L’État pompier

Le gouvernement américain est en train de mettre au point un plan de sauvetage qui sauverait les institutions financières mal en point et mettrait fin à la crise actuelle.

Les paramètres de cette gigantesque bouée de sauvetage sont connus : on soulagerait le bilan des banques, courtiers et assureurs de tous leurs actifs pourris. Ces actifs, évalués à environ 1 000 milliards de dollars, seraient transférés dans une gigantesque institution qui tentera de les liquider au meilleur prix possible. Le gouvernement prend l’initiative, créé la structure et ce sont les contribuables qui payeront ultimement la note.

La méthode n’est pas nouvelle. C’est ainsi que les Américains ont réglé la crise des banques d’épargne (savings and loans) dans les années 1980-90. Plus récemment, les Chinois ont fait le ménage dans leur système bancaire en faisant la même chose.

Étonnant comment les républicains trouvent tout à coup des vertus à l’État. Je mentionnais hier les 900 milliards dépensés jusqu’à maintenant pour éviter la catastrophe. Je ne dis pas que cela n’était pas nécessaire. Je fais une simple observation : puisque l’État est de toute façon un pompier, ne pourrait-il pas être aussi un policier plus attentif et mieux outillé pour tenter d’empêcher les feux ?

Certains me diront – et je ne suis pas insensible à leur point de vue – qu’une réglementation accrue aura un impact négatif sur la croissance et pourrait brimer le formidable élan créé par la liberté économique et l’appât du gain. Certes. Néanmoins, il me semble aussi assez évident aussi qu’un marché sans balises peut détruire beaucoup de valeur et causer bien des dégâts.

Les grands défenseurs de la liberté absolue semblent oublier l’un des assises de leur credo : les payeurs de taxes. Car ce sont eux qui finissent toujours par payer les pots cassés d’un laisser-faire mal compris.

La crise actuelle force littéralement le prochain gouvernement américain à adopter une réglementation accrue, qui devra accroître la transparence, limiter certains excès, responsabiliser davantage les dirigeants. C’est une question de justice apparente. Autrement, comment peut-on justifier les centaines de milliards dépensés pour sauver une industrie quand on sait que l’ancien patron démis de Merrill Lynch est parti il y a moins d’un an avec une cagnotte de 159 millions de dollars ?

La liberté de s’enrichir est un principe sacré. Le respect du payeur de taxes est une loi naturelle et constitutionnelle.

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« Je fais une simple observation : puisque l’État est de toute façon un pompier, ne pourrait-il pas être aussi un policier plus attentif et mieux outillé pour tenter d’empêcher les feux ? »

Il pourrait commencer par se garder d’en allumer…

« Il pourrait commencer par se garder d’en allumer… » >pbrasseur

Ça fait simpliste.

En effet, ce n’est pas parce qu’on laisse des allumettes entre les mains de gens qui se disent responsables qu’on est l’auteur d’un brasier que ces derniers ont allumé en transgressant leur engagement.

Greed is not good.

marrant de voir que ceux qui étaient tellement pour la libre-entreprise, contre Washington, contre toutes règles et controles, tout à coup, au moment où le système s’écroule et que les bandits se sont sauvés avec la banque, vont crier famine dans les bras de l’Uncle Sam.

http://www.politico.com/news/stories/0908/13602.html

Senate Banking Committee Chairman Chris Dodd (D-Conn.) said on ABC’s “Good Morning America” said lawmakers were told last night “that we’re literally maybe days away from a complete meltdown of our financial system, with all the implications, here at home and globally.”

Voilà qui donne froid dans le dos!!!

L’état avait voulu éviter la dernière crise (éclatement de la bulle techno) en stimulant le crédit et l’immobilier (n’en déplaise à certains le manque de régulations fait parti de cette stimulation). On voit où cela a mené…

Maintenant il cherche à résoudre celle-ci en assumant les dettes à problème du marché.

Un fois encore à trop vouloir éviter une crise l’état prépare la prochaine qui sera sans doute encore pire…

A votre avis quelle sera la prochaine crise?

Pour ma part je crois que ce sera une crise des finances publiques. Il est utopique de vouloir continuellement éviter toute récession, celle-ci aura lieu de toute façon et sera d’autant plus sérieuse qu’elle aura été retardée à crédit (…) nos états providence déjà au bout du rouleau en subirons les conséquences. Des millions de gens en seront affectés. Avis à ceux qui croient que les obligations gouvernementales valent de l’or…

@ Pierre Brasseur

Allez voir dans le blogroll de ce site, il y a un lien vers le blogue du QL (qui contient un lien vers le QL). Aujourd’hui il y a un article sur le « château de carte financier ». Selon votre discour, je me doute que vous le connaissez déjà, autrement nous serions heureux d’échanger avec vous.

Vous ne trouvez pas que c’est hallucinant de vous faire dire que vous êtes simpliste parce que vous soulignez les interventions néfastes de l’état dans l’économie (qui n’a aucun rôle à y jouer), alors que vos détracteurs sont encore plus simplistes en affirmant naivement qu’un bon matin une grosse masse d’investisseur se sont levé, on décidé de complètement oublier les risques et de se garocher les yeux fermé dans la faillite?

C’est quoi? Un suicide collectif? Bullshit.. Les politiques économiques de l’état américain ont de forts incitatifs (tout comme n’importe quelle intervention en économie, comme les subventions qui transforment les entrepreneurs en quêteux parce qu’il y a de l’argent facile à faire)(comme les réglementations qui augmentent les coûts d’exploitation et décourage les investissement ce qui cause une baisse de l’offre et donc une augmentation des prix). Il y a en plus un gros copinage politique derrière tout ça, c’est tellement big et complexe, en saisir tous les rouages c’est pas facile.

Le pire c’est que l’état joue les sauveurs… comme le pyromane qui sauve la famille de la maison en feu qu’il vient d’allumer…

« marrant de voir que ceux qui étaient tellement pour la libre-entreprise, contre Washington, contre toutes règles et controles, tout à coup, au moment où le système s’écroule et que les bandits se sont sauvés avec la banque, vont crier famine dans les bras de l’Uncle Sam. »

Absolument, c’est pitoyable et je vous suis là dessu, ça n’a rien à voir avec le libre marché mais tout à voir avec l’argent facile et le parasitisme

Ce billet risque d’en faire jaspiner quelques-uns.
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Finalement c’est le citoyen, riche comme le plus démuni, qui obligé, pour sauver sa job, voit ses taxes servir à payer les pots cassés d’administrateurs d’entreprises qui ont pompé l’argent des plus pauvres et des plus riches que ces derniers.

Parmi ces administrateurs à cravate qui ont pompé, il y a plein d’imbéciles heureux trop innocents pour s’apercevoir qu’ils se sont pompés eux-mêmes et ont perdu leur job par ce fait.

Oui, l’ancien patron démis de Merrill Lynch est parti, il y a moins d’un an avec une cagnotte de 159 millions de dollars en récompense pour avoir foutu le bordel. Mais il y a aussi les entrepreneurs en construction, leurs vendeurs à commission, les promoteurs avec la complicité des ti-counes à cravate des banques pour avoir du volume de placement, qui sont aussi partis avec une grosse cagnotte.

Les libertineux, eux, pensent que le loup gardera les moutons et en fera l’élevage pour avoir plus à manger pour lui et pour tout le monde.

Mais voilà, maintenant les loups ont fait leurs affaires et les dégâts.

À ce sujet voici un bon article dans la Presse les affaires.

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080919/LAINFORMER/80919006/5891/LAINFORMER01

PS M. Duhamel, il probablement erreur dans votre texte quand on lit millions à certains endroits.

C’est l’État qui a mis le trouble avec Fannie Mea et Freddie Mac… On doit merci aux démocrates.

Cette crise n’est la conséquence que de l’étatisme qui, sous Clinton, a cru que c’était une bonne chose de donner accès aux pauvre à la propriété.

@ jacques noel:

Tu sais qui est Chris Dodd ?

Sous Clinton il y avait des surplus, sous Bush des déficites par centaines de milliards. Cherchez l’erreur.

Depuis Clinton, les républicains ont tout dilapidé.

C’est un régime qui finit sur une foire qui fait pic-pic.

Les génies de la finance sont des illusiooonistes.

Le monde entier assiste au baissé de rideau.

?!??! Je suis le seul à voir de l’incohérence dans vos propos? Vous dites que l’état est mieux placé que privé pour investir et produire… et plus tard vous chialez que les républicains dépensent plus que les démocrates. C’est quoi, vous voulez juste chialer et blaster les républicains et le libre-marché en même temps (même si les 2 sont contradictoire)?!?! On appelle ça des enfantillages.

Anyway… c’est clair que sous Bush les dépenses de l’état ont boosté, tout comme les conservateurs sont loin d’être pour un état minimal. Pour moi ça ne change rien, s’est d’un bord ou de l’autre, gauche ou droite, c’est des twit qui veulent jouer à Dieu en dirigeant la société et en choisissant à la place des gens ce qui est bon pour eux, c’est ridicule.

Au moins l’entreprise privée ne peut rien imposer à qui que ce soit, pour obtenir un financement elle a besoin de la confiance d’un investisseur (que ce soit un particulier ou une banque) et cet investissement n’engage que celui qui investit. Si l’entrepreneur est mauvais, l’investisseur risque de refuser (parce que de gaspiller ses propres ressources c’est pas fort)(et qu’il sera seul pour assumer les conséquences de ses actes) et les ressources seront redirigées vers des secteurs plus efficace.

Si un secteur monte en demande, la valeur (les prix) montent aussi et donc l’attrait pour de nouveaux investissements, qui augmentent à leur tour l’offre pour réajuster les prix sur un point d’équilibre entre la production efficace et la demande optimale. C’est HYPER simple parce que c’est un système qui répond à des loi simples : les besoins de chacun.

Mais non je sais je fais de la théorie et tout cela ne s’applique pas dans la réalité…. donc je vais suivre votre point de vue et dire que la crise économique est due à la mauvaise volonté des investisseurs et lorsque ça vas bien c’est parce qu’ils sont altruistes. L’état n’aurait strictement rien à voir là dedans et se présente comme un sauveur de l’humanité qui est là pour diriger le pauvre peuple de brebis égarées, par son omniscience…

Paul Craig Roberts n’est pas un méchant communiste puisqu’il a travaillé pour Ronald Reagan. Le portrait qu’il trace de l’économie et surtout des finances américaines donne froid dans le dos et devrait susciter bien des discussions pendant la campagne électorale. Pourtant il n’en est rien. Mc Cain parle même de réduire les impots! Les Américains sont dopés et ont perdu contact avec la réalité. Remarquez aussi lorsqu’il parle des gains de productivité. On les cherche?

http://www.vdare.com/roberts/080915_economy.htm

Most Americans, including the presidential candidates and the media, are unaware that the US government today, now at this minute, is unable to finance its day to day operations and must rely on foreigners to purchase its bonds. The government pays the interest to foreigners by selling more bonds, and when the bonds come due, the government redeems the bonds by selling new bonds. The day the foreigners do not buy is the day the American people and their government are brought to reality.

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@Gagnon qui blâme les pauvres maintenant pour la crise actuelle! lol Quand est-ce que tu termines ton CEGEP le jeune?

Il faut prendre l’argent là où il se trouve, c’est-à-dire chez les pauvres. Bon d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais il y a beaucoup de pauvres. >A. Allais

@ jacques noel:

Un programme gouvernementale pour prêter de l’argent à des gens insolvable tu penses que c’était une bonne idée ?

McCain vient de flipflopper une autre fois.

Après avoir encouragé la déréglementation, puis s’être fait depuis deux jours le père fouettard des financiers de Wall Street en affirmant qu’il fallait poser des balises et mettre de l’ordre dans le privé, il retourne saveste aujourd’hui pour enlever toute réglemetation dans le domaine de la santé et laisser le champ libre au privé.

Le privé, nous assure-t-il performerait avec autant de succès que le marché financier!

« Opening up the health insurance market to more vigorous nationwide competition, as we have done over the last decade in banking, would provide more choices of innovative products less burdened by the worst excesses of state-based regulation. »

http://krugman.blogs.nytimes.com/2008/09/19/mccain-on-banking-and-health/

J’ai trouvé une version française du texte de Roberts. Ca donne des sueurs froides. A la fin il parle bien de république de bananes! Qui aurait pensé qu’un jour un fidèle de Ronald Reagan parlerait en ces termes de son pays???

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L’ancien Sous Secrétaire au Trésor de Reagan rappelle les fondamentaux de cette crise financière : ce sont les vertigineux déficits jumeaux du budget et de la balance US, aggravés selon lui par les délocalisations, qui sont à l’origine d’une économie de la dette. C’est sur ce recours perpétuel au crédit et au recyclage des capitaux étrangers qu’a prospéré un secteur financier hypertrophié, autorisé à tous les excès par la grâce de la dérégulation. C’est ce mécanisme qui maintient à flot les USA et leur permet de se lancer dans de ruineuses aventures militaires. En mettant à mal la confiance accordée à la signature de la maison USA, la crise actuelle pourrait mettre fin à cette illusion de richesse, intenable à long terme.

Par Paul Craig Roberts, Vdare, 15 septembre 2008

On nous avait promis une « nouvelle économie » faite de haute technologie, où les services exportables à haute valeur ajoutée prendraient la place de l’industrie perdue dans les délocalisations. En étudiant ce qu’est devenue cette « nouvelle économie », le Offshoring Research Network de la Duke University l’a retrouvée outre mer. C’est ainsi : les activités de la « nouvelle économie » sont elles aussi assurées en sous-traitance à l’étranger.

Les centres d’appels téléphoniques, l’activité informatique, les back-offices et les industries ont déjà depuis longtemps été délocalisés. Aujourd’hui les activités à forte valeur ajoutée telles que la recherche et le développement, l’ingénierie, la conception de produits et les services d’études sont eux aussi transférés à l’étranger. Il ne reste plus que la finance, et elle est en train de s’effondrer sous nos yeux.

Les Banques d’affaires indépendantes sont en train de disparaître, comme Merrill Lynch, Bear Stearns, Lehman Brothers. Ces vénérables institutions étaient insuffisamment capitalisées en regard des risques qu’elles ont pris. Merrill Lynch est maintenant rachetée par la Bank of America et Lehman Brothers appartient désormais au passé.

La déréglementation financière menée de façon inconsidérée a conduit à une concentration accrue et non pas à des marchés plus efficaces. Les banques régionales indépendantes, qui centraient leur activité sur le financement des entreprises locales, tout comme les caisses d’épargne, qui connaissaient le marché immobilier de leur région, ont été remplacées par de grands établissements qui ont titrisé des risques mal calculés pour les revendre dans le monde entier.

Les régulations étaient devenues trop fortes. Le balancier est alors revenu en arrière. La déréglementation est alors devenue une idéologie et un facilitateur pour la cupidité.

La déréglementation du secteur de l’énergie électrique nous a donné Enron.

La déréglementation du secteur aérien a détruit des compagnies américaines célèbres, comme la Pan Am, a réduit le nombre d’entreprises et entraîné une baisse de la qualité du service. Quand les compagnies aériennes étaient réglementées, elles pouvaient se permettre de conserver des appareils en réserve, et les annulations de vols étaient rares. Aujourd’hui, la logique de la rentabilité à tout prix interdit de garder des appareils en attente, et les problèmes mécaniques se traduisent par des annulations de vol. Quand les économistes calculent les avantages de la déréglementation, ils en ignorent de nombreux coûts induits.

Il n’y a désormais plus d’entreprises vraiment solides, ce qui signifie que les investissements en vue de la retraite se sont transformés en une loterie hasardeuse. Les américains s’en sont rendu compte, ce qui explique que les projets de privatisation des retraites financées par la sécurité sociale ne recueillent aucun soutien.

Si on analyse l’état réel de l’économie américaine, nous constatons que ce qui n’a pas a été délocalisé est secouru par l’état. L’an dernier, le Département de l’Energie a été autorisé à faire 25 milliards de dollars de prêts à des fabricants d’automobiles et des fournisseurs de pièces détachées. La semaine dernière, le Secrétaire au Trésor a alloué 5 milliards de dollars à Fannie Mae et Freddie Mac.

Le Congressional Budget Office indique que cette décision du Trésor implique « que les opérations de Fannie Mae et Freddie Mac devraient être directement incorporées dans le budget fédéral. » Leurs revenus devraient être traités comme des recettes fédérales, et leurs dépenses comme les dépenses fédérales. Si les premiers étaient supérieurs aux secondes, il n’y aurait alors aucune raison pour cette reprise par l’état.

La question qui se pose est celle-ci : qu’est-ce que ces nouvelles responsabilités impliquent pour la qualité des emprunts émis par le Trésor ?

Pour l’instant, cette question reste ignorée. La pratique traditionnelle qui consiste à aller chercher refuge vers le dollar et les bons du Trésor américains pendant les périodes d’incertitudes et de stress financier a renforcé la devise US et maintenu des taux d’intérêt bas. Mais tôt ou tard, le déficit budgétaire des États-Unis, qui est aggravé par la récession et par ces opérations de renflouement, et d’autre part l’énorme déficit commercial qui nécessite d’attirer les dollars détenus à l’étranger en direction des actifs et des produits financiers américains, se traduiront par une réaction des investisseurs internationaux qui diminueront alors le volume de leurs avoirs en dollar.

Lorsque ce moment arrivera, les taux d’intérêt américains devront augmenter pour que le gouvernement puisse continuer à compter sur l’étranger pour attirer les capitaux provenant des surplus des pays exportateurs afin de financer le déficit budgétaire des États-Unis.

Les problèmes financiers actuels ont donc pour arrière-plan ces autres problèmes encore plus préoccupants que sont les déficits du budget et du commerce extérieur. Les biens et services destinés aux marchés US que les sociétés délocalisées sous-traitent à l’étranger reviennent sous forme d’importations qui augmentent le déficit commercial américain. Délocaliser la production réduit le PIB et l’emploi aux États-Unis et augmente le PIB et emploi à l’étranger. Délocaliser la production réduit la capacité exportatrice de l’économie américaine tout en augmentant la facture des importations.

Comment mettre fin au déficit commercial ? Une solution consisterait en une dévaluation du dollar, qui réduirait les revenus réels des consommateurs américains et ne leur permettrait plus d’acheter les biens et services importés.

Comment venir à bout du déficit budgétaire lorsque les emplois sont en voie de disparition et que le PIB (c’est-à-dire la base des ressources fiscales) est transféré à l’étranger ?

Pas par des impôts plus élevés. Des impôts plus élevés sont problématiques pour une économie en récession où le chômage, lorsqu’il est correctement mesuré, est déjà à deux chiffres.

Certains ont imaginé que le déficit budgétaire pourrait être jugulé par le démantèlement des programmes d’assurance santé. Toutefois, compte tenu du coût de l’assurance privée, ce serait catastrophique pour des dizaines de millions d’Américains âgés.

La solution la plus probable consisterait à effectuer un « raid » sur les fonds de pensions. Alicia Munnell, Secrétaire adjointe au Trésor chargée de la politique économique de l administration Clinton, fait valoir que les fonds de pensions doivent faire face à un prélèvement pour compenser le fait que les montants qui y sont épargnés sont exempts d’impôt. Je m’attends à ce que le gouvernement fédéral, confronté à sa propre faillite, ressuscite cet argument, car il offre une solution préférable à la planche à billet utilisée par les républiques bananières ou l’Allemagne de Weimar.

Au 21ème siècle, l’économie américaine a été soutenue par l’expansion de la dette, et non par la croissance du revenu réel. Les économistes ont mis en avant les gains de productivité des États-Unis, mais il n’y a pas de d’indication que l’augmentation de la productivité ait augmenté les revenus des ménages, ce qui signale qu’il y a un problème avec les statistiques sur la productivité. Avec des ménages surendettés, pour lesquels la valeur de leur patrimoine le plus important – le logement – est en baisse, le consommateur américain ne sera pas à l’origine d’une reprise économique.

Un pays pourvu de dirigeants avisés reconnaîtrait sa situation difficile, mettrait un terme à ses guerres inutiles, et réduirait son énorme budget militaire, qui dépasse celui du reste du monde. Mais un pays dont l’objectif en politique étrangère est l’hégémonie mondiale continuera sur la voie de la destruction jusqu’à ce que le reste du monde cesse de financer son existence.

La plupart des Américains, y compris les candidats à l’élection présidentielle et les médias, ne savent pas qu’aujourd’hui le gouvernement des États-Unis, à cette minute même, n’est pas en mesure de financer cette journée de fonctionnement et doit compter pour ce faire sur les étrangers qui achètent ses bons du Trésor. Le gouvernement leur paie les intérêts grâce à la vente de nouveaux bons, et lorsque ceux-ci arrivent à échéance, le gouvernement les rembourse en vendant à nouveau des bons. Le jour où les étrangers cesseront d’acheter les bons du Trésor sera le jour où le peuple américain et son gouvernement seront ramenés à la réalité.

Une telle situation financière n’est pas celle d’une superpuissance.

Le sort que connaît aujourd’hui Lehman Brothers préfigure-t-il le destin de l’Amérique de demain ?

@jacques noel

« @Gagnon qui blâme les pauvres maintenant pour la crise actuelle! lol Quand est-ce que tu termines ton CEGEP le jeune? »

Cette crise est due essentiellement au fait que des institutions ont prêté de l’argent à des gens trop pauvres pour être solvable.

Il est vrai que de nombreux politiciens, surtout des démocrates, se félicitaient de voir les pauvres accéder à la propriété. C’est ce qui explique en partie pourquoi rien n’a été fait pour arrêter cette folie.

Qui ici connaît le « Community Redevelopment Act » ?

Noel et Campagna aurait intérêt a faire quelques recherches.

Gagnon, Brasseur & cie …

Le candidat islamiste d’extrême gauche sera élu.
Je commencerais donc à votre place à penser pourquoi et quelle sera la suite.

LA FIN DU REVE AMÉRICAIN…

http://www.nationmaster.com/graph/eco_inc_dis_ric_20-economy-income-distribution-richest-20

Le 20% d’Américains les plus riches ont 46,4% de la richesse nationale. Comme chez les Chinois où c’est 46,6%
GB: 43,2%
France: 40,2%
Canada: 39,2%
Allemagne: 38,3%
Japon: 35,6%
Danemark: 34,5%

http://www.nationmaster.com/graph/eco_inc_dis_poo_20-economy-income-distribution-poorest-20

Les 20% d’Américains les plus pauvres ont 5,2% de la richesse nationale:
Chinois: 5,9%
GB: 6,1%
France: 7,2%
Canada: 7,5%
Allemagne: 8,2%
Japon: 10,6%
Danemark: 9,6%

Les 60 millions d’Américains les plus riches ont donc 8,92 fois plus de richesses que les 60 millions les plus pauvres! C’est un écart énorme lorsqu’on pense que ces gens se cotoient chaque jour dans la rue dans tout le pays! (d’où entre autre une explication de la grande violence de la société américaine)

C’est pire qu’en Chine où les 200 millions les plus riches ont 7,89 fois plus de richesses que les 200 millions les plus pauvres. Pire que tous ces pays développés:

En GB: 7,08
France: 5,58
Canada: 5,24
Allemagne: 4,69
Japon: 3,35
Danemark: 3,59

Mais c’est surtout la fin du rêve américain. Le rêve américain c’est l’idée que si tu naies aux États-Unis ou si tu y immigres, tu as toutes les chances devant toi. Sky is the limit. En étudiant fort, en travaillant fort, en étant honnête et droit, tu vas monter dans l’échelle sociale et réaliser le rêve américain d’avoir une maison, un char, une bonne éducation pour tes enfants et une retraite en Floride. C’est le rêve de la classe moyenne quoi.

Or les données indiquent que cette classe moyenne n’a plus que 48,4% de la richesse du pays. Bien en-deça des 60% qu’elle forme.

En Chine, où cette classe moyenne n’existe pas pourtant, le 60% au centre de la pop a 47,5% de la richesse nationale

En Grande-Bretagne, c’est 50,7%
France: 52,6%
Canada: 53,2%
Allemagne: 53,3%
Japon: 53,8%
Danemark: 55,9%

Il est tard, mais il est primordial que le Canada et le Québec multiplient les efforts considérables et à grands frais pour trouver des clients autres que les USA si on ne veut pas crever avec eux.

C’est regrettable mais c’est la réalité.
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Quant à la réalité de la crise et de la débâcle générale des USA, je préfère me renseigner auprès de Paul Craig Roberts plutôt qu’aux pompiers volontaires des amaricains que sont Gagnon, Brasseur & cie.

@ jacques noel:

Les 20% d’américains les plus pauvres en 1996, ont vu leur revenu augmenté de 90,5% en 10 ans seulement. Cette augmentation spectaculaire a permis à 58% des américains appartenant au premier « groupe cinquième » de gagner un groupe supérieur.

Près de 50% des américains qui appartenaient au 2e « groupe cinquième » en 1996 ont pu se hisser, au minimum, dans le 3e groupe (classe moyenne) en l’espace de 10 ans.

La mobilité sociale et le rêve américain: plus vivant que jamais !

N.B.: le 1% d’américains les plus riches ont vu leur revenu médian chuté de 25,8%.

http://online.wsj.com/article/SB119492157951090886.html?mod=djemITP

@gagnon
Apprend donc l’anglais! Ceux qui montent sont ceux qui ont un emploi à temps plein, l’étude ne tient pas compte de tous les autres.

Those who start at the bottom but hold full-time jobs nonetheless enjoyed steady income gains. The Treasury study found that those tax filers who were in the poorest income quintile in 1996 saw a near doubling of their incomes (90.5%) over the subsequent decade

« Ceux qui montent sont ceux qui ont un emploi à temps plein, l’étude ne tient pas compte de tous les autres. »

Et Alors, c’est tout à fait normal que les gens qui travaillent progressent plus vite. Ceux qui vivent d’assistance stagnent et c’est bien normal. Avec le temps cela fait grandir les écarts entre ces groupes, ce qui est aussi tout à fait normal.

La seule chose que je déplore c’est le traitement réservé aux gens inaptes au travail (handicapés de toutes sortes), sauf que je ne crois pas que ce soit pire aux USA qu’ici, bien au contraire.

@pierre brasseur.

Il y a environ 4 millions d’Américains par année. Les jeunes étudiants de 16,17,18,19, voire 20,21,22,23,24, qui gagnaient que quelques milliers de dollars en 1996, ont vu leur salaire bondir à 20k,30,40, voire plus en 2006. C’est 30 à 40 millions d’Américains qui ont bondi dans la statistique à Gagnon!

C’est pour ça que ça fait rire de voir que 90% des plus petits revenus en 1996 ont changé de brakets 10 ans après.
Ce que l’étude ne dit pas c’est ce qui est arrivé avec la monoparentale noire de 27 ans, qui travaillait comme coiffeuse en 1996 et gagnait 13,000 par année. Elle fait quoi en 2006 et gagne combien? Qu’est-ce qui est arrivé au travailleur de GM qui gagnait 50k en 1996 et qui a perdu sa job à 45 ans?

« …sauf que je ne crois pas que ce soit pire aux USA qu’ici, bien au contraire. » (Pierre Brasseur # 27)

Bien oui on imagine que les démunis sont mieux traités aux USA.

Toujours la croyance et des affirmations que tout est meilleur chez les amaricains et que tout est pourri au Québec et au Canada.

Retournez donc voir sur le lien en dessous M. Brasseur juste pour vous rappeler ce qu’il vous arrive en affirmant n’importe quoi. Vous vous êtes fait planter par Koldo en disant que les statistiques sont de la poudre aux yeux.
C’est un très bon billet de M. Duhamel.

http://blogues.lactualite.com/presidentielle2008/?p=171#comments

PS Je voudrais spécifier que quand j’écris amaricains, je parle du pays imaginaire de nos Elvis grattons qui correspond à l’image qu’ils se font des USA.

jacques noel vient de faire une découverte importante: c’est en ayant une job qu’on peut améliorer son sort.

Je m’en vais de ce pas poser la candidature de jacques noel pour le prix nobel d’économie.

Ce que nous voyons présentement et que certains voient comme « la fin du modèle économique néo-libéral » est en fait le début de l’effondrement de l’état providence.

La survie de l’état providence est intimement liée à son contrôle de la monnaie et du crédit. Sans cela il ne peut se développer. Maintenant que les générations futures ne sont plus assez nombreuses pour assumer par l’impôt la croissance de ses dépenses Il se sert de ces leviers pour générer une croissance artificielle basée sur le crédit (le contrôle des taux d’intérêt) donc l’immobilier et la consommation pour atténuer l’impact de son insoutenable endettement et de ses besoins gargantuesques qui vont sans cesse grandissants.

Le problème est que cette croissance basée sur le crédit et l’injection de devises mène à la dévaluation de la monnaie et à l’inflation. Éventuellement l’intervention de la banque centrale atteint sa limite et on doit faire face aux conséquences, il n’est plus possible de stimuler la croissance de façon artificielle (avec du papier) sans causer une importante dévaluation ou une hyper inflation (qu’il faudrait contrer en haussant les taux d’intérêt) qui pourrait mener l’état providence à la faillite ou en tous cas l’obliger à sabrer de façon sauvage dans ses programmes.

Sauf que rendu là les particuliers ET les états sont endettés jusqu’au cou et la récession qu’on a tant voulu retarder est à nos portes.

Avec un peu de chance le plan Paulson marchera, Fed gardera même quelques cartouches et nous aurons une récession pas trop sérieuse ou même pas de récession du tout.

Mais ne vous faites pas d’illusion, ce sauvetage n’est qu’une fuite en avant et ce ne sera que partie remise jusqu’à la prochaine crise qui sera plus grave encore car l’état providence sera encore plus près de l’abîme avec moins de moyens pour se défendre..

A Noel: ne voyez-vous pas les parallèles entre la France et le Québec ?

A moins que vous fassiez preuve de la même dégoulinante mauvaise foi que dans les journaux de Québec…

C’est très ironique d’entendre parler des États-Unis par les néocons comme de la fin d’un état-providence…

Ce qu’ils ont toujours nié qu’il était.

@ Raymond Campagna

Y travaillent fort en démon pour leurs amaricaisn nos Elvissss.

Avis: Le mot amaricains ne concerne pas le bon peuple des États Unis.

Ce que Gagnon et ses acolytes se tuent à nous dire et à nous expliquer de toutes leurs forces est que les démocrates ont refusé l’interventionnisme de l’état avec Fanie Mae comme eux-mêmes le préconisent depuis des années.

Ils crachent sur les démocrates, qui selon eux ont réalisé leurs plus grands désirs, le non-interventionniste, et applaudissent les républicains qui selon eux voulaient que l’état intervienne, ce qui est à l’encontre de leur philosophie.

Comprenez-vous ces grands génies maintenant?

@ Yvon Fleurent:

Les démocrates ont milité pour l’interventionnisme de l’état avec Fannie et Freddie.

Comme d’habitude, tu comprends à l’envers.

For the record, je suis contre le plan d’Henry Paulson.

« Les démocrates ont milité pour l’interventionnisme de l’état avec Fannie et Freddie. » >dgagnon

Ça n’a pas de rapport avec les fraudes, les escroqueries de tous ces assoifffés de profit du privé!

C’est l’industrie privée qui a « fourni » les exploiteurs privés de compagnies privées.

Les néocons ont cette fâcheuse obsession de n’être jamais responsables de rien.

En théorie.

Gagnon tu t’es plainds et tu a écris plusieurs fois et à tort que les démocrates ont refusé l’intervention de l’état proposé par McCain en 2006.

Tu vire de bord comme sa te convient.

Il y a une patente que l’on retrouve sur les toits qui fait ça souvent selon le vent.

@ Raymond Campagna:

Tu parles des fraudes de Raines et Johnson, 2 ancien boss de Freddie et Fannie qui sont des conseillés de Barack Obama ?

Tu parles des démocrates qui ont décrété, il y a plusieurs années déjà que les dettes de Fannie et Freddie étaient garanties par le gouvernement ?

Gagnon cite des noms, des faits, mais il est incapable de démontrer le lien nécessaire entre ces données éparses.

@ Raymond Campagna:

Quoi, t’es pas au courant de la manipulation comptable de ces 2 types ?

An Office of Federal Housing Enterprise Oversight (OFHEO) report from September 2004 found that, during Johnson’s tenure as CEO, Fannie Mae had improperly deferred $200 million in expenses. This enabled top executives, including Johnson and his successor, Franklin Raines, to receive substantial bonuses in 1998. A 2006 OFHEO report found that Fannie Mae had substantially under-reported Johnson’s compensation. Originally reported as $6-7 million, Johnson actually received approximately $21 million.

http://en.wikipedia.org/wiki/James_A._Johnson_(businessman)

Hé hé hé…

Un autre mensonge de McCain:

« McCain Aide’s Firm Was Paid by Freddie Mac

By JACKIE CALMES and DAVID D. KIRKPATRICK
Published: September 23, 2008

WASHINGTON — One of the giant mortgage companies at the heart of the credit crisis paid $15,000 a month from the end of 2005 through last month to a firm owned by Senator John McCain’s campaign manager, according to two people with direct knowledge of the arrangement.

The disclosure undercuts a statement by Mr. McCain on Sunday night that the campaign manager, Rick Davis, had had no involvement with the company for the last several years. »

http://www.nytimes.com/2008/09/24/us/politics/w24davis.html?_r=2&hp=&adxnnl=1&oref=slogin&adxnnlx=1222260562-vGeKDDSAGbf6KP2QIEkoig

Pour ceux qui disent que le rêve américain est mort:

The new Census Bureau data on income and poverty reveal that many of the economic trends in this country are a lot more favorable than America’s detractors seems to think. In 2007, overall real median family income increased to $50,233, up $600 from 2006. The real median income for intact families — mother and father in the home — rose to $78,000, an all-time high.

http://online.wsj.com/article/SB122143692536934297.html

Le rêve américain n’à jamais été qu’un rêve il n’a jamsis existé.

Présentement les USA vivent en partie à crédit en empreuntant de la Chine, l’Asie et le l’Europe. La relève du systéme financier sera fait aussi avec cet argent, s’il se fait.

Et le Québec ne vit pas à crédit, lui?

Sans compter qu’il siphonne l’argent des provinces vaillantes comme l’Alberta…

Et l’Ontario ne vit pas à crédit, lui?

Sans compter qu’il siphonne l’argent des provinces vaillantes comme l’Alberta…

Bande de paresseux.

Pauvre Martin

1) Le Québec a une dette de 16k per capita. Les Américains vont bondir à 37k
2) Maclean’s publiait dernièrement un reportage montrant le revenu médian des Canadiens était maintenant supérieur à celui des Américains.
3) Le Québec ne recoit pas une token de l’Alberta. En fait le Québec se fait siphonner 5 à 6 milliards par année par Ottawa (allez lire les archives de ce blogue, y’a plein de textes sur le sujet)

Donc Gagnon et Martin affirment que l’Alberta, « “C’est LE marché du travail le plus flexible et ouvert en Amérique du nord.” (#54)

Pas le deuxième, donc.

@ Raymond Campagna:

Martin a dit dans son commentaire 54:

« Les succès de la fourmi albertaine ne se résume pas au pétrole. C’est le 2e État le plus libre économiquement en Amérique du nord. C’est LE marché du travail le plus flexible et ouvert en Amérique du nord. »

Veux-=tu bien me dire ce que tu ne comprends pas la dedans ?

C’est le 2e athlète le plus rapide en Amérique du Nord. C’est le coureur le plus rapide en Amérique du Nord.

Comment peut-on être le premier si on est le deuxième?

Pour les admirateurs des vaillaints albertains. Lisez les artcle dans la GPE (Grosse Presse Épaisse) sur l’Alberta Saaudite. L’envers de la médaille.

Des garderies à 1,600$ par semaine pour 2 « kids ».

Ton commentaire #60 dit que moi et martin avons une position opposé alors que nous disons exactement la même chose.

Toujours les salaires et seulement les salaires. Il n’y a que ça pour nos libératineux incapables de voir les 2 côtés d’une médaille leur endoctrinement leur interdisant.

Bizarrement dans ce tableau fraser c’est le Canada qui est au bas de l’échelle et c’est le pays qui vient d’être déclaré le pays où le niveau de vie est le plus élevé en Amérique. De plus l’Alberta est l’endroit où le coût de la vie est le plus cher au Canada.

J’ai assez de parenté dans ces endroits pour me rendre compte que même si leurs salaires sont élevés, ils sont pratiquement toujours plus pauvres que nous.

Ça donne quoi d’avoir un salaire de 98K si on n’est pas capable de sortir.

J’ai un ami intime qui gagne 90K job pas bien plus qu’ordinaire. Il possède un très beau condo de 1,300 pca sur la rive sud de Mtl et une très belle maison au centre de la vallée du St-Laurent.

Essayez-vous en Alberta. À 98K vous avez de la misère à vous payer un très petit condo. C’est à un point tel, que les gens font tout pour fuir en Saskatchewan.

@Yvon Fleurent

Y a des Québécois masos.

Ils restent à souffrir la grosse misère au Québec, alors qu’ils nous parlent du paradis américain ou albertain .