Wall Street : Et maintenant ?

Cette semaine passera à l’histoire. Les membres de la Chambre des représentants ont refusé le plan de sauvetage soumis par l’administration et par la suite modifié par les leaders des deux partis. Comme prévu, la Bourse plonge… et plonge encore.

Les parlementaires voulaient-ils tester le marché ? C’est maintenant fait et on commence à mesurer les conséquences. Ou ils reviennent sur leur décision, ou personne ne sait ce qui va arriver. Oui, ce plan est imbuvable et il est abjecte de refiler aux contribuables l’addition des excès des banquiers. Je crois néanmoins qu’un plan semblable devra être approuvé. Et que le reste de ce texte – écrit plus tôt aujourd’hui – a encore sa pertinence.

Cette semaine marque le début d’une nouvelle ère, celle de la réglementation accrue des institutions financières et d’un rôle accru des gouvernements dans l’économie. C’est comme si Barack Obama avait déjà gagné son élection, cinq semaines avant le temps.

Les États-Unis font aujourd’hui des choses impensables il y a à peine un mois. La FDIC, l’agence du gouvernement fédéral qui assure les dépôts des clients des banques, devient actionnaire de Citigroup et l’aide à absorber Wachovia, la quatrième banque du pays. L’État américain, sous l’impulsion d’un président républicain, est devenu l’acteur majeur du secteur financier. Qui l’eût cru ?

Ce mouvement s’étend à l’Europe, où les gouvernements belges, luxembourgeois et néerlandais viennent de nationaliser conjointement la banque Fortis, menacée de défaillance.

Je crois que nous n’avons malheureusement encore rien vu. L’un des aspects les plus pervers de ces sauvetages à répétition, c’est qu’il y aura toujours plus de victimes à sauver. Il suffit de malmener en Bourse une institution en difficulté, et hop ! l’État vient à la rescousse.

Mais le point central reste celui-ci : il y aura davantage de banques candidats à la défaillance, parce que ce plan de sauvetage ne règlera pas la crise. Il évite le pire, pour le moment, mais les conditions de base de l’économie restent les mêmes.

Revenons à la crise immobilière qui a déclenché le tout. Il n’y a pas assez d’acheteurs sur le marché pour faire remonter les prix des maisons et faire repartir la construction domiciliaire. Il n’y a pas assez d’acheteurs, parce qu’il y a trop de maisons et parce que les Américains sont trop endettés. Cette dette personnelle est devenue très lourde à porter compte tenu de la perte de valeur des propriétés. Des millions d’Américains se sont appauvris et les consommateurs sont extrêmement prudents. C’est catastrophique quand on considère que 70 % de l’économie repose sur leurs épaules.

Le plan de sauvetage donc permet aux banques d’êtres plus patientes, mais il ne rendra pas leurs clients plus riches. Si l’économie continue de se détériorer, de plus en plus de clients seront incapables de rembourser leurs prêts et de plus en plus de banques (re)deviendront très vulnérables.

Nous nous retrouverons alors au point de départ, mais avec des conditions économiques encore plus mauvaises et un État affaibli. Je pense que les prochaines années seront très difficiles partout dans le monde.

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Consultez notre dossier sur la crise

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Tout le système ne reposait que sur du vent…et de l’illusion.

«Au plus fort de la tourmente boursière des dernières semaines, plusieurs experts prédisaient que les banques américaines pourraient essuyer des pertes totalisant 250 milliards de dollars à cause de la crise des prêts hypothécaires à risque. On s’est inquiété du sort des propriétaires de maison incapables de rembourser leurs prêts, des prêteurs hypothécaires qui avaient consentis de tels prêts, des hedge funds qui en avaient trop dans leur portefeuille, mais jamais des grandes banques.

Pourquoi? Parce qu’elles sont solides. Des pertes de 250 milliards, c’est énorme, mais il est facile de tenir le coup quand on a amassé 359 milliards de profits en 2005 et en 2006.»
-Pierre Duhamel, 31 août 2007.

Quels sont ceux qui ont encaissé les profits?

@ Raymond Campagna

Les chums ici dans le coin me disaient; l’économie des états est solide, bah ben voyons, ils sont riches, au pire sa baissera et encore ça va probablement rester stable.

Aujourd’hui ils ne sont pas sûrs d’occuper leur bureau dans 6 mois ou un an. Ils me font maintenant à Bob Gratton et son Gros Garage.

« Quels sont ceux qui ont encaissé les profits? » (R Campagna)

J’en sais quand même un petit boutte, je les aie regardé faire.

Le client (poisson potentiel) visite la maison pour rêver. Le vendeur l’accroche et le client lui dit inaccessible pour moi. Le vendeur réplique en disant « si tu la veux, t’en fais, pas on va t’arranger ça ». Évidemment l’entrepreneur a gonflé le prix à 110%.

Finalement le client n’en croyant pas ses yeux cède et passe à la banque où on lui avance 110% du prix de la maison.

Les possesseurs de lots ont vendu des lots pour développer à prix exorbitants à des entrepreneurs en construction.

Ces entrepreneurs ont développé les infrastructures (rues, égouts) et ont construit et ont vendu à gros prix confiant la vente aux agents.

Les agents ont eux, empochés des commissions substantielles.

Le connaisseur économique, en cravate, de la banque lui, se bombait le torse montrant qu’il avait du volume.

Y en ont vendu en tabarn…des Big Mac.

Tout ça est parti du parti démocrates qui ont bloqué les tentatives de régulation des républicains.

http://www.youtube.com/watch?v=_MGT_cSi7Rs

Et les gens corrompus de Fannie et Freddie qui ont participer à cette débâcle sont aujourd’hui des conseillés d’Obama.

Au moins les républicains ont bloqué le bailout.

« Tout ça est parti du parti démocrates qui ont bloqué les tentatives de régulation des républicains. » (DG)

Gagnon sa fait des semaines que tu nous radotte cette phrase et tu te trompe et c’est toi même ici qui le dit: Y a pas de crise aux USA, aucune récession qui s’annonce, et l’économie de tes amaricains de rêve progresse.

Donc pas de problèmes.

Effectivement cette crise causée avant tout par les interventions des gouvernements et des banques centrales pour favoriser le crédit et l’accès à la propriété pourrait mener à plus d’intervention étatiques.

Comme en 1929 où l’anticipation puis l’implémentation du protectionnisme avait précipité la crise, le gouvernement était ensuite intervenu massivement avec plein de mesures socialistes qui transformèrent la crise en catastrophe.

Seront nous assez stupide pour répéter les même erreurs?

Certes la tentation sera grande et il ne manquera pas de politiciens démagogues et de journalistes illettrés économiques pour l’alimenter, mais je doute que ça aille aussi loin. Premièrement les gouvernements sont déjà près de la banqueroute et n’ont plus de marge de manœuvre. Deuxièmement la science économique a beaucoup évolué et les économistes défendent presque unanimement le libéralisme économique.

Yvon Fleurent:

http://www.youtube.com/watch?v=_MGT_cSi7Rs

Ce vidéo date de 2004. Les républicains prédisaient la crise actuelle alors que les démocrates niaient les faits.

Pour les démocrates, la tentative des républicains de réduire les prêts hypothécaires à des gens insolvables c’était du… racisme !

@pbrasseur

« Deuxièmement la science économique a beaucoup évolué et les économistes défendent presque unanimement le libéralisme économique. »

L’économie est une science humaine au même rang que l’anthropologie, la sociologie, le droit et … l’économie!!!

Alors pour les trippeux du libéralisme économique, vos apprentis sorciers se sont empalés sur leur propre(!) manche à balai!

C’est don’ souffrant…

Et Gagnon continue sa cabale pour les républicains.

Y faut avoir du temps à perdre. Il n’y personne qui vote aux USA ici, même pas Gagnon.

Gagnon démocrates ou républicains, c’est pareil.

CE SONTS LES AMÉRICAINS QUI SONT RESPONSABLES DE CETTE CRISE.

De plus ce sont eux qui sont les plus libéraleux dans le monde.

Oui ils ont libéralés à crédit.

@ Raymond Campagna:

Les économiste avait prévu la situation actuelle dès 1999:

In moving, even tentatively, into this new area of lending, Fannie Mae is taking on significantly more risk, which may not pose any difficulties during flush economic times. But the government-subsidized corporation may run into trouble in an economic downturn, prompting a government rescue similar to that of the savings and loan industry in the 1980’s.

« From the perspective of many people, including me, this is another thrift industry growing up around us, » said Peter Wallison a resident fellow at the American Enterprise Institute. « If they fail, the government will have to step up and bail them out the way it stepped up and bailed out the thrift industry. »

http://query.nytimes.com/gst/fullpage.html?res=9C0DE7DB153EF933A0575AC0A96F958260&sec=&spon=&pagewanted=print

« Les économiste avait prévu la situation actuelle dès 1999: » –dgagnon

Ça leur fait une belle jambe!

Depuis des années David Gagnon, ses acolytes et plusieurs autres ont tout fait nous convaincre que l’état ne devait pas intervenir. C’est la promotion du libéralisme.

Maintenant David Gagnon se débat comme un diable dans l’eau bénite et braille pour nous convaincre que la crise actuelle que les économistes avaient prévue, qu’il a lui-même nié et qu’il nie encore, et est dû au fait que les démocrates ont empêché le gouvernement d’intervenir. C’est la promotion de l’interventionnisme.

De plus il voudrait que les Québécois, les Canadiens et probablement les Américains votent pour Harper afin que l’on saute avec les USA dans leur gouffre.

Le comprenez-vous son rêve amaricain maintenant?

C’est facile! Hein!

@ Yvon Fleurent:

Si l’état n’était pas intervenu, il n’y aurait pas de subprime.

C’est la décision de l’état d’encourager les prêts hypothécaires aux pauvres pour ensuite garantir les prêts via Fannie et Freddie qui a été la cause de la bulle.

Cette crise ne fait que démontrer que si l’état décide de diriger le libre-marché, on fini toujours avec une catastrophe.