Les Québécois vert pâle

La protection de l’environnement est-elle une valeur chère aux Québécois qui les différencie des autres Canadiens ? «À la lecture de L’état de l’énergie au Québec, je n’en suis pas si sûr», dit Pierre Duhamel.

510902411-green-life-illustration-gettyimages
Illustration : Getty Images

La protection de l’environnement est-elle une valeur chère aux Québécois qui les différencie des autres Canadiens ? Je n’en suis pas si sûr, à la lecture de L’état de l’énergie au Québec (pdf), une récente publication de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC-Montréal.
Blogue Economie

Comme dans plusieurs domaines, il semble y avoir une grande dichotomie entre ce que les Québécois pensent et ce qu’ils font.

Nous sommes probablement plus convaincus que les autres Canadiens que l’activité humaine est la cause du réchauffement de la planète, plus sympathiques à ceux qui s’opposent aux différents projets de développement minier et énergétique, et plus nombreux à manifester notre opposition à ces projets.

À première vue, les Québécois sont cohérents, puisque les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 7 % entre 1990 et 2011. Cela s’explique surtout par l’immense popularité du chauffage électrique. L’électricité est tellement économique au Québec que les ménages québécois, peu importe leur niveau de revenus, dépensent annuellement presque autant en tabac et alcool qu’en électricité (page 31 de la même étude).

Le bilan est beaucoup moins rose quand on regarde les statistiques concernant le transport. Dans ce secteur, les émissions à effet de serre ont augmenté, au Québec, de 26 % depuis 1990. Cette hausse s’explique aussi facilement.

Entre 1990 et 2011, le parc automobile a augmenté de 41 % au Québec, soit trois fois plus que la croissance de la population. Selon la Société de l’assurance automobile du Québec, il y avait 6,19 millions de véhicules au Québec l’an dernier. C’est presque un véhicule par personne âgée entre 20 et 90 ans.

Le nombre de camions légers à essence a doublé pendant cette période, et le nombre de motocyclettes a augmenté de 164 %.

Même si nous l’utilisons peu pour le chauffage, le pétrole continue de représenter 40 % du bilan énergétique du Québec. Voilà pourquoi le Québec doit importer, surtout des pays africains, 318 000 barils de pétrole par jour, soit 116 millions par année. Nous importons, sur une base annuelle, pour plus de 20 milliards de dollars de produits pétroliers.

La situation devrait changer du tout au tout en 2015, alors que les deux raffineries du Québec s’approvisionneront en pétrole canadien et américain grâce à la conduite 9B d’Enbridge, qui devrait être opérationnelle au cours de l’année prochaine.

Au nom des mêmes valeurs québécoises, certains regrettent déjà que le pétrole plus cher provenant d’Algérie et du Nigeria, pays à l’éthique sans doute irréprochable, soit bientôt remplacé par celui, moins cher, qui vient d’autres régions de notre continent.

Au nombre de ces valeurs, pourrait-on dire que nous sommes portés à appuyer ce qui est collectif et sans conséquence personnelle, et beaucoup plus réfractaires à nous engager personnellement à changer nos choix et nos comportements individuels ?

Cela expliquerait que nous sommes vert sapin devant Steven Guilbeaut, et vert très pâle à la station-service.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

Laisser un commentaire

J’ai cherché dans mes archives, s’il existait des pays plus éthiques que l’Algérie ou le Nigéria et je dois dire que je n’en aie pas trouvé. Aurais-je mal cherché ?

Voici pourquoi (sans doute), enfin je suppose… Nous préférons leur pétrole à celui « sale » de l’Alberta 🙂

— Pour passer aux choses sérieuses :

Ce qui m’a toujours surpris, c’est qu’il n’y ait toujours pas une politique énergétique pancanadienne. Pas plus que nous n’ayons à proprement parler une politique unifiée tant au fédéral qu’au niveau des provinces en termes d’économies d’énergies.

De la même façon, nous constatons que le développement économique et le développement écologique sont toujours difficiles à concilier, conjuguer et décliner. Que lorsqu’il s’agit de privilégier des impératifs économiques qui encore parfois relèvent de choix politiques, la question des émissions de gaz à effet de serre devient alors parfaitement secondaire. L’exemple le plus approprié du moment, c’est cette cimenterie de Port Daniel qui en phase opérationnelle sera le plus gros pollueur du Québec.

Cette réalité n’est pas unique au Québec, de tels exemples de par le monde existent ailleurs.

Le gouvernement de la province tient mordicus à « sa » bourse du carbone, quand soit-dit en passant, il existe d’autres émissions qui sont autrement plus préjudiciables que le seul gaz carbonique. Lorsque l’effort devrait selon moi être mis sur la captation du dit et gaz et sa régénération. Assorti de cibles contraignantes en matière de réductions.

Même la vapeur d’eau contribue au réchauffement climatique. Ce qui signifie qu’il faudrait orienter la recherche en vue de faire usage de technologies froides ou plus froides à chaque fois que cela est possible. Ou veiller ici aussi à récupérer cette vapeur d’eau.

— Pour conclure : Même s’il faut se réjouir du fait que les québécois ont une conscience plus environnementale qui leur fait honneur. Nous n’en restons pas moins des nord-américains. Nous avons pour la plupart adopté un style de vie et des habitudes nord-américaines. Ce sont de multiples facteurs dans notre manière de vivre qui devraient à terme être reconsidérés.

Vous dites : «nous sommes vert sapin», qui est ce nous? Je crois qu’il est principalement médiatique. Dimanche dernier, au Téléjournal de Radio-Canada, nous avons eu droit à un reportage ou quatre ou cinq personnes avaient fait une marche contre une mine d’uranium sur la Côte-Nord, pas 4000, pas 400, pas 40, 4 (ou 5). Le reporter a eu la bonne idée d’appeler un géologue (hors caméra) pour nous dire qu’une telle mine est sans danger, mais on a eu droit a une attitude complaisante de la part du reporter avec les marcheurs. Après ça Gérald Filion demande que le gouvernement québécois fasse quelque chose pour l’emploi. J’ai une idée, pour relancer l’économie du Québec, fermer Radio-Canada!

Des mines d`uranium, y`en a plusieurs en Saskatchewan. La compagnie Strateco qui voulait faire des affaires au Québec dans l`uranium s`est fait mettre dehors par le gouvernement du Québec et maintenant poursuit le gouvernement québecois pour plusieurs millions :

http://argent.canoe.ca/nouvelles/projet-matoush-quebec-est-poursuivi-pour-190m-11122014

Le gouvernement du Québec entraîne le Québec dans la pauvreté avec ses moratoires sur les ressources. En plus, avec nos syndicats, un code du travail stricte, un lourd fardeau fiscal imposé aux entreprises ainsi qu`une réglementation étouffante, le Québec est pas concurrentiel dans le secteur manufacturié. La preuve, même avec une piasse canadienne à 87 cents, le Québec perd des jobs face aux Américains :

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/economie/201412/12/01-4827661-quarante-sept-pertes-demplois-chez-olin-a-becancour.php

« La preuve, même avec une piasse canadienne à 87 cents, le Québec perd des jobs face aux Américains »

Vous êtes sériez quand concluez ça avec 47 pertes d’emplois? Il faut vraiment, mais vraiment faire fi de la réalité pour en arriver à ces conclusions quand les données sur l’emploi sont très bonne pour la première fois cette année.

Pour ce qui est du fardeau fiscal aux entreprises, le taux effectif marginal d’imposition au Québec est un des plus bas au pays : il est même plus bas que celui de l’Ontario et l’Alberta.

Source : Budget fédéral 2012, p.347
http://www.budget.gc.ca/2012/plan/pdf/Plan2012-fra.pdf

Bien au contraire, plus notre dollars vaut moins que le dollar américain et plus les entreprises canadiennes en profitent puisqu’ils vendent à meilleurs prix, les biens qu’ils produisent car il en coûte moins pour les américains.

Ben c`est ça qui est le pire. Au Québec, même avec dollar canadien faible comme maitenant, on a de la misère à être compétitif même face aux Américains.

Je me demande si cette conscience environnementale est réelle ou bien si elle découle de la mentalité “pas dans ma cour”. Le nombre de véhicules de type camionnettes par rapport aux automobile ne cesse d’augmenter et essayer de trouver une camionnette ayant un moteur 6 cylindres, bonne chance ! Vous les trouverez que sur commande car aucun concessionnaire ne veut nullement en conserver dans leur inventaire. Nous sommons donc au prise avec des V8 qui consomment beaucoup.

Les concessionnaires vous décourageront en vous disant que vous aurez votre camion dans au moins deux mois, et tous les poissons embarquent dans la chaloupe sans que les concessionnaires aient besoin de tendre une ligne, pour la conscience sociale, nous repasserons. Lorsque vous répondez que vous irez ailleurs, ils changent rapidement de sermon.

Les gouvernements nord-américains continuent à laisser ses citoyens à circuler inutilement. Dans certains pays de l’Union européenne, il y a souvent des les grandes villes des limites pour l’utilisation des véhicules, dont certains ont le droit de circuler un jour sur deux selon le dernier chiffre de leur plaque d’immatriculation pour réduire la pollution mais nous verrons ce genre de mesure que lorsque toutes les personnes seront étouffées et étendues sur le sol. Si c’est possible dans l’ensemble des villes européennes, je ne vois pas pourquoi ce ne l’est pas ici.

Le Nigeria où il y a une quasi-guerre civile depuis près de 30 ans ainsi que l’Algérie où j’ai travaillé durant quatre années sont des pays qui enrichissent les “choosen few” et conservent les citoyens dans la dèche. C’est un peu moindre en Algérie depuis 15 ans mais demeure un pays à pouvoir coercitif où les citoyens n’ont pas le droit de critiquer et encore moins de manifester sans se retrouver en prison pour longtemps. Hors, pour la conscience sociale, nous repasserons car c’est de l’essence que les Québécois veulent sans égard à sa provenance tant du point de vue énergie qu’humain.

P.S. En réalité, le nombre de véhicule au Québec s’établit à 58% de la population (véhicules de moins de 9,900 livres ou 4500 kg). Le reste est constitué de camions lourds, autobus et autres. Le plus gros de la problématique réside dans le fait que tous les citoyens veulent leurs bébelles immédiatement lorsqu’ils achètent, ce qui augmente beaucoup le nombre de camions de livraisons de tous gabarits de façon exponentielle.

Comme le ridicule ne tue pas ! Demandez aux résidents de Ste-Agathe ou plus particulièrement de Mont-Laurier (par exemple) de dénombrer le nombre de camions lourds qui transportent du bois d’oeuvre (2 par 4 par exemple) vers le nord de ceux vers le sud. C’est effarant, il y en a presque le même nombre. Il est évident qu’il y a un gaspillage énorme, inutile et hors de tout sens commun.

Nous nous demandons par la suite pourquoi le bois et les maisons sont si dispendieux, ce n’est pas difficile à comprendre, il y a autant de frais de transport et pétrole dans le bois que de coût du bois lui-même.

Au lieu de faire transporter sa gazoline et diesel par train, Irving approvisionne le Lac St Jean par Camion au départ de Québec, c’est la même chose pour le tronçon Québec-Tadoussac au lieu de faire un port sur le St-Laurent ou la rivière Saguenay.

Il y a beaucoup trop de compagnies de transport parce que les grandes entreprises préfèrent donner le transport de leur marchandise sous contrat que d’acheter une flotte de camions et avoir le fardeau des “syndicats” sur le dos.

Pendant ce temps, il y a un gaspillage honteux de pétrole et des salaires de plus en plus indécents pour les camionneurs qui travaillent des heures de fou et deviennent de véritables dangers publics avec le pied dans le fond puisque rémunérés au kilométrage.

Pour ce qui est de la vapeur d’eau qui selon monsieur Drurginsdy invoque comme élément de réchauffement de la planète, il n’en est rien puisque la vapeur d’eau n’atteint pas plus de 7,000 pieds en été et 2,000 en hiver car elle se transforme en nuages et augmentent les précipitation en pluie et neige. Pour ceux qui font du parachutisme ou pilotent un avion, c’est plus évident puisqu’ils vivent la réaction directement en sautant au travers des nuages ou par les données transmises aux pilotes de l’air ambiant extérieure. En exemple, les tornades sont le plus souvent en dessous de 4,000 pieds du niveau du sol mais peut atteindre 10,000 pieds du niveau de la mer dans des régions comme Denver ou la ville de Mexico qui sont situées plus de 5,000 au dessus du niveau de la mer. Mais il s’agit d’excpetions et non des normes.

@ Monsieur Roger Wentworth,

Mon nom n’est pas : « Drurginsdy », mais Drouginsky et pour dire les choses très clairement, je considère votre manière d’orthographier mon nom comme une marque d’impolitesse et d’hostilité, d’autant plus que vous êtes au nombre des internautes qui savent faire usage d’un traitement de texte. Ce qui ne vous donne par conséquent aucune excuse.

J’aimerais préciser que je « n’invoque » rien, puisque l’invocation relève de la sphère religieuse et de la prière, lorsque mes propos sont de simples remarques et l’expression de mon opinion sur le sujet. Permettez-moi de dire que je vois dans ce choix de vocable de votre part, comme une expression adroite quoique méprisante à mon endroit. D’autant plus que vous faites partie des internautes qui ont du vocabulaire, alors ne me dites pas que vous n’avez pas choisi ce mot intentionnellement.

Vous expliquez fort bien de façon théorique, le rôle de la vapeur d’eau ; mais vous oubliez de préciser que la vapeur d’eau issue de la pollution atmosphérique emporte avec elle toutes sortes de particules et de composantes qui sont plus légères que l’eau. D’autre part, elle influe aussi sur les climats locaux. Regardez les phénomènes de smog notamment.

Vous précisez en effet que la vapeur augmente les précipitations en pluie et en neige. Exact ! Précisément les dégâts causés par les précipitations sont en augmentation dans diverses parties du monde. Y compris chez nous. L’augmentation des précipitations est une conséquence du réchauffement climatique. Quand les activités humaines augmentent significativement cette formation, ce n’est pas neutre, cela contribue bien aux phénomènes auxquels nous assistons.

Pour votre gouverne lorsqu’on parle de GES et de dioxyde de carbone, on parle de CO2. Lorsqu’il est question de vapeur et de nuages, on parle de H2O. Et pour votre gouverne toujours H2O (donc cette vapeur inoffensive dont vous décriez l’évocation, sans savoir), elle est à l’origine de quelques 72% de l’effet de serre total.

Pas un problème… bin non… voyons donc ! Et « Drurginsdy » est un idiot évidemment ! Tandis que votre aveuglement volontaire a sans doute pour vous, un bien meilleur goût.

Mes regrets pour avoir mal transcrit votre nom. Cependant le mot invoquer n’a rien de religieux il est abondamment utilisé en matière de droit. D’autre part j’aimerais bien connaître d’ou provient votre donnée sur le 72% de l’effet de serre totale. L’effet de serre est un sujet qui est largement documenté. Les vapeurs d’eau sont considérés comme étant entre 26% et 70%, selon l’étude et les méthodes de calculs varient d’une région à une autre puisque certains incluent tout comme vous le faites la pollution dans leurs calcul du réchauffement de la planète.

Même si l’un interagit sur l’autre, il n’en demeure pas moins qu’il y a certes une grande différence car la pollusion n’atteint pas la stratosphère elle est demeure en dessous des 10,000 pieds, voire beaucoup plus bas selon son taux d’éléments dans la vapeur d’eau.

Il ne sert à rien de jouer à la veuve offensée pour une simple erreur d’épellation de votre nom que vous considérez comme une « attaque » et manque de respect. Le miens est malheureusement mal épelé en de nombreuses occasion et difformé à son meilleur au Québec lors de sa prononciation mais c’est une réalité avec laquelle je vie depuis plus de 60 ans sans en faire un plat et m’offenser.

Vous n’avez qu’à constater l’ensemble des journalistes qui sont incapables de prononcer le nom de monsieur Leitao correctement depuis qu’il est ministre. C’est pourtant pas difficile car la prononciation exacte est Leitow. S’il fallait qu’il pette une coche à chaque fois que quelqu’un l’interpèle incorrectement, il serait mort d’une crise cardiaque depuis font longtemps.

Au surplus, un blogue n’est pas un forum pour savoir qui a raison mais bien une échange d’informations à l’amiable où la modération à toujours meilleur goût.

C’est peut être une question de mentalité car sur le côté francophone des blogues c’est souvent des prises de becs qui sont au rendez-vous alors que vous ne verrez pas ce genre de discours pour les blogues de lanque anglaise. Le Globe & Mail, The Financial Time et le Wall Street Journal n’accepte pas ce genre de rhétorique et bannie immédiatement toute personne qui s’y adonne après la deuxième incartade. Puisqu’ils utilisent les technologies de captage d’un ordinateur au lieu d’une adresse IP, l’utilisateur fautif ne peut plus ré-apparaître sous un autre nom.

Je vous remercie tout de même pour votre réponse mais aurais aimé mieux qu’il soit plus courtois.

@ Roger Wentworth,

Vous me reprochez très exactement ce que vous pourriez en premier lieu vous reprocher à vous-même. Mes propos ne sont pas discourtois, c’est tout le contraire.

« L’invocation du droit » à laquelle vous faite allusion, provient originellement du droit ecclésiastique. Il s’agit bien d’une prière adressée à Dieu. L’invocation est une référence au sacré. Mes propos relèvent tout bonnement de l’opinion publique, pas de la religion et encore moins de la plaidoirie. Votre terme était mal choisi, dans ce cas il prend dans votre texte, une connotation péjorative. Point final !

Usuellement, lorsque je trouve « une » voire « deux » fautes d’orthographe sur mon nom, je ne me formalise pas. Mais là vous en faites « quatre ». C’est extrêmement rare que j’en vois autant d’un seul coup.

Vous vous plaignez que votre patronyme est souvent mal orthographié par d’autres. Ais-je mal orthographié votre patronyme ? Vous êtes très indulgent envers ceux qui commettent des erreurs, probablement parce que vous êtes très indulgent envers vous. C’est très bien d’être indulgent envers soi-même. Dans ce cas soyez un peu indulgent envers moi.

Finalement, oubliez le chiffre des 72%, il s’agit d’une moyenne. L’objectif de mes propos était de parler de plusieurs facteurs qui interviennent dans le phénomène climatique. Et pas seulement des bienfaits (monétaires) de la « Bourse du carbone » pour notre gouvernement. Hors, vous l’admettez désormais dans vos propos. L’eau sous sa forme gazeuse est bien un facteur qu’il faut prendre en compte dans l’étude des changements climatiques. La prise en compte de ces paramètres fait également intrinsèquement partie de la solution.

— L’essentiel étant bien que vous convenez désormais de la chose, tout comme moi.

Quant à votre évaluation des blogues du « Financial Time » et du « Globe & Mail » versus « L’Actualité », cela ne regarde que vous. Je n’ajouterai donc pas de plus amples commentaires puisque cela est en dehors du sujet.

Merci également pour votre réponse.

Ignorantia juris non excusat. Nous sommes loin en matière de droits d’invoquer quoi que se doit de religieux. Ce fut d’ailleur d’usage en Common law dont découle le Code civile du Québec et le Common law canadien et américain sans s’y limiter, qui réfère au système de loi pré-Christianisme, importé par les Saxons en Angleterre, datant de la période précédent la conquète Normande et certes avant tout système de loi consistente et permanente.

Réréfences : Jefferson, Thomas 1824 (historien en droit et statuts communaux, règles d’État des manarchies européennes et droit constitutionnel), politicien américain ayant vécu de 1740 à 1830 (approximativement). Il fut l’un des grands écrivain sur le sujet de l’emprise du droit Canonique (Catholique) qui reconnaissaient que la notion de « sujets européens » pour dénoter la population.

Il écrivit durant sa vie entière et fut l’un des grands promoteurs de la « ecclesia anglicana » du onzième siècle dont il s’est inspiré afin de départir les liens du droit Canonique catholique de Rome, des droits des citoyens du Common Law qui fut le premier régime de droit à faire le partage entre la religion et les parties dites « civiles ».

Monsieur

Vous persistez à l’utilisation d’insulte à peine voilée pour contenter votre gallerie en vous exprimant ainsi. « Vous êtes très indulgent envers ceux qui commettent des erreurs, probablement parce que vous êtes très indulgent envers vous. C’est très bien d’être indulgent envers soi-même. Dans ce cas soyez un peu indulgent envers moi. »

Vous tombez dans des opinions de caractère d’une personne que vous ne connaissez pas et l’affublant de votre diatribe infantile. Je suis beaqucoup qu’indulgent mais aussi magnanime.

@ Roger Wentworth,

— En réponse à vos dernières diatribes :

Vous faites mention de Thomas Jefferson. Vous tombez bien avec moi. Car je connais la vie et l’œuvre de Jefferson qui fut pour moi un modèle politique. J’ai même écrit et illustré — puisqu’en plus de savoir écrire, je sais dessiner — un petit opuscule qui lui est dédié.

Fondamentalement, la citation que vous faites de Jefferson ne contredit en rien mes propres propos. C’est tout le contraire, elle vient l’étayer. D’ailleurs les Droujinsky avec un « j » sont très bien représentés dans l’État de Virginie.

Anyway ! Je constate avec regret que vous n’aimez pas avoir le moindrement tort et que la nature de vos propos à mon endroit relève purement et simplement d’un caractère hostile et carrément malveillant. Nous percevons ici, votre vraie nature. Voilà tout.

Au plaisir !

Votre texte fait peu état de ce qui se passe ailleurs au Canada en matière environnementale et la question au début du texte est un peu décalé par rapport au reste. Mais la réponse c’est non. La conscience environnementale est aussi sinon plus élevée dans d’autres régions du pays. Ce n’est pas parce que l’Alberta vit de ses sables bitumineux que les autres provinces et territoires du ROC n’ont pas une conscience environnementale.

Je peux vous donner l’exemple de la Colombie-Britannique où, contrairement au Québec, il y a effectivement une taxe sur le carbone qui a un effet neutre (c’est-à-dire que les impôts ont été réduits d’un montant équivalent que ce que rapporte la taxe en question et qui est dévolue à traiter du contrôle des émissions de carbone). La CB a aussi 2 députés Verts, une au fédéral (E. May) et un au provincial dans l’agglomération de Victoria. De plus c’est en CB que la lutte contre les pipelines est la plus vive (la lutte contre Énergie Est dans l’est du pays est de la petite bière à côté de la lutte entreprise depuis près de 2 ans contre le projet Northern Gateway en CB et les poursuites se multiplient devant les tribunaux en plus des protestations contre l’oléoduc Trans Mountain qui a mené à l’arrestation de plus d’une centaine de personnes à Burnaby et qui voulaient stopper les travaux d’exploration). D’ailleurs pour vendre son projet de barrage du Site C sur la rivière La Paix, le gouvernement provincial a fait des entourloupettes hier pour tenter de convaincre les Britanno-Colombiens que ce projet est le plus sûr pour l’environnement (ce qu’ils appellent « Clean Energy »). Enfin c’est en CB qu’on retrouve une force militante considérable chez les peuples autochtones qui ont fait des gains extraordinaires en matière de leurs droits sur le territoire et pour obliger les gouvernements à obtenir leur consentement avant de procéder à des projets énergétiques (en particulier les affaires Haida et Tsilhqot’in).

Donc, non, les Québécois ne sont pas plus verts que certaines autres régions du pays et ce serait une excellente chose s’il y avait justement une compétition entre les provinces et territoires pour être plus « verts », le tout en vue de rendre notre pays et en fin de compte notre planète plus habitable.

Pour moi, cette phrase résume tout: «nous sommes portés à appuyer ce qui est collectif et sans conséquence personnelle, et beaucoup plus réfractaires à nous engager personnellement à changer nos choix et nos comportements individuels ». C’est tellement vrai! Je demeure toutefois convaincue que nous arriverons à faire bouger les choses. Il le faut…