Lettre à Julie

Tu me disais que tu songeais à participer à la « manifestation pour la terre » qui aura lieu dimanche à Montréal, à l’invitation des groupes écologistes, de syndicats et d’artistes. Je ne te blâme absolument pas de vouloir y être. Si les objectifs de cette manifestation rejoignent tes préoccupations et tes convictions, il est tout à fait normal de joindre ta voix à tous ceux qui seront là.

Je prends tout de même quelques minutes de ton temps pour te dire pourquoi je n’y serai pas. Si le droit de manifester fait partie des droits démocratiques, celui de ne pas être d’accord l’est tout autant. Or, tout ce qui entoure cette manifestation dite « pour la défense du bien commun » m’horripile.

Tout d’abord, je n’aime pas quand des gens se réclament du « bien commun » et de la « bonne volonté » pour faire appuyer leurs propres intérêts. C’est un truc vieux comme le monde et qui est utilisé tant par les entreprises que par les groupes sociaux. Dans le cas présent, je pourrais moi aussi faire valoir que le bien commun du Québec passe par l’exploitation de ses ressources naturelles et que renoncer à leur mise en valeur aurait des conséquences néfastes. On peut aussi avoir l’intérêt du Québec et de la planète à coeur et s’opposer à cette manifestation. C’est une question d’opinion et de point de vue, rien de plus et rien de moins.

Pourquoi je m’oppose à cette manifestation et à la Déclaration qui en est à l’origine ? Je résumerai ma pensée en 5 éléments.

1. Il faudrait manifester pour montrer notre attachement à la terre. Qui est contre ? Je ne connais personne qui se lève le matin en rêvant de détruire la terre. Laisse-t-on entendre que de creuser des mines, construire des barrages et forer des puits de pétrole c’est manifester notre « non-attachement » et notre « mauvaise volonté » ?

Nous vivons dans une civilisation construite grâce au métal. L’énergie (gaz, pétrole, hydroélectricité) nous a permis de passer d’une ère de précarité généralisée à un monde où des milliards d’êtres humains mangent à leur faim, vivent beaucoup plus longtemps et mènent une existence beaucoup plus facile et confortable. On appelle cela le progrès et je suis POUR !

2. Il y a des gens dans cette coalition qui s’opposent à tous les projets de cette nature. Les projets miniers ou énergétiques ne seraient jamais nécessaires et saccageraient l’environnement. Le pétrole, le gaz, les mines, l’exploitation des forêts, ils n’en veulent pas. Certains croient même qu’il faudrait diminuer notre consommation pour compenser ce que d’autres personnes consomment dorénavant dans les pays émergents. C’est très touchant. Si l’économie chinoise augmente de 10 % par année, cela implique-t-il que nous réduisions notre consommation d’autant ?

Tu es trop jeune pour te rappeler la récession du début des années 1980, mais un recul substantiel de la taille de notre économie a des conséquences épouvantables. Le PIB réel (la croissance économique, une fois l’inflation prise en compte) avait baissé de 6 % en 1982. Entre août 1981 et août 1982, 236 0000 emplois ont été perdus et le taux de chômage moyen a atteint 13,8% en 1982, le tiers de plus que l’année précédente. La taxe sur l’essence est passée de 20 % à 40 % et le gouvernement a du couper de 20 % les salaires des employés de l’État pendant les trois premiers mois de 1983. Il y en a dans ta famille qui s’en souviennent encore.

Malgré des efforts inédits, le déficit de l’année budgétaire de 1982-1983 a atteint 3,7 % du PIB. Pour comparer avec la situation actuelle, le déficit devrait être de 0,4 % en 2012-2013. Bref, il y a des gens bien intentionnés parmi les manifestants de dimanche qui marchent pour notre appauvrissement.

3. Il faudrait manifester pour marquer notre opposition à « la manière de disposer de nos richesses naturelles ». L’idée derrière cette petite phrase, c’est que le Québec se ferait déposséder de ses ressources et qu’il n’en tirerait aucun profit. Le gouvernement n’aurait juste qu’à augmenter les droits miniers et à prendre en main l’exploitation du pétrole et, miracle, le tour serait joué.

Ce n’est pas si simple. Le Québec n’est pas seul au monde à avoir du fer, du diamant, de l’or, du cuivre ou du nickel dans son sous-sol. Le minerai se vend partout le même prix, mais les coûts pour l’extraire varient d’un endroit à l’autre. Les coûts de production au Québec, dans des territoires nordiques et éloignés des marchés asiatiques sont plus élevés qu’ailleurs. Les droits miniers déjà exigés par le Québec, ce qu’on appelle communément les redevances, sont déjà plus élevés qu’en Australie, l’un de nos grands concurrents, et 60 % plus élevés qu’en Ontario, une province riche en ressources également.

Que pourrait-il arriver si le Québec décidait d’augmenter encore plus les redevances où les impôts ? Les sociétés minières, qui ont l’expertise et les capitaux pour exploiter les gisements, pourraient décider d’aller ailleurs. Les mines du Québec pourraient être les dernières à être exploitées et les premières à cesser leurs activités si les prix des métaux baissent. Nous risquons de nous mettre hors marché et de ne rien récolter du tout.

Le Québec dispose d’immenses ressources qui, une fois exploitées, peuvent contribuer à payer les soins de santé, les services de garde ou la construction de routes. Pour cela, les ressources doivent néanmoins être mises en valeur. Je ne dis pas qu’il n’y aura plus d’exploitation minière au Québec, sauf qu’il faut vivre d’illusions pour croire que nous sommes seuls au monde et qu’il n’y a pas de concurrence. C’est pour favoriser l’exploitation des ressources du Nord que le gouvernement du Parti Québécois avait décidé d’abaisser les redevances minières en 1995. L’ironie, c’est que le PQ reproche aujourd’hui hui aux libéraux de ne pas les avoir haussées suffisamment.

4. Il faudrait manifester pour que l’exploitation de ces richesses se fassent au profit de tout le monde. Justement ! En n’exploitant pas, on ne gagne rien. En 2010, la forêt et les mines ont contribué pour environ 20 milliards de dollars à l’économie québécoise, soit 7,1 % du P.I.B. La moitié de cette somme provient des activités de transformation des métaux, une donnée qui passe souvent inaperçue. L’Abitibi-Témiscaminque, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec ont accaparé 95 % de l’investissement minier au Québec. 52 000 personnes profitent directement ou indirectement de l’exploitation minière au Québec.

Tout cela génère des retombées fabuleuses. Une étude publiée hier parle de retombées de 50 milliards de dollars sur 25 ans… à Montréal seulement.  Ceux qui veulent jouer aux Dominic Champagne, aux Roy Dupuis ou aux Richard Desjardins et empêcher les retombées gazières, hydrauliques, forestières et minières, doivent savoir que chaque demi point de PIB représente un manque à gagner de 500 millions de dollars dans les coffres du gouvernement du Québec. 500 millions de moins pour la santé, l’éducation…

5. Cela touche, chère Julie, mon cinquième point. On ne peut pas à la fois demander à l’État de payer des services de garde, des soins de santé mur à mur, l’éducation gratuite ou le gel des droits universitaires, tout en empêchant l’activité économique qui va créer des emplois et des revenus fiscaux. Pour vivre comme des riches, il faut de la richesse.

Or, les manifestants « pour la terre » ressemblent à s’y méprendre à ceux qui veulent que l’État paye tout et règle tout. Avec quel argent déjà?

Voilà, tu peux aller manifester si ça te chante.

 

 

 

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Je sais pas pour la terre, mais je sais pour les universités…

Gauche droite, peu m’importe le côté, ce que j’écoute, ce sont les arguments…

Donc, concernant les frais de scolarité, il y a des mythes à éliminer:

Les 8 mythes sur la hausse des frais de scolarité
http://www.youtube.com/watch?v=aOLB3CWV-sA

et

La conclusion sur la hausse des frais de scolarité
http://www.youtube.com/watch?v=DRDcsOYLPPI

C’est drôle, j’ai pas encore vu de discours aussi posé, étayé, intelligent et rationnel pour la hausse.

Trouvez-moi un avis aussi solide pro-hausse, SVP. Un avis qui indiquera concrètement comment l’argent pris aux étudiants augmentera la qualité de l’enseignement.

M. Duhamel vous venez de dire a Julie ce que je vourdrais lui dire. Certains jeunes et moins jeunes pensent que l’argent pousse dans les arbres mais ce n’est pas comme cela que cela se passe.
Etant moi-meme un homme d’affaires désirant une plus grande prospérité pour tous, je ne reve pas en couleur. Si on néglige de mettre nos richesses naturelles èa notre service, nous deviendrons une république de bananes et les moins nantis seront les premiers èa souffrir, et j’inclus nos étudiants bébés gatés.
Ces derniers ainsis que leurs parents devraient réfléchir et retourner au plus tot sur les bancs d’école.

Je suppose que la majorité des gens pensent encore que pour partager la richesse, il faut d’abord la créer … mais il est démontré que plus on crée de richesse, plus les riches s’enrichissent, plus la classe moyenne rétrécit et plus il y a de pauvres.
Cela dit, s’il est vrai que l’argent de nos taxes, impôts et autres charges (permis de conduire et autres) est extrêmement mal administré et qu’on peut douter de l’intégrité de certains politiciens au pouvoir, il est tout aussi vrai que l’État a fini par infantiliser la population … et que la population veut tout et tout de suite … le syndrome de « pas dans ma poche » …
et pourtant, je suis vraiment sociale-démocrate mais je me sers de ma tête, ce n’est pas contre-indiqué … (et misère que les gens ont de la difficulté à ne pas penser de façon dichotomique)

M. Duhamel,

Vous êtes contre cette manifestation et vos arguments se tiennent.

Pour ma part je suis contre le développement anarchique et à tout crin. Je suis contre les affairistes et les arrivistes de ce monde.

Ce qui ne m’empêche pas d’être, tout comme vous, pour le progrès et le développement … mais durable (dans un soucis de la préservation de l’environnement, de la croissance économique et d’une redistribution équitable de la richesse).

@Nicolas Paillard
Si les étudiants ne sont pas prêt à payer plus chère pour leur formation académique, c’est qu’ils ne lui accordent aucune valeur économique. Plus les coûts des biens et services sont élevés, plus les gens font des décisions rationnelles, comme le choix d’une formation post-secondaire est l’un des choix les plus important à faire dans la vie d’un individu, s’il doit en assumer une bonne part des coûts directement, il vera ainsi des choix logiques, il fera une formation dans laquelle la l’offre de travail est élevé et intéressante, or ses domaines sont souvent ceux qui sont créateur de richesse pour notre économie et comme le gouvernement va moins contribuer financièrement à sa formation, puisque les frais ont été augmenter, il pourrait se servir deses fonds pour faire d’autres choses, comme par exemple réduire le fardeau fiscale des contribuable, ainsi une fois que l’étudiant aurait finis sa formation, il est peut-être endetté, mais il a un fardeau fiscale moins élevé et il aura probablement un emploi bien rémunéré. La formation post-secondaire est un investissement que l’individu fait pour gagner plus de revenus plus-tard. Le but du gouvernement ne devrait d’avoir une population qui a passé le plus de temps sur les bancs d’écoles possibles, mais bien d’avoir la population la plus productive et compétitive sur le plan économique pour faire fasse aux défis de l’économie de plus en plus compétitive du XXI ème siècle.

Je suis mitigé sur cette question.

Oui au développement. Oui à la protection de l’environnement.

Je suis tanné de voir que la protection de l’environnement ait été kidnappé à gauche. Ceux ci ne sont pas porté sur la chose économique et aborde le problème d’une façon collectiviste et socialiste.
J’aimerais que la droite saisisse aussi vraiment le problème environnemental. Traitez le d’une façon individuelle et économique. L’eau potable a une valeur, il faut la protéger. Une mine fait un trous, très bien, qu’elle le bouche convenablement après aussi! J’en ai un peu marre de privatiser les profits et nationaliser les pertes.

C’est faux que la droite ne croit pas aux changement climatiques, elle ne veut simplement pas payer ou se limiter selon les règles de la gauche. C’est très hypocrite. Car même sous les gouvernement Bush et Harper, l’armée a développé des plans de sécurité national dans l’arctique. Des guerres sont prévu à cause des changements climatiques et les gouvernement s’y préparent discrètement. Pourquoi les conservateurs misent tant sur le nord? Les russes, les américains, les danois. C’est clair que le nord va fondre et dégager plein de ressources naturelles minières et pétrolières.

À bon entendeur salut.

Merci. Maintenan requis de lire le blog de M. Duhamel. Opinion tres bien exprime mais tres peu repeter dans le media. Required reading.

pouhahahaha jackwood qui nous sort un article de l’antagoniste. Veux tu que je te sorte des articles du « communiste québec »?(organisme fictif contraire à lantagoniste)… franchement, faut pas que tu crois tout ce qu’il y a sur le net… l’antagoniste, c’est une très mauvaise place pour avoir de l’information, c’est vendu à fond, agenda politique de droite au fond. Son capable de dire qu’une réduction de ton salaire est en fait un gain! à moment donner, faut pas dire n’importe quoi non plus, c’est beau avoir un opinion, faut garder une démarche honnête et critique.

Petit québec jaloux et envieux de son voisin!Si je ne suis pas riche, personne ne le sera.

Je n’aime pas du tout que vous affirmiez que les gens qui iront manifester pour le jour de la Terre sont anti progressistes, se lavent les mains de tous les problèmes sociaux et veulent que le gouvernement s’occupe de tout et ne veulent jamais rien payer.
AU CONTRAIRE!
Le problème n’est pas de vouloir disposer des ressources naturelles, mais bien que «l’État», pour reprendre les mots de ce texte, le fait par des moyens qui mettent en danger les humains et tous les écosystèmes touchés par ces projets. Il n’y a effectivement aucun problème à vouloir faire fonctionner l’économie de notre province, par contre, il faudrait logiquement que la majorité de ces profits, comme ils sont générés par des ressources naturelles, reviennent à l’état et non à des entreprises privées et que le tout soit fait assez intelligemment pour que les dégâts environnementaux soient limités, ce qui n’est absolument pas le cas présentement. C’est pour ça que je serai présente à la manifestation comme des milliers d’autres personnes qui croient aussi que le progrès peut se faire d’une autre manière, peut-être moins facile, moins explorée jusqu’à maintenant, mais également plus durable et respectueuse tant de l’environnement que des citoyens.

@Bruno Généreux Merci! je ne pourrai l’expliquer mieux! Je rajouterai qu’il y a aussi le sentiment d’appartenance et de fierté. Quand on paie, investie ou s’investie dans quelque chose de qualité, on y tient, on reconnait ça valeur et on y fait plus attention. Évidemment, on veut tout de même payer le JUSTE prix. Ceci s’applique pour tout les aspects et facettes de la vie.

« Si l’économie chinoise augmente de 10 % par année, cela implique-t-il que nous réduisions notre consommation d’autant ? »

Quand on parle de réduire sa consommation, on parle de réduire sa consommation de biens qui devront être remplacés après 1, 2 ou 3 ans, non pas de services ou de biens de consommation qui vont durer 20 ans. Les services représentent le tiers du PIB du Québec, la production de bien semi-durables environ 5% (ISQ). D’ailleurs, la production de la plupart de ces biens semi-durables proviennent de la Chine, pas du Québec, il y aurait pratiquement aucun impact sur notre économie.

« Malgré des efforts inédits, le déficit de l’année budgétaire de 1982-1983 a atteint 3,7 % du PIB. Pour comparer avec la situation actuelle, le déficit devrait être de 0,4 % en 2012-2013 »

Vous ne comparez rien. Le budget de récession c’était celui de 2009-2010, pas 2012-2013. En 2009-2010, le déficit s’est élevé à 16 milliards de dollars, soit 5.2% du PIB.

L’argent ne pousse pas dans les arbres?

L’eau potable, un air respirable, une biodiversité florissante et la santé des citoyens et des travailleurs non plus…

M. Duhamel et ses copains hommes d’affaires n’ont absolument aucune expertise pour se prononcer sur la question environnementale… Vos affirmations sont totalement gratuites. Vous ne pouvez prétendre que le risque d’une exploitation des richesses en vaut vraiment la peine, puisque vous ne savez que compter de l’argent et rien faire d’autre… Tout le monde est prêt à forer le gaz de schiste, mais aucune étude sérieuse à ce jour ne nous permet d’écarter les risques à long terme. Ça en dit long sur votre rigueur intellectuelle à évaluer les deux côtés de la médaille…

On ne peut pas construire une nouvelle planète, mais on peut construire une nouvelle économie. Je sais que les tenants de la droite essaient de nous faire croire le contraire, mais je me dis que si les riches et puissants de ce monde sont capables de créer des paradis fiscaux et de dérèglementer le marché comme ça leur chante, il n’y a rien qui empêche que le contraire se fasse… Sauf la mauvaise foi, bien entendu… On peut avoir une économie qui respecte l’être humain, l’environnement et qui stimule le désir de se dépasser et l’entrepreneuriat. C’est possible si on accepte des gains plus modestes à court terme pour en faire de plus gros à long terme. Sauf qu’en ce moment, on a une économie qui est dirigée seulement par une cupidité pour le gain à court terme qui frôle la pathologie… Beau modèle de société! On n’est pas sortie du bois…

J’aimerais bien aller forer un puits de gaz de schiste dans la cour de certaines personnes, leur faire boire l’eau potable qui provient des sables bitumineux et leur faire respirer l’air qui provient des environs d’une mine. Juste pour voir si leurs discours seraient le même…

@Pierre Tremblay (7)

Excellent commentaire. C’est un peu énervant de se faire dire qu’on est communiste parce qu’on souhaite un développement durable. Il me semble que l’activité minière est une bonne chose du moment que la société québécoise en profite et que ce n’est pas le gouvernement qui se retrouve avec un terrain contaminé une fois la compagnie partie…

J’ai bien apprécié qu’une collègue nous ait fait connaître l’article de M. Duhamel. J’ai aimé lire cet article notamment parce qu’il pose des questions clés, notamment celle du bien commun et de la part que nous sommes prêts à lui consacrer : j’œuvre en éducation, et cette question est au cœur de notre questionnement. J’aime aussi cet article parce que l’auteur se réfère à des événement historiques; il nous amène à nous demander si notre histoire aurait quelque chose à nous apprendre pour aujourd’hui. Enfin, je l’apprécie parce qu’il demande aux jeunes s’ils croient légitime de revendiquer la gratuité universitaire s’ils boudent le développement économique.

Je ne tire toutefois pas la même conclusion que M. Duhamel. J’aimerais dire brièvement pourquoi, à titre bien personnel.

J’ai suivi à distance les revendications des jeunes jusqu’ici et je constate qu’une frange de plus en plus large de la population se question et cherche à se positionner : ça, ça me réconforte. J’essaie d’abord de comprendre les jeunes et je ne peux m’empêcher de rapprocher leurs revendications du reproche qu’ils nous font souvent, aux gens de ma génération, de s’être approprié les ressources de notre société sans trop nous questionner sur ce que nous allons leur laisser dans la suite.

Je trouve qu’ils ont un regard plus neuf que le nôtre – nous qui nous sommes accommodés depuis bien longtemps de l’économie qui est la nôtre, souvent pour bénéficier du vent d’abondance nord-américain, souvent pour garder silence même quand nous sentons qu’il y a quelque chose de cassé dans notre système économique, ce dieu du rendement qui tourne de plus en plus le dos au bien commun. Les jeunes qui poussent ont moins de vécu. Du coup ils sont moins susceptibles de compromission. Et ils osent davantage le dire lorsqu’ils constatent que le roi n’a pas de culottes. Est-ce possible que nous l’ayons vu depuis longtemps nous aussi, mais que nous avons gardé silence?…

Bien sûr, ce qui dilue le message des jeunes et nous laisse un peu perplexes devant leurs revendications, c’est qu’ils ont été aussi des enfants rois : ça les déroute que tout à coup on leur demande de payer pour réaliser leurs aspirations. Un peu moins de cellulaires ou d’outils techno leurs permettrait-il de payer une part sur la facture de leur formation?… J’ai vécu avec sept enfants, et lorsque j’avais du mal à discerner s’il était sain d’accepter une demande de leur part, j’ai souvent tranché en les invitant à faire la moitié du chemin, de leurs sous ou de leurs efforts. Avec le recul, je me dis que ce sont les moments où j’ai le mieux réussi. Mais je demande aux gens de ma génération : où étions-nous pour leur apprendre que les droits ne vont pas sans les devoirs, pour leur montrer que l’endettement doit se fixer des limites en rapport avec la réalité, que chacun doit contribuer au bien commun s’il veut aussi en bénéficier?… Où sommes-nous aujourd’hui quand un garagiste ou un entrepreneur nous propose de le payer au noir?…

En ce moment la question de nos ressources naturelles est sur la sellette sur bien des fronts. Le vraie dilemme est-il d’être pour ou contre le développement économique? N’est-il pas plutôt, à sa racine, celui de décider « le profit pour qui?… ». Indépendamment des visions de chacun face à un projet d’indépendance politique, lequel parmi nous n’a pas vibré à écouter un René Levesque nous dire que nous sommes, si nous le voulons, « quelque chose comme un grand peuple »; vibré à l’écouter nous parler de nos droits sur nos ressources collectives, et de notre capacité à prendre en mains les leviers de notre industrie?

Avec l’Hydro-Québec, le mouvement coopératif et d’autres modes d’affaires novateurs, nous nous sommes donné des preuves historiques de notre capacité de faire nous-même et de repousser l’aliénation. Qui aujourd’hui voudrait payer l’électricité au prix que nous chargeraient les entreprises qui ont été nationalisées à l’époque de René Lévesque? Qui n’a pas dans sa parenté quelqu’un qui a pu développer une compétence aguerrie en économie ou en gestion pour avoir évolué dans le mouvement coopératif? Est-il normal qu’aujourd’hui encore nous arrivions à nous laisser apeurer par le spectre de la fuite des capitaux? Ou à nous laisser séduire par la magie des emplois qui vont être créés – quand ceux qui nous les annoncent n’ont aucun sentiment d’appartenance à notre population et auront souvent vite fait de réinvestir leurs capitaux ailleurs? Des emplois, oui, mais de qualité et durables? Et si nous décidions de les créer encore à même notre dynamisme, en transformant chez nous nos ressources, en appliquant le principe du pollueur-payeur, en prenant des participations dans les entreprises qui viennent investir chez nous?… Que nous dit notre histoire?…

Au total j’invite les jeunes à se mouiller pour les rêves et les objectifs qu’ils poursuivent. Et j’invite les plus âgés à se rappeler leur histoire et ce qui a été vraiment source de fierté sur notre parcours. Se pourrait-il que l’événement créé par la hausse des droits de scolarité soit une belle occasion pour nous tous ensemble d’élever d’un cran notre conscience économique, de nous poser de vraies questions et d’apporter de plus vraies réponses?

De quoi avons-nous soif et de quoi avons-nous peur? Tout m’apparaît se loger dans ces deux questions.

Denis Breton
simple citoyen

M. Duhamel,

Vous effectué une belle démonstration d’argumentation fallacieuse, sur-simplificatrice, et superficiel sur la position de la manifestation du Jour de la Terre. Vous n’avez, de toute évidence, pas lu la déclaration sur 22avril.org

Votre article se résume à ignorer le terme « développement » dans l’expression « développement durable ».

Vous pouvez faire mieux.

Robert B.

En reponse aux 5 arguments:

1-non, détruire la terre n es sûrement pas l objectif de personne, par contre la course pour exploiter les richesses communes à n’importe quel prix ammènera des torts irréparables à notre environement, tout cela pour la cupidité d’une minorité.

2-Malheureusement les capitalistes (droitistes) ne semblent pas détenir de GBS, gros bon sang, l’économie passe avant tout, le reste on s’en fout…J ai hâte de voir combien quelques jobs dans le nord vont faire baisser le taux de chômage après que les infrastructures sont terminées…

3-Les richesses en question sont NON RENOUVELABLES, alors avec la théorie de l’offre et le demande, plus nous attendons, plus il y aura rareté et donc un plus grand retour pour les citoyens. Nous ne faisons pas une vente de feu..

4- Voir point #3, rappelons le c’est les richesses qu’on veut exploiter, pas les citoyens.

5-Nous payons suffisamment d’impots et de taxes pour nous offrir tout ces services, le problème c’est la gestion douteuse et la corruption…

Je serai à la manifestation dimanche, beau temps mauvais temps.

Bravo Nicolas (21)!
De plus, si des compagnies étrangères réussissent à faire de l’argent en exploitant NOS ressources, pourquoi n’y arriverions nous pas? Cela doit se faire intelligemment et prudemment. Doit-on rappeler qu’on ne peut vivre sans l’eau et l’air, et qu’en cas de problème, avoir à les purifier risque de nous coûter plus cher que ce que la vente à rabais de nos ressources nous aura rapporté…

@Nicolas.C

1: Les milliards de retombés économiques qui entrent dans les coffres de l’État sont redistribués sous forme de services sociaux dont TOUS les québécois bénéficient, pas seulement une minorité…

2: L’économie passe d’abord parce que les services COÛTENT de l’argent, et l’argent on ne peut pas la faire pousser dans les arbres. Les Suédois ont compris depuis bien longtemps que le »Welfare State » et les services sociaux sont possible lorsqu’il y a situation de plein emploi et que l’économie est forte. Pour eux c’est simple : Économie -> $$$ a l’état -> services aux citoyens. C’est pas pour rien que les entreprises suédoises ne sont pas taxées….

3: Les richesses ne sont pas renouvelables certes, l’offre diminuera a l’échelle mondiale tandis que la notre restera similaire (si on n’exploite pas), mais qui te dis que la demande augmentera ou restera au même niveau ? Aucun économiste (aussi bon soit-il) ne peut prévoir l’offre et la demande des matières premières pour les 50-100 prochaines années (surtout dans l’économie spéculative dans laquelle nous vivons). Or, nous savons qu’elle est la demande et l’offre ACTUELLE… De plus, l’ouverture d’une mine ou la construction d’un barrage ne se fait pas en criant lapin, ça prend des années et des années d’explorations et d’analyses pour enfin en être à l’étape de l’exploitation.

4: En quoi l’exploitation minière ou gazière exploite le citoyen ?

5: Si tu regardes les taux de taxes et impôts, tu as raison, on paient suffisamment ! Le problème c’est que le Québec est une province pauvre qui vit comme une province riche. 80% de tous les impôts récoltés au Québec provient de 20% des contribuables. La majorité des québécois ne paient pas d’impôts sur le revenu faute d’un salaire trop peu élevé. Comment joindre les deux bouts ? On ne peut pas toujours demander plus aux riches, on doit CRÉER de la richesse. Je suis cependant en accord avec toi sur le fait qu’on pourrait en faire plus avec ce que l’on récolte déjà. Il y a un gaspillage évident…

@ François

En Chine, le nombre de millionnaires et de milliardaires grossit à vue d`oeil et la classe moyenne grossit à vue d`oeil.(plus de pauvres qui se sortent de la pauvreté en Chine présentement)

Si t`a des preuves pour me dire que si les riches s`apauvrissent et la classe moyenne s`enrichie, montre-moi là.

Je comprends votre point de vue et je me doute que les chiffres que vous avez utilisés sont vrais.

Alors, dans ce cas, je vous dis que nous pouvons demandé à nos gouvernements de mieux administrés, ce qui n’est pas actuellement le cas (référence à tous les scandales qui sortiront après les élections sans nommer ceux que nous connaissons déjà). Quand nos routes, nos édifices publiques, etc. coûteront le prix réel qu’ils valent; quand nos sociétés d’état auront des administrateurs imputables de leurs décisions et qu’ils ne toucheront pas des bonus faramineux; quand nos riches cesseront d’éviter de payer les impôts par des paradis fiscaux ; quand nos députés donneront l’exemple par leur intégrité, NOUS AURONS LES MOYENS DE NOUS PAYER DES SERVICES PUBLICS DE QUALITÉ et DE DÉVELOPPER NOUS-MÊMES NOS RESSOURCES NATURELLES DANS LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT
Cette manifestation toute comme celles des étudiants actuellement et les autres à venir ne seraient-elles pas l’indice de l’éveil des conscience ? Assez, c’est assez. On a assez ri de nous!

Alors, selon vous,monsieur l’économiste, il ne faut pas manifester contre un gouvernement qui a changé la mission de notre caisse de dépôt, changement qui nous a fait perdre 40 milliards de dollars, de quoi avoir la gratuité scolaire pendant au moins vingt ans; il ne faut pas manifester contre un gouvernement qui, par sa collusion et sa corruption dans le domaine de la construction, nous coûte des milliards de plus chaque année; il ne faut pas manifester contre un gouvernement qui a accordé les meilleures places en garderies aux petits amis; il ne faut pas faire manifester un gouvernement qui laisse Montréal s’angliciser à un rythme de plus en plus rapide; ne pas faire manifester contre un gouvernement qui a déjà investi 850 millions de dollars dans Gentilly que nous allons fermer.
Donnez-moi donc une bonne raison de ne pas manifester contre ce gouvernement. Car, si nous voulons que notre terre soit plus propre, il faut commencer par notre coin de pays. Et nous avons besoin d’un grand nettoyage.

Votre Julie a bien raison de vouloir participer à cette marche.

Le problème avec les économistes c’est qu’il ne voit qu’en terme de dollars. On ne peut opposer qualité de notre environnement à nécessité de croissance économique. D’ailleurs, comment se fait-il que l’économie doit toujours croître pour être viable? Les indices économiques alternatifs (Indice de progrès véritable par exemple) indiquent des décrochements nets entre la croissance économique et le bien-être des populations dès le milieu des années 70 et ce pour pratiquement tous les pays. Ça veut dire concrètement que l’économie continue à grossir, mais que le bien-être (éducation, santé, chômage, etc.) ne s’améliore pas… Je vous pose ainsi la question: À qui sert-elle cette croissance « économique » si elle n’augmente pas le bien-être? .. Je vous mets sur une piste: les banquiers et les multinationales qui nous tiennent, malheureusement, littéralement par les couilles en nous mettant en compétition avec le monde entier et en créant des masses d’argent indécentes.

@ François Ricard
Les fonds de la Caisse de dépôt proviennent de diverses caisses de retraites de fonctionnaires ainsi que des cotisations à la RRQ, ça n’a aucun rapport avec le budget du gouvernement du Québec.

Pour ce qui est de l’anglisisation de Montréal, Montréal est depuis la fin du XVIIIème siècle une ville billigue, arrêtons de jouer aux anglophobes et profitons de la richesse qui nous est offerte par deux des plus riches cultures de l’histoire

Je ne suis pas particulièrement naïf ni fleur bleue, contrairement à ce que laisse entendre monsieur à propos de tous ceux qui jugent pertinente cette manif de dimanche.
C’est simplement que plus ça va, plus le discours soi-disant inattaquable des génies de l’économie dans votre genre me fait l’effet d’une immense fumisterie. Quand vous parlez de PIB, de croissance, de compétitivité, et que vous amalgamez ça à du bonheur tangible pour les gens, je ne vous crois plus. Les bien-pensants dans votre genre, les chantres de l’économie de marché déréglementée et globalisée à l’extrême, sont ou bien de grands naïfs, ou des faiseurs d’opinions qui travaillent pour les vrais bénéficiaires de cette idéologie, c’est-à-dire les nantis.
Laissez à Julie le choix de ses rêves : le vôtre en signe de piasse se fait de plus en plus désolant pour la majorité des personnes.

Sans nuance Monsieur, vous êtes un absurde rétrograde. Bonne chance dans ce nouveau monde qui vous entoure et que vous ignorez complètement.

À propos de votre premier point:

Si les cyanobactéries – pourtant des organismes unicellulaires sans système nerveux – ont été capables de provoquer plusieurs épisodes de « snowball earth » lors du Précambrien, je vois pas comment l’intention des gens pourrait compter pour grand chose.

Je vous cîtes : Nous vivons dans une civilisation construite grâce au métal. L’énergie (gaz, pétrole, hydroélectricité) nous a permis de passer d’une ère de précarité généralisée à un monde où des milliards d’êtres humains mangent à leur faim, vivent beaucoup plus longtemps et mènent une existence beaucoup plus facile et confortable. On appelle cela le progrès et je suis POUR !

M. Duhamel, vous aller me faire croire que vous êtes pour le fait que Monsanto pollue et transforme notre nourriture en poison et que SEUL les pays dit » moderne et évoluer » peuvent manger à leurs faim au point de remplir les hôpitaux à force de manger la nourriture de notre prochain… Nous avons atteint un point ou nous ne voyons même plus ce que nous léguons au futur, Nous avons des îles de plastiques dans la mer ( et cela fait à peine 50 ans que nous avons inventé le plastique), les sables bitumineux ai-je besoin dans parler…. Vraiment! Je vais faire lire votre texte à mes fils 13 ans et 11 ans. Ils vont surement dire encore un Boomer qui pense que la santé passe par c’est REER.

Il n’y a pas beaucoup de commentaires en rapport avec le JOUR DE LA TERRE. Se faire avoir par les libéraux n’est nullement en cause…. enfin je croyais. Je m’aperçois que toutes les manifestations des gauchistes depuis quelques années ne servent qu’à affaiblir le parti libéral en vue de préparer le trône à Pauline Marois.

Pathétique !!! C’est supposé être le jour de la terre par la journée du socialisme, du communisme ou du capitalisme !

Ben ca l’air que certains veulent s’approprier pour faire valoir leurs points de vue en oubliant l’essentiel : Il faut faire attention à notre planète mais pas nécessaire vivre comme des pauvres nos plus. Il est où le juste milieux !

Non, il ne s’agit pas ici de manifester contre une quelconque exploitation des richesses de notre province. Il s’agit de manifester contre la manière dont elle se fait. Oui, nous vivons dans un monde où les ressources nous sont indispensables. Toutefois, cela ne veut pas dire exploiter à tout prix. Les sociétés minières sont parmi les plus lucratives et se doivent de trouver une façon de réduire leur empreinte écologique.

Ce n’est pas à nous d’assumer l’immense gâchis environnemental qui vient souvent de pair avec l’exploitation minière. Nous ne devons pas, sous prétexte d’une compétitivité avec les autres marchés, accepter de vendre nos richesses à n’importe quel prix. Le plan nord est en soi une idée prometteuse, mais actuellement le projet semble bâclé. Avant d’accepter un projet d’une telle envergure, le gouvernement devrait avoir la décence de consulter et d’écouter les citoyens, pour lesquels il est censé travailler.

M. Duhamel : Tout comme vous, je suis pour l’exploitation de nos ressources naturelles, l’opinion contraire ne pouvant être due, selon moi, qu’à un manque de connaissances socio-économiques.

Par contre, si l’on prend (tout à fait par hasard…) le Plan Nord, le problème que je perçois n’est pas tant d’utilité que de rendement. À mon sens, ne pouvoir se réjouir que de la création d’emplois est d’une tristesse inouïe lorsque l’on pense à la valeur de ces richesses. Les détracteurs les moins informés disent que nous vendons à rabais, c’est faux, nous donnons.

Rater la chance de nationaliser intelligemment nos ressources minières alors que l’on sait que les pays producteurs les achèteront quand même aura été une erreur monumentale de ce gouvernement.

À certains auteurs de commentaires : Je vous en supplie, arrêtez de pensez que la corruption est la source de tous vos ennuis. Tous les systèmes y font face. Oui, c’est important de la combattre afin de la restreindre, mais n’aller pas croire que nous sommes plus affecté que les États-Unis, la Chine, ou que le Québec de Duplessis. Restreindre la corruption ne vous fournira pas les centaines de millions que vous espérez.

Ensuite, penser que tout allait avant le gouvernement Charest c’est de mal connaître (ou se rappeler) des années du PQ. Retraites anticipées massives et démesurées, mauvaise gestion de la caisse de dépôt, réforme scolaire implanter le plus rapidement possible et subventions aux entreprises en claquant des doigts.

Soyez pour, soyez contre, mais gardez en tête que de ne pas se souvenir ne prouve pas quoique ce soit.

Au risque de faire partir les violons :

MA FOI!!!… Quelle tristesse de voir qu’il y a des gens qui s’opposent à la marche de demain. Sont-ils à ce point aigris qu’ils n’ont plus à coeur la planète?
Combien parmi nous demain seront là pour CONTESTER, combien y seront plutôt pour DÉMONTRER leur engagement en tant que citoyen du monde (de la Terre)?
Jamais, dans mes invitations à participer à cet événement majeur de demain, n’ai-je prononcé les mots: manifestation ou contestation.
J’y vois plutôt une occasion de CÉLÉBRER au contraire un éveil de plus en plus évident et notable de toute la population pour le mieux-être de notre environnement.
Réjouissant non???
Après tous les récents rassemblements où la violence et le non-respect sont en escalade, n’avons-nous pas besoin de nous retrouver comme société dans un contexte plus positif et surtout constructif où il y a place pour le dialogue?
La protection de notre environnement est un dossier où nous pouvons encore exercer un certain pouvoir (contrairement à d’autres, où la porte semble définitivement fermée…)
J’espère, non, je suis certaine de me retrouver demain dans les rangs d’une marche pacifique et remplie de bonne énergie à l’occasion du jour de la Terre.

Très intéressant,les chiffres,la rentabilité,la compétition sont d’une importance capitale ….mais je pense tout de même aux écosystèmes,aux animaux de ces régions et aux risques inhérents à ces exploitations.
Nous avons eu souvent la preuve que les exploitations des grandes compagnies impliquent une part de risques menant à la catastrophe. Je suis d’accord avec vous,vous êtes le spécialiste.
Il faut que ces exploitations se fassent, dans une certaine mesure,celle de l’équité,du savoir-vivre,de l’humanisme parce qu’à quoi sert le gain quant il n’y a plus de vie? Le protectionnisme s’impose à tous les niveaux!

Excellente chronique M. Duhamel. Ceux qui vont participer à cette marche de la Terre sont tous de la même gang : la gauche québécoise. Les artistes, les syndicalistes, les étudiants et les groupes communautaire ne veulent pas que l’on exploite nos richesses naturelles. Si on les écoutait, le Québec retournerait à l’Âge de pierre. Ils sont contre tout développement. Il ne faut pas oublier que pour pouvoir redistribuer de la richesse, il faut d’accord en créer.

Lorsque les arguments ne fonctionnent plus, que peut-on faire de plus ? Les idéologues ne pensent pas le monde, ils l’expliquent…
On va marcher avec coeur et aussi avec esprit.

Si les gauchistes ne veulent pas d`exploitation des richesses naturelles, ou de la petites exploitation qui créraient pas de richesse car on serait toujours arrêter pour laisser passer les grenouilles ou les couleuvres avec une armée de biologistes et écologistes qui couteraient une fortune.Et je gage que les employés devraient être payer à rien faire en attendant la décision des écolgistes et des biologistes si on continue d`exploiter ou pas à cause des gros syndicats. Il n`y aura pas une compagnie minière qui va vouloir investir dans des conditions semblables.

Les gauchistes, la meilleure manière pour empêcher le dévelopement des ressources, ça serait de dire au gouvernemaman d`arrêter de dépenser comme un fou dans la social-médiocratie. Car ça prend du développement pour fournir l`argent à un gouvernemaman dépensier qui en a jamais assez et qui est bourré de dette pour continuer à payer la social-médiocratie.

Et dire que les gauchistes veulent des grosses pension de leur gouvernemaman qui sont en partie payé par la caisse de dépôt qui investit dans le secteur minier et dans le pétrole.

Les gauchistes sont des utopistes déconnectés de la réalité.

Bonjour,

Vous dites : « Les sociétés minières, qui ont l’expertise et les capitaux pour exploiter les gisements, pourraient décider d’aller ailleurs. »

N’est-il pas vrai que nous n’avions pas l’expertise de construire de grands barrage et de les exploiter il y a de cela pas si longtemps?

Ne pourrions nous pas développer l’expertise requise pour exploiter nous-même notre sous-sol plutôt que de contribuer à enrichir d’immenses multinationales? Ou sommes-nous trop cancres pour apprendre à creuser des trous?

Je comprends et suis en accord quand vous dîtes qu’il faut exploiter ces ressources, soit. Par contre, ça ne veut pas dire de signer un chèque en blanc aux minières même si les autres états le font.

J’ai 77 ans née 1934…J’ai vu neigé comme on dit ..Beaucoup de mots savants sont lancés et aussi ceux qui utilisent les mots des moins éduqués(Comme moi qui n’écrivent pas sans fautes … Le bien commun ..je me suis servi de ce terme dans les années 75 et 80 ou comme femme j’ai du me battre pour 3 enfants sans père…!!!Aujourd’hui je vois l’évolution etje cherche jusqu’ou il faut continuer lavie passe si vite,essayons de se calmer un peu réfléchisson…Ily a un début (naitre) une fin (mort) Esayons de garder la beauté de la terre cette nourissière qui soufre ..Ses enfants sont trop gatés Voilà…

Les gens qui pensent comme moi que le développement doit se faire autrement ne sont pas contre le progrès. Au contraire, mais le développement doit être penser autrement avec des objectifs à long terme et pas seulement par le gain à court terme souvent d’individus.
En ce moment, à aucun moment l’utilisation et l’exploitation des ressources naturelles non renouvelables ne sont pensées pour assurer le plus longtemps possible une terre vivable aux générations futures.
C’est pourquoi il faut faire quelque chose maintenant. C’est pourquoi il faut une réflexion profonde et sensée sur le développement socio-économique et culturelle de la société.
C’est pourquoi il faut faire des partenariats avec les communautés autochtones qui sont les premières touchées par le Plan Nord et ses répercussions sur la société en général et leurs peuples en particulier.
Un changement de paradigme s’impose. Que vais-je laisser à ma fille et mon fils? J’espère la solidarité mais surtout des valeurs de respect des autres et des générations futures.

@jackwood
Tu sais pas écrire.

« Si les gauchistes ne veulent pas d`exploitation des richesses naturelles, ou de la petites exploitation qui créraient pas de richesse car on serait toujours arrêter pour laisser passer les grenouilles ou les couleuvres avec une armée de biologistes et écologistes qui couteraient une fortune. »

Monsieur Jackwood, vous êtes un bon perroquet. Eric Duhaime serait fier de vous.

Et t’en fais pas trop avec ça, Julie. Les gens se pensent bien intelligents avec leurs grands chiffres, mais ils oublient l’essentiel, la fibre humaine, la compassion, le coeur et l’esprit.. Ils ne voient pas les nuances, ils entendent « Non à l’exploitation! Appauvrissons-nous ! » quand on crie « Oui la richesse, mais dans le respect des citoyens, de leur santé et de leurs ressources collectives ». Ils n’ont jamais écouté leur coeur et sont incapables de comprendre que d’autres le font.

1. Je partage votre point de vue sur les ressources minières. Les métaux sont quelque chose d’essentiel dans la vie qui requiert des mines. Néanmoins, l’énergie provient de différentes façons et le jour de la terre favorise la création d’énergie renouvelable, qui est avantageuse économiquement à long terme alors, alors que le pétrole n’est avantageux qu’à court terme.
2. Le jour de la terre n’empêchera personne à consommer. Il ne pourra changer notre société basé sur la consommation. Il sensibilise plutôt les gens à une surconsommation (notamment d’énergie) sous toutes ses formes et encourage le recyclage pour pouvoir ainsi rendre le non-renouvelable (métaux, pétrole,…) le plus longtemps utilisable possible.
3. À moins que je me trompe, les métaux sont sur le territoire québécois, donc au peuple québécois. Y-a-t-il vraiment un intérêt à le donner aux industries étrangères puisque les profits de ces industries n’iront pas chez nous? Si on exploite pas nos métaux aujourd’hui, ce qui est génial, ce qu’ils seront encore là demain. Et demain, ils seront les plus facilement accessibles, donc les moins coûteux à exploiter. Sans oublier que la demande va augmenter le prix! D’ailleurs, pourquoi le gouvernement ne pourrait pas faire ce que les industries font? Bref, quand nous jugerons qu’il y serait assez rentable pour nous, nationalisons cette ressource ou, si vous préférez, donnons les mandats d’exploitation à des compagnies d’ici!
4.Reviens au même qu’au point 3. Mais j’en profite pour rappeler que le buts des compagnies minières est de faire des profits, donc certains aspects dangereux pour l’environnement de cette industrie, comme les résidus miniers, peuvent être facilement négligé par les compagnies voulant limiter les dépenses. Je ne crois pas que le jour de la terre ait quelque chose contre l’industrie forestière, en autant qu’elle replante et que son exploitation sont au même rythme que la croissance des arbres, ce qui n’est vraisemblablement pas le cas.
5. Ma solution : Investir dans les énergie renouvelables, qui, à long terme, seront rentables et, pour l’instant, faire des sacrifices sur certains services plus coûteux de l’état.

Bref, votre article ne pense pas plus loin que demain. Peut-être est-ce parce que vous ne serez plus ici quand le « long terme » arrivera? Le jour de la terre est un superbe événement pour conscientiser les gens à voir plus loin que le bout de leur nez et à ne pas laisser un monde massacré à nos enfants. L’économie de demain est dictée par l’économie d’aujourd’hui.

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée chez vous à compter votre argent…

Comme votre commentaire soutient toujours l’argent et l’économie! Il n’est ni plus ni moins que le reflet de la tendance mondiale et du discours officiel des chefs d’états, à vouloir soutirer tout ce qui reste des territoires par les puissants qui s’enrichissent en premier lieu, sans jamais avoir consulté les peuples sur le dos desquels l’on s’enrichit! La question est justement QUI s’enrichit? Ce n’est jamais le peuple qui continue de payer, et toujours chèrement,avec la volonté de nos gouvernements de tout donner à des pouvoirs corporatifs sans visages qui vident nos territoires en les surexploitant et en les détruisant sans jamais avoir à nettoyer leurs dégâts massifs!!! Nous laissant encore, nous le peuple,à le faire à leur place, et en bonus à être méprisé par nos gouvernements qui sont de connivence! La terre est devenue un très petit bocal, et certains, extrêmement plus nantis que les autres, rient de la misère de leurs citoyens, désormais devenus des serfs surendettés, en mangeant du caviar et en buvant du champagne à nos dépends…Si le gouvernement actuel gérait mieux ses affaires, et cessait justement de prendre le peuple pour des enfants de second ordre sans cervelle ni pouvoir de réflexion, peut-être qu’un dialogue intelligent pourrait naître enfin dans le respect de tous! Le gouvernement ne dépense pas tant que ça dans la « social-médiocratie » comme vous dites, mais franchement davantage dans des contrats accordés aux méga-corporations internationales, et aux sociétés ayant des relations plutôt obscures avec des instances mafieuses…Ou est donc la transparence? Aucun citoyen n’y a droit à ce qu’il semble! Nul besoin d’être social-démocrate pour être outré et indigné!

Un bémol à cette belle leçon d’économie. Le journal New Scientist – réputé sérieux – a publié dans son édition du 28 mars 2012 un papier intitulé « Going green won’t kill jobs during hard times » écrit par un économiste (http://www.newscientist.com/article/mg21328576.500-going-green-wont-kill-jobs-during-hard-times.html). Selon son analyse, il semble que les discours prétendant que les lois sur l’environnement soient nocives pour l’économie sont faux. Au contraire, lorsque l’économie bat de l’aile, c’est l’opposé qui est vrai: un renforcement de la législation sur la protection de l’environnement a un effet bénéfique, quoique modeste, sur l’emploi, mais aussi plus globalement sur la santé et sur la qualité de vie des citoyens.

@FuckOff

Si tu veux critiquer l’écriture d’un autre, tu es mieux de ne pas faire de fautes toi-même: « Tu sais pas écrire » s’écrit: « Tu NE sais pas écrire ».

Tu vas probablement l’apprendre quand tu seras en 2ième année. Lâches-pas!

Vous avez en partie raison, monsieur Duhamel, lorsque vous dénoncez les contradictions des gauchistes qui veulent le beurre et l’argent du beurre.

Mais vous êtes trop optimiste aussi: notre modèle de développement économique est en train de nous détruire: il nous faudrait absolument arrêter la croissance de la population sur Terre (impossible en pratique) et nous serrer la ceinture collectivement quant à la consommation (une utopie, là aussi). La catastrophe est donc inévitable.

Comme le disait un écologiste logique avec lui-même que j’entendais dernièrement sur les ondes de Radio-Canada: « Les bactéries qui transforment le sucre en alcool dans les barriques préparent ainsi leur suicide, mais ne peuvent pourtant s’empêcher d’agir ainsi, et il en est de même pour l’Homme. La triste vérité, c’est que nous nous acheminons vers la fin de notre civilisation. »

M. Tamigneaux, exemple parfait d’une complète incompréhension d’études scientifiques. Dans le papier de Bivens, ces emplois sont créés à cause d’une légilsation accrue quant à la qualité de l’air. Les emplois sont liés à la mise en place de tels mesures écologiques. Décider de ne pas exploiter les richesses naturelles du Québec représente une toute autre problématique: s’il-vous-plaît m’expliquer comment décider de ne pas, par exemple, exploiter le sol minier dans le nord du Québec pourrait mener à la création d’emplois du genre que le Pr. Bivens défend:
« The net 84,500 jobs created by the toxics rule are the result of “cross-cutting” effects. More specifically:
8,000 jobs would be gained in the utility industry itself.
80,500 jobs would be created from pollution abatement and control investments.
32,000 jobs would be displaced due to higher energy costs leading to price increases in energy-using sectors, thereby reducing demand for their output.
28,000 jobs would be created due to “re-spending multipliers.” »

Pour M. Duhamel, tout se mesure en termes de PIB. Depuis des mois qu’il se tue à nous expliquer que l’important, c’est le PIB, le PIB, et le PIB. Avez-vous compris? LE PIB!

M. Duhamel nous a aussi clairement expliqué pourquoi: Plus de PIB = Plus d’emplois.

On l’a bien vu ces dernières année:
Plus de PIB = Plus d’emplois, … surtout en Chine.

Plus de PIB = plus d’emplois = plus de revenus fiscaux = plus de services et plus de bien-être.
Vous êtes contre ?

Moins de PIB = moins d’emplois = moins de revenus fiscaux = plus de déficits et de pression sur les dépenses publiques.
Cela vous plaît ?

Les emplois en Chine ? Vous parlez de quoi au juste ? Qui créé des emplois en Chine ?
Avons-nous les mêmes besoins que les Chinois ? Avons-nous autant de besoin de métaux qu’eux ? Sommes-nous en train de faire sortir de la pauvreté et d’urbaniser des centaines de millions de personnes ?

Nous avons des ressources et il y a un marché. Que le rapport entre les deux vous échappe me chagrine.

Mon commentaire précédent vise le fait que bien des oppositions au plan nord résultent aussi d’une crainte que ce développement se fasse sans garde fou, en assouplissant les contraintes (cela s’est déjà vu). Et que la facture du nettoyage et de la restauration des sites sera refilée au trésor public. L’attente est grande de voir de quelle façon le Québec encadrera concrètement ce développement. En s’appuyant sur l’exemple utilisé par Bivens pour illustrer son propos, on peut aussi faire le pari qu’augmenter les contraintes environnementales se traduirait par l’émergence de nouvelles techniques originales (brevetées) d’extraction et de traitement des rejets et une réduction de la toxicité des résidus miniers. Dans un autre secteur, l’aquaculture, la hausse des exigences environnementales en salmoniculture s’est traduite par une réduction des coûts de production et par de l’innovation technologique. Moi même je travaille dans la valorisation économique des ressources marines par l’aquaculture, je n’ai donc pas une philosophie conservationiste et je ne souhaite pas que nos régions soient transformés en parcs naturels. Par ailleurs, j’aimerais voir chez notre PM le même enthousiasme, la même générosité et la même vision envers le développement et l’adoption des technologies vertes qui représente un créneau économique à fort potentiel, y compris en terme d’emploi. L’exploitation des ressources minières, on en a besoin, mais c’est un modèle de développement économique d’hier, pas de demain. Une fois les filons vidés de leur substance que nous restera t-il ? Des Gaspésia, des Murdochville ? J’attends mieux que cela du plan Nord.

Travaille, travaille, travaille, revenue, revenue argent, argent, plus, plus, plus, plus, Iphone4, iphone4, iphone4, Beep, beep, beep, beep, beep, beep,

Les robots ont le contrôle de la terre… Ont la jamais vue venir celle la.

L’actualité fut a une époque une source fiable d’information et d’opinion éclairer… Finis pour moi.

Ce que M. Duhamel ne semble pas comprendre, c’est que l’équation :
« Plus de PIB = plus d’emplois = plus de revenus fiscaux = plus de services et plus de bien-être. »
ne peut être vrai qu’à COURT terme.

Cependant, cette logique n’est pas viable à LONG terme. Lorsque les ressources non renouvelables qui comptent pour une portion non négligeable de l’économie mondiale seront épuisées, comment voulez-vous assurer une croissance infinie de votre PIB??? C’est bien beau nous démontrer les gains à court terme, mais vous n’avez jamais fait la démonstration de la viabilité à long terme de votre raisonnement.

D’autant plus que c’est bien beau l’industrie et les gogosses électroniques qui gonflent le PIB, mais il ne faut pas oublier que le plus important demeure de boire de l’eau potable et de manger. Avec une explosion démographique anticipée et les récoltes qui risquent d’être sérieusement affectées par les changements climatiques, il n’est pas impossible de penser que l’accès à la nourriture et à l’eau risque d’être un enjeu de taille, même pour les gens au Québec d’ici 40 à 50 ans. Évidemment, je n’ai pas de boule de cristal et ceci n’est en rien une certitude, mais cela demeure quand même une hypothèse plausible. Alors, je m’excuse, mais même si le PIB du Québec est de 200% en 2012, si la majorité des gens ne peuvent pas avoir accès à l’eau et à la nourriture, développe des cancers excessivement agressifs à cause de la pollution industrielle et que nous sommes en guerre à cause que tout le monde veut notre eau potable en 2042, alors la relation PIB = bien-être ne tient plus… Pour moi en tout cas parce que je suis jeune. J’avoue que pour les hommes d’affaires et politiciens de 50 ans et + qui nous dirigent c’est une autre affaire…

Il me semble que la majorité des commentaires écrits ici reflètent cette pensée de façon suffisamment claire, c’est-à-dire que nous sommes prêts à accepter une croissance plus modeste pour assurer une viabilité à long terme plutôt que de tout développer maintenant et ne plus rien avoir dans 20 ans… Parce que y’a aussi des gens de 50 ans et + qui ont des enfants ou qui ont de la compassion pour les autres et qui veulent un avenir brillant pour eux…

Alors, pour votre prochain billet, plutôt que de nous faire une analyse de la situation qui ne va pas plus loin que l’année prochaine, pourquoi ne pas nous faire la démonstration de la viabilité de l’économie sous sa forme actuelle à long terme? J’attends avec impatience cette démonstration…

Comme si vouloir protéger la terre nous placent automatiquement contre le progrès… Pauvre vous le développement durable ça vous dit quelque chose. Sortez de chez-vous un peu et allez voir ce qui se fait ailleurs en se qui attrait aux redevances des compagnies au populations concernés… Si vous aviez vu… les compagnies gazières agir… si vous aviez vu les compagnies minières agir… On s’en fout des syndicats!!! Des artistes!!!

À lire votre commentaire final empli de mépris, il est clair que vous n’avez rien à foutre de mon commentaire. Néanmoins, ma conscience m’oblige à en écrire un.
Toute votre argumentation perd sa crédibilité au point 1. Je vous cite: « des milliards d’êtres humains mangent à leur faim, vivent beaucoup plus longtemps et mènent une existence beaucoup plus facile et confortable. On appelle cela le progrès et je suis POUR ! »
Êtes-vous déjà sorti de votre confort occidental pour voyager un peu au travers le monde? Si l’OCCIDENT peut manger à sa faim, vivre plus longtemps et vivre dans ce merveilleux confort dont, de toute évidence, vous savourez entièrement, c’est bien parce que ce même occident exploite des milliards de gens au travers le monde. Si tel est votre définition du progrès, vous devez avoir peur de ce moment où le reste du monde voudra goûter au progrès et donc à ce confort occidental que vous chérissez tant.

Philippe Boulanger, M.A. en histoire

Évidemment, ne mentionnons pas l’argent mal dépensé par le gouvernement, l’évasion fiscale, la corruption et tous ces autres manques à gagner économiques. Ne mentionnons pas non plus les AUTRES options de création de richesse au Québec, comme le développement de l’éolien, pour ne citer qu’un exemple important. Il me semble méprisant de supposer ce manque d’intelligence aux dizaines de milliers de personnes qui défileront dans les rues de Montréal pour défendre le concept de développement durable, prétextant qu’ils veulent le beurre et l’argent du beurre sans même le savoir. L’exploitation toujours plus intense de nos ressources naturelles, que vous défendez sous le couvert du PROGRÈS, me semble être une illusion plus grande encore que celle que vous dénoncez. Ce que vous semblez nier, en affirmant que les valeurs écologistes nous plongeraient dans une plus grande pauvreté, c’est que la mentalité usée, que vous défendez, nous envoie tous collectivement dans le mur. Alors levons-nous, et moi, je dirais à Julie: on t’attendra.

Lettre au père de mon amie Julie,

Sachant très bien que mon commentaire se perdra parmi les quelques 61 commentaires déjà affichés sur votre blogue suite à votre dernier commentaire, je me permets tout de même de vous répondre.

Je serai en compagnie de ma famille et peut-être même votre fille , Julie, en train de marcher pour le Jour de la terre. Vous dites que manifester fait partie des droits démocratiques mais que ne pas être en accord l’est tout autant. Vous avez bien raison, par contre cela ne donne légitimité à ce que vous dites et ne veut aucunement dire que vous avez nécessairement raison. Vous pourriez être dans l’erreur et l’ignorer complètement. Ce qui s’applique également pour moi-même

Mais je m’écarte du but de cette lettre, je me contenterai de reprendre à vos 5 points :

1) Mes cours de philosophie du collège sont quand même assez loin derrière moi mais si ma mémoire est bonne, je dirais que vous développez un sophisme lorsque vous arrivez à la simpliste équation : Métal = civilisation = progrès = je suis POUR. En fait je pourrais facilement faire la même équation et en arriver à la même conclusion : Grosse météorite = fin des dinosaure = début de l’ère des primates =sélection naturelle = civilisation humaine moderne = Je suis POUR. Penser de cette manière peut parfois nous amener prendre le mauvais chemin de réflexion.

De plus, les techniques de transformation des métaux avec le développement des énergies combustibles ne sont que quelques unes des nombreuses raisons pourquoi la civilisation humaine a su prospérer par milliards de personnes et vivre dans ce confort actuel comme vous le dites (même si je pourrais avancer que sur les quelques 7 milliards d’humains, il y en a à peine la moitié qui vivent dans ce confort occidental, l’autre moitié travaille pour que nous profitions). En fait la véritable raison de ce PROGRÈS, ce serait plutôt que lorsque que les premiers primates se sont mis à marcher sur 2 pattes, leur cerveau s’est alors mis dans un axe différent qu’il était depuis des milliers d’années, nous avons pu alors voir et penser le monde autrement. Tandis que les prédateurs peaufinaient leurs techniques de chasse, tandis que les autres espèces précisaient des comportements amenant à leur survie, nous avons de notre coté spécialisé notre cerveau pour mieux maîtriser notre environnement immédiat. Alors notre salut ne tient pas au métaux dans le sol mais plutôt en nous-mêmes et ce depuis le premier homme sur deux jambes. Si nous en sommes tous rendus là sur cette planète, c’est bien parce qu’un jour nous nous sommes mis à avoir plus de neurones actives et d’activité électrique dans notre cortex cérébral que les autres animaux sur cette planète.

2) Dans cette coalition ou cette marche, et bien oui, il peut y avoir toutes sortes d’opinions. Autant que de gens qui la compose. Certains sont pour une certaine exploitation de nos ressources naturelles tandis que d’autres ne le sont pas, mais en gros, tout participant a simplement a cœur la planète sur laquelle nous vivons.
Et bien sûr qu’il faudrait freiner notre appétit vorace de consommateur, pas pour que nous le fassions sans la Chine mais qu’elle soit incluse dans ce mouvement. Par contre je ne suis pas assez naïf pour penser qu’elle fera, mais je suis assez réaliste pour comprendre que les tous les PIB, dividendes, taux de croissance, bénéfices, marges de profit et inflation restent des données subjectives et abstraites sur cette planète, produites par des sciences économiques (et peut-on réellement appeler ceci de la science, à mon avis c’est plutôt c’est plutôt du jeux d’hasard organisé par un arbitraire humain).

Comme le disait David Suzuki, le système économique du capitalisme moderne est incompatible avec les ressources naturelles planétaires car celui-ci repose sur une croissance perpétuelle et inépuisable. À tous les jours, semaines et années, on demande aux pays, entreprises places boursières et fond de placement de rentabiliser leur croissance économique vers le haut. 2%, ,3% 10 % et si l’on retourne à 2%, c’est une catastrophe. Et bien à la base de ce système économique à croissance perpétuel, il y a nos ressources minières, pétrolières et gazières, qui elles sont bien loin d’être inépuisables. Ce que la vraie science a réussi à démontrer c ‘est que notre monde fonctionne de façon cyclique ou les espèces végétales, animales s’harmonisent à leur environnement. Le monde civilisé actuel fonctionne plutôt selon toujours plus de consommation, de profit, de croissance. Le Nostradamus en moi vous dirait que l’un de ces jours dans 10 ans, 100 ans ou 1000 ans, tout ceci s’écroulera inexorablement car mathématiquement parlant les 2 calculs ne se rejoignent pas..

3) je dois vous dire que sur ce point je suis essentiellement en accord avec vous. Je rajouterai simplement que je crois en une exploitation modérée réglementée et strictement surveillée pour ne pas donner aux entreprises l’impression que le sol québécois est un bar ouvert ou ils peuvent faire le bordel sans aucune conséquence. Je rajouterai simplement aussi que puisque le monde minier se tourne maintenant vers le nord québécois, c’est que les autres ressources mondiales faciles d’accès, peu chères et situées dans des pays ou la réglementation est moins rigide commence peu à peu à diminuer. Nous devenons à leurs yeux de plus en plus attrayant, voilà pourquoi ils se tournent vers nous car à part l’arctique et l’antarctique il ne reste quasiment plus rien. Nous nous devons de dicter le tempo et de leur faire comprendre que nous menons la danse et non pas eux. Maître chez nous…. Mais à la façon 2012.

4) Si les retombées économiques de ces industries servent à payer pour une part de nos programmes sociaux de santé et d’autres domaines, l’histoire nous démontre clairement que ces mêmes entreprises ont souvent développés aux dépends mêmes de leurs propres travailleurs et la population environnante de leurs industries, leur causant même des problèmes de santé graves. J’imagine que l’on peut appeler cela un cycle de retour sur investissement.

Et quand une industrie de gaz de schiste ne maîtrise même pas adéquatement la technique de fracturation hydraulique, qu’elle en soit à ses premiers balbutiements, permettez-nous de douter de leurs réelles intentions si ce n’est que de tirer tout ce gaz de la roche de schiste avant de s’enfuir pendant la nuit sans demander reste. Qu’ils affinent d’abord leurs techniques d’extraction pour éviter une contamination de masse et qu’ils s’assurent de respecter la population locale touchée dans la vallée du St-Laurent.

Je dis oui à l’exploitation mais pas à n’importe quel prix et à nos conditions d’abord.

5) Vous avez raison, on ne peut certainement pas demander le beurre, l’argent du beurre et le beurrier à notre état providence. Par contre on ne veut certainement pas vivre comme des riches mais plutôt faire perdurer la classe moyenne le plus longtemps possible.

Et d’autre moyens, il en existe, on peut par exemple, demander à notre état qu’il lave son propre linge sale qui sent la corruption à plein nez, qu’il fasse cesser tous ces parachutes dorées données à a des administrateurs publics de l’état qui sortent blanchis de scandales (îlot voyageur entre autre), qu’il fasse cesser la collusion du monde de la corruption qui fait perdre des milliards aux contribuables québécois.

Ces mesures seraient des poussières de revenus comparés aux milliards apportées par le développement de nos ressources et bien allons encore plus dans l’incisif. Si les contribuables du plus pauvre au plus riche sont déjà surtaxées et que les entreprises le sont tout autant, alors instaurons une taxe sur les profits des banques. Ces merveilleuses banques canadiennes qui sont si rentables et qui ne sont pas pour autant redistributrices de richesse pour autant. Allons encore plus loin et imposons une taxe pour chaque transaction d ‘actions faites sur les parquets de la bourse Ceci pourrait même contrer les spéculateurs qui font des profits honteux et qui nous plonge une fois par décennie dans un marasme économique global et mondial.

Ainsi beaucoup de programmes sociaux pourraient être financés sans pour autant toucher à notre patrimoine. Sachant que ces mesures sont trop extrêmes et trop dévastatrices pour certains gens concernés, je ne les exige pas, mais nous nous devons alors d’être le chien de garde de nos ressources pour s’assurer que le tout soit exploités pour le bien collectif et non pour les intérêts de croissance du TSX, DOW JONES ou NIKKEI de ce monde .

Donc, oui ça me chante d’aller manifester.

@ Jacob (# 60):

« Ce que M. Duhamel ne semble pas comprendre, c’est que l’équation :
“Plus de PIB = plus d’emplois = plus de revenus fiscaux = plus de services et plus de bien-être.”
ne peut être vrai qu’à COURT terme. (sic)

C’est pourtant comme ça que ça marche (et fort bien merci!) depuis des centaines d’années…

« Il me semble que la majorité des commentaires écrits ici reflètent cette pensée de façon suffisamment claire, c’est-à-dire que nous sommes prêts à accepter une croissance plus modeste pour assurer une viabilité à long terme plutôt que de tout développer maintenant et ne plus rien avoir dans 20 ans… »

Ce sont des mensonges. Y`en a pas un ici qui veut voir l`état nounou dégraisser. Car le gouvernement maintenant est en faillite et ça lui prend une croissance forte juste pour se maintenir à flot. Et les taux d`intérêts sont très très bas. Imaginez lorsqu`ils grimperont.

De plus les gauchistes et syndicalistes sont toujours dans les rues pour commander encore plus de programmes sôôôciales et des augmentations de salaires et avantages sôôôciaux.

Les gauchistes sont responsables des grosses dépenses gouvernementales et de la croissance forte que ça prend pour les combler.

Ce fut un plaisir que de lire cet article. Pour PierreOlivier, si un jour vous vous lancé en politique, et bien je vote pour vous. Un vent de logique et clarté. Merci

@Pierre Duhamel:
« Les emplois en Chine ? Vous parlez de quoi au juste ? Qui créé des emplois en Chine ? »

N’est-ce pas vous qui nous avez démontré, chiffres à l’appui, que le secteur industriel au Québec est en train de disparaître.

Il ne se passe pratiquement pas une semaine que dans les nouvelles, on nous annonce des délocalisations.

Pendant ce temps là notre gouvernement refuse d’obliger une transformation secondaire locale à ceux qui exploitent nos ressources.

Alors, quand on sort des milliards du sol pour aller les exploiter ailleurs, cela fait gonfler le PIB aux stéroides, mais le gain en emplois est tout à fait marginal.

Je vous invite à utiliser d’autres indicateurs que le PIB, qui évidemment exclus plusieurs facteurs de mesures importants. L’indice de progrès véritable (IPV) tente de mesurer l’évolution du bien être réel d’un pays. Lisez ce livre de Harvey L. Mead, L’indice de progrès véritable au Québec: Quand l’économie dépasse l’écologie.

Beaucoup de nuance M. Duhamel dans vos propos, Le jour de la terre est pour moi une occasion de remettre en question mes convictions.

@ François 1

Population en 1750 : environ 750 millions
Population en 1900 : environ 1,6 milliard
Population en 2000 : environ 6 milliards
Population projetée en 2050 : entre 9 et 10 milliards

Projection des ressources en pétrole, eau potable et nourriture en 2050: Pas très bonne…

Le système a bien fonctionné parce que les ressources étaient abondantes et la population faible. Ce système ne fonctionnera probablement pas dans un contexte de surpopulation avec des ressources restreintes… De nombreuses variables vont changer et c’est pour cela que l’économie doit s’adapter à une nouvelle réalité qui n’existait pas il y a 100 ans…

L’esclavagisme et le féodalisme ont prévalu durant des centaines d’années également, et pourtant, on a fini par changer de système, car ça ne marchait plus…

À ceux qui trouvent mes exemples trop spéculatifs, vous n’avez qu’à penser à la surpêche et l’effondrement des stocks de poissons dans certaines régions du globe présentement.

On pêche comme s’il n’y avait pas de lendemain, on fait des profits faramineux durant quelques années et on se retrouve avec un effondrement du stock de poisson et de l’économie dans les communautés côtières quelques années plus tard…

Maintenant, extrapolez ce phénomène à la majorité des secteurs de l’économie et on a un bel aperçu de ce qui nous attend…

« Or, les manifestants « pour la terre » ressemblent à s’y méprendre à ceux qui veulent que l’État paye tout et règle tout. Avec quel argent déjà? »
Facile M. Duhamel de généraliser ainsi. J’en conclus, dans le même ordre d’Idées, que vous faites vous-même partie de ceux qui se réjouissnet quand l’État attire les riches entreprises à coup de millions de subventions, comme Rio Tinto engrange les millions d’Hydro pour une électricité inutile. Ne pensez-vous pasa qu’ils rigolent dans leurs soirées. C’est de ça qu’on parle , ce sont ces situations dont on s’inspire quand on sort dans la rue pour dire au gouvernement d’arrêter de « donner » nos richesses aux riches pétrolières, minières etc. ». Personne n’est contre. Mais ou est l,Urgence. Le POm lui-même a déclaré que ça allait tellement vite qu’il n’avait plus le contrôle, S’il y a tant de concurrence ailleurs, pourquoi les rapaces sont-ils en si grand nombre? C’est à votre tour, gens de droite, d’être lucides. Oui il faut de la richesse pour entretenir la société sociale dans laquelle nous vivons et dont nous sommes fiers malgré les ratés qui affligent toute société, mais oui il faut se tenir debout. Après tout le savoir-faire, l’effort (malgrée ce qu’en pensent le sgens de droite), la volonté est autant ici qu’ailleurs. Mettre fin à cette critique négative constante de la société québécoise et proposer des solutiosn . ¨ca commence le 22 avril.

J’ai bien aimé votre article, M. Duhamel.

@Denis Breton « J’essaie d’abord de comprendre les jeunes et je ne peux m’empêcher de rapprocher leurs revendications du reproche qu’ils nous font souvent, aux gens de ma génération, de s’être approprié les ressources de notre société sans trop nous questionner sur ce que nous allons leur laisser dans la suite. »

Lorsque les jeunes saccagent, comme dans les dernières manifestations, ce que nous avons construit avec tant d’énergie, je me demande si je dois m’attendre à autre chose que des reproches. Est-ce que ce qui est gratuit a une quelconque valeur? Est-ce que 325$ excuse toute inconscience… toute absence de reconnaissance pour la « grosse part » que les contribuables consentent déjà.

Du point de vue strictement économique et financier, votre démonstration de la richesse versus le bien commun (santé, éducation, etc.) est strictement mathématique : 1 (ARGENT) + 1 (RESSOURCE) = 2 (SE PAYER DES SERVICES).
Par contre, cette marche à mon avis et celui de bien des commentateurs médiatiques, soulevait l’incohérence de l’état de ne pas suffisamment mettre de l’ordre dans l’administration de nos ressources naturelles, d’y aller sans d’abord connaître tous les enjeux de l’exploitation d’un territoire et de ses ressources « au détriment » de sa population locale (mine, forêt, gaz, mtéaux, etc.). Enfin, sachez, et pourquoi pas, qu’il peut exister une position citoyenne qui digère mal cette approche économico-financière qui justifie de « pousser » l’exploitation de ressouces terriennes et qu’elle tente de sensibiliser ses semblables à l’importance de vivre de façon plus « simplicité volontaire » et de retenu sur la consommation sans fin pour mieux vivre. C’est aussi cela la journée de la terre, ralentir le rythme insensé « du tout avoir ».

J’ai bien apprécié vos chiffres pour ce qu’ils sont mais je préfère encore mieux mes convictions philosophiques d’une société moins consommatrice.

salutations distinguées

« Tout d’abord, je n’aime pas quand des gens se réclament du « bien commun » et de la « bonne volonté » pour faire appuyer leurs propres intérêts. C’est un truc vieux comme le monde »

Dans le conflit étudiant on demande aux étudiants de faire leur « juste part ». Autrement dit, pour le « bien commun », ils devraient payer leurs sessions plus chères. Pourtant, je ne me souviens pas de vous avoir entendu reprocher quoi que ce soit à ceux qui utilise toujours cette « juste part »?

@ Jacob (# 71):

Ah…le catastrohpisme planétaire à venir. Quelle beau sophisme et quelle belle façon de « faire peur au monde »!

Je me souviens très bien des catastrophistes du premier choc pétrolier, vers la fin des années ’70 qui nous prédisaient la disparition du pétrole et l’effondrement du capitalisme avant l’an 2000. Il y avait même des Québécoises qui ne voulaient pas avoir d’enfant à cette époque de peur que ces derniers aient à vivre le cataclysme annoncé. Or, rien de tout ceci n’est arrivé…

Pour les malheurs annoncés mais qui ne se sont jamais concrétisés, allez visite ce site: ça en vaut le détour:

http://www.antagoniste.net/2012/04/22/special-jour-de-la-terre-citations-memorables/

@ Jacob (# 72):

Votre poisssonnier manque de poissons?

Pas le mien…

N’importe quoi…

@ François 1

J’avais complètement oublié que pour vous, la planète se résume à ce qui se passe au coin de votre rue…

http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/2580733.stm

Vous ne faites pas de science, mais si vous en faisiez, vous sauriez que l’évolution des connaissances et des outils permettent de bien meilleurs résultats de nos jours que ce qui se faisait dans les années 70…

Monsieur
Vous êtes incapable de changer vos paradigmes, donc vous êtes fini et je veux pas mourir avec vous et surtout je ne veux pas que mes enfants meurs par qu’une frange de BBboomer au pouvoir se comporte en hooligan oligarque. Pour qui vos retombées qui sont actuellement exclusivement financée par nos impôts. Merci, prenez donc votre retraite.

Excellente réflexion. La logique est malheureusement souvent absente aujourd’hui.

Pour les critiques, il importe d’aimer autant sa langue et de bien l’écrire que sa « terre »…

YLM

Tout le monde est pour l’air plus pur, l’eau propre et une exploitation saine de nos ressources.

Par contre rarement les gens sont prêts à faire les sacrifices qui sont associés avec ces décisions.

Si c’était le cas, Stéphane Dion et son Tournant Vert serait entré en force il y a 2 élections. Pour qui aviez-vous voté? Hein?

De la même facon qu’un voilier remonte le vent par étapes en se servant du vent de face, les visées environmentaliste que nous avons tous doivent se servir de la dynamique des marchés comme force motrice, et non tenter de s’y opposer.

@Maryse Lafleur

»mais il est démontré que plus on crée de richesse, plus les riches s’enrichissent, plus la classe moyenne rétrécit et plus il y a de pauvres. »

avec une logique comme celle-là, faudrait éliminer toute richesse car elle ne serait jamais distribuée équitablement. Il manque un grand bout à votre argumentaire.

Hmmmmmm ……. Tu es dû pour la retraite Duhamel! Ils ne peuvent aller ailleurs ceux qui veulent exploiter nos ressources car c’est ici qu’elles sont. Nous les tenons par les couilles donc tirons le maximum à ces crosseurs du privé.

Et en plus tu te demandes avec quel argent le gouvernement va payer? Pauvre toi! Rien de plus simple. Avec l’argent des impôts que les riches ne paient pas, avec les impôts que les grosses compagnies ne paient pas entre autre les compagnies pharmaceutiques qui recoivent des subventions pour nous vendre leurs drogues à 10,000% de profit. En faisant payer aux grosses entreprises le juste coût de l’électricité au lieu de les subventionner via les petits particuliers, etc. Allume un peu!

Je ne répondrai pas point par point à votre texte où vous choisissez d’expliquer pourquoi vous avez choisi de ne pas participer à la manifestation du Jour de la Terre qui a eu lieu le 22 avril. J’ai un profond respect pour le journaliste rigoureux que vous êtes. C’est effectivement votre droit de ne pas être en accord avec cette manifestation. J’aimerais par mes propos offrir aussi une autre perspective.

Je vous expliquerai ici pourquoi j’ai choisi de participer à cette manifestation avec des amis alors que nous aurions pu rester tout douillettement chez nous dans les Laurentides. Je vous dirai pourquoi je suis fière de cette marche.

Je vous raconte une anecdote en passant. Nous avions donné rendez-vous à deux de nos jeunes à 14 h au coin des rues Sainte-Catherine et St-Urbain, mais nos filles n’ont pu s’y rendre, le métro étant bondé de gens comme elles qui voulaient se rendre à la manifestation. Même si elles ont payé leur passage pour leur métro, elles n’ont pu y accéder. Par la suite, une de nos filles nous a fait cette réflexion lorsqu’on s’est enfin tous retrouvés devant le mont Royal:« la STM a dû faire bien des profits aujourd’hui avec tous les manifestants». Elle se disait aussi que la Société de transport de Montréal (STM) aurait pu rendre l’accès gratuit aux usagers comme elle l’a fait à d’autres occasions. » Nos filles n’avaient pas tort, car même si elles avaient payé leur billet, elles n’ont jamais pu avoir accès au métro ce jour-là : il était trop achalandé. Comme d’autres, elles ont eu à marcher avant la marche… D’autres ont renoncé à prendre part à l’événement. Pendant ce temps, la STM diffusait un message dans les wagons remerciant sa clientèle d’utiliser le transport en commun en ce jour de la Terre. À défaut de rendre le passage gratuit, aurait-elle pu mettre plus de wagons de métro disponibles pour la population ?

Nous étions plus de 200 000 personnes à marcher pacifiquement dans les rues de Montréal pour dire et chanter notre besoin d’un monde meilleur. Probablement plus si l’on compte ceux qui n’ont pu s’y rendre à cause des problèmes d’accès au métro.

Pour moi, la manifestation, c’était d’abord et avant tout une marche de l’espoir, espoir que nous arriverons à bâtir collectivement un monde meilleur. « Ce qui s’est passé dimanche, a si joliment exprimé Fred Pellerin, allait bien au-delà des différences, au-delà de l’indifférence. »

Je suis pour le développement économique, mais je suis contre le manque de transparence dans la façon dont les compagnies veulent développer le gaz de schiste sans tenir compte des études environnementales.

Je suis pour le développement économique, mais j’aimerais que les richesses soient mieux réparties. Il me semble que le fossé se creuse entre les gens aisés et les moins nantis. Est-ce une vue de l’esprit ou une réalité?

Je suis pour le développement économique, mais aussi pour une justice sociale et une égalité des chances en éducation. Est-ce parce que j’ai constaté que bien des enfants à qui j’avais enseigné dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve n’avaient pas accès à cette éducation de qualité que j’en ai fait un cheval de bataille? Peut-être. Je me dis qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour y parvenir.

Je suis pour le développement économique, mais j’ai une vision planétaire du bien-être collectif. Est-ce que ce sont mes visites dans les ghettos de l’Afrique du Sud qui ont éveillé ma conscience planétaire? Ou celles des favelas du Guatemala? Fort probable. Il me semble que bien des gens sur cette planète n’ont pas accès à une qualité de vie, trop occupés à chercher de la nourriture, de l’eau, un toit, une vie digne de ce nom.

Je suis pour le développement économique, pour le PIB, pour la création d’une richesse collective, mais je souhaite qu’elle soit mieux distribuée. En regardant les Marine Le Pen et Danielle Smith de ce monde, je deviens pessimiste. En participant à une manifestation comme celle de dimanche, je redeviens optimiste. J’ai alors le sentiment de contribuer à une réflexion citoyenne et démocratique qui permettra à tous et à chacun de bâtir un monde plus juste, plus libre, plus juste.

C’est pour cela que j’étais fière de voir nos jeunes se mêler à des milliers d’autres personnes de tout âge pour réclamer un réel projet collectif. J’ai marché aussi pour que ceux qui hériteront de nos forêts, nos villes, nos développements, nos choix afin qu’ils puissent un présent et un futur plus écologique, plus vert, plus solidaire.

La qualité de votre article est de permettre le débat et de donner le goût à des jeunes d’affiner leurs opinions, leurs convictions et leurs valeurs.

Je termine sur cette phrase de Nelson Mandela qui m’inspire au plus haut point et qui guide mes actions : « Notre réussite, nous pouvons et devons la mesurer à la joie et au bien-être de nos enfants, les citoyens et citoyennes les plus fragiles de toutes nos sociétés et de même que le trésor le plus précieux. »

L’argumentation de M. Duhamel, si je résume, tient à la théorie classique de la consommation, à savoir que la consommation est importante pour que l’économie tourne. Cette solution est appliquée de manière systématique depuis la sortie de la crise de ’29.

Maintenant, il faudrait savoir si nous devons suivre cette piste indéfiniment. Certains analystes croient que cette voie mènerait à notre perte.

D’où l’importance du « Jour de la Terre ».

J’y étais.