Les universités sont-elles bien gérées ?

Cette question est revenue au centre du conflit sur les droits de scolarité et mérite qu’on s’y attarde. L’entente de principe conclue la semaine dernière était établie sur le principe que des économies dans la gestion des universités pouvaient se traduire par une baisse des coûts afférents (frais d’inscription, services aux étudiants) imposés aux étudiants et compenser la hausse des droits de scolarité proprement dits.

Une note publiée par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) laisse entendre qu’on pourrait sauver 289,3 millions de dollars en gelant les dépenses administratives, informatiques et de communications et en limitant les salaires des recteurs, doyens et autres dirigeants des institutions de haut savoir.

Plus tard, la FEUQ et la Fédération collégiale du Québec ont indiqué qu’une indexation de 3 % de ces budgets permettrait d’économiser 189 millions de dollars annuellement. Dans ce qui a été signé entre le gouvernement et les associations étudiantes, on prévoyait également la formation d’un comité provisoire des universités devant scruter à la loupe leurs dépenses.

L’essentiel de l’entente présume donc de la possibilité de faire des gains. C’est là que le bât blesse parce que la question est plus complexe qu’elle n’y paraît. Le Bon Dieu est dans les détails, dit-on. Je soupçonne aussi que le diable se trouve dans les cas d’exception. La construction de l’îlot Voyageur par l’ancienne direction de l’UQAM et les imbroglios à la tête de l’université Concordia constituent des monuments de mauvaise gestion, mais caractérisent-ils l’ensemble de la gestion des recteurs des universités québécoises ? J’en doute fortement.

On met aussi en relief la construction des campus de l’Université de Montréal à Laval, de l’Université Laval à Montréal, de l’université de Sherbrooke à Longueuil comme preuve accablante de dépenses inconsidérées. Le mode de financement des universités, établi en fonction des inscriptions, induit une croissance des capacités d’accueil. Il y a là un effet pervers qui peut conduire à des investissements inconsidérés.

Néanmoins, ces nouveaux campus contribuent à une croissance des effectifs universitaires et à une meilleure accessibilité. Je trouve logique et salutaire que les populations en forte croissance de la Rive-sud de Montréal et de Québec soient desservies par des universités. Que les universités de Sherbrooke ou du Québec à Rimouski y aient vu une opportunité d’affaires ne me scandalise pas.

Le document de la FEUQ va plus loin. Elle trouve les universités trop dépensières et pointe du doigt l’université McGill qui accaparerait 45 % de la masse salariale du personnel de gérance des universités québécoises. Dans l’argumentaire étudiant, il s’agissait de mettre McGill au pas et sa rectrice au même niveau salarial que les constituantes de l’Université du Québec, et hop, voilà des dizaines de millions de dollars de sauvés. Facile… trop facile.

La FEUQ chiffre le montant de la masse salariale du personnel de gérance de McGill à 132,4 millions de dollars en 2008-2009. Sauf que cette somme inclut tout son personnel dit cadre, ce qui comprend ses employés professionnels et tout employé non syndiqué ayant des fonctions de supervision. Les autres universités québécoises scindent ces éléments en différentes catégories, alors que McGill les regroupaient. En comptabilisant ses dépenses 2010-2011  sur la même base que les autres universités québécoises, la masse salariale du personnel de gérance de McGill est de l’ordre de 48 millions de dollars, un chiffre comparable à celui de l’Université de Montréal.

Est-ce trop d’argent pour diriger une université ? Dans le cas de l’université de Montréal et de l’université McGill, nous parlons d’organisations dont les revenus dépassent le milliard de dollars. Ce sont aussi des organisations complexes avec plusieurs facultés aux ambitions et besoins énormes, plusieurs immeubles, des campus et, dans le cas spécifique de McGill, des contrats de travail avec 13 syndicats différents. La gestion d’une telle organisation n’est pas une sinécure.

Une certaine presse suscite l’indignation populaire avec la rémunération des recteurs de McGill et de l’Université de Montréal et de leurs nombreux voyages à l’étranger. Cela relève quant à moi de la pure démagogie.

On ne peut pas comparer les recteurs de l’une des universités les plus réputées au monde et de la principale université francophone du Québec avec ceux qui sont à la tête des constituantes de l’université du Québec en région. Ce ne sont pas les mêmes effectifs, les mêmes budgets, le même moteur pour la recherche scientifique et le même rayonnement international. Certes, Heather Munroe-Blum est bien payée, mais elle n’est pas aussi bien rémunérée que ses pairs de l’université de Toronto ou de UBC et de la plupart des institutions comparables et soumises au même marché au Canada.

On lui reproche ses voyages, notamment celui qu’elle a fait récemment au Brésil. La scélérate aurait même voyagé en classe affaires ! Vite, en page couverture ! Au-delà du tapage, voici ce qu’elle est allée faire dans ce voyage de trois jours.

La directrice de McGill faisait partie d’une délégation de 30 recteurs d’universités canadiennes, dont deux autres universités québécoises (ÉTS et UQTR). Elle y a signé quatre ententes avec des universités brésiliennes pour favoriser la collaboration scientifique et l’échange d’étudiants. Le gouvernement brésilien dépensera 2 milliards de dollars en quatre ans pour permettre à ses meilleurs étudiants d’aller étudier à l’extérieur. Il s’agissait pour la plus internationale des universités canadiennes d’accaparer une partie de ces fonds.

Compte tenu de la durée très courte du séjour et de la longue durée du trajet, l’université lui a consenti de voyager en classe affaires. Quant à l’hôtel, il a été choisi par l’Association des collèges et universités du Canada.

Un recteur d’université, ça rayonne, ça réseaute et ça voyage. Tout cela fait partie de la responsabilité et du mandat. Il faut aller chercher des mandats de recherche, rencontrer les diplômés de partout au monde pour qu’ils participent au financement de l’institution et marauder les autres universités pour attirer chez soi des professeurs éminents. Les recteurs des universités sont aussi des grands ambassadeurs de leur ville et de leurs juridictions. Du reste, tout l’enseignement universitaire est organisé autour de congrès, colloques et réunions internationaux.

Je trouve absurde et ridicule ce mythe voulant que le salut des finances publiques ne dépend que d’une gestion plus tatillonne des dépenses périphériques ou discrétionnaires. Le Québec n’a pas la plus grosse dette publique au Canada parce qu’il achète trop de crayons à mine ! Le problème touche davantage à la quantité des programmes offerts gratuitement ou en deçà de leurs coûts réels; pas de la mauvaise gestion quotidienne des gestionnaires de l’État.

Le problème majeur du réseau universitaire, c’est son sous-financement évalué à 620 millions de dollars. On se leurre en pensant qu’on va tout régler et maintenir des activités de recherche et une qualité de l’enseignement de niveau mondial, juste en tapant sur les doigts des recteurs. Le problème est plus fondamental, contrairement à ce que pensent les défenseurs du gel des droits de scolarité.

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« Les universités sont-elles bien gérées ? »

Pas d’inquiétude, s’il faut en croire les récentes « négos » l’état veillera maintenant au grain, assisté des étudiants et des syndicats.

Rassuré?

Vous devriez comme vous savez l’état gère teeeeeellement bien tout ce qu’il touche…

Blagues à part, si tout le reste est contrôlé et médiocre pourquoi en serait-il autrement des universités?

Oui, le diable est dans les détails. Si on regardait le revenu des établissements québécois. Le dépenses (donc revenus, budget presque équilibré) moyennes des université québécoise est 29 242$ par étudiant. La moyenne canadienne est de 28735$. Celle de l’Ontario, 26 383$. Alors, il faudra m’expliquer comment se fait-il qu’il en faille encore plus pour être comparable aux autres universités. Elle va où cet argent?

C’est vrai. Il faut mettre l’emphase sur l’enseignement comme dans lespays scandinaves: Pas de frais de scolarité, la majorité des prix Nobel, les meilleures inventions, les téléphones cellulaires viennent de là après tout. Sans eux pas de Iphone.

Yvon St-Louis

« Sans eux pas de Iphone »

Le siège social d’Apple est a Cupertino en Californie dans la Silicon Valley. Le protocol sans fil CDMA (dont la technologie a été récupéré par les successeur de GSM) est maintenant partout et a été inventé en Californie et commercialisé par Qualcom a San Diego.

Etc…

Vous levez un « détail » important, celui précisément que toutes les universités n’adoptent pas exactement les mêmes principes comptables. Ceci n’est pas un fait d’exception et existe dans d’autres domaines. Cependant, j’aimerais bien qu’on m’explique de quelle manière nous pourrions procéder à une étude comparée fiable si je compare des données qui ne sont pas formulées de manière identiques et lorsque toute analyse est conditionnée par des variables évolutives pratiquement toutes très difficiles à contrôler dans leur intégralité et raison quelquefois même de l’opacité des données transmises.

Si nous souhaitons procéder à une gestion rigoureuses du système, il faut s’entendre préalablement sur des protocoles qui seront définis précisément et ratifiés par tous. Dès cet instant, il devient possible d’apprécier la performance établissements par établissements et de choisir les correctifs s’il y a lieu qui conviennent à chaque situation.

Si toutefois, ce n’est que le monde universitaire et le monde de l’éducation en général, sont bien trop attachés à leurs prérogatives pour concéder et se concentrer sur une approche financière commune. En résumé, nous assistons en quelques sortes à ce que certains définissent comme le syndrome de la Tour de Babel qui usuellement ne fait que précéder, en économie notamment ce que certains appellent un « krash ».

Très honnêtement, pour avoir séjourné quelques temps dans des universités, j’ai relevé qu’il y avait quelquefois d’énormes disparités non seulement entre les facultés, comme aussi entre les départements à l’intérieur d’une même université. J’aimerais bien qu’on m’explique le comment et le pourquoi, puisque nous sommes tous égaux en droits et devant la loi.

Des abus pis du gras y’en a partout pis dans tous les domaines. Que ce ce soit dans le public ou dans le privé (n’en déplaise à nos valeureux hérauts de la droite vertueuse – l’actualité économique ne manque pas de nous souligner des exemples autant d’un bord que de l’autre).

L’«efficiency»* n’est pas l’apanage seul du privé.

Toutefois, je suis d’accord avec vous sur un point M. Duhamel, c’est que je ne pense pas non plus qu’il y a des économies à réaliser au point de ce que les étudiants croient sans mettre en péril la qualité de l’éducation. Ça relève plus de la pensée magique que de la réalité.

Quant à l’augmentation des frais de scolarité, là il y a un débat de fond et des préoccupations qui vont au-delà de l’individu à prendre en considération. C’est un choix de société qui doit être pris par l’ensemble de la population.

Les étudiants sont jeunes et sans expériences, nous sommes vieux et avons du vécu tous les deux et nous savons que rien n’est ni blanc, ni noir et que tout est relativement plus ou moins gris.

Comme le dit l’adage: «Si jeunesse savait et que vieillesse pouvait» ou bien cet autre dicton populaire: «la jeunesse est un défaut qui s’estompe avec l’âge».

Quoi qu’il en soit, les étudiants se sont mis le doigt dans le tordeur avec cette entente de principe négociée à la va-comme-je-te-pousse durant une nuit marathon et se sont fait avoir par l’expérience de gens qui ont été jeune avant eux.

* terme intraduisible dans son essence en français (ça veut pas dire non plus que seul les anglophones sont capable de l’atteindre)

@Simon-C.

Même question pour moi. Comment se fait-il que les universités sont supposément bien gérées mais qu’elles sont sous-financées avec plus d’argent par étudiant?

De plus, vous dites que le salaire de la rectrice de Mcgill est normal car c’est une grosse organisation. Je vous rappelle que les recteurs de Mcgill et Concordia gagnent plus que le PDG d’Hydro-Québec, qui dirige tout de même une assez grosse organisation vous en conviendrez.

De plus, les exemples de mauvaise gestion sont assez nombreux. Îlot voyageur = plusieurs dizaines de millions; Système Capsule à Laval = 25 millions pour un système inefficace qui aurait dû coûter 10-15 millions; parachutes dorés à Concordia = 1-2 millions; etc.

Vous parlez des campus satellites comme d’une chose normale. Pourtant, si on considère une gestion globale (puisque l’argent vient du gouvernement pour toutes les universités), ça ne fait que déplacer des étudiants d’une université à l’autre. Je doute qu’une personne habitant Longueuil a eu soudainement accès à l’université grâce à l’UdeS. Il y a déjà UQAM, McGill, Concordia, UdeM et ETS à moins de 10 km.

Yvon St-Louis
« Il faut mettre l’emphase sur l’enseignement comme dans lespays scandinaves: Pas de frais de scolarité, la majorité des prix Nobel, les meilleures inventions, les téléphones cellulaires viennent de là après tout. Sans eux pas de Iphone. »

Vraiment n’importe quoi. Les frais de scolarité sont bas (ou inexistants) en Scandinavie parce que les impôts sont plus élevés, les taxes sont plus élevées, les salaires sont plus élevés (d’où les revenus de l’État), les jeunes doivent faire leur service militaire, leur productivité est plus élevée, ils exploitent leurs ressources naturelles desquelles ils tirent de larges redevances.

C’est absolument faux de dire qu’ils ont plus de Prix Nobel, le iPhone ne vient pas de là-bas non plus mais de Apple qui a été fondé et qui est toujours à Cupertino, Silicon Valley, Californie, USA. Les plus grands pôles d’innovation et les meilleures universités sont dans les régions de Boston et San Francisco aux États-Unis. À ce que je sache, elles ne sont pas gratuites.

Vous le dites vous-même, faire des campus décentralisés est une occasion d’affaires.

Si cet argent provient uniquement du mode de financement (public), on ne doit pas parler d’une occasion d’affaires, mais bien d’un trou administratif dans lequel les universités se jettent à pied joints. En effet, puisque les universités sont subventionnées, il m’apparaît ridicule qu’elles puissent se faire compétition et non pas être en complémentarité.

Une stratégie coordonnée serait plus rentable pour le payeur de taxes. Sinon, qu’elles redeviennent franchement privées et que l’on aide uniquement les étudiants (bourses gouvernementales généreuses), à ce moment, on pourra parler de compétition et d’opportunités d’affaires. Et la compétition pourra faire en sorte que le prix d’entrée sera plus bas, faisant économiser aux contribuables.

En effet, comment peut-on considérer nos universités bien gérées alors qu’elles ont le coût de fonctionnement le plus élevé du Canada?

Si on cherche les nouvelles récentes sur google news avec les mots clés « Brazil, Canada, universities », on trouve un article du Globe and Mail élogieux titré « Canadian universities reach to Brazil for brainpower « .

Si on fait la même recherche en français « Brésil, Canada, universités », on trouve un article démagogique du Journal de Montréal titré « Des recteurs dans le sud ».

Ce ne sont pas les frais de scolarité qui nuisent à l’obtention de diplômes universitaires, ce sont les mentalités.

Je ne trouve pas ça honnête de prendre la contribution financière des étudiants de premier cycle et de l’appliquer à l’ensemble de l’établissement.

J’ai fait une technique et un bac en ingénierie. Considérant le nombre d’étudiants pas classe je ne pense pas qu’il soit tellement plus cher de former un ingénieur qu’un technicien, surtout lorsqu’on considère le peu d’équipement technique et laboratoire utilisé au bac.

Les université ont pourtant des labos, et ceux-ci sont utilisé pour la recherche (maîtrise et doc), payé par les étudiants au bac…
Les entreprises finance la recherche à 25%, le gouvernement 75%. Rien n’oblige l’entreprise à user de cette nouvelle technologie au québec…

Sur une base purement économique, je me dit que la recherche devrait se payer elle même. Que notre société devrait obtenir plus que ce qui est investit.

Hors quel est le niveau de performance: On a plus de budget recherche que Toronto et beaucoup moins de nouvelles entreprises. Boston a 20 fond d’investissement privé pour la création d’entreprises, on en a 1 seul. En terme d’innovation notre société est en retard. On paie pourtant le gros prix de la recherche et j’ai pas l’impression qu’on ai les retombés qui vont avec.

Une année universitaire coute 29k au Québec contre 26k en Ontario. Vous trouvez que nos universités sont bien gérées?

Y’a 11,000 Français qui viennent étudier au Québec à 2k par année alors que leurs études en coute 29k! Vous trouvez que nos universités sont bien gérées?

Saviez-vous que si l’UdM était une université américaine, elle serait celle qui accueille le plus d’étudiants étrangers? Bizarre quand même pour une université qui enseigne en français en Amérique?

Suite à la dénatalité des années 80, on aurait dû fermer des cegeps et des départements d’université dans les années 2000. Eh bien qu’est-ce qu’on a fait? On a été chercher des étudiants à l’étranger! Toujours plus gros puisque plus qu’on est gros, plus le gouvernement remplit la caisse

Les bla bla de dretteux de tavarne.

Bien sûr que le siège social de Apple inc est en Californie.

L’origine du protocole est de l’actrice Hedy Lamarr et de son copain Georges Antheil. (Brevet des USA 2,292,387) en 1941 et l’invention n’a pas été exploité avant la fin du brevet. Qualcomm a mis au point la technologie CDMA et elle a été perfectionnée par Ericsson entreprise suédoise.

Et pour le Ti Joe connaissant dretteux qui s’abreuve de droiterie GSM (Global System for Mobile Communications) est une norme de communication mobile, pas une entreprise. Elle à été mise au point par ETSI (European Telecommunications Standards Institute) en France.

Alors Apple pas rapport comme diraient les jeunes et pratiquement, ce code n’appartient à personne.

Nos dretteux Elvis Grattons ont l’impression que tout à été inventé aux États Unis, pays que j’aimes bien à partir du Québec. Par contre la photographie, le cinéma, le téléphone et l’automobile, les fusées, la cassette compacte, le gramophone (un allemand immigré), le magnétophone, les CD, les DVD ont été inventés en Europe. Le tube écran qui a mis la TV au monde est une invention russe. Le transistor et le robot ont été inventés aux États Unis, mais ils n’ont pas su l’exploiter et les Japonais s’en ont chargé.

Aune autre chose la quatrième ville style Silicon Valley en importance dans le monde est la ville de Québec. Il faut dire aussi que beaucoup de Québécois travaillent dans les grandes des USA. Montréal est la ville en Amérique des effets spéciaux en cinéma.

C’est dans ces endroits que les études étaient ou sont les plus disponibles ou les chercheurs financés par l’état.

L’argent dépensé pour les campus comme celui de Longueuil est de l’argent complètement gaspillé. Ce genre d’investissement n’augmente pas la clientèle globale du Québec.

Tout cela n’est que de l’investissement pour s’arracher de la clientèle de l’un à l’autre. Du gaspillage.

Aller au campus à côté du métro à Longueuil ou à côté du métro à Montréal c’est pareil.

Je ne veut pas payer pour cette compétition qui n’apporte rien sauf des dépenses.

McGill est très bien géré si on se fie à son classement mondial eu égard aux contraintes financières sous lesquelles elle doit vivre. McGill se classe à égalité avec des universités qui ont 2 ou 3 fois plus de budget par étudiant.

http://www.theglobeandmail.com/news/opinions/jeffrey-simpson/university-quality-was-forgotten-in-quebecs-drama/article2426682/?utm_source=facebook.com&utm_medium=Referrer%3A+Social+Network+%2F+Media&utm_content=2426682&utm_campaign=Shared+Web+Article+Links

D’ailleurs, la devise de McGill lance un message subliminal aux boycotteurs:

Grandescunt Aucta Labore
By work, all things increase and grow
Par le travail, toutes choses grandissent.

Sous-entendu: par le boycott et la fainéance, toutes choses diminuent…

Quelques détails sur McGill:

http://www.mcgill.ca/files/campaign/InvestingInExcellence.pdf

Bien sûr, cela n’intéressera ni la CLASSÉ, ni la FEUQ ni la FECQ parce que ce qui compte pour eux, ce n’est ni la qualité ni l’excellence de la formation reçue, mais un coût minimal, peu importe s’il faut sabrer dans à peu près tout, incluant la recherche. En somme, leur pseudo priorité à l’éducation est en réalité une priorité au diplôme, peu importe son contenu.

Il y a des universités des Antilles qui les intéresseraient beaucoup, si seulement les frais de scolarité de ces université étaient de $0!

La CLASSÉ, la FEUQ et la FECQ sont des militants du diplôme qu’on déniche dans une boite de céréales, en autant que la boite est payée par quelqu’un d’autre…

Qui est-ce qui dit que les universités québécoises sont sous-financées (de 620 millions dites-vous)? La CRÉPUQ? Si tout votre argumentaire, et celui des partisans de la hausse, se base là-dessus, c’est bien faible.

Le premier ministre Jean Charest au service d’une élite mondialiste

L’endettement étudiant sous cette forme se traduit en un véritable esclavage bancaire. De la richesse pour les banques depuis 2003-2004, prêts garantis par le gouvernement.

La nouvelle entente sur les frais de scolarité résulte en des prêts additionnels à plus de 50 000 étudiants. L’endettement des étudiants était à 240 millions, mais maintenant l’endettement représente plus de 600 millions par année.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30668#.T6ot2XuvTCo.email
Au Québec à l’université, le coût moyen par étudiant est de 29 242 $, soit près de 3000 $ de plus qu’en Ontario (26 383 $). La moyenne canadienne est quant à elle de 28 735 $. En calculant le nombre d’étudiants universitaire au Québec à 290,000 étudiants par 3000 $, on dépenserait 860 millions. La question qui tue, ou est allé cet argent ?
En moyenne en Ontario un employé de l’université est payé 12,000 $ de plus que l’employé de l’université au Québec. Donc depuis 2008 plus de 4 milliards aurait été dépensé inutilement par le réseau des universités du Québec.
Il y a beaucoup de questions à se poser sur le financement des universités.
La sonnette d’alarme a-t-elle été sonnée par les étudiants ?
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/05/09/005-couts-budget-universite.shtml

Imaginez cela des universités avec des budgets de pluds de 1 milliard. Vont_elles ouvrir les livres ?

Youlle

Apparemment vous savez « googler » mais ça ne vous empêche pas d’être totalement dans le champ. GSM EST un st standard sans fil dont le successeur WCDMA a adopté la technique californienne développé pour CDMA.

Ericsson n’est entré dans CDMA qu’en 2003 quand elle a acheté une division de Qualcom.

De toute façon il y a belle lurette que vos copains suédois n’ont pas créé une grosse entreprise…

« Néanmoins, ces nouveaux campus contribuent à une croissance des effectifs universitaires et à une meilleure accessibilité. »

Étrange comme commentaire. Les spécialistes invités à une émission radio sur la première chaine affirmait qu’aucun chiffre n’était disponnible pour parvenir à cette conclusion. Comment y parvenez-vous?

@ pbrasseur

GSM à été développée par l’European Telecommunications Standards Institute.

« De toute façon il y a belle lurette que vos copains suédois n’ont pas créé une grosse entreprise… »

Vous êtes maintenant rendu en Suède. Vous êtes un peu mêlé.

Nokia Corporation et Nokia Siemens Networks c’est en Finlande.

Elles sont mal gérées dans la mesure où elles acceptent des étudiants qui ne méritent nullement de faire un cours universitaire, et qui n’ont rien à faire là. Dans ce palmarès de la mal gérance, l’UQAM, alma mater de JF Lisée, trône au sommet.

Ce courriel d’un professeur d’une université montréalaise nous donne un bon indice de cette forme insidieuse de malgérance:

“Something that never gets talked about, probably because it might not be ‘appropriate,’ but which anyone who has taught at the undergraduate level can relate to, is that a good chunk – let’s say 25 per cent to be conservative – of undergraduates have no clue what they’re doing there and are even less interested.
“They constitute a major drag because one can’t push a class too hard given you’d lose those guys. So, many talented and motivated students do not benefit as much as they should. I suppose some people might find this elitist, but we are talking about universities, are we not?”

Vous croyez que le 25 % dont parle le courriel s’intéresse à la qualité et à l’excellence de l’éducation reçue, et serait donc réceptif à l’idée d’une hausse des frais de scolarité afin d’augmenter cette qualité et excellence? Non bien sûr. Ils préféreront boycotter… ou même mettre des bombes fumigènes dans le métro, comme Vanessa L’Écuyer (22 ans), étudiante en sexologie et employée de l’UQAM, François-Vivier Gagnon (22 ans), étudiant au baccalauréat en sociologie à l’UQAM, et Geneviève Vaillancourt (25 ans) secrétaire aux affaires externes et internes de l’Association des étudiants en sociologie de l’UQAM. Du moins, ces individus sont accusés de l’avoir fait et son présentement sous enquête policière

http://www.montrealgazette.com/news/Henry+Aubin+Fiscal+review+crucial/6609496/story.html#ixzz1uhQBXloJ

honorable,

Vous nous avez pondu un bien beau commentaire, des mots, des lettres. Vous m’avez écrit que je faisais partie des analphabètes fonctionnels suite à mon raisonnement et ma lecture.

Sachez Monsieur honorable, que même les professeurs d’universités qui ont étudié à Yale peuvent en êtres qualifiés, et ne sont pas tous à l’UQAM, il peuvent très bien être professeurs dans une université anglophone subventionné par les francophones du Québec.

Maintenant vous nous dites que les universités sont mal gérées parce qu’elles acceptent des étudiants qui ne méritent pas d’y étudier. Donc on peut donc comprendre qu’un l’alma mater d’un prof qui enseigne dans une université anglophone pourrait être Laval et qu’elle pourrait être mal gérée parce qu’elle accepte un étudiant qui aura un échec.

Sachez Monsieur qu’ ICI, si on parle de gérance, on parle d’ARGENT géré et non pas de gérance de résultats scolaires.

Alors M. honorable, si l’UQAM, Laval ou McGill acceptent des étudiants qui subissent un échec, ou qui pourraient faire sauter le stade olympique, sachez que cela ne changera absolument rien aux finances des universités, absolument rien. Le texte que vous avez cité l’exprime très clairement.

Cela n’est compréhensible seulement que par les alphabètes fonctionnels.

Les analphabètes ne sont pas tous des idiots, mais sachez M. honorable qu’il y a aussi et probablement en plus grand nombre, des alphabètes qui dysfonctionnent à plein régime et qui sont très détestés par leurs poches et leur entourage ainsi que par leurs connaissances.

PS. On peut toujours extrapoler sur les analphabètes. Mais certainement que plusieurs ont une foutue misère à comprendre le mot boycott.

Ce qui me fait le plus rigoler?

Les étudiants gauchisto-anarchistes qui veulent maintenant RÉDUIRE LA TAILLE DE L’ÉTAT en diminuant les fonds accessibles aux universités!!! Et EN PLUS, ils sont appuyés par le Parti québécois et Québec solidaire

Exactement à quelques précisions près ce que les « drettistes » le préconisent depuis des lustres!!!

Et en plus, tout ce qui se fait de socialo-marxiste qui hantent ce blogue LES APPUIENT…

Mais où s’en va le mouvement social-démocrate je vous le demande?

À quand la privatisation d’Hydro-Québec? De la SAQ? Etc… Toutes des sociétés d’état onéreuses et ruineuses qui, si nous examinions de près leurs modes de fonctionnement, pourraient compenser et bien plus pour les ajustements de coûts aux étudiants…

Allez les petits…du courage! Vous avez raison: il y a encore beaucoup trop de gras dans ce gouvernement!!!

@ Youlle (# 26):

1- Les universités anglophones sont également financées par les anglos.
2- Plusieurs québécois francophones qui ont a coeur la QUALITÉ de leur diplômes vont aux universités anglophones lorsqu’ils y sont acceptés, car les examens d’entrées sont particulièrement difficiles, car ces universités se situent en haut du classement des meilleures universités AU MONDE!

Croyez-vous imperssionner quelqu’un dans le monde avec un bac de l’UQUÀM surtout à la lumière des actuels évènements violents???

Celui de McGill, par contre…

C’est bien tout ça. Beaucoup d’opinions, d’impresions et qeulques anecdotes mais quand on s’en tient aux faits, il demeure quand même que les universités au Québec dépensent plus de 2000 $ de plus par étudiant que les universités ontariennes. Comment expliquez-vous que les universités sont sous-financées si elles dépensent plus que leurs homologues ontariennes qui elles, ne semblent pas souffir de sous-financement?

Un gros ménage des universités n’est pas nécessairement une mauvaise idée.

On pourrait commencer par fermer ou au moins réduire fortement la taille de certaines facultés, comme par exemple le département de science politique de l’UQAM qui depuis des lustres forme des générations de fanatiques de gauche.

Franchement quand on regarde ça il faut bien admettre que cette crise est un « self inflicted wound »

@ François 1

Ici M. François 1 il est question d’universités bien ou mal gérées et surtout sur le plan des finances. Or les universités du Québec sont mieux financées que partout ailleurs au Canada, mais on en demande encore plus et surtout aux étudiants.

Donc, votre intervention n’a qu’un but et c’est de nous détourner du sujet principal qui est la gérance sur le plan financier. Les campus éloignés ne créent pas de nouvelle clientèle. Ces campus ne servent qu’à la compétition entre université qui s’arrachent la clientèle ce qui augmente le coût des études et qui est complètement et absolument INUTILE.

Je répète, les universités sont payé avec un montant FIXE par étudiant. Donc s’il veulent avoir plus de clientèle ils dépensent des fortunes en publicité et dans de nouveaux campus et veulent en transmettre le coût et aux étudiants entre autre.

Que ce soit un pleutre ou un champion les universités récoltent le même montant par étudiants.

Que tous ceux qui ne sont pas du Québec payent le plein prix soit environ 29 000 dollars. Moi je refuse de payer pour les étrangers.

Mais, l’incohérence des dretteux et des libertariens est inexplicable. Ils veulent payer plus pour les universités et même pour les étrangers et en plus ils détestent les gouvernements, mais en veulent deux plutôt qu’un et ils nous font la leçon économique.

Une chance que l’incohérence des dretteux ne tue pas, elle n’apporte que le dysfonctionnement.

@ PBrasseur

« …le département de science politique de l’UQAM qui depuis des lustres forme des générations de fanatiques de gauche.”

On voit très bien que la plus grande influence politique que vous avez connue est le drive schaft d’un truck qui tourne clockwise si vous pouvez comprendre.

@ Youlle (# 31):

Quelque chose contre la compétition à ce que je vois…

Une chance que vous n’êtes pas en charge de l’État comme l’était un certain Staline au temps béni du communisme où toute compétition avec l’État était pulvérisée…écrabouillée ipso facto.

Le gens sous ce régime, sans compétition je vous le souligne, avaient le bonheur de faire la queue pendant des heures pour avoir droit à leur quignon de pain rassis et se voyaient attribuer, toujours par l’État monopolitique, un logement exigu, voire minuscule qu’ils devaient partager avec des inconnus, et de plus, devaient s’habiller aux établissements étatiques où les « choix » étaient plutôt restreints à ce qu’on dit( même couleur et même coupe pour tous!).

Tous étaient égaux dans la misère!!!

C’est exactement ce que vous préconisez pour l’éducation: tous allignés en rang d’oignons, peignés du même bord, dans le même moule et SURTOUT, pas de CHOIX! L’État est mon berger…

À mon avis, c’est la recette parfaite pour la médiocrité et elle semble bien fonctionner si on se fie aux taux de décrochage scolaire dans les écoles publiques et aux manifestations violentes et gueulardes des étudiants en sciences sociales (sciences dites « molles » car sans beaucoup d’avenir qu’une université intelligente n’enseignerait qu’à un nombre très restreint d’amateurs) de l’UQUAM.

Partout où votre recette a été testée, ce fut un fiasco complet et total.

Pourquoi vous entêter à ne pas apprendre de vos erreurs?

Vous voulez que les universités deviennent des usines à “cheap labour” pour entreprises américaines, pire des manufactures de futurs chômeur?

Alors suivez les néo-communistes qui veulent transformer les universités en gros CEGEP “beau bon pas cher”!

Mais si vous espérez que l’avenir du Québec soit fait d’autre chose, que nous sommes capables d’exceller et d’innover, de créer des entreprises qui deviendront des chefs de file dans leur domaine.

Alors comprenez que s’aligner aux meilleures universités coûte très cher et qu’il faut bien les financer, par tous les moyens, y compris les frais (qui responsabilisent les deux côtés de la transaction…)

Pour une fois dans votre vie tenez votre bout M Charest, l’avenir du Québec en dépend!

@ François 1 #33

Je n’ai rien contre la compétition, j’en ai fait toute ma vie et avec succès. Mais là vous êtes rendu en URSS pour faire des comparaisons sans rapport.

En fait ce que ce que vous soutenez et là l’exemple est très semblable, est de faire de la compétition aveugle sans compter.

Ce que font les Universités, c’est comme si le propriétaire d’un dépanneur financé par François 1 dans village de 1000 habitants décidait d’en construire un autre encore financé par François 1 pour faire de la compétition parce que c’est bien la compétition. Pas un seul client de plus et un dépanneur de plus à payer, voilà ce que vous soutenez.

Si les administrateurs des Universités veulent construire pour faire de la compétition sans que sa rapporte un seul sous de plus, qu’ils le fassent avec leur fric personnel et le vôtre en faisant des dons, pas avec le mien.

Mais à ce que je vois par vos écrits, vous n’y connaissez pas grand-chose à la compétition pour être rendu en ex URSS.

Bien pour dire ce que le dogme libertarien peut amener comme contradiction. Un libertarien sa ne veut pas de gouvernement, mais il préfère en garder deux.

@ François 1 #33

Si comme vous le savez je me fais un point d’honneur de respecter votre opinion :-), je pense néanmoins que vos comparaisons avec l’ex-Union soviétique sont inappropriées ; avec le régime Stalinien en particulier, résultant de l’après seconde guerre mondiale. Pour comprendre les issues de ce régime, il faut bien observer dans quel état se trouvait le continent européen en 1945. Si l’Allemagne fut aussi bénéficiaire du Plan Marshall en dépit de sa défaite, cela n’a pas été le cas des Russes qui pourtant sont ceux qui ont payé le plus lourd tribut pour cette guerre dans laquelle ils ne souhaitaient initialement pas s’engager.

Si ce régime n’a pas permis aux soviétiques de bénéficier d’un niveau de vie comparable à celui des nord-américains concrétisé surtout grâce à l’accès au crédit ; il n’en demeure pas moins que l’URSS a toujours mis le paquet sur l’éducation. Ce n’est pas pour rien si ce pays avait jusqu’à sa chute le taux d’alphabétisation le plus élevé au monde ; quand la valeur de ses techniciens, de ses académiciens et de ses scientifiques n’a jamais rien eu à envier à celle des pays les plus développés.

Aussi c’est pour moi, une erreur que de vouloir coupler les modèles éducationnels avec des paramètres purement idéologiques et politiques. J’ai trop de respect pour le savoir en général et pour la science en particulier pour vouloir les enfermer dans quelques carcans que ce soit.

L’accès aussi universel que possible à l’éducation tant au Québec que partout dans le Canada et même sur la planète sont des denrées aussi indispensables selon moi que l’air et l’eau. Nous savons que cela a un coût et nous devons trouver des moyens audacieux pour les défrayer. Un financement progressiste des établissements d’enseignement supérieur constitue justement un beau défi qu’il me semble plutôt intéressant de relever, surtout lorsque celui-ci est à notre portée.

@ PBrasseur (# 34):

Nos gauchisto-terroristes en sont rendus à imiter Wal-Mart pour l’éducation universitaire: besu, bon, pas cher!

À quand l’université « Au Bon Marché »? Oui papa!!!

Tellement cons ces socialistes de boudoir…

@ Serge Drouginsky (# 36):

Le régime communiste de Staline, dont l’épuration des officiers d’expérience de l’armée russe (une habitude chez vos communistes!), est le principal responsable du fait que les Russes ont payé le plus lourd tribu lors de la Dernière Guerre Mondiale et si vous êtes un tant soit peu informé sur le sujet, vous devez le savoir. Sinon, lisez les livres d’histoire sur le sujet.

Un modèle est tributaire de TOUT son environnement. TOUT!

Les étudiants gauchistes ont, à une époque, eu tendance à revendiquer un système d’éducation comparable à celui de la Norvège: totalement gratuit. Jusqu’à ce qu’une simple recherche démontre qu’il y a un coût relié à cette gratuité (i.e.: impôts plus élevés qu’ici, beaucoup plus, exploitation des ressources pétrolières presqu’impossible ici, contingentement à l’entrée des universités, service militaire obligatoire et non-payé, etc…).

Lorsqu’un service est gratuit, les gens n’y accordent presqu’aucune valeur. Les universités les plus dispendieuses sont les plus reconnues internationalement. Un diplôme de Cambridge ou de Harvard impressionne plus un éventuel patron qu’un bac de l’UQUAM en sciences po. non?

Pour arriver à améliorer la QUALITÉ de nos universités, il faut y investir des fonds. On ne peut s’en sortir. Une université pauvre n’attire aucun grand professeur et aucun chercheur reconnu.

Selon moi, demander aux étudiants de contribuer à hauteur de…15% (quinze pourcent taboire…pas 75%!!!) est un minimum ne trouvez-vous pas? C »est peu cher payé pour avoir accès à un minimum de qualité d’autant plus que la plupart de ces derniers ont déjà accepté le principe (65% suivent leurs cours!) et en plus, demeurent chez leurs parents qui peuvent facilement les financer s’ils ne « fittent » pas dans les nouveaux critères très généreux du gouvernement.

Nous avons depuis longtemps dépassé le pur coût des études. Nous sommes actuellement en guerre contre les révolutionnaires et les terroristes qui ne veulent rien, absolument RIEN concéder.

@ François 1 #38

Cher monsieur « François 1er » je constate avec joie que vous avez dans le cours de votre vie acquis certaines connaissances, ce qui vous honore ; cela ne signifie pas que vous ayez acquis toutes les connaissances, pas plus que moi-même d’ailleurs. C’est la raison pour laquelle je m’efforce d’avoir le plus grand respect pour les arguments d’autrui. Hélas votre animosité, on pourrait aussi parler d’hostilité que vous nourrissez pour le communisme et les communistes vous font perdre la vue objective de toutes choses. Le fait qui plus est que vous m’assimiliez à un « communiste », lorsque vous ne connaissez rien de moi, montre que vous cherchez qui plus est à personnifier le mal.

Ceci dit pour valider vos propres arguments, certains militaires d’expérience comme le chef de l’Armée Rouge : Léon Trotzky (de son vrai nom : Lev Davidovitch Bronstein) ont en effet dû s’exiler et s’expatrier dès la fin des années 20 pour échapper aux purges orchestrées par l’oligarchie stalinienne au pouvoir, c’était donc bien avant la seconde guerre mondiale. J’en conclu finalement que vous estimez que le trotskisme qui voulait mettre la révolution prolétarienne aux cœur de la révolution mondiale était une bonne chose. Voilà qui est inspirant !

@ François 1

« Les universités les plus dispendieuses sont les plus reconnues internationalement. Un diplôme de Cambridge ou de Harvard impressionne plus un éventuel patron qu’un bac de l’UQUAM en sciences po. »

Et il y a une raison entre autres. Il est reconnu que les grandes université dispendieuses des états embauchent des grand diplômés ou des médaillés Nobel à ne rien faire pour se donner une image de pluss grands.

Bien sûr que les diplômés de ces universités sont bien plus savants à causes de ces prix Nobels. Depuis 6 ou 7 ans, l’économie des USA en est grandement améliorée.

Les petits de l’UQ eux font virer l’économie du Québec mieux que celle des USA.

C’est ben difficile les universités et les dretteux vont perdre la présente guerre.

Encore une fois on émet des opinions en se basant sur le fait que depuis des mois les étudiants boycotteux disent que les universités sont mal gérées.
Ont-ils les chiffres pour le prouver?
Après avoir dit qu’ils y voyaient des centaines de millions gaspillés qu’ils pourraient appliquer en économie pour baisser les frais de scolarité…Ils reculent. Pourquoi?
Parcequ’ils savent que les seules dépenses qu’ils pourront sauver sont quelques crayons et des brosses à effacer les tableaux.
Il y a eu quelques dérapage bien sûr, mais je suis convaincu que l’ensemble des universités sont bien gérées d’autant quelles sont sous financées.

M. Duhamel mentionne, en fin d’article que « Le problème touche davantage à la quantité des programmes offerts gratuitement ou en deçà de leurs coûts réels ».

J’aimerais bien savoir de quoi il est question, ici. Qu’est-ce qu’un « programme offert gratuitement » ? J’enseigne dans une université depuis plus de 20 ans et, personnellement, je n’ai jamais vu de tels programmes. Comme, selon M. Duhamel, ceux-ci doivent être très nombreux puisque c’est justement leur quantité qui est à la source du sous-financement, dois-je supposer que ceux-ci sont offerts seulement dans d’autres universités ou, plutôt, que l’affirmation sans explication ni appui utilise à tort le mot « gratuit » en remplacement du mot « rentable » ?

Il est là, le problème, M. Duhamel ? L’université n’est pas assez rentable ?

Mon expérience de gestionnaire (29 ans) dans le réseau primaire et secondaire, dans des fonctions les plus élevées, et mon expérience comme chargé de cours (11 ans ) au niveau universitaire et comme participant à diverses instances universitaires m’ont permis d’identifier deux sources majeures de mauvaises gestion et deux sources possibles d’économie : très peu de formation universitaire des gestionnaires en gestion ( ce n’est pas un doctorat en mesure quantitative qui fait de vous un bon gestionnaire) qui ne leur permet pas d’assumer les cinq fonctions de gestion (les connaissent-ils vraiment?) et le fonctionnement bureaucratique qui multiplie les paliers décisionnels, alourdit le mécanisme de prise de décision et génère des coûts prohébitifs; ceux qui sont gagnants dans cette structure ne veulent pas remettre en question l’organisation du travail car cela pourrait leur faire perdre leur emploi ou réduire leurs pouvoirs.

Votre blogue est juste. Votre argument decrit bien ce qu’est l’Universite McGill. McGill est parmi les meillrurs universites au monde.Sa reputation est basee sur la qualite de la recherche. On atteint ce haut niveau en attirant les meilleurs professeurs et les meilleurs etudiants. Cela ne se fait pas en faisant du recrutement sur la rue Sherbrooke. Le seul cote positif de cette crise c’est que pour une rare fois au Quebec on aura porte attention a ce qui se passe dans les universites.
Gaetan Faubert
Professeur emerite
Universite McGill

Je suis un simple citoyen qui partage votre point de vue et qui croit de plus que ce type de débat ne doit pas se faire dans la rue. Il est tout aussi urgent d’encadrer les prérogatives des associations étudiantes. Modalités de regroupement et modes de scrutins. Peuvent-elles se prévaloir du concept de la grève sans être des travailleurs au sens des lois québécoises (code du travail) ? Dans quelles circonstances peuvent-elles prendre une décision qui lie l’ensemble des étudiants ? Je crois qu’il y aurait là aussi une vaste réflexion à faire. Malheureusement j’ai peur que nous laisserons tout tomber lorsque ce conflit sera réglé.

Je respecte beaucoup votre point de vue , M. Duhamel mais quand on dépend des deniers publics, il faut aussi savoir montrer patte blanche. Les universités entretiennent le culte du secret sur le gestion et ce, depuis toujours. Elles ont toujours refusé d’ouvrir leurs livres (même Charest l’a demandé en 2010) Elles plaident qu’elles sont incomprises par le commun des mortels et ne veulent surtout pas qu’on mette le nez dans leurs affaires. Alors, les gens deviennent suspicieux et exigent qu’on rende des comptes.

Je comprends très bien le message des étudiants. Ils ne sont pas gratteux ou égoistes, ils sont Thomas. Ils veulent la démonstration qu’avant de leur refiler (encore!) la facture, qu’on utilise bien les acquis. C’est ce que tout citoyen responsable devrait faire. Et on les traite d’enfants gâtés parce qu’ils osent demander des comptes.

Peut-être devrions-nous les prendre en exemple un peu plus…

Petite nuance. M. Duhamel dit « Le mode de financement des universités, établi en fonction des inscriptions …. »

En fait je crois que le mode de financement est plutôt basé sur le nombre de DIPLÔMÉS et cela entraîne des dérapages dans la qualité de l’enseignement. On ne fera tout de même pas échouer ce qui constitue notre pain et notre beurre!

Autre chose: il est inquiétant de constater que les propositions du gouvernement ne tiennent pas compte du besoin d’un meilleur financement pour les universités. On ne peut pas être contre la bonification des prêts etc mais rien dans cela n’améliore le sort des universités.

L’une des économies potentielles dans le système universitaire consisterait à cesser de financer les universités à l’étudiant, ce qui met nos institutions dos à dos dans la course à la clientèle, générant ainsi des coûts astronomiques en marketing, en publicité et autres dépenses de promotion, sans compter l’érection de campus sur des territoires déjà bien desservis, etc. Et on ne parle pas non plus des économies d’échelle qui pourraient être réalisées par la mise en commun des innovations en matière de développement pédagogique, de gestion, etc. Un exemple : tout le travail qui doit se faire présentement pour convertir les programmes de génie à l’approche par compétences. Actuellement, les universités étant en concurrence, les développements réalisés dans un établissment ne sont pas « transférés », chacune dépensant dans son coin pour faire et refaire des démarches similaires, plutôt que de collaborer et de mettre les ressources en commun.

Lors d’un voyage en avion au Laos, il y a une quinzaine d’années de ça, j’avais comme voisins d’avion trois ou quatre professeurs d’université qui se rendaient en Chine pour étudier la musique Chinoise. Ils partaient pour un mois en plein milieu de la session universitaire. Je ne pouvais m’empêcher de me dire : « ils ont de l’argent les universités pour payer des professeurs à gros salaire pour aller étudier la musique en Chine, je me disait s’ils veulent étudier qu’ils paient eux-mêmes leurs cours sans recevoir de salaire et pas toutes dépenses payées».
Je ne suis pas contre le fait de faire payer aux étudiants une juste part de leurs études ne serait-ce que pour qu’ils soient un peu plus critiques sur la qualité et la pertinence de leurs cours et aussi sur la façon dont cet argent est dépensé par les administrations universitaires. Il ne se passe pas une semaine sans qu’on entende parler d’une « recherche » farfelue faite par des universitaires. Combien y-a-t-il de cours qui se donnent dans les universités par des professeurs payés à gros salaires qui pourraient se donner aux métiers au secondaire. Je ne comprends toujours pas que des cours en arts plastiques se donnent à l’université par des profs à gros salaires alors que selon moi ça devrait ce sont des cours de métiers (niveau secondaire).
Les études post-secondaire sont gratuites en partie au Québec parce que les études dans les Cégep sont gratuites alors qu’ailleurs au Canada et aux U.S.A. elles ne sont pas gratuites. Il y a d’excellents cours techniques qui y sont donnés et qui sont gratuits. Pourtant même si les études au Cégep sont gratuites il y a beaucoup de jeunes qui n’en profitent pas parce que à la base il faut être prêt à faire un minimum d’efforts et de sacrifices pour réussir à obtenir un diplôme,
Les étudiants « grévistes » veulent des études universitaires gratuites. Au Cégep les études (post-secondaires) sont gratuites et il y en a qui y traînent pendant 4 ans, 5 ans, 6 ans et même plus passant d’un échec à un autre, d’un programme à un autre, dérangeant les étudiants qui veulent apprendre. Peut-être que je ne suis pas le seul à m’en être rendu compte. Combien parmi les grévistes sont dans des programmes universitaires où il n’y a pas d’emploi et qui devront se réorienter par la suite, de combien de finissants en sciences politiques a-t-on besoin ici au Québec et combien en forme-t-on???
Les universités coûtent cher mais valent-elles ce qu’elles coûtent, je ne crois pas qu’elles valent si cher que ça. Il y aurait du dégraissage à faire dans plusieurs programmes qui ne devraient même pas être de niveau universitaire.

Je crois que les universités sont en général assez bien gérées bien que cela mériterait qu’on s’y attarde par une analyse exhaustive. Les programmes sont-ils rentables ou non et si non, sont-ils essentiels au développement de la société? Y aurait-il lieu de revoir le mode de financement de nos universités? Par ailleurs, cela ne remet pas en cause selon moi la hausse des droits de scolarité et la bonne ou mauvaise gestion ne devrait pas être associée à ces derniers. Par ailleurs, trève de démagogie dans tout ce dossier et procédons de façon ordonnée. Ce sont tous les contribuables qui en tireront profit.

Article très nuancé. En 1970 paraissait The Great Training Robbery de I. Berg qui soulevait comment la demande devait guider le développement des institutions post-secondaires. Cela pose un problème si on conçoit l’université comme un lieu de recherche et d’enseignement protégé par les franchises universitaires. La liberté académique est essentielle pour protéger les chercheurs et professeurs contre la censure et les intérêts politiques. Une université ce n’est pas un CEGEP. L’éducation et la formation sont des droits de la personne mais pas l’admission à une université. Combien en Médecine se font refuser l’admission parce qu’ils ou elles n’ont pas les pré-requis? Le livre de Berg a été ré-édité en 2003 et pour cause.

Les propos soulevés par M. Duhamel sont très à propos (sans jeu de mots) et auraient avantage à être lus par notre communauté estudiantine. Mais celle-ci est-elle vraiment intéressée à considérer ce genre d’information?

Il n’y pas qu’aux Universités qu’ils faut discipliner….tout les organismes qui reçoivent du financement des Gouvernements sont trop généreux avec certaines personnes.

Primes de séparation….devraient être couvert par les normes du travail. Pourquoi donner de généreuse primes deséparation…même si la personne quitte d’elle-même.

Il faut régulariser ces choses là comme le petit travailleur qui aura plus de difficulté à se replacer que eux ….c’est vraiment injuste.
Et c’est facile de donner à ces amis quand l’argent viens de nos poches.

Il faut de la rigueur et de l’équité pour tous. Il faut mettre le point sur la table. La récréation est terminé……Et on devrait même reprendre l’argent trop versé. C’est pas parce que c’est passé qu’il faut oublier.

Nous nous faisons voler …..accusons de vol ces gens là.
C’est notre argent ….