriété évaluée à 365 000 dollars, contre une valeur de 194 000 dollars en moyenne au Québec. L’avantage est ici de 171 000 dollars, ce qui compense facilement l’endettement supplémentaire. Le niveau d’endettement des ménages ontariens ne représente que 36 % de la valeur de leur propriété, contre un endettement de 42 % au Québec. Proportionnellement, les ménages québécois sont plus endettés. » Monsieur Duhamel commet ici une erreur, il compare un stock (la dette des ménages) avec un flux (évaluation marchande d’une propriété). « Diviser un stock par un flux c’est comme diviser des choux par des carottes. » *

* http://www.atlantico.fr/decryptage/top-5-croyances-absurdes-dette-et-deficits-pascal-emmanuel-gobry-496332.html#CqcbmUJsMVdHYzbz.99

Si les chiffres présentés dans votre billet représentent bien la réalité, nous devons admettre que la Confédération canadienne n’a jamais réussi à donner au Québec le même niveau de richesse que pour l’ensemble du Canada. Elle nous fut imposée en 1867 par les vainqueurs, tel qu’analysé par Lord Durham dans son célèbre rapport prônant essentiellement l’assimilation des Canadiens-français.

Ensuite, le coup d’état, ce sont les mots utilisés par les politiciens britanniques, (voir Frédéric Bastien, La Bataille de Londres) de Trudeau lors du rapatriement de la Constitution, a eu comme résultat de confirmer le rôle de la justice –la Cour suprême du Canada – de mèche avec le législatif pour continuer et accélérer cette vision politique de Durham. Nous en avons eu encore très dernièrement la preuve : la Cour suprême du Canada vient de décider que les francophones de la Colombie Britannique ne pourront pas présenter leurs dossiers en français seulement. Deux poids deux mesures n’est-ce pas.

N’est-il pas normal et prévisible que l’Histoire-même du Québec dans ce Canada inégalitaire politiquement entraine une certaine inégalité économique ?

Même si la duplicité politique « canadian » envers le Québec n’explique pas elle seule les chiffres que vous présentez dans votre billet, il est absolument certain qu’elle y joue un rôle de premier plan. Qui oserait prétendre que dans un pays normal l’ordre politique n’influence pas sa réussite.

En terminant voici une citation bien connue du texte fondateur de la nation américaine. Peut-être devrions-nous nous en inspirer.

« Lorsque dans le cours des événements humains, il devient nécessaire pour un peuple de dissoudre les liens politiques qui l’ont attaché à un autre et de prendre, parmi les puissances de la Terre, la place séparée et égale à laquelle les lois de la nature et du Dieu de la nature lui donnent droit, le respect dû à l’opinion de l’humanité oblige à déclarer les causes qui le déterminent à la séparation.»
[La Déclaration unanime des treize États unis d’Amérique réunis en Congrès le 4 juillet 1776 à Philadelphie]

C’est sûr que la constitution s’applique seulement au Québec pour nous opprimer, les autres provinces sont exemptés de la constitution, c’est bien évident.

Sans qu’il soit nécessaire d’évoquer l’oppression, la constitution canadienne reconnaît explicitement l’inégalité des provinces, puisque sa loi constitutionnelle de 1982 contient un article à ce sujet : Partie III, Péréquation et Inégalités Régionales art. 36

Il est dans la nature du dépendant de se laisser berner par les astuces et supercheries de ses maîtres.

C’est sûr que le fait d’avoir sa propre constitution a beaucoup aidé la Grèce à avoir une économie florissante.

N’importe quoi ! N’est-ce pas Éric.

Allez demander aux Grecs si, pour se sortir de leur marasme, ils accepteraient de revenir sous le joug de la Turquie ? Personnellement je trouve ma question aussi fantaisiste et hors de toute réalité que d’écrire : «C’est sûr que le fait d’avoir sa propre constitution a beaucoup aidé la Grèce à avoir une économie florissante.»

S’ils n’étaient PAS sortis du « joug de la Turquie », ils n’auraient pas fait faillite!

Comme le Québec qui demeure sagement dans le beau et grand Canada et qui bénéficie ainsi de la protection financière de ce dernier faisant ainsi l’envie de toute la planète.

Vous avez raison et tous les gros malheurs qui affligent le Québec, incluant ceux reliés à nos seules compétences provinciales (infrastructures, santé, éducation…) sont TOUS la faute du fédéral (air connu)!

Les autres provinces canadiennes vivent dans le même Canada que le Québec, or, le Québec qui a choisi un système plus étatisé et plys syndiqué qu’ailleurs au Canada végète dans les bas-fonds.

Pas assez clair pour vous Denis?

Une modeste maison de 3 chambres à coucher à Burnaby pour 720k! Ca vous tente le modèle colombien?

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Vive leQuébec. On a tout pour être heureux ici. A part des étés trop courts. Et un pays souverain.

Ceci n’est pas une nouvelle, ça fait longtemps que le Québec n’est même plus dans la « game » pour se comparer avec les provinces situées à l’ouest (Ontario inclus). Pour se comparer avec les Maritimes, ça va beaucoup mieux, quoique là encore on est en train de se faire dépasser!

La complainte de Pierre Karl Péladeau: Pauvre pauvre de moi, je n’arrive pas à la cheville de Paul Desmarais.

La misère des riches est celle la plus grande, la plus insupportable des misères de l’humanité.

À ma connaissance, on ne sait la valeur de toutes choses que dès lors qu’on la met en vente et à l’instant seulement où la transaction est effectivement complétée. Que vaut toute chose lorsque le produit de la vente ne permet pas de couvrir les frais nécessaires à l’acquisition d’un autre bien équivalent ?

On a établi un peu partout au Canada et ailleurs, la richesse sur les bases de l’accumulation et la collection d’actifs mobiliers ou immobiliers. Ce qui confère à l’ensemble de ces produits une valeur intrinsèque et relative élevée : si et seulement si le système a la capacité de soutenir autant que faire se peut la rétention de l’ensemble de ces actifs.

Comme il est pour le moment assez aisé de retenir la valeur des actifs de type immobiliers, une grande partie de ce qu’on appelle la richesse est transférée sur ces produits qui sont détournés de leur fonction première : habiter, abriter, travailler, etc. Ainsi on fait de ces abris réels, des abris virtuels, des refuges financiers. Ce qui rend cosmétique toute forme libre de concurrence et de libre marché. Pourtant la crise de 2008 et ses conséquences qui n’en finissent pas, incluant la récente faillite de la ville de Détroit, devraient en principe avoir sonné l’alarme depuis quelques temps.

Le constat des faits, devrait nous inciter à considérer que la richesse soit fondée, comme c’est le cas dans le classicisme économique, en premier lieu sur l’ensemble des revenus générés, particulièrement par ceux du travail, tant sur la capacité d’épargner et de faire fructifier par un intérêt élevé, la partie excédentaire des dits revenus qui ne sont pas immédiatement indispensables au support de la vie. Cette concentration partagée des actifs financiers déposés, accroit la mobilité en termes d’investissement, ce qui ne peut que soutenir tout le spectre de l’activité économique.

Ce qui signifie des revenus élevés d’emploi, du travail pour tous, des prix sages pour tout, une fiscalité équilibrée soutenue par la capacité de tous de pouvoir s’acquitter de l’impôt. Il devient possible de considérer l’élimination de la dette publique de longue durée puisque les préteurs trouveront moins d’intérêt à prêter aux collectivités locales et bien plus à soutenir les bienfaits de l’activité humaine. Ce réinvestissement dans l’humain a pour effet de réduire également l’endettement des ménages qui dans ce cas jouissent d’un pouvoir d’achat (et donc d’arbitrage) véritable.

Il appert que nous sommes encore loin de ce vertueux paradigme économique. De telle sorte que c’est encore là où se trouvent les maisons les moins chères, qu’elles sont le plus près de leur valeur marchande réelle et le plus conformes à leur fonction initiale.

De la sorte, un pays (ou une région) peut détenir moins d’actifs tout en assurant un niveau de vie élevé à l’ensemble de ses concitoyens. Simplement parce que la répartition (ou l’allocation) des ressources est conforme à la valeur d’usage des biens et non calculée en fonction de cibles de valorisations qui satisfassent essentiellement au seul objectif de l’usure qui ne peut que passer invariablement par un accroissement de toutes les formes insidieuses de l’endettement.

@ François 1 :

Dans un de vos récents et puissants commentaires vous écrivez ceci :

« La Chine « communiste » n’existe plus (…).Ce pays devient de plus en plus capitaliste (…) »

Je suis dans l’obligation de devoir vous contredire. Un pays ne devient pas communiste ou capitaliste ou de plus en plus l’un et de moins en moins l’autre. Un pays a accès aux marchés (la Chine est membre de l’OMC) ou bien pas. La possibilité pour une nation quel que soit sa forme de gouvernement, d’accéder aux divers marchés de la planète donne à ces nations l’opportunité d’échanger leurs produits contre de l’argent ou toute autre forme de valeurs convertibles en biens. C’est le produit de l’ensemble de ces échanges qui forment la base du capital.

En Chine, le premier bénéficiaire de cette manne, c’est l’État qui détient en réserve une quantité impressionnante de devises (dollar, euro, yen, etc.) qui sont convertibles partout sur la planète. Ces réserves servent à soutenir l’économie réelle, ce qui signifie en priorité le marché intérieur et ensuite le soutien des exportations et/ou l’acquisition d’actifs extraterritoriaux.

Pratiquement, la libre-entreprise telle que vue et conçue suivant le modèle américain n’existe pas en Chine. Le fait que les citoyens ou que des entrepreneurs puissent s’enrichir n’est pas en contradiction avec l’idéologie communiste tant et aussi longtemps que l’entreprenariat convienne et serve les objectifs de croissance établis par le Parti Communiste. On appelle cela de la planification.

Le commerce et l’enrichissement par le commerce s’inscrit dans une tradition chinoise bien ancrée qui remonte à au moins 5000 ans. Cet épanouissement avait hélas été contrecarré par les puissances coloniales de l’occident et aussi du Japon qui par l’exercice de leur domination et leurs conseillers militaires, ont largement contribué au pillage et au rançonnage des richesses de cette nation, comme d’une grande partie de l’Asie ; jusqu’à profaner des sanctuaires comme ceux d’Angkor Vat (Cambodge). L’usage intensif de l’opium dans les classes les plus pauvres aura eu pour effet de gangréner les forces vives de cette valeureuse nation.

On verra d’ailleurs la même chose plus tard au Viêt-Nam sous occupation américaine avec le trafic et l’usage intensif de l’héroïne véritable fléau pour une population désœuvrée.

La révolution chinoise d’ailleurs était bicéphale : nationaliste (menée par Tchang Kaï-chek) d’une part et par les communistes de Mao Zedong d’autre part. La victoire ultime est revenue à Mao et la Chine une fois libérée du joug de l’impérialisme, puis indexée par une grande part de l’occident, s’est mise au travail pour se reconstruire avec un certain succès.

— La Chine est, reste et demeure un pays communiste, que cela vous plaise ou non ! Et si nous étions intelligents justement, nous devrions nous inspirer de ces grandes réalisations pour réussir notre marche en avant.

Les caractéristiques principales du capitalisme (1) sont l’accumulation du capital et l’organisation hiérarchique du travail. Dans les sociétés dites capitalistes, l’accumulation du capital est basée sur la propriété privée de production, alors que dans les sociétés dites communistes, l’accumulation du capital passe par l’État, ce que l’on nomme capitalisme d’État. Si politiquement la Chine, Cuba ou l’ex-URSS sont (était) d’allégeances communistes, leurs économies sont (était) nettement de type capitaliste.

1- Dont le terme et le principe proviennent de David Ricardo en 1817, contrairement à un commentaire sur le blogue de Jérome Lussier, le capitalisme n’est pas né de la nuit des temps.

Tous ces commentaires et le billet illustrent qu’une seule chose dans le fond, l’économie est une science molle. Toute analyse est relative et l’application des mêmes politiques donne des résultats différents. Les Québécois ne sont pas à plaindre par contre, évidement, ils pourraient être dans une meilleur situation.

Eh oui, l’économie étant une science un peu complexe, je prérere dire qu’en général les québécois peuvent s’estimer relativement riches par rapport au reste du monde, si l’on s’en tient aux agrégats économiques de l’OCDE et autres organismes de ce type! A mon avis, la première richesse c’est l’homme et sa culture, même si c’est difficile de comparer des cultures! Bonne journée !

Riches de $$! Pas si mal qd même. Mais le bon indice est celui du PBB (Produit de Bonheur Brute) ou NQV (Niveau de Qualité de Vie). L’UNESCO a fait une étude là-dessus, je crois.