L’étonnant M. Aussant

Jean-Martin Aussant, le fondateur et chef démissionnaire d’Option Nationale, retourne à Londres travailler pour son ancien employeur, MSCI, une ancienne division de la banque d’affaires Morgan Stanley.

Jean-Martin Aussant est un individu de qualité qui peut travailler pour qui il veut et où il veut. Il est maître de ses choix et personne ne peut lui reprocher d’exercer son métier dans ce qui est devenue, sur le même pied que New York, la capitale financière internationale. Cela s’appelle jouer dans la cour des grands, et c’est à l’honneur de Jean-Martin Aussant d’avoir reçu une telle offre.

La nouvelle n’est pas pour autant anodine. Que le souverainiste qui lave plus blanc que blanc choisisse Londres fera sourire quelques personnes. On comprendra que le marché financier est bien petit à Montréal et que les positions de M. Aussant sont loin d’y faire l’unanimité. Disons qu’il est un peu radioactif pour l’industrie locale. Il aurait pu enseigner, devenir consultant ou lancer sa boîte, mais Jean-Martin Aussant a préféré retourner à ses anciennes amours.

On pourrait aussi se surprendre que le fondateur d’un parti qui tangue à gauche retrouve sa passion pour les marchés financiers. Le programme d’Option Nationale préconise en effet la nationalisation des ressources naturelles, un moratoire complet sur le pétrole de schiste (adieu Anticosti) et veut privilégier l’objectif du développement économique plutôt que celui du rendement de l’actif à la Caisse de dépôt.

Là aussi, il faut faire attention avant de juger M. Aussant. MSCI, c’est un peu la version allégée – light – du capitalisme financier, surtout quand on compare à son ancien propriétaire, Morgan Stanley. Par exemple, Morgan Stanley pourrait être le créancier d’un pays en difficulté ou distribuer des produits financiers sophistiqués, comme ceux dont on a tant parlé pendant la crise des subprimes (prêts hypothécaires à haut risque).

De son côté, MSCI est avant tout un fournisseur d’indices financiers. Elle ne va pas serrer la gorge à la Grèce; elle va seulement décider de mettre le pays dans son indice «pays émergents» plutôt que sur son indice «pays développés». Ce ne sera pas sans conséquence, mais l’impact sera indirect.

Ce qui étonnera d’autres personnes, qui connaissent l’extrême fébrilité de la capitale britannique et le stress inhérent au domaine financier, c’est le choix de ce métier et de cette ville pour une homme qui trouvait la politique incompatible avec la vie familiale et l’éducation de ses enfants.

Jean-Martin Aussant aime surprendre. Cette fois encore, il n’a pas raté son coup.




 

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Excellent résumé de la situation. Vrai que M. Aussant est totalement libre de choisir pour qui il travaille. Ceci dit, son discours qui misait sur l’intégrité et sur la cohérence dans l’action a réussi à rallier plusieurs électeurs désabusés dont je suis. Face à cette annonce, j’ai senti un léger goût amer me monter en bouche.

Invoquant des raisons familiales pour quitter la vie politique, M. Aussant a réussi à obtenir toute ma compréhension face à sa condition. Maintenant qu’il annonce un départ pour ces milieux financiers, je ne peux que me sentir floué. À quelque part, je reste avec une sensation que le capitaine a abandonné le navire avant qu’il ne coule. Ce revirement ne peut que porter atteinte à la crédibilité du mouvement souverainiste.

Je peux bien comprendre qu’un individu décide de quitter la vie politique pour prendre soin de lui et de sa famille. Par contre, quitter cette vie difficile pour une situation tout aussi exigeante et difficile n’envoie qu’un message, qu’il soit porté ou non: le mouvement souverainiste est réellement en perte de vitesse si un parti comme Option Nationale, qui semblait avoir le vent dans les voiles, n’a pas réussi à conserver un chef aussi crédible.

Ça me désole. Malgré tout, je souhaite bonne chance à M. Aussant pour ses projets futurs.

Comme quoi il ne faut pas confondre capitaliste et capitalisme, on peut être un capitaliste sans rien comprendre au capitalisme! « L’étonnant M. Haussant » en est une preuve éloquente.

Je serais vraiment très surpris si M. Aussant (sans H) ne pouvait pas en montrer à beaucoup au sujet du capitalisme. Je crois que c’est justement sa très grande connaissance du monde des finances qui lui permet d’en être aussi critique. En un mot, il sait de quoi il parle. Ce n’est pas un gérant d’estrade, lui ! 😉

«La petitesse nous rassure, car elle exige peut, mais il n’en est pas ainsi de la grandeur, qui exige beaucoup.» [André Pronovost]

Vous vous trompez M Drouin

Le capitalisme c’est la liberté humaine et la liberté économique garantie par un état de droit.

Pourtant bien des chefs d’entreprise s’empressent par exemple de demander aux gouvernements d’écarter la concurrence par des mesures protectionnistes

C’est bien la preuve que les capitalistes ne représentent pas toujours le capitalisme.

D’ailleurs si c’était le cas aucun entreprise n’aurait voulue de M. Aussant, un homme qui a passé sa carrière politique à défendre des positions anticapitalistes.

Incidemment, à vous lire on réalise que culture et jugement (ou intelligence) ne vont pas toujours de pair non plus…

Si je suis votre logique nous pouvons affirmer qu’un communiste pourrait très bien ne pas représenter le communisme, ni un socialiste, le socialisme, un catholique le catholicisme, un libéral le libéralisme, ainsi de suite, et ainsi de suite.

En fait, personne ne peut représenter quoi que ce soit.

Une belle façon de dire n’importe quoi et son contraire. Je commence à comprendre votre point de vue.

«Qu’il soit noir, juif ou arabe, un type bien est un type bien et un enfoiré sera toujours un enfoiré.» [Guy Bedos]

Inutile j’imagine de vous faire savoir que je partage entièrement la position de monsieur Brasseur sur ce sujet cher Denis, et plus particulièrement la dernière phrase de son intervention.

Savoureuse… Comme du bonbon!!!

Allez demander aux citoyens américains, victimes de l’effondrement de la valeurs de leurs maisons s’ils se sont sentis libres de remettre les clés aux banques.

Demandez-leur également s’ils se sont senti libres quand ils ont perdus leurs emplois et leurs programmes de soins de santé qui venaient avec.

L’État de droit des dernières décennies a été façonné pour répondre principalement aux besoins au monde de la finance et aux prédateurs qui y sévissent. Par exemple l’abandon du Glass-Steagall Act en 1999 est vu par la plupart des experts comme étant la principale raison de l’effondrement de l’économie américaine en 2008 dû au fait que les banques américaines ont perdu des milliards de dollars dans des produits financiers à très hauts risques qu’elles ont allègrement mis sur le marché. En faisant ces cochoneries financières, les banques n’ont pas agi hors de l’état de droit.

Alors vous me faites bien rire avec vos phrases creuses sorties tout droit de la bible de la droite.

Par contre dans votre deuxième phrase quand vous écrivez : «Pourtant bien des chefs d’entreprise s’empressent par exemple de demander aux gouvernements d’écarter la concurrence par des mesures protectionnistes», c’est bien ce que déplore ceux qui réfléchissent encore par eux-mêmes : privatisation des profits et la socialisation des pertes. C’est bien à ce marché de dupe que vous faites références, n’est-ce pas ? Sur ce point nous sommes bien d’accord.

«Où ils font un désert, ils disent qu’ils ont donné la paix.»
[Tacite]

Quelles étaient donc ces « positions anticapitalistes » de Martin Aussant ? Et comme vous êtes une personne d’une grande culture, pourriez-vous expliquer à un lecteur sans culture économique, c’est quoi une « position anticapitaliste » ?

Voici le message que j’ai laissé à monsieur Aussant

SINCÈRE REMERCIEMENT

Contairement à certaines gens
je vous comprends monsieur Aussant.

Pour le moment, vous allez là où la paye vous mène…

Vous avez des flos à faire vivre… vous l’avez pourtant dit que lorsque les flos seront plus grands (assez grands)
vous allez revenir à votre priorité numéro 1:

FAIRE DU QUEBEC, UN PAYS.

J’ai eu 4 mômes… alors, je comprends…

Les gens doivent comprendre que vous n’avez « pas fait croire » que vous vouliez l’indépendance, VOUS LA VOULEZ!
Autant et même PLUS que beaucoup de membres d’ON et d’indépendanistes!

Monsieur Aussant, vous avez fait ce que vous pouviez faire de mieux:
FAIRE RENAÎTRE LE GOÛT DE L’INDÉPENDANCE

Comme c’est là, vous avez vos flos…
AVANT d’avoir des flos, ON pense tous que ce sera plus facile que l’on croit… mais ON l’sais bein que ça change une vie d’avoir des flos (et des jumeaux en plus) Tout un changement!

La mauvaise foi de votre part?
NON
je n’y crois pas du tout.

Question de circonstances? OUI

BEIN EN PARTANT
JE VOUS DIS MERCI DU FOND DU COEUR

Ça fait depuis 1978 que je suis pour l’indépendance
(souverainiste puis indépendantiste depuis l’âge de 10 ans!)

J’ai vu la descente d’indépendantistes et ça m’attristait
(vous aussi vous l’avez vu, j’en suis sûr)

J’suis bien contente du boulot que vous avez fait
SI LES JEUNES ONT LE GOÛT AUJOURD’HUI
DE LA POLITIQUE
S’ILS VEULENT FAIRE DU QUÉBEC, UN PAYS, AUJOURD’HUI
BEIN CES JEUNES VOUS LE DOIVENT, M. AUSSANT

QU’ILS SACHENT LE RECONNAÎTRE!!!

BONNE CHANCE dans votre cheminement et je vous dis:
À LA PROCHAINE FOIS

Je ne peux reprocher à une personne de nous avoir démontré pendant un certain qu’il est possible d’avoir un discours politique intelligent, engagé et non conformiste, surtout en ces temps où tout semble coulé dans le béton. Je ne peux non plus lui reprocher d’avoir pris une décision pragmatique au regard de sa vie personnelle et familiale. Certains auraient préféré que J-M Aussant fasse de lui-même un martyr et qu’il préfère tout sacrifier pour qu’on puisse dire de lui «Quel homme de conviction ! Il a donné sa vie à la société québécoise.» Ce n’est pas mon cas; Jean-Martin Aussant ne me devait rien.

Je me rappellerai de M. Aussant comme de celui qui a oser mettre l’épaule à la roue alors que la plupart de ceux qui écrivent ici, y compris moi-même n’auront jamais eu son courage.

Monsieur Jean-Martin Aussant, merci et que l’avenir vous sourie pour encore de longues années.

À bientôt … peut-être !

Denis Drouin
Laval

«Il existe une façon de savoir si votre mission sur terre est terminée : si vous êtes vivant c’est qu’elle ne l’est pas.»
[ Richard Bach ]

La décision de M Aussant de retourner à Londres chez MSCI vous semble surprenant et fait sourire quelques personnes? Il me semble qu’il a dit que cette décision était avant tout lié au fait qu’il n’aurait pas reçu d’offres intéressantes du milieu financier québécois.
Ce n’est pas seulement le mouvement souverainiste qui a perdu une personne de qualité, c’est la communauté Financière du Québec et du Canada au complet. Pour plusieurs, il est impossible de concilier compétence en affaire et souveraineté. Notre petit monde local nous le prouve dans ce dossier en laissant aller ce talent.
Moi ce qui me fait le plus sourire, c’est que dans la volonté de le rejeter, la communauté d’affaire a envoyé un excellent prospect chez leur compétiteur… Quelle belle vision d’avenir!
Bonne chance à JMA, j’aimais bien ce Monsieur que je trouvais honnête, compétent et convaincu.

Chose certaine, M. Aussant est réellement en train de marquer le paysage politique québécois des années 2010 à sa manière et ce, avec des moyens beaucoup plus maigres que les trois grands partis. Il a su donner goût à la politique à une génération de jeunes Québécois, principalement âgés de moins de 25 ans, en plus de renouveler l’idée d’indépendance nationale, un peu perdu par le Parti Québécois depuis 10 ans. Le tout s’est concrétisé en moins de 2 ans, grâce aux réseaux sociaux. Je crois que plusieurs autres politiciens (notamment au PQ) ont envié sa facilité à rallier les jeunes et il sera désormais l’exemple à suivre sur ce sujet. Sa décision de retourner à ses premiers amours est entièrement justifiable et il faut comprendre que les grands centres financiers du monde ne sont pas québécois ou même canadiens. Comme vous le dites, monsieur Duhamel, il n’a pas finit de nous surprendre.

Peut-être un surprenant retour à la vie politique dans 10 ans, qui sait?

Vous avez raison. Toutefois, nous devons remarquer qu’il y a de grandes femmes et de grands hommes qui ‘ont jamais fait de politique comme il y a de très nombreux politiciens qui n’ont jamais rien fait.

Donc tout comme vous et d’autres aussi, je crois que cet homme brillant et libre pourrait bien nous surprendre encore.

«Il n’y a pas de vent contraire pour celui qui sait où il va»
[Theodore Roosevelt]

Si on voulait faire un peu d’esprit, on pourrait dire que Jean-Martin Aussant, a suivi de peu Mark Carney à Londres, ce dernier qui a pris la direction de la Banque d’Angleterre (BoE)…. Nonobstant, j’imagine que cette remarque ne plairait pas au bon vieux noyau dur souveraino-nationaliste-conservateur qui n’a pas pour habitude de mélanger les guenilles avec les serviettes.

À tout le moins cela montre une chose, c’est qu’il y a des québécois et des canadiens qui font du très bon travail et que leurs qualités tant dans le domaine des arts, des sports, des sciences et de la finance sont prisées partout dans le monde. Lorsque Jean-Martin Aussant est au nombre de ceux-là.

Nous savons tous pertinemment que monsieur Aussant, reste-à-savoir quand, qu’il y a tout lieu qu’il fera un retour dans la politique québécoise ; tout comme Philippe Couillard qui attendait le moment opportun et l’heure la plus adéquate pour nous revenir.

Cela montre encore qu’en politique, il n’est plus désormais de rente de fait. Jean-Martin Ausssant qui pourtant était un très bon député, avait été bêtement battu dans sa circonscription de Nicolet-Bécancour aux dernières élections. Montrant par le fait-même la versatilité et l’inconstance de l’électorat.

Cette inconstance et cette instabilité populaire encore, finira bien par rattraper l’équipe dépositaire de la souveraineté qui administre le Québec comme s’il s’agissait d’une simple mais royale chasse gardée. Bonne chance à Option Nationale, aux femmes et aux hommes de bonne volonté.

Votre commentaire mi-figue mi-raison m’amène à penser que malgré tous les Cassandre, l’idée de la souveraineté sera toujours présente tant et aussi longtemps que les arguments des fédéralistes se résumeront à ne pas prendre l’idée de la souveraineté au sérieux et à la dénigrer hautainement comme le font trop souvent les beaux penseurs imbus d’eux-mêmes, impressionnés, ainsi que proposait La Fontaine, par leur propre ramage.

«La loi de l’inertie s’applique à l’imagination : nous ne pouvons pas croire que demain différera d’aujourd’hui.»
[Arthur Koestler]

@ Cher monsieur Drouin,

Je relève avec regret que vos obsessions vous animent autant qu’elles vous aveuglent. Quant à moi, n’ai pas d’allégeance, ni de profession de foi et je ne revendique qu’une seule chose : le droit à la liberté d’expression et celui de survivre tant bien que mal. Pour ce qui est de votre compréhension de ce qu’est un État de droit (un autre de vos commentaires), elle est à l’avenant de votre propension à dénigrer tout ce que les internautes écrivent systématiquement.

Mais je ne vais pas m’acharner à tenter de vous faire entendre raison. Quand une cause est perdue, elle est perdue. Voilà tout !

— Quant à votre citation d’Arthur Koestler elle est très pertinente. D’ailleurs elle vous va comme un gant.

« Le désespoir tue. » — Giacomo Casanova

« l’idée de la souveraineté sera toujours présente… » (sic)

Faites dans l’humour noir maintenant?

Si cela est vrai, vous feriez peut-être bien de le rappeler ceci à votre Madame Marois car elle n’en parle pas beaucoup par les temps qui courent…

Dommage que le Québec n’ait pas su retenir un tel talent mais son départ pour Londres, ville centre du pays colonisateur, l’Angleterre (là même où notre Reine Mère régente avec brio), en dit long sur le pouvoir d’attraction du Québec envers les talents de marque.

Il n’est que l’un des multiples personnages de marque que nous perdons année après année au profit des endroits plus disposés envers les gens qui ont une connaissance approfondie en finances et du capitalisme. Bref, des gens qui ont su éviter les sciences molles pas de maths.

Bravo au Québec et plus particulièrement au Parti québécois d’avoir encore une fois su perdre un autre savoir-faire…

Peut-être que si l’homme et ses idées n’avaient pas été l’objet de critiques imbéciles et hargneuses d’adversaires qui ne pensent qu’à détruire la société o ils vivent, peut-être que vous n’auriez pas à déplorer son départ du Québec. Mais le déplorez-vous vraiment ? Permettez-moi d’en douter.

«Les hypocrites, comme les abeilles, ont le miel à la bouche et l’aiguillon caché.»
[Jacques Delille]

« Permettez-moi d’en douter. » (sic)

Si vous vérifiez mes propos à l’époque de la dernière campagne électorale, je suggérais très fortement aux séparatistes, aux VRAIS de voter ON (le seul parti selon moi qui représente vraiment le séparatisme!), chose qui m’était reprochée à l’époque par les mêmes personnes qui louangent aujourd’hui M. Aussant.

Allez savoir où est la cohérence dans ce camp…

Si Aussant part pour Londres, c’est qu’ O.N. et son chef n’ont pas récolté assez de votes à la dernière élection, dont le vote d’un certain François 1 qui devrait faire, s’il était sincère, son mea culpa au lieu de faire des déclarations hypocrites.

PARDON???

Plusieurs partis politiques et/ou candidats ont été défaits dans l’histoire du Québec mais ils sont tout de même demeurés ici. Au Québec!

De plus, je ne suis pas séparatiste mais fédéraliste. Pourquoi irai-je voter pour un séparatiste???

En ne votant pas O.N. vous avez contribué à la défaite de M. Aussant, vous êtes donc mal placé pour pleurer son départ . D’ailleurs votre dernier commentaire en dit long sur votre mauvaise foi.

C’est une excellente nouvelle pour lui, il retourne à une profession qui l’a animé pendant un certain temps. Je retiens de ce passage de la vie politique à une nouvelle vie professionnelle, d’une incursion ou une intention d’amorcer une carrière de musicien. Que s’est-il passé entre les deux pour faire un tel volte-face? Une meilleure proposition? Probablement. De dire que le Québec n’a pas su le retenir et lui offrir un poste à la hauteur des ses compétences, je mettrais un bémol. A-t-il fait des démarches en ce sens ici? Je ne crois pas. Que l’on n’ait pas pensé à lui, j’en doute. Il s’est assuré de faire passer le message qu’il ne souhaitait pas revenir à la vie trépidante qu’il a connu. J’ai bien compris le message et compatissait avec lui de ne pouvoir vivre une vie familiale satisfaisante selon ses valeurs. Je n’apprécie pas son commentaire indiquant qu’on n’a pas voulu de lui au Québec. et que le domaine de la finance est bien petit. si on lui a fait la proposition de s’installer à Londres, serait-il trop bien pour le Québec?

Lorsque j’ai appris que Monsieur Aussant quittait le Québec pour l’Angleterre, j’ai tout de suite eu une pensée pour la délectable Margareth Tatcher dont on pourrait dire que cette fuite d’un ténor de la gauche du Québec vers le pays colonisateur est, pour elle et tous ses défenseurs dont je fais humblement parti une sorte de revanche sur les go-gochistes!

C’est comme si W. allait vivre en Corée-du-Nord…

M. Aussant suscite beaucoup d’antagonisme. C’est le signe qu’il impressionnait ou dérangeait, au choix et en fonction des allégeances. Peu de personnes peuvent en dire autant.

Benoit Carré

« C’est le signe qu’il impressionnait ou dérangeait » Est-ce qu’impressionner et déranger sont automatiquement, des signes positifs ? W. Bush impressionnait et dérangeait aussi.