Les voyageurs d’affaires préfèrent le Big Mac au foie gras

Exit l’image de l’employé qui profite de ses déplacements professionnels et de son compte de dépenses pour s’attabler aux meilleurs restos : par souci d’économie, de plus en plus de voyageurs d’affaires préfèrent la restauration rapide aux tables étoilées, rapporte une étude.

Exit l’image de l’employé qui profite de ses déplacements professionnels et de son compte de dépenses pour s’attabler aux meilleurs restos : par souci d’économie, de plus en plus de voyageurs d’affaires préfèrent la restauration rapide aux tables étoilées, rapporte Gulliver, un blogue de The Economist.

C’est du moins ce qui ressort d’une étude menée aux États-Unis par Certify, une entreprise spécialisée dans la gestion des dépenses corporatives, et qui a révélé les habitudes de bon nombre de voyageurs d’affaires après examen et compilation de millions de reçus émis en 2013.

De façon générale, les Starbucks sont ainsi les plus fréquentés par ces voyageurs pour le petit-déjeuner, alors que c’est plutôt McDonald’s qui semble leur plaire à l’heure du lunch et du souper. Mais les Subway, Dunkin Donuts et autres Chick-Fil-A font presque aussi bonne figure, et si l’étude avait couvert le Canada, il y a fort à parier que les Tim Hortons auraient également marqué des points sur la liste.

Même si la présence de WiFi gratuit dans les restaurants explique souvent les préférences des gens d’affaires pour une chaîne ou un établissement en particulier, le «visual guilt» n’y serait pas étranger non plus, si on se fie au p.d.-g. de Certify, Robert Neveu.

Selon lui, le fait de se sentir coupable de ne pas se procurer un service au plus bas prix possible — si on est confronté à plusieurs choix — explique souvent les comportements économes des employés en déplacement professionnel.

D’après l’étude, ce même sentiment de culpabilité anime également les gens d’affaires à l’égard de leurs autres postes de dépenses.

Ainsi, bien qu’il ne soit pas le plus utilisé, le transporteur à bas tarifs Southwest est le préféré de ce type de voyageur parce qu’il ne facture pas de frais pour changer de vol ou pour enregistrer deux bagages, et ce, même s’il ne dessert pas toujours les destinations d’affaires traditionnelles.

Les gens d’affaires tendent également à chercher des «valeurs sûres», gages de ce qui correspond à de la qualité pour eux quand il débarquent dans un patelin éloigné, que ce soit pour un restaurant ou un hôtel. Les bannières hôtelières les plus fréquentées (Marriott, Hampton Inn, Courtyard, Residence Inn, etc.) leur offrent par ailleurs plusieurs avantages.

L’étude donne enfin des détails sur la répartition du budget consacré aux déplacements d’affaires : 22,5 % pour les repas, 15,7 % pour les frais de transport aérien, 14,9 % pour l’hébergement (et tout autant pour les frais divers), 12,3 % pour l’essence et 5,6 % pour les frais de téléphone cellulaire.

Pour plus d’information, consultez les résultats de l’étude de Certify en cliquant ici.

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