Lettre à Nathalie Elgrably-Levy

Chère Nathalie Elgrably-Levy,

Comme vous,  je n’aime pas les déficits et les dettes de l’État. Comme vous, je trouve que les gouvernements ont souvent la tentation de se substituer au marché et de trop intervenir dans la vie économique. Pourtant, chaque jeudi en vous lisant dans le Journal de Montréal, vous me faites réaliser que je ne suis pas libertarien. Contrairement à vous, je ne suis pas contre toutes les politiques sociales, je ne m’oppose pas à toutes les subventions aux entreprises et j’estime que l’État a un rôle à jouer dans le soutien à la culture.

Ce qui me met le plus mal à l’aise en vous lisant c’est le ton tranchant et définitif que vous employez, notamment quand vous traitez indistinctement de « socialistes » tous ceux qui ne pensent pas exactement comme vous, comme s’il n’y avait pas de différence entre Barack Obama et Hugo Chavez.

Je perçois même un peu de mépris quand je lis votre dernière chronique portant contre les privilèges éhontés dont profiteraient les artistes qui «ne devraient pas être une classe à part ».

Je pense en particulier à l’extrait suivant :

Je serai franche, au risque d’être politiquement incorrecte. Il n’existe que deux raisons pour lesquelles un artiste vit dans la misère. La première est que son talent n’est peut-être pas en demande. La deuxième est qu’il est peut-être tout simplement dépourvu de talent. Dans un cas comme dans l’autre, le public n’est pas disposé à consacrer son argent à l’achat du produit culturel proposé. Ainsi, pourquoi y mettre l’argent du contribuable ? Pourquoi l’État achèterait-il, au nom de la collectivité, ce que nous refusons d’acheter individuellement ?

Je suis déjà intrigué. Connaissez-vous des « artistes sans talent » qui vivent richement grâce à « l’argent du contribuable » ? Vous devez avoir des noms en tête, des exemples pour soutenir votre énoncé. Les gens sans talent ou qui ont un talent peu en demande n’habitent pas dans les quartiers chics ou à la mode. Ils vivotent de contrats en contrats, attendant la percée qui leur permettra de sortir de la pauvreté.

Vous avez sans doute en tête les centaines de millions de dollars que les gouvernements dépensent chaque année pour soutenir les institutions ou les productions culturelles. Ce sont ces institutions et productions qui donnent des contrats à nos artistes et pourraient vous faire croire qu’ils vivent essentiellement grâce aux bons vouloir de l’État et du goût de certains fonctionnaires élitistes.

Contrairement à vous, je pense d’abord que la vie serait beaucoup plus triste et nos villes beaucoup moins intéressantes sans l’appui aux musées, aux bibliothèques, aux grands orchestres, aux théâtres, aux compagnies de danse, aux festivals, à l’édition et à la production télévisuelle ou cinématographique. Je pense surtout que ces aides et subventions permettent aux artistes qui ont du talent de gagner correctement leur vie et à une industrie d’employer des dizaines de milliers de personnes.

Je ne crois pas, surtout dans un petit marché comme le nôtre, à une culture 100 % loi du marché et dépourvue de toutes subventions. Presque tous les pays subventionnent leurs produits et industries culturelles et les pouvoirs publics aident d’une façon ou d’une autre les créateurs depuis la Rome antique, si ce n’est pas avant. Derrière les oeuvres de Michel-Ange et Raphaël, de Molière ou de Lully, de Mozart ou de Beethoven, on trouve un pape, un roi ou des princes.

L’aide aux créateurs, c’est d’abord celle envers les institutions et les entreprises créatrices de contenus. Vous êtes extrêmement bien placée pour le savoir puisque vous faites partie du conseil d’administration du Groupe TVA. Est-ce que vous vous opposez systématiquement à toutes les petites subventions décrochées ici et là pour soutenir votre entreprise ?

Je pense en particulier aux 3,9 millions de dollars reçus par TVA Publications en 2010-2011 dans le cadre du Fonds du Canada pour les périodiques. Ce doit être terrible pour vous de savoir que 7 Jours, Échos Vedettes, Le Lundi et TV Hebdo, tous consacrés « à l’actualité artistique et culturelle », ont reçu à eux seuls 2 millions de dollars de subventions.

Puisque vous êtes contre contre les largesses d’un État « qui achète au nom de la collectivité, ce que nous refusons d’achetez individuellement», vous opposez-vous aux crédits d’impôts alloués par la Sodec et le ministère du Patrimoine canadien aux producteurs de plusieurs émissions diffusées sur TVA ? Voulez-vous la fin du Fonds canadien des médias, financé en majeure partie par les télédistributeurs, mais à hauteur de 40 % par le gouvernement fédéral ? Au meilleur de ma connaissance, TVA réclame plutôt une plus grande part du gâteau compte tenu de la popularité de ses émissions et aimerait élargir l’admissibilité de ce fonds à la télé-réalité.

Quant à moi, tout cela ne m’offusque pas vraiment, car ce sont l’ensemble de ces aides qui permettent au diffuseur de nous offrir une programmation originale, de qualité, conçue et produite au Québec. Si TVA devait payer la facture intégrale de tout le contenu canadien diffusé à ses antennes, sa rentabilité serait peut-être inexistante ou sa programmation beaucoup moins intéressante.

Si ces subventions vous embêtent à ce point, je me dis que vous devriez en parler à M. Péladeau lui-même. Petit conseil, ne mentionnez pas spécifiquement les subventions du gouvernement du Québec et de la ville de Québec au futur « amphithéâtre multi-fonctionnel Vidéotron de Québec ». Il pourrait ne pas apprécier. Par contre, vous pourriez exprimer votre inconfort à l’idée que le Groupe Librex et le Groupe Sogides, deux des parties constituantes du Groupe Livre de Quebecor Media, sont parmi les plus grands bénéficiaires du Fonds du livre du Canada du ministère du Patrimoine canadien et du programme d’aide aux entreprises du livre de la Sodec.

Parlez-lui aussi des subventions de la Sodec au Groupe Archambault. En effet, vos collègues ont reçu des subventions de 146 000 dollars dans le cadre du soutien aux entreprises de musique et de variété, de 26 465 dollars pour un soutien additionnel aux tournées de Martine St-Clair et de Michel Legrand et de Mario Pelchat, en plus de 40 000 dollars pour subventionner ses activités internet et de téléphone mobile. (je me demande d’ailleurs quel est le fournisseur qui a décroché ce dernier contrat). Si vous ne prévoyez pas avoir le temps d’écrire sur ce sujet, vous pourriez au moins le mentionner à votre collègue du Journal de Montréal qui nous informe si bien de toutes les subventions superflues accordées par notre gouvernement.

Pourrait-on dire – et je vous demande votre avis éclairé et franc sur le sujet – que les entreprises culturelles qui empochent des subventions sont comme ces vilains artistes qui dépendent trop des fonds publics ?

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Et que dire du salaire de Mme Nathalie Elgrably-Levy qui est indirectement subventionné par l’empire Québecor car si ce n’était des subventions, cette pôvre Dame verrait possiblement son salaire diminuer étant donné que Québecor aurait moins d’argent disponible pour la payer.

Mais voyez-vous, c’Est là la philosophie de Cette Dame et sa gang de »libertariens » les règles s’appliquent aux autres et non à elle.

La semaine dernière Marie-Denise Pelletier était à TLMP. Elle présentait son dernier album. Elle n’en avait pas fait depuis des années.

Elle est proprio d’un 4 par 4 et d’une petite auto (j’ai oublié le nom). Elle avouait rouler en fou sur les autoroutes (160 à l’heure!).

Je ne me souviens pas d’un seul de ses hits au 21e siècle. On l’a très peu vu à la télé.

On ne lui a pas posé la question qui tue: où est-ce qu’elle prend ses revenus?

Je ne vois pas en quoi Mme Elgrably aurait à se justifier pour les subventions reçues pas l’entreprise qui l’emploi, d’ailleurs M Duhamel si vous la lisez régulièrement vous savez très bien qu’elle est contre.

Pour ce qui est des artistes elle ne parle pas d’artistes riches sans talent, ce qu’elle dit est que si certains sont pauvres c’est peut-être par manque ou absence de talent. Ce qui n’est probablement pas très gentil de le dire, mais vrai.

Ce qui est vrai aussi est qu’il y a trop de subvention en culture. Si nous vivions dans une société plus libre économiquement et plus prospère l’état n’aura pas à soutenir ce secteur (comme tant d’autre) à bout de bras. D’ailleurs l’énumération d’interventions étatiques que vous faites démontre à quel point le problème est généralisé et que N. Elgrably n’a pas tort de parler de socialisme.

Au lieu de taper sur la seule journaliste qui défend avec consistance la liberté économique dans cette province (au demeurant très socialiste) vous feriez mieux de vous joindre à elle pour contribuer aux changements dont nous avons tant besoin.

M. Duhamel, c’est m’est pas que Nathalie Elgrably ne soit pas critiquable mais à mon avis l’angle d’attaque que vous utilisez n’est pas approprié.

A mon avis il est tout a fait légitime de pourfendre de modèle de culture assistée, contrôlée et surprotégée qui a cours ici. Même si on travaille pour un média qui reçoit aussi des subventions, de toute façon ils en reçoivent tous donc si on veut s’exprimer pour atteindre un large public on a guère le choix.

Ceci dit – comme tous les chroniqueurs – Nathalie se trompe à l’occasion, notamment dans ses critiques de le FED où elle prédit de l’hyperinflation. De plus ses chroniques sont trop courtes et il n’y a pas assez de place pour l’analyse. Reste que la plupart du temps elle identifie des absurdités bien réelles dans notre société mixte (semi-socialiste) et elle est une des rares sinon la seule à le faire dans les grands médias.

Nathalie Elgrably dérange et c’est très bien comme ça, au lieu de l’attaquer il serait plus productif et intéressant de discuter des arguments qu’elle avance.

Première réaction:

Lorsque nos z’artisses, subventionnés jusqu’au trognon, se servent des tribunes que l’État leur offre à coups de centaines de millions, pour prendre PUBLIQUEMENT position COTRE tel parti politique (style Bizz), ils ressemblent aux grosses centrales syndicales qui utilisent une partie des fonds de leurs travailleurs pour appuyer une cause ou un parti politique.

Il s’agit de détournement de fonds.

Bravo monsieur Duhamel! Dénoncé l’hypocrisie est toujours un pas en avant pour la société et vous avez touché juste avec ce billet.

Nathalie crache dans la soupe populaire… C’est une simple « fonctionnaire » para-publique comme prof. aux HEC!

@PBrasseur : il faudrait donc expliquer à Mme Elgrably-Lévy tout le paradoxe de son argumentaire, elle qui souhaite que l’on ne finance pas la culture ou la publication de livres mais qui profite personnellement du système comme le faisait remarquer Jean-Philippe Joubert, Directeur artistique
Nuages en pantalon – compagnie de création,
à Québec:

« En 2006, vous avez écrit un livre que je n’ai évidemment pas lu, La face cachée des politiques publiques. Je n’ai que bien peu d’intérêt pour le discours que vous semblez y développer. J’imagine d’ailleurs que peu de personnes ont lu ce livre. Ça n’a pas été un best-seller, exact? A-t-il été rentable? Alors, selon votre logique, pourquoi l’avez-vous fait?

Sogides, votre éditeur, a reçu en 2009-2010 des subventions de Patrimoine canadien de 352 293$ (ce qui le place au 15e rang des éditeurs les plus subventionnés), du Conseil des Arts du Canada de 36 700$ en subventions globales en plus de 25 000$ en traduction et 2 500$ pour la tournée de promotion des auteurs. Faites le calcul vous-mêmes, cela semble faire partie de vos forces : 416 493$ seulement du gouvernement fédéral ! C’est sans compter les 73 659$ de la SODEC. »

Les libertariens à la solde du groupe Québécor vivent de la nébuleuse des organismes subventionnaires de ce même groupe. Leur crédibilité est nulle (je pense aussi ici à Duhaime, une vraie farce, qui fait passer André Pratte pour un Pullitzer).

Excellent texte M. Duhamel. Ayant été choquée en lisant l’article de Mme Elgrably-Levy, je suis en total accord avec vos propos. Votre texte reflète très bien le fond de ma pensée.

Je ‘étonne toujours quand le mot « socialiste » devient une insulte, quand tout humanisme, tout semblant de soutien aux plus démunis est pris pour acte d’insoutenable communisme, la gauche est un territoire peu admis, et les « itinérants » inamovibles de nos centres-villes vont « itinérer » sans doute ailleurs un jour puisque ils se veulent tels! Allons soyons un peu plus sociaux, si ce n’est socialistes et regardons en face la culture, l’éducation, la santé, qui tous sont les canards boiteux de notre gouvernance, et continuons à offrir aux plus gros les montants dont ils ont besoin, c’est plus rentable! La pauvreté, la culture, la santé, l’éducation, le Français dans l’éducation, ça ce n’est pas rentable donc c’est socialiste. Faut la comprendre cette brave femme.
Bon, j’enrage, mais ça ne fait que prouver que les gens de gauches sont infréquentables!

Pour ces personnes d’idéologie néolibérale il n’existe pas de société ou de culture. La seule entité méritant d’être prise en compte (pour bien faire les comptes des profits et bénéfices), c’est l’économie. Les Français disent: liberté, égalité, fraternité. Les néolibéraux hurlent: économie, profits, bénéfices.

Je me permets ici de proposer une des déclarations les plus retentissantes de la « formidable » Margaret Thatcher, qui a été la première ministre du Royaume-Uni de 1979 à 1990. Il faut avoir lu ou entendu cela au moins une fois dans sa vie. C’est éminemment révélateur et profondément significatif!
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Voici:

***Epitaph for the eighties? ‘there is no such thing as society’***

« I think we’ve been through a period where too many people have been given to understand that if they have a problem, it’s the government’s job to cope with it. ‘I have a problem, I’ll get a grant.’ ‘I’m homeless, the government must house me.’ They’re casting their problem on society. And, you know, there is no such thing as society. There are individual men and women, and there are families. And no government can do anything except through people, and people must look to themselves first. It’s our duty to look after ourselves and then, also to look after our neighbour. People have got the entitlements too much in mind, without the obligations. There’s no such thing as entitlement, unless someone has first met an obligation. »

Prime minister Margaret Thatcher, talking to Women’s Own magazine, October 31 1987

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Le jour où j’ai entendu cela pour la première fois, je me suis dit qu’étant sociologue j’avais raté ma vie puisque la société n’existe pas. Je pratique une science sans objet d’étude.

Le néolibéralisme, c’est le contraire totalitaire du communisme de type stalinien ou maoïste. Chez les communistes l’État était l’équivalent de Dieu, il était partout et il contrôlait tout. Chez les néolibéraux, l’État, c’est le diable, c’est Satan. Il faut laisser libre cours aux forces du marché et advienne que pourra: «TO EACH HIS OWN».

Ces gens n’ont pas compris que l’avenir, si avenir il y a, il va impliquer un mélange (à géométrie variable) de l’État et du secteur privé, sans oublier des secteurs comme le secteur communautaire ou le secteur coopératif.

Alors, il ne faut pas s’étonner de la prise de position de Nathalie Elgrably-Lévy face à la culture. La seule culture qui vaillle (et cela inclut les arts), c’est la culture rentable, la culture du $$$.

JSB, sociologue des médias

Cette pauvre femme a écrit sur un sujet qui dépassait largement ses compétences.

Quand on sait et COMPREND que la culture est une source de REVENUS;

Quand on est assez allumés pour s’apercevoir qu’INVESTIR en culture RAPPORTE;

Non seulement on est pour, mais on arrête net de dire n’importe quoi.

On souhaite à cette pauvre madame d’atteindre ce niveau un jour, visiblement elle n’y est pas arrivée, comme bien des badauds mal informés, d’ailleurs.

Il est complétement justifié de questionné le point de vue de Madame Elgrably-Levy puisqu’elle n’est pas seulement chroniqueuse pour le journal de Montréal, mais aussi membre du C.A. On parle de cohérence ici. Est-ce qu’elle prône le même discours au conseil d’administration d’un des fleurons Québécois de l’entreprise culturel. Elle a le droit de critiqué, mais elle agit à un poste névralgique, et elle pourrais facilement passer de la parole aux actes… Malheureusement pour nous, qui consommons des produits qui émane dans cette entreprise.

Très solide votre argumentaire et ça replace les choses dans leurs perspectives. Bravo M. Duhamel.

@Marc

Si la culture rapporte tant que ça alors pourquoi les investisseurs se font-ils si rares et pourquoi ce secteur est-il toujours en train de réclamer plus de subventions?

Entièrement d’accord avec vous M. Duhamel.

D’autant plus que le travail qu’elle effectue au sein de IEDM donc elle se targue que le financement est totalement privé alors que le financement provient de riches hommes d’affaires et entreprises déductible d’impôt a titre de don a une « oeuvre de bienfaisance à but non-lucratif »!!!

Pour le reste, argumentation de Mme Elgrably-Levy tient en gros sur la généralisation, les omissions et les stéréotypes. Pas fort.

Évidemment comme pré-requis pour « être en accord » avec les textes de Mme Elgrably-Levy est la foi.

Le problème avec la foi, c’est que l’on fonctionne à l’envers. On a une croyance… et ensuite les faits doivent aller dans le sens de la croyance!

@Marc : Le plus triste là-dedans, c’est qu’elle enseigne aux HEC, de surcroît. Je croyais que, quelque part dans el processus, le modèle d’affaires de l’industrie culturelle avait été analysé. J’ai probablement surestimé la chose…

Aussi Madame Elgrably a publié elle même au moins un livre chez Sodiges, subvention à l’appui!

Je vous remercies monsieur Duhamel de remettre le tout en perspective et de répondre par votre tribune au nom de ceux qui n’en on pas!

Peter

Personnellement, j’aurais mis un « copie conforme » s’adressant à certains animateurs de CHOI Radio X à Québec qui font de la diffamation envers la culture un gros « show », qui malheureusement est pris comme étant de l’information.

Quand les médias vont-ils assumer la responsabilité de leur porté?

@ rod qui se demandait comment Marie-Denise Pelletier gagnait son argent depuis la sortie de son dernier album sachez qu’elle elle a pris la direction de la société et gestion de droits des interprètes associée à l’UDA, Artisti. Son dossier le plus urgent: les redevances sur les baladeurs numériques, abolies dans le projet de loi C-32.

Elle a donc une job de jour complémentaire à sa job de chanteuse qui ne lui rapportait peut-être plus assez.. Il ne faut pas oublier aussi qu’elle engrange toujours les droits de ces chansons…

Il serait surprenant qu’elle ait eu à se faire vivre sur les subventions puisqu’elle n’avait pas trop de projet à faire financer… Contrairement à ce que vous pensez, nous artistes ne recevons pas un salaire du Gouvernement…

Quand on ne sais pas de quoi on parles et en plus quand on ne prend pas la peine de se renseigner avant de lancer des trucs… Bien on se tait!

Cordialement ,

Peter

Bien dit,

Comme j’ai entendu dire dernièrement, cette personne en connaît autant sur l’art que moi sur les termites.

Je me permets d’ajouter, comme le mentionne M. Jean-Philippe Joubert, que la compagnie d’édition Sogides a publié un livre de Nathalie Elgrably-Levy intitulé La face cachée des politiques publiques en 2006.
« En 2006, vous avez écrit un livre que je n’ai évidemment pas lu, La face cachée des politiques publiques. Je n’ai que bien peu d’intérêt pour le discours que vous semblez y développer. J’imagine d’ailleurs que peu de personnes ont lu ce livre. Ça n’a pas été un best-seller, exact? A-t-il été rentable? Alors, selon votre logique, pourquoi l’avez-vous fait?

Sogides, votre éditeur, a reçu en 2009-2010 des subventions de Patrimoine canadien de 352 293$ (ce qui le place au 15e rang des éditeurs les plus subventionnés), du Conseil des Arts du Canada de 36 700$ en subventions globales en plus de 25 000$ en traduction et 2 500$ pour la tournée de promotion des auteurs. Faites le calcul vous-mêmes, cela semble faire partie de vos forces : 416 493$ seulement du gouvernement fédéral ! C’est sans compter les 73 659$ de la SODEC. »

http://levadrouilleururbain.wordpress.com/2011/05/06/en-reponse-a-nathalie-elgrably-levy-non-au-mecenat-le-journal-de-montreal/

Fesser sur les artistes c’est tellement facile. C’est presque plus facile que de fesser sur les gais, les femmes et les immigrants. Les artistes qui ont « du talent » sont trop occupés à travailler sur leurs créations pour répondre. Il est temps que les gens comprennent une fois pour toute que l’image de l’artiste bohème qui vit aux crochets de la société est complètement fausse.

M. Duhamel, c’est la première fois que je lis un argumentaire émanent de votre plume. Je ne suis pas artiste, plutôt travailleur d’usine et consommateur de culture comme bon nombre de québécois. Votre réponse à Mme ma jeté par terre. Voilà une réplique possédant le ton juste et puissant qui coupe le sifflet à ce genre de pensée irréfléchie. Nous manquons cruellement de gens qui peuve rappellé à l’ordre les gens qui écrive ces commentaires sans en calculé la conséquence. Qu’on soit à droite ou àa gauche en passant par le centre, faut réfléchir avant d’écrire …. ce que Mme n’a pas fait

Merci

Je trouve abusif que mes taxes servent à payer l’émission Tout Le Monde en Parle ET servent, en plus, à payer des annonces publicitaires faisant la promotion de TLMEP à coup de demi page dans les journaux ET servent à payer $ 1 000 à chaque promoteur artistique qui vient vendre sa salade subventionnée (disque, livre, spectacle, émission de TV).

Ne le trouvez-vous pas, M. Duhamel?

Que mes taxes servent à 1 de ces 3 éléments (le premier, par exemple): peut-être. Mais à trois sur trois: NON!

Je croyais avoir eu ma dose de degout et de rage envers cette injustice et pure betise humaine venant de l article bouseux de cette dame mais juste en relire un passage dans le votre, fait remonter une partie de cette colere interieure qu a provoque en moi sa missive il y a quelques jours…Cependant, en revanche, vous avez une sagesse et une facon de voir les choses qui traduisent honnetement, et franchement, la reelle situation…Vous etes integre et juste M. Duhamel, et que vous ayez pris en quelque sorte position du cote de ces pauvres gens probablement »sans talent » ajoute une grosse couche de baume au coeur…Merci de votre intelligence, de votre sensibilite et de votre sens de ce qui est juste et reel….Vous avez remis les pendules a l heure et probablement momentanement redonne un regain de fierte et d estime de soi a plusieurs d entre nous…les pauvres artistes…Merci…

C’est assez incroyable ce que je lis ici en réponse… J’imagine qu’il y a beaucoup de jalousie de la part des ces gens qui ont rêvé de devenir artiste mais n’ont jamais eu le courage de seulement essayer, des gens qui ne savent pas à quel point leur propre emploi a d’abord été subventionné pour exister, des petits gens tout gris qui veulent que tout devienne gris pour ne pas paraître si ternes eux-mêmes.

Il y a du grand pathétique à distribuer ainsi son ignorance et sa jalousie de l’autre, c’est petit et grand à la fois, finalement.

Moi, madame Elgrably, voilà ce que j’en pense, à la différence que je dessine pour m’exprimer. (Oui, je suis un artiste et non, je n’ai jamais directement reçu un cent du gouvernement, mais par contre, contrairement à plusieurs, je tire mon salaire d’argent neuf provenant souvent de l’étranger.)

http://roycaricatures.wordpress.com/2011/05/06/oscultons-voulez-vous/elgrably/

M. Duhamel vous n’avez pas tort. Au fond, que nous adoptions un point de vue ou l’autre, à mon sens ça montre quel genre de foutoir est l’univers de la subvention culturelle. Beaucoup d’argent mal distribué, souvent gaspillé. Cependant il faudra peut-être trouver le moyen pour que cette aide soit dirigée non seulement selon le bon vouloir des personnes membres de sociétés, fonds ou organismes mais selon aussi ce que les gens « ordinaires » considèrent comme valant la peine. Serions-nous prêt à troquer une partie de ces subventions contre un crédit d’impôt pour ceux qui achètent des billets, des oeuvres? Ce crédit deviendrait alors une forme de vote dans les mains du publique. Ah j’oubliais! Ce publique n’y connait probablement rien en art. Laissons les experts décider et subventionnons les bananes flottantes! Excusez ma blague! Je n’y connais rien en art…

Peter Powell

«Il ne faut pas oublier aussi qu’elle engrange toujours les droits de ces chansons…»

Lesquelles? Et combien par année?

Ainsi selon M Duhamel et plusieurs ici les artistes sont des êtres d’exceptions. Comme tels ils n’ont pas à être exposé à la vile contrainte de devoir exercer une activité qui fait ses frais et qui leur permet d’assurer leur subsistance.

Non mesdames et messieurs, ces gens sont si importants, si intouchables, si formidables qu’il nous incombe à vous et moi de nous départir d’une partie de ce que nous gagnons pour permettre à ces êtres exceptionnels de pouvoir exercer leur métier en toute quiétude.

Va sans dire évidemment que toute rebuffade de notre part serait vu comme de l’ignorance crasse, de la bêtise, du radicalisme et tout compte fait nous participerions ainsi alors à rien de moins que la mise à mort de notre culture.

Belle mentalité…

Monsieur Duhamel,

Merci énormément pour cette réplique fignolée et intelligente.

Une gronde intérieure m’empêche d’être aussi soigné lorsqu’il s’agit d’exprimer le mépris que j’ai envers cette personne.

Bravo Monsieur Duhamel votre texte est excellent et il correspond à ma vision d’une société civilisée qui a d’autres intérêts que le «cash».

Quant à Madame Elgrably-Levy elle devrait se contenter de consacrer ses énergires à des tâches secondaires dans un obscur bureau, car en ce qui a trait à ses arguments et à son talent d’écriture, on pourrait facilement s’en passer.

Je ne vois pas ou M. Duhamel affirme que les artistes sont des êtres d’exceptions… J’ai de la difficulté à comprendre les gens qui ne considère pas les artistes comme des professionnels. Ceux-ci travaillent beaucoup, énormément, comme bien des gens. Ils leur arrivent aussi d’être à bout de leur travail, de ne plus savoir quoi écrire, de ne pas être inspirés, de n’avoir aucune mélodie en tête… Le stress est le même pour n’importe quel travailleur ayant peur de faillir à sa tâche.

Pour un marché de la grandeur du Québec, la subvention est nécessaire. Franchement, si demain matin je me rend en France, j’ai environ 50 millions de personne à tenter de mettre de mon côté. Ici à peine 7 millions, en plus, une bonne partie se trouve hors de ma portée. Donc, si je veux vivre de mon art, il faut que je fasse l’unanimité.

Je ne vois pas les dites rebuffades comme une preuve d’ignorance quant à l’art, mais plutôt d’ignorance quant à la vie d’artiste. Elle n’est pas la plus difficile, mais elle n’est pas la plus facile non plus.

La question est: Qu’est ce que c’est que c’te bibitte la l’artiste? Mon impression est qu’une majeure partie de la population va considérer un artiste comme étant un intellectuel condescendant, paternaliste et paresseux. Ce n’est pas le cas. Il faut rester ouvert d’esprit… Ce genre de généralité est, effectivement, un signe d’ignorance crasse, de bêtise et de radicalisme.

Je suis prêts à me départir d’une partie de mon salaire si, grâce à cela, un musicien québécois peut sortir un album qui me fera vibrer, un écrivain peut écrire un bouquin que me fera avancer ou un cinéaste peut réaliser un projet qui me captivera. Il en va effectivement de cela…

Une vie sans artiste est possible, mais ça va être une vie pas mal plate.

Belle mentalité? Hmm… Considérer certaines personnes pourvu de certains talents, accepter de travailler en parti pour qu’ils puissent manger, se loger et travailler jusqu’à ce qu’ils présentent quelques choses au monde entier. C’est pas du donnant donnant? C’est pas ça du partage.

Vous savez, je n’ai que 20 ans, peut-être que je suis naïf, mais une société travaillant pour chacun des ses individus et vice-versa… c’est bien non?

Bravo monsieur pour votre lettre. Il semble qu’a la différence de Mme Elgrably-lévy vous ne parler pas à travers votre chapeau. Votre propos est intelligent, rempli de finesses et de détails qui nous éclairent au lieu de nous propulser dans l’obscurantisme. Merci!

Mme Nathalie Elgrably-Levy membre du conseil d’administration de l’Institut économique de Montréal.

Pas besoin d’en lire davantage sur elle.

Cette égérie du RLQ considère comme socialiste et inutile tout ce qui n’est pas très, très à droite… Pour être cohérente, elle devrait renoncer à participer à toute activité le moindrement subventionnée… et renoncer entre autres à tout revenu provenant de telles activités et notamment rembourser toutes les sommes qu’elle a reçues de Sogides (maison d’édition subventionnée).

C’est là qu’on verrait si cette économiste qui tend résolument vers l’extrême-droite est vraiment une femme de principes ou simplement une autre grande gueule hypocrite.

PBrasseur #15

« Si la culture rapporte tant que ça alors pourquoi les investisseurs se font-ils si rares et pourquoi ce secteur est-il toujours en train de réclamer plus de subventions? »

Sa vous rapporte combien quand vous soutenez un entrepreneur?

Ouin! Probablement que sa ne vous ait jamais arrivé.

« Je trouve abusif que mes taxes servent à payer l’émission Tout Le Monde en Parle… » (Luc Drouin)

L’émission la plus écoutée.

Maintenant prouvez ce que vous avez écrit et que les Québécois sont de votre avis.

@ JCarrière

Votre texte fait la preuve que les jeunes de 20 (si vous les avez) ne sont pas que de quelconques insignifiants qui ne s’intéressent à rien, mais qui sont bien conscients du monde qui les entoure.

Contrairement à biens des incultes dretteux d’ici, pour qui un cinéma maison est de la culture et surtout un rêve inaccessible, vous faites la preuve que vous connaissez le monde dont vous faites partie, ce qui est réaliste et très est loin de la naïveté.

Les Québécois devrait être très fiers d’une telle jeunesse.

Quand on connaît le verbe acéré de Nathalie Elgraby et qu’on compare ça à l’ironie de Pierre Duhamel, les répliques de défense de PBarsseur et de Francois 1 me font penser à la réaction de l’agresseur qui joue la victime.

En fait, Francois 1, dans la vraie vie c’est quoi ? Un pseudonyme de propagande ?
Vous ne seriez pas tous derrière le même écran par hasard?

De la part d’un économiste, votre point de vue a une couleur particulière que les artistes eux-mêmes n’auraient pas su si bien dire. Merci et bravo d’avoir, vous, la capacité de vous ouvrir sur un autre monde que le vôtre.

M. Duhamel, excellente réplique.

J’ajouterais que malgré les quelques maigres millions qu’injecte les gouvernements dans la culture, cet aspect de notre économie génère plus de 85 millards de dollars en retombées au Canada.

En connaissez-vous beaucoup de secteurs de l’économie qui génèrent autant avec aussi peu d’investissement.

Consultez à cet effet cet étude conjointe de Hill Strategies et du Conference board of Canada.

http://www.hillstrategies.com/docs/ARM_vol7_no5.pdf

En bonne béotienne quelle semble être, Mme Elgraby-Levy ne doit avoir aucune idée non plus de ce qu’est l’indice bohémien de l’économiste américain Richard Florida:

http://www.washingtonmonthly.com/features/2001/0205.florida.html

Sa culture doit se limiter à celle des pâquerettes.

Si cette dame fait véritablement partie du conseil d’administration du groupe TVA, elle est une inculte de première classe…

Et vlan! Félicitations monsieur Duhamel ; vous connaissez votre dossier à fond. je crois que Nathalie Elgrably-Levy avait besoin se se faire rappeler comment fonctionne les politiques d’attributions de subventions. N’est-elle pas au courant qu’elle en bénéficie autant et que son patron sinon plus??? De l’ignorance j’ose croire…
On pourrait titrer la chronique: L’arroseur arrosé.

Bravo M. Duhamel, et merci pour cette réplique qui déculotte aussi habilement la mauvaise foi toute libertarienne et « tea-party »-iste de Mme Elgrably-Levy. Vous m’avez également éclairé sur un point qui me turlupinait, soit celui de l’éditeur qui ne lui retirait pas sa chronique pour l’ensemble de son oeuvre; elle siège sur le C.A….

Pierre, ça fait un ou deux ans que j’essaie de lui faire comprendre la loi de l’offre et de la demande et elle continue à croire que l’offre crée la demande. Elle n’a toujours pas compris que l’offre est une fonction, comme une fonction mathématique de la demande. Sans demande pour un bien il ne se vend pas. Elle soutient que le new deal de Roosevelt à créer la crise de 1929 bien qu’il ait été mis en place en 1933.

Grosso modo elle lit les principes économiques ,démontré scientifiquement grâce aux statistiques, à l’envers et se dit qu’on devrait les jeter parce qu’il ne marche pas. Elle n’a qu’à les mettre à l’endroit que diable!

Vous m’aprenez qu’elle est sur le conseil d’administration de TVA. Qui appartient au groupe Québécor, qui a demandé à la caisse de dépôt d’investir 3,2 milliards dans ce groupe qui ne vautpas ça aux dernières nouvelles. Si la caisse de dépôt demandait demain matin le remboursement il n’y aurait plus de Québécor,Vidéotron et TVA. Quand on est aussi vulnérable on essaie de détourner l’attention.

Merci. Sincèrement. Cette attaque a été vécu durement par plusieurs personnes qui se défoncent à créer l’art d’ici.
Je reproduis la lettre que je lui récemment écrite, si vous me le permettez.

Madame Nathalie Elgrably-Lévy,

j’ai hésité longuement à répondre à votre chronique d’aujourd’hui le 5 mai où vous souhaitez l’abolition des subventions aux artistes au Canada. Comme chaque ligne est un exemple de préjugés simplistes sur la situation des artistes, je me suis dit qu’il ne valait pas la peine de gaspiller quelques minutes du précieux temps que j’ai pour accomplir l’énorme travail que j’abats chaque année (parce que, oui, un artiste, ça travaille!). Je sais que lorsque j’entends ce type de réflexion, il n’y a rien à faire. De toute façon, vous direz que les artistes qui réagiront à votre lettre ne font que crier au scandale et ça voudra dire que vous avez raison, alors que ces artistes cherchent simplement un peu de respect pour leur métier et leur apport (réel) à la société. Il n’y a pas que l’économie dans ce monde.

Je ne peux pas défendre devant vous que la compagnie que je dirige reçoit chaque année des subventions pour créer des spectacles pour les enfants, les adolescents ou les adultes, que ces spectacles sont joués partout au Québec, ailleurs au Canada et en France, que la somme de travail investi par les artistes est bien au-delà de la rémunération offerte, que ces spectacles essaient bien humblement de parler de sujets moins souvent abordés et dans une forme artistique qui fait appel à d’autres schèmes de pensée que les spectacles rentables auxquels vous faites référence. Je ne vous dirai pas non plus que ces subventions passent par des évaluations serrées et des redditions de compte exigeantes (ce qui est d’ailleurs normal) et que, je vous rassure, les artistes sans talent ne sont pas subventionnés. Déjà, plein d’artistes avec du talent ne touchent pas un sou. Non, tout cela et bien d’autres choses sur la place des artistes, des philosophes et des intellectuels dans une société, vous ne voulez probablement pas l’entendre.

Non, je dirai seulement que chaque voix compte dans une démocratie. La vôtre y comprise. Et c’est là que l’État joue un rôle primordial.

En 2006, vous avez écrit un livre que je n’ai évidemment pas lu, La face cachée des politiques publiques. Je n’ai que bien peu d’intérêt pour le discours que vous semblez y développer. J’imagine d’ailleurs que peu de personnes ont lu ce livre. Ça n’a pas été un best-seller, exact? A-t-il été rentable? Alors, selon votre logique, pourquoi l’avez-vous fait?

Sogides, votre éditeur, a reçu en 2009-2010 des subventions de Patrimoine canadien de 352 293$ (ce qui le place au 15e rang des éditeurs les plus subventionnés), du Conseil des Arts du Canada de 36 700$ en subventions globales en plus de 25 000$ en traduction et 2 500$ pour la tournée de promotion des auteurs. Faites le calcul vous-mêmes, cela semble faire partie de vos forces : 416 493$ seulement du gouvernement fédéral ! C’est sans compter les 73 659$ de la SODEC.

Et vous savez quoi? Je suis d’accord avec ça. Tout à fait d’accord. Sur la page Facebook qui vous est consacrée, on dit « ses idées et son discours apportant un éclairage que l’on voit et entend très peu ». Et c’est justement pour ça que Sogides reçoit des subventions. Afin que l’éditeur puisse publier des ouvrages qui ne sont pas rentables et que les idées qu’ils véhiculent puissent circuler. Vos idées ne sont pas les miennes. Mais ces idées peuvent exister, mon gouvernement s’en assure grâce aux subventions qui vous ont été versées indirectement. Des idées qui intéressent un faible pourcentage de la population. Tout comme mes spectacles, à vous lire. Mais voilà ces idées peuvent co-exister. Ça aussi, c’est la démocratie.

Jean-Philippe Joubert
Directeur artistique
Nuages en pantalon – compagnie de création
Québec

@ Rod concernant le cas de M-D Pelletier disons chaque fois que l’une de ses chansons va jouer sur une radio rock matante ou dans les musimax de ce monde elle touche des droits de même que sur touts les ventes de ses vieux albums toujours disponibles. Elle fait quelques spectacles pas années aussi je crois…

Penser qu’elle tire ses revenus de Subventions est une preuve de méconnaissance crasse du milieu et des subventions possible de recevoir. Je vous lance un défi, tentez d’en obtenir une! 😛

Pour est franc je crois qu’elle gagnait la majorité de son salaire en travaillant pour Artisti une entité affiliée à l’UDA, une sorte d’emploi de fonctionnaire… Vous voyez, elle travaille! 😛 Comme tout le monde… Cessez de rapporter des idées véhiculées sur les ondes de radios poubelles et informe-vous! Ou prouvez le contraire car tous les noms des récipiendaires de bourses sont disponibles sur les sites du CALQ, du CAC et du ministère de patrimoine! Bonne recherche!

Peter

@ SensCommunRugueux

Il est faix de dire que la culture c’est 85 milliards en retombés.

Prenons une subvention de 10 000$ à un artistes.

Ce fameux 10 000$ vient de la poche des contribuables. On détrousse donc des contribuables à hauteur de 10 000$ pour ensuite redistribuer cette somme à une petite clique de privilégiés dont le travail serait plus important que celui des plombiers ou des agents d’assurance. L’argument de Simon Jodoin revient à donc dire que ce 10 000$ va produire de la richesse uniquement s’il est utilisé pour subventionner des artistes. Ce que Simon Jodoin ne voit pas c’est que si le gouvernement ne vole pas cet argent pour le redistribuer à ses amis, cette somme fera quand même rouler l’économie ! Il pourra être utilisé pour une sortie au restaurant, pour payer une soirée au théâtre, ou encore il sera déposé dans un compte d’épargne où une banque pourra le prêter à un investisseur.

On réalise donc que les subventions à la culture ne créent aucune richesse, elles ne font que prendre de l’argent d’un secteur de l’économie pour le donner à un autre secteur de l’économie qui a la chance d’avoir des entrées au gouvernement ! En d’autres mots, tout ce que font les subventions à la culture c’est de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Merci M. Duhamel. Merci d’avoir utiliser votre tribune pour réagir aux propos de Mme. Elgraby-Levy.

Je lui ai moi-même envoyé cette lettre et je trouve important de la partager ici.

Mme. Elgraby-Levy,

Dans votre article du 5 mai 2011, paru dans le Journal de Montréal, vous dites que si les artistes vivent dans la misère c’est soit que leur talent n’est pas en demande, soit qu’ils sont tout simplement dépourvus de talents. Je suis tout simplement sidérée par une vision à ce point réductrice !

Vous qui êtes justement économiste senior, n’avez-vous pas pris la peine de mettre d’autres variables en perspective avant d’user de votre tribune pour lancer une telle affirmation avec autant de vigueur ?

Vous comparez l’artiste à un mécanicien. Vous en connaissez beaucoup des garagistes qui se font pirater leur changement d’huile gratuitement sur internet ?

Vous en connaissez beaucoup des plombiers qui reçoivent en moyenne 0,08$ pour chaque dollar facturé au client ?

Le problème est tellement plus complexe que vos grandes conclusions expéditives. Bien sûr il y aura toujours des artistes plus talentueux que d’autres. Comme il y aura toujours des cuisiniers ou des coiffeurs meilleurs que d’autres. Mais le problème n’est pas tant relié uniquement au « talent » ou à la « demande » mais bien, entre autres, au respect de la propriété intellectuelle et des droits d’auteurs.

Dans un autre ordre d’idée, et en ce qui a trait à la « demande », je me suis toujours questionné sérieusement en quoi le salaire d’un avocat devrait être 15 fois plus élevé (sinon plus) que celui d’un éboueur ? Arrêtez de faire travailler les éboueurs pendant un mois, vous allez voir par vous-mêmes à quel point ils sont en demande autant que n’importe qui, peut-être même plus. Parallèlement, allez consulter les statistiques de téléchargements illégaux, vous allez voir à quel point le travail des artistes est « en demande ».

Mais voilà que la société mercantile supposément « d’offre et de demande » que vous semblez encourager a décidé un jour qu’un éboueur serait payé des grenailles mais qu’il devrait tout de même payer 200$ pour un traitement d’une heure chez le dentiste !

La culture n’est évidemment pas un besoin essentiel comme se loger, se soigner ou se nourrir. Mais elle reste un tissu social essentiel à toute communauté, un liant affectif et humain de grande importance ET une industrie qui génère des retombées économiques non négligeables malgré tous les obstacles qui lui font entrave.

Vous vous positionnez publiquement et vigoureusement contre le mécénat public mais vous encouragez sans doute aisément, et sans scrupules, tous les paradis fiscaux, les subventions et les baisses d’impôts aux entreprises dont les gestionnaires gagnent des salaires démesurés aux antipodes des créateurs de tout horizon ?

Désolée de vous décevoir mais il y a encore des gens qui ne raisonnent pas juste avec une caisse enregistreuse à la place du cœur. Et les artistes en font partie. Voilà probablement d’ailleurs la principale raison pour laquelle ils vivront sans doute toujours « dans la misère » plus que vous ou Harper.

J’ai répondu ceci à Jean-Philippe Joubert, directeur artistique de Nuages en pantalon, sur sa page Facebook, samedi dernier.

Je crois comprendre que vous prenez pour acquis que tout le monde devrait supporter les arts, tous les arts, peu importe le type, qu’on aime ou non. Alors je vous demande « Qui êtes-vous pour décider de ça à ma place? » Et je vous entends déjà dire « ben là, t’as le droit d’aimer ce que tu veux l’cave ». Le problème ici est que je ne parle pas d’aimer ce que je veux, je parle plutôt de vous qui me forcer à payer pour quelque chose, que je l’aime ou non.

Je m’explique.

Vous êtes avec Jean-Philippe quand un ami vient demander de l’aide. Il a besoin d’argent de 500$ pour payer une année scolaire pour sa petite fille de 10 ans. Vous dites « c’est un ami qui a besoin d’aide, pourquoi pas » et vous lui donnez 250$. Jean-Philippe, quant à lui, refuse de l’aider. Pour des raisons personnelles, il ne croit pas en la qualité du système d’éducation et refuse de collaborer. Allez-vous tenter de le convaincre d’aider votre ami? Sûrement que oui, mais Jean-Philippe refuse. Est-ce que vous accepteriez d’utiliser la violence contre Jean-Philippe pour le forcer à payer 250$? Vous allez me dire « ben non voyons, Jean-Philippe c’est mon ami je ne lui veux pas de mal! » Et si je vous propose de demander à quelqu’un de le faire, accepteriez-vous plus? Je m’attends à ce que pour la même raison vous disiez non. Mais là, si vous ne voulez pas de mal à Jean-Philippe et que vous ne voulez pas utiliser la force ou la violence pour lui soutirer 250$, sous prétexte qu’il a très bien de droit d’avoir des valeurs personnelles en quelles il croit, pourquoi acceptez-vous que l’État le fasse à votre place?

Parce que c’est exactement ce que vous faites et dites ici. Vous sanctionnez l’utilisation de la violence par des mains invisibles parce qu’en vérité vous ne voyez pas le tort que vous causez.

Jean-Philippe, par le biais de sa propre capacité intellectuelle, a décidé qu’il ne voulait pas prendre part à l’apport financier d’une idée en laquelle il n’est pas d’accord. Vous, vous respectez qu’il a droit à ses idées parce que, malgré tout, vous aussi voulez qu’on respecte vos idées. Le problème est que vous restez silencieux quand le gouvernement utilise la force pour venir saisir le 250$ dans ses poches. Vous allez me dire « ben là, y’a personne qui le force à payer et y’a certainement personne qui vient chez lui l’arrêter pour qu’il paye sa part, t’es malade! » … Et pourtant…

Je vous propose ce scénario pour comprendre un peu plus ce que je veux dire. Que vous soyez heureux ou non de payer des impôts, le fait est que si vous ne le faites pas, il y aura des conséquences. Les policiers ne se sont probablement jamais pointés pour venir vous arrêter parce que vous n’avez pas payé puisque vous avez toujours payé vos impôts, ou, sinon, vous les avez payés après avoir reçu des lettres de Revenu Canada ou Revenu Québec. La lettre vous dira « vous devez payer ‘500$’ sinon « des mesures de recouvrements seront intentées ». C’est quoi ça si ce n’est pas des menaces? La menace est implicite dans la lettre: « payes ou sinon… », peu importe vos intérêts sur tel ou tel sujet, que vous soyez d’accord ou non. La menace est bien réelle et si vous ne payez pas, des poursuites seront intentées contre vous, des saisies de salaire ou de biens seront effectuées et si vous ne voulez pas vous départir de ces biens ou que vous résistez, c’est la police qui sera appelée en renforts. Et que font des agents qui font face à quelqu’un qui dit ne pas vouloir payer parce qu’il a le droit (exemple) de refuser de financer un pays qui envoi ses soldats en tuer d’autres dans d’autres pays? Et bien ils l’arrêtent de force et l’enferme parce que l’autre scénario est d’être blessé ou tué. Et ça, vous le savez TOUS, tout aussi bien que moi.

Si vous croyez que ce scénario est impossible et que vous êtes libre au Canada, je vous propose cet exercice tout simple: ne payez pas la taxe scolaire. Si vous refusez de payer la taxe scolaire parce que (exemple) vous n’avez pas d’enfants et vous dites que vous n’avez pas à payer pour un service que vous n’utilisez pas, la ville (pas nécessairement dans cet ordre) vous enverra une, deux et trois lettres, vous appellera, obtiendra un ordre de saisie sur votre résidence ou édifice, fera envoyer un huissier vous servir une mise en demeure et après x nombre de jours mettra votre résidence en vente. Une fois vendue, elle prendra ses taxes « dues » dans les profits de la vente et enverra la police pour vous faire évincer, si ce n’est pas déjà fait. Tout ça parce qu’en plein respect avec vos valeurs personnelles vous avez refusé de payer pour un service que vous n’utilisez pas. Ultimement, vous serez évincé de force et dans le meilleur des cas, vous serez arrêté sans coups et blessures, sinon vous serez blessé. Mais dans les deux cas, vous finirez en prison. Et pendant que vous y serez, vous aurez tout plein de temps pour réfléchir à comment vous étiez libre dehors et à quel point la mention « sinon », sur la première lettre, était remplies de menace et de promesse de violence. Ou, dans le pire des cas, vous serez mort car vous aurez résisté à votre expulsion en accord avec vos valeurs. (Pour cet exemple, vous trouverez les informations connexes sur le site du Comité de Gestion de la Taxe Scolaire de la Ville de Montréal: http://www.cgtsim.qc.ca/pls/htmldb/f?p=105%3A34%3A0:::::)

Le concept dans tout ça est que si vous ne voulez pas qu’on utilise la force ou la menace pour vous voler votre bien ou votre salaire durement gagné, vous ne devriez pas accepter de participer à un système qui le fait à ceux que vous aimez et ceux que vous ne connaissez pas. C’est la voie de la non-agression, du respect de la vie humaine et du respect de la propriété.

Quand vous dites que vous n’êtes pas d’accord avec Nathalie Elgrably-Levy (dans son article), vous êtes donc automatiquement en accord avec un système qui utilise la menace, la violence et la force pour aller voler sans la permission votre argent, sous peine d’emprisonnement ou de mort. C’est ÇA que vous sanctionnez et que vous approuvez. Et vous dites que ça ne vous déranges pas, sauf quand vous devenez soudainement la cible. Ohhh que là par contre!! …

Pour ce qui est de supporter les artistes, que ce soit un artiste amateur ou un artiste entrepreneur ne change strictement rien. De toute façon c’est subjectif. À mes yeux il peut être un artiste amateur mais aux vôtres, il peut être entrepreneur. Ce qui veut dire que ça peut être la même chose au niveau des agents du gouvernement qui accordent ou non de l’argent. Mais peu importe la subjectivité, le principe est TOUJOURS le même: sans VOTRE permission, l’État pige dans VOS poches pour vous voler VOTRE argent pour la donner à des gens que vous ne connaissez PAS, au gré des humeurs d’un agent de l’État qui ne vous connait PAS et donne VOTRE argent à des artistes que vous n’avez JAMAIS entendu parlé pour de l’art dont vous vous FOUTEZ. Si vous n’acceptez même pas que vos parents prennent vos décisions à votre place, pourquoi vous laissez faire des agents de l’État qui se contre-torchent de ce que vous pensez?!?!?

Il faut être constant dans votre moralité.
J’ai lu cette phrase ailleurs: « la majorité des émissions sont hautement subventionné par l’état même et la qualité est trop souvent discutable ». À ça j’ai répondu « Est-ce que tu sais pourquoi la qualité est trop souvent discutable? Ta réponse se trouve dans ta phrase… »
C’est justement parce que l’État finance à hauteur de centaines de millions que la qualité est généralement exécrable. Si l’État ne les finançait pas, les réalisateurs, artistes, acteurs et maisons de productions, etc, seraient OBLIGÉS de créer du matériel qui se démarque et ainsi forcés d’attirer notre intérêt de façon originale. Mais non, tant et aussi longtemps que le gouvernemaman est là pour que ces gens sucent le mamelon financier de la morbidemenent obèse et infecte machine étatique, ils n’ont pas de motivation à faire des efforts singuliers pour se distinguer car le parachute en est un infaillible. C’est comme une maman monoparentale qui a un enfant-miracle et qui le couve jusqu’à l’âge adulte, cet enfant ne voudra jamais faire la séparation et attaquera tout individu qui critique négativement sa relation (exemple ici, les artistes qui attaquent ceux qui chialent contre les subventions). Moi je n’écoute pas de télé parce que la quasi-totalité du matériel est abrutissante, en plus du bombardement incessant de commerciaux merdiques. Pourtant, je ne manque pas d’informations et de divertissements. J’aimerais donc qu’on ne me prenne pas mon argent durement gagné de mes poches pour financer quelque chose que je n’aime pas. Mais j’aimerais encore mieux que vous ne tourniez pas les yeux quand l’État vient me le prendre de force. Après tout, moi je vous supporte dans vos choix et je vous supporte dans votre désir d’être libre de penser, réfléchir et d’agir sans l’intervention absolu de gens inconnus.

Mais j’entends une solution ici: « Pourquoi alors ne pas créer un fond équitable pour tous en distribuant un montant égal pour tous et chacun, comme ça ils partent tous avec le même point d’égalité? » Je dis que votre idée apparaît noble sauf qu’elle est quand même renforcée par la menace. De plus, objectivement, comment voudriez-vous déterminer le montant minimal, ou encore quand vous cessez de donner des sous? Quand l’artiste à vendu 10 peintures?, 10’000 albums? 2 statues? Qui déterminerait ça? Basé sur quoi, quels critères? Ce n’est juste pas possible de s’entendre là-dessus car les artistes en voudront plus et les non-artistes voudront en donner moins. Conflit éternel.

Et en passant, si l’État était géré comme une compagnie privée, il serait en faillite en moins de deux semaines (dans son état actuel évidemment). Présentement nous dépensons en malades tout en transférant à la génération future le fardeau de notre irresponsabilité fiscale. Nous nous devons de prendre des mesures réfléchies pour cesser de donner aux plus jeunes la tâche de survivre dans des temps encore plus difficile. Ça, ça commence par nous, aujourd’hui.
Le sujet de base était le financement des artistes et non les artistes spécifiquement. Je n’ai pas non plus dit que je n’aime pas les artistes car c’est faux. De toute façon, comment voulez-vous définir un artiste sans inclure tous les êtres humains? Je ne faisais qu’expliquer ma façon de voir tout en utilisant le contexte actuel. J’aurais tout aussi bien pu parler du gouvernement québécois qui a créé le Régime d’Assurance Parentale du Québec en promettant des profits de 100 millions après un an mais qui a fini avec 600 millions dans le trou à la place, et qu’au lieu de mettre fin à ce programme ou de renvoyer les administrateurs, nous supportons que ces gens aient encore un emploi et que le programme continue malgré son déficit. Si vous n’accepteriez pas ça de votre conjoint/e (cette façon de planifier votre budget), pourquoi l’acceptez-vous de l’État? Et ensuite vous demandez à ces même gens d’administrer votre argent pour le donner aux artistes. Si nous n’avions pas à avoir un « middle man » étatique, les artistes auraient probablement plus d’argent à leur disposition à mon avis. Tout le monde serait encore plus content. Donc le débat n’est pas de faire du « artist bashing », plutôt comment aider son prochain respectueusement.

Ça ne me dérange pas non plus d’aider ceux qui en ont besoin, je crois qu’en tant qu’humains qui voulons le respect, c’est facile de le faire. Ça serait probablement plus efficace si l’État n’avait pas ses deux mains immenses dans nos poches ou s’il était un gestionnaire plus efficient (ce que je crois impossible).

Vous voyez, nous avons des intérêts communs, c’est seulement sur l’application que nous divergeons 🙂

Moi j’aime la crème glacée.

Mais le marché des vrais amateurs de crème glacée est plutôt petit alors j’exige une subvention du gouvernement!

Mon voisin est un amateur de modèle réduit, un autre marché petit mais qui se doit d’être subventionné car ça rend mon voisin heureux.

Et mon cousin aiment la gastronomie, un autre marché petit qu’il faut subventionner pour le rendre heureux.

Et comme le bonheur c’est important, le gouvernement devrait subventionné toutes ces petites passions pour leur permettre de s’épanouir.

Et quand quelques année plus tard on se réveillera avec une dette de 200 milliards, chacune des personnes ayant obtenu une subvention pourra dire: « ce n’est pas de ma faute, ma subvention était relativement petite ».

Voilà le drame du Québec…

M. Duhamel. Je suis heureux que vous démontriez le non sens des écrits de Madame Elgrably-Levy.
J’ai travaillé toute ma vie active dans le domaine culturel. Je ne gagnais pas une fortune mais je gagnais ma vie honorablement. S’il n’y avait pas eu d’artistes (Danse, théâtre, musique, peinture), je n’aurais tout simplement pas travaillé. Plusieurs études ont démontré qu’un dollar investi dans la culture en rapportait beaucoup plus. Par exemple, un spectacle de musique avec un artiste un peu connu fait travailler 10 technicien de scène. Pour le montage du dit spectacle et le personnel technique durant le spectacle. René Lévesque l’avait compris avec le Cirque du Soleil.

L’état, ce n’est pas un menu «à la carte», où on ne paie que pour ce dont on a envie. Je paye, avec mes taxes, pour une foule de services dont je n’ai pas besoin individuellement. Et vous savez quoi? Je trouve ça parfaitement normal. Je trouve normal de payer pour l’éducation des enfants de mon peuple, même si je n’ai pas d’enfant moi-même. Je trouve normal de payer pour les routes, même si je n’ai pas de voiture. Je trouve normal de payer pour l’opération à la hanche d’une vieille dame de 85 ans que je ne connais pas, qui ne vit même pas près de chez moi. Je trouve même normal de payer pour que mon peuple soit protégé par une armée, bien que je m’oppose à toute forme de violence, à la guerre, à l’armement. Je sais que même si je ne me reconnais pas immédiatement dans toutes ces dépenses, je participe à ce qu’on appelle «une nation». Je tire une fierté de ma petite contribution à un monde complexe, qui me dépasse, où tant de choses qui me semblent éloignées de moi ne le sont, au fond, peut-être pas tant que ça. Un maigre pourcentage de mes taxes sert à financer la culture? N’est-ce pas là la moindre des choses? Je suis un contribuable. Je contribue. C’est extraordinaire, au fond. Non?

Ainsi, les Québécois seraient trop imbéciles et trop cornichons pour comprendre d’eux-mêmes « l’importance » des arts et faire individuellement les bons choix artistiques. Ils auraient absolument besoin d’une structure étatique avec ses politiciens plus ou moins honnêtes, ses ronds-de-cuir nonchalents, hyper-syndiqués et sur-payés et son labyrinthe administratif pour faire ces choix à leur place…

Quel mépris envers le peuple québécois.

…et ça se croit capable de faire un pays!!!

Mme. Elgrably a totalement raison (ceux qui la lisent régulièrement savent qu’elle est contre TOUTE forme de subvention incluant celle faite aux entreprises) et nos z’artisses seraient beaucoup mieux servis si l’argent leur parvenait en totalité directement de généreux mécènes ou de campagnes publiques plutôt que de transiter par des centaines de mains plus ou moins sales qui s’en approprient une bonne partie au passage.

Posez-vous la question: quel pourcentage du dollar que vous envoyez à l’État pour nos z’artisses » parvient vraiment au virtuose après que les innombrables « z’intervenants » qui n’ont rien à voir avec l’art se soient généreusement servis? 15% 20%? Alors qu’avec la sponsorisation directe, ce serait 100%!!!

Heureux ceux dont l’identité culturelle consiste à être ouvert à toutes les cultures. Ils ne ressentent alors nul besoin de subventionner une culture (la culture indigène) plus qu’une autre.

Le domaine artistique est très élastique: plus il y a de subventions, plus il y a de personnes qui se découvrent un talent ou un intérêt artistique. Tous mes enfants étaient des artistes à 5 ans: ils recevaient une grosse subvention de papier, pots de peinture, crayons de couleur. Sans cette subvention, ils se seraient trouvés d’autres talents.

Il y a une place pour l’art subventionné, cependant: dans les facultés des Arts des universités, par exemple. Mais notez à quel point les artistes-professeurs produisent peu d’arts (avec de notables exceptions, bien sûr), si vous la comparez à la production scientifique des scientifiques-professeurs.

La Suède est un pays qui devrait se sentir plus culturellement isolé que le Québec. Pourtant, que je sache, ce pays ne pratique pas les subventions artistiques mur-à-mur qu’on connait au Québec. Ne serait-ce pas le sujet de comparaisons intéressantes, M. Duhamel?

En passant, la Suède fait partie des pays qui pratiquent une identité culturelle beaucoup plus fixée sur les autres que sur le nombril indigène, le nombril des « gens d’ici ».

M. Duhamel,
Merci de bien defendre les produits culturels !

L homme ne vit pas seulement de pain…

L artiste en Allemagne et en France ( operas ) recoit des subventions.

Le bar du quartier pres de chez vous ne pourrait pas survivre sans la musique et les spectacles a la tele.

Bien des artistes ( Van Goh) sont devenus celebres apres leur deces.

Meme les economistes ne pourraient survivre sans les subventions de Fondations privees et publiques.

David (53)

Bravo,là vous vous êtes vraiment surpassé.Une véritable ode à la puérilité.

@Francois

Quel mépris de la part de la droite envers le peuple québecois et ses artistes.

Les arts ne valent rien si pas populaire? Ils ont pas le droit à de la culture de qualité, enrichissante et cultivante en effet? On est trop cheap pour avoir une scène culturelle? On est inculte?

@ François 1

« Quel mépris envers le peuple québécois.

…et ça se croit capable de faire un pays!!! »

Félicitations!

En quinze mots vous accusez les autres de mépriser les Québécois et vous les méprisez vous-même.

Décidément les dogmes finissent toujours par faire dire des conneries à ceux qui l’ont adopté.

@ David #50

Sortez un peu de vos ornières. Consultez d’autres sources que votre site propagandiste biaisé « d’antagoniste » qui livre de la marchandise digne d’un travail bâclée de cégepien blasé.

Mais de toute façon, rien ne sert d’argumenter avec vous ou autres du même acabit (François 1), vous êtes des croyants.

“Les croyances sont des choses que l’on tient pour vrai malgré l’évidence du contraire.” [Joseph O’Connor]

« Si vous croyez savoir, vous ne savez pas. »
[Lao-Tseu]

« Tout croyant se masturbe dans sa propre sacristie. » [Achille Chavée]

Vous qui êtes des suppôts de la droite, vous ne pouvez pas affirmer que le Conference Board of Canada est un instrument de la gauche?

Donc, allez visitez quelque chose d’autre que vrigile.net:

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2008/08/26/003-Art-Conference-board.shtml

http://www.conferenceboard.ca/documents.aspx?did=2671

Vous pouvez même la téléchargée gratuitement afin d’élargir vos horizons quant à la valeur de la culture dans la société.

Juste deux observations d’importance. La première c’est qu’il n’y a pas si longtemps on ne parlait plus de déficits ni au Québec ni à Ottawa. Cela a changé mais est-ce la faute à ces « généreuses » subventions dans lesquelles se vautreraient nos artistes? Pas vraiment. C’est plutôt en raison de cette liberté de marché si chère à nos commentateurs. Celle qui a permis aux grandes banques et maisons de courtage de créer un véritable système financier pyramidal en toute impunité. Un désastre dans lequel les gouvernements ont englouti des fortunes pour maintenir l’économie à flot.
Ma deuxième observation. Si les subventions sont si généreuses, pourquoi tant d’eux sont-ils si pauvres? Le manque de talent? Ça voudrait dire que la grande majorité sont pourris?
De grâce, lâchez-moi les artistes.

Bravo pour la lettre! Mais quand je li les commentaires je prend conscience du chemin qui a été perdu dans l’éducation culturele. Autrefois toutes les classes sociales avaient un minimum de culture. Je suis de la classe ouvrière et mes parents qui n’avaient pas scolarité étaient culturelement instruits. Les générations qui ont suivies les boomers ont, en partie, une lacune culturelle importante. Ce sont des consommateurs de la facilité. Leur culture se limite à la télé-réalité et au fastfood. Ils sont vident et se plaignent en même tant du manque de qualité des artistes présentés. Mais vont ils voir de vrai artistes? Vont ils encourage l’Art? Non, ils se contentent de piètre performances d’artistes sans grandes envergures avec des beats facile et sans trop de subtilité côté parole. La culture en générale a été assasiné. Dans quelques générations, leurs petits enfants, peut-être, découvriront de nouveau l’Art, tout en dénonçant leur grand parent qui ont participé à l’étouffement de la culture.

Et puis, nous sommes en Démos Kratês. aussi imparfaite qu’elle soit!

1. Ca donne que, en théorie, l’État est une émanation du peuple, par le peuple, pour le peuple. Au moins neutre et égalisateur, une mains pour aider le Peuple. Surtout les faibles et démunis contre…

2. Les autres pouvoirs. Qui sont aussi manipulateurs alors et dangereux et dictatoriaux en théorie que l’État. Le Marché, enfin, parce que c’est l’autre Juggernaut modern, admiré si béatement…

Mais qui est un dictateur quand même. Même pas besoin de lire Marx ou de quoi, juste à voir la science-fiction Cyberpunk et autres oeuvres de fictions.

Sans l’État, le Marché vas vous violer pire. Il le fais peut-être déjà, comme ce pauvre David, qui a succombé à sa propagande.

Comme l’art… pour le Marché, sans valeur marchande, ca vaut rien. Ca peut passer à la trappe.
Les pauvres aussi. L’écologie de même..

On peut être cultivé sans connaître la culture québécoise. Je préfère cultiver le champ de toutes les sciences et de toutes activités qui se pratiquent sans le bénéfice de spectacles, et de shows de chaises centrés sur des gens centrés sur eux-mêmes et à la recherche de la prochaine plogue ou publicité gratuite (c.-à-d. payée par nos taxes). Cependant, je ne néglige pas les chanteurs de facture vraiment internationale.

Si j’étais une plante, je serais un cultivar, tout ce qu’il y a de plus sophistiqué et recherché: rien à voir avec l’herbe à puces, les pissenlits et la mauvaise herbe qui font la pluie et le beau dans notre valeureux monde artistique québécois, et qui jalousent forcément la culture à honorable remplie de fine connaissance philosophique et scientifique.

Nous avons tenu nos artistes à bout de bras toute leur vie. Qu’avez nous obtenu comme résultats? Ils nous ont monté ça tête en voulant imposer leurs diktats politiques. Harper a reçu un mandat clair de faire tomber le rideau et de remettre ces gens à leur place. Les artistes ne peuvent pas se servir des subventions pour se faire connaître, se faire aimer pour ensuite faire de la politique à notre détriment et pour promouvoir leurs lubies. Exemple : Curzi et cie.

On pourrait tout aussi bien se demander pourquoi l’état ‘subventionne’ la bière d’un millionnaire. Quand un homme d’affaire prend une bière avec un autre homme d’affaire, c’est comptabilisé en tant que dépense d’affaire et soustrait des revenus de la compagnie pour fins d’impôt. Même chose pour les soupers avec les épouses dans les restaurants les plus dispendieux, etc., ou les billets de saison au Centre Air Canada ou au Roy-Thomson Hall. J’ignore s’il existe des analyses là-dessus mais de mon point de vue, le gouvernement se prive d’importants revenus pour payer la bière, le vin et les repas gastronomiques et les sorties des gens qui ont grandement les moyens de payer eux-mêmes pour de tels luxes.

Et pourquoi au juste Harper promet-il de donner une exemption fiscale à des gens qui ont les moyens de payer pour leur abonnement au gym?

J’ignore pourquoi quand il est question des arts, certains plissent le nez, comme si l’art pue. (On est en droit de se questionner sur les subventions accordées à l’un plutôt qu’à l’autre.) Subventionner les arts fait partie du rôle de l’état.

Qu’on pense au fiasco du Musée du portrait. La Grande-Bretagne, l’Australie et les USA ont des musées du portrait, dans leur capitale nationale, et ils ne sont pas les seuls, tous subventionnés totallement ou en partie par l’état.

Là M. Duhamel je vous applaudi chaudement.
et j’ajouterai: Et que pensez-vous Mme Elgrably-Levy des 2 milliars annuel de subventions et crédits d’impôts aux pétrolières, qui les pauvres, ne font que milliars de profit annuel.

@Rod, message #2,
Si t’avais écouté véritablement t’aurais pas besoin de poser la question. Comme elle l’a dit à l’émission, elle n’a pas cessé de travailler pendant ces 10 ans, même si ce n’était à l’avant scène.

@Marc, msg #13,
Au diable la rentabilité. La culture n’est pas une buisiness. C’est beaucoup plus important que ça. C’est ce qui nous donne le goût de vivre, c’est ce qui nous vitalise.

Nous sommes dans un monde qui a perdu le sens du mot « économie »: C’est à dire l’ensemble des moyens que ce donne un société pour subvenir à ses besoins. Et non un moyen par lequel une minorité d’individus cupides conditionnent les masses en leur faisons croire qu’ils ont besoins d’une multitude de bébelles inutiles simplement dans le but de syphoner l’argent de ces masses. Le monde se portera beaucoup mieux lorsqu’on aura retrouvé le sens de l’économie.

Merci pour votre chronique,

La El-Grably, avec ses amis Garcia et autres néocons utilisent toujours un ton péremptoire et des arguments fallacieux en vue de défendre l’idée que seul le privé est bon. Seulement leur privé, c’est cdelui de Péladeau et de Desmarais, dont les entreprises obtiennent plus que leur part des gouvernments.

Mais les idées des néocons n’ont rien de « néo », pour le reste, aux lecteurs de juger

@PBrasseur,
Non M. Brasseur, ce ne sont pas des êtres d’exception mais des êtres qui par leur créations m’apportent joie de vivre et vitalité,
Comme le chante si bien la compagnie créole: Ca faire les oiseaux…

Et pour ça je suis prêt à les subventionner avec mes taxes, d’autant plus que ces fameuses subventions représente un pourcentage insignifiant de l’assiète fiscale, contrairement aux milliars de subventions, crédits d’impôt et autre reçu par les pétriolières qui elle ne font pas du tout rirent les canards qui se posent dans les bassins de décantations et qui personnellement m’enrage.
Voyez-vous chacun ses préférences, moi je préfère l’art au dollars.

Si seulement les artistes étaient capables de gérer leur propre budget personnel ça pourrait peut-être passer, mais ce sont eux qui ont le pire profil de personnalité dans la société. C’est pas toute des citoyens exemplaires ça là là.

@ simon

« Harper a reçu un mandat clair de faire tomber le rideau et de remettre ces gens à leur place. » (simon)

Dont un mandat à plus de 60 % contre Harper.

Tellement clair que moins clair c’est le crépuscule précédant la noiceur.

Probablement le même avis noir, très clair sur la claireseur de la noireté et de la clareté de la question.

simon il ne vous reste qu’à éclaircir votre sombre opinion de votre détriment personel.

Sublime! Sublime cette lettre à « l’économiste »
Nathalie Elgrably-Levy !!

Je le répète:SUBLIME!

@ loraine King

« Quand un homme d’affaire prend une bière avec un autre homme d’affaire, c’est comptabilisé en tant que dépense d’affaire et soustrait des revenus de la compagnie pour fins d’impôt. Même chose pour les soupers avec les épouses dans les restaurants les plus dispendieux, etc. »

Vous avez bien raison.

La facture la plus chère que j’ai payé est d’environ de 900 dollars pour un repas. Mais la table « d’hommes d’affaires » la plus chère à laquelle j’ai mangé est d’environ 3 200 dollars à Mississauga. Il est à considérer que 3 200$ c’est de la petite bière pour de petite entreprises.

Que voulez-vous les repas pour vendre sa camelote font parti des montants déductibles d’impôts.

PS. De tous ces repas dispendieux j’ai souvent moi même fait bien mieux. Le luxe est souvent une question de décors et de prestige ou de milieux.

Les deux tiers des Québécois et Québécoises se passeraient probablement de la culture québécoise, n’achètent pas de musique québécoise et ne vont pas à des spectacles d’artiste québécois… Environ les trois quarts des Québécoises ne donneraient pas un cent de plus pour un artiste québécois…

http://www.youtube.com/watch?v=IuvzZ3rDbCE

I rest my case 🙂

Peut-être devriez-vous rappeler à cette ignorante que si Louis XIV (qui aurait proclamé : «L’État, c’est moi») n’avait pas versé des pensions à Jean Racine, Jean de la Fontaine, Pierre Corneille, Nicolas Boileau, ils seraient restés inconnus jusqu’à nos jours.

Peut-être manquaient-ils de talent. C’est la première fois que je lis que le talent artistique est une marchandise qui se mesure à la demande sur le marché. Peut-être qu’Écho vedette relève davantage de la grande littérature qu’Andromaque de Racine ou les Fables de La Fontaine!

@Youlle,

Si vous enlevez le % de vote anti-Harper québécois vous l’avez votre 50% + 1. Harper a reçu le mandat de marginaliser le québec. Nous n’avons plus à tenir compte des requêtes culturelles québécoises.

@Loraine King: Ces repas débouchent souvent en signature de contrats et en création d’emplois. Les restaurants sont le prolongement de nos bureaux et ce, même pour les artistes. Quand Guilla va au resto après son émission biaisée c’est tout le monde qui paie en plus d’avoir payé pour le show de bouffons.

@ Jacques d (# 77):

« Et pour ça je suis prêt à les subventionner avec mes taxes… »

Le problème voyez-vous Jacques c’est que ce ne sont pas seulement VOS taxes mais les MIENNES également et que je ne suis pas d’accord, mais pas du tout avec vous.

Vous voulez subventionner les z’artisses? Faites-le avec VOTRE propre argent et non avec celui des autres.

D’ailleurs, si on abolissait le système actuel de subventions étatiques au profit des contributions individuelles, nos z’artisses en bénéficieraient grandement du fait que l’argent leur serait versé DIRECTEMENT, sans aucun intermédiaire qui pige dans le tas avant.

Pas beau ça? hein?

@ Youlle (# 81):

Il y a des règles très strictes sur la déduction des dépenses de repas et autres au Canada et au Québec et vous devriez en prendre connaissance…

@David: votre youtube est excellent (commentaire 83). Il rend encore plus incompréhensible l’effort massif de subventionner la culture québécoise alors que les deux tiers des québécois s’intéressent à la culture en général (un bon film, un bon spectacle, un bon disque, un bon livre) peu importe son origine géographique).

Subventionnons la qualité qui ne verrait pas le jour sans cette subvention. Cessons de subventionner toutes sortes de bouffonneries (Bon Cop Bad Cop; les promoteurs qui viennent promouvoir des produits de peu de classe à TLMEP) pour une seule raison: ces diversions sont produites par un Québécois!

D’ailleurs, dès que vous sentez qu’un produit culturel est « divertissant », ou une « diversion », c’est déjà signe qu’il ne mérite pas une subvention. Le divertissement devrait vivre sans subvention.

À lire certains commentaires, j’ai l’impression de n’avoir pas quitté mon village. À trop simplifier, on devient simpliste. Un pays, et plus encore, une nation, ne peut être administré par des vues aussi étroites que celles de Mme Elgrably-Levy, qui mélange artistes et culture. À tous ceux qui méprisent l’art et les artistes, je vous demande à quoi ressemblerait le monde sans cela ? À un grand centre d’achats ? L’art nous apprend à devenir de meilleurs humains parfois, car il nuance et insiste sur la sensibilité. Un peu plus de votre part ne ferait de tort à personne. Allez-y, profitez-en : c’est encore très abordable grâce aux subventions.

Bravo Pierre Duhamel! La culture Quebecoise merite d’être soutenue, ça fait partie de notre qualité de vie.

@François 1 – Il existe aussi des règles très strictes dans l’attribution des subventions culturelles. La question que je me pose, c’est pourquoi plisse-t-on le nez quand il s’agit du soutien étatique du milieu des arts et pas sur le soutien étatique des autres milieux d’affaires ? Le milieu des arts est générateur d’emplois, comme l’est le secteur industriel, financier, etc.

@ David #82

Quel argument?

Tu nies l’évidence!

Un rapport du Conference Board of Canada te confirme que la culture représente un apport de 85 milliards de dollars par année et 7% du PIB, et tu feins de l’ignorer.

Y’a pas plus aveugle que quelqu’un qui ne veut pas voir!

Donc pour ma part, tu n’es qu’un fumiste.

Tout à fait d’accord avec Mme Elgrably-Levy et tout à fait en désaccord avec l’auteur de cet article. Je suis tannée de payer des impôts pour subventionner tout sorte de monde et des projets inutiles. Chacun doit décider par soi-même pour quelle activité culturelle (et j’en passe toutes nos programmes sociales) il veut payer et non pas verser des subventions à des artistes qui qu’ils se logent sur le plateau et qu’ils fassent des voyages de rêve pour des supposés activités culturelles avec l’argent des contribuables comme moi.

@simon

« Si vous enlevez le % de vote anti-Harper québécois vous l’avez votre 50% + 1. Harper a reçu le mandat de marginaliser le québec. Nous n’avons plus à tenir compte des requêtes culturelles québécoises. »

En gros, selon votre raisonnement, Harper a reçu le mandat de séparer le Québec du Canada!

Chère Mme King: je pense qu’il y aurait beaucoup moins de controverse si on distinguait l’art avec un grand « A » (qui est ce que vous aimez ou favorisez, je crois) et l’art somme toute insignifiant, ou en tout cas archi-commercial, qui est représenté, par exemple, par le film « Bon Cop Bad Cop » (voir Luc Drouin), ainsi que de nombreux invités purement commerciaux de TLMEP. Sans compter que ces mêmes individus sont peut-être même subventionnés pour aller ensuite présenter leurs spectales en France… à même nos impôts!

Quand la population voit que ces individus sont subventionnés à même notre salaire durement et péniblement gagné, il y a une réaction de révolte fort compréhensible qui peut faire déborder le débat vers le grand Art (source de croissance et non de diversion ou de divertissement) qui mérite une certaine subvention.

Personnellement, pour mes sorties sociales, je préfère aller au Musée d’art Contemporain pour stimuler mes neurones, que d’aller au centre d’achats.
Après avoir vu le film « Incendies », j’ai longtemps continué à réfléchir sur l’idée de la transmission de la colère d’une génération à l’autre. Un épisode de « Les boys » n’a pas le même impact sur ma démarche intellectuelle. La culture est un enrichissement personnel. Combien cela vaut?

Tout a fait d’accord avec vous M. Duhamel. Il y a de nombreux grands talents qui n’auraient tout simplement pu sortir de l’ombre n’eut été de l’aide de l’état, de la même manière que des entreprises ont vu le jour ou on pu atteindre de nouveau marchés grâce à des subventions de l’état. Je pense que Mme Elgrably-Levy a tort ici.

Mme Elgrably-Levy devrait savoir que le marché est cruel et plutôt peu cultivé! La preuve, il laisserait mourir de faim un Beethoven ou un Mozart, qui ont tous les deux été soutenus par des mécènes princiers ou par la cour, pas par le marché.

C’est encore vrai aujourd’hui avec de grands compositeurs-chercheurs de nos universités. Souvent, c’est plus tard qu’on en voit les bénéfices.

Aujourd’hui, avec l’effritement des redevances sur les ventes, les artistes musiciens n’ont que peu de chance de se sortir de la misère et même s’ils ont du talent, cela coûte de l’argent et du temps pour se faire connaître.

« Il y a des règles très strictes sur la déduction des dépenses de repas et autres au Canada et au Québec et vous devriez en prendre connaissance… » (François 1)

Ne vous en faites pas pour moi M. François je les connais bien mieux que vous.

M. Duhamel,

Au départ vous savez je n’ai pas la même vision que vous de la société. Je sais aussi que vous êtes un homme cultivé et qui apprécie les belles choses, vous me l’avez déjà prouvé en me répondant il y a quelques années.

Pour ce qui est de votre lettre à Nathalie Elgrably-Levy, je pense qu’elle est d’un très grand réalisme et d’une logique implacable malgré les commentaires qui sont le plus souvent d’incultes qui eux copient les œuvres plutôt que de les payer.

Aujourd’hui si les Québécois et bien d’autres peuple sont connaissant, c’est souvent parce que l’état avec la complicité des citoyens ont investi leur argent dans la culture et l’information. J’ai appris tant de choses avec point de mire et Fernand Seguin de RC payé par mes parents.

Comme vous nous le faites voir, la musique des grands orchestres n’aurait jamais pu parvenir aux oreilles du peuple même des plus riches si l’état ou les rois n’y avaient pas investi des sous des citoyens.

Quand vous parlez de Michel-Ange et Raphaël, de Molière ou de Lully, de Mozart ou de Beethoven, il faut dire aussi que nous bénéficions tous encore aujourd’hui de ces quelques sous que ces citoyens ont investis de l’Antiquité à aujourd’hui et qui nous divertissent encore.

Difficile de trouver plus rentable.

Je vous remercie pour cette lettre bien étoffée et bien référencée.

Bonne fin de journée!

@JL

Dites-vous que votre impôt paient des infrastructures bien utiles et que les miennes vont dans la culture!

@Antagoniste.net
Comme sous la torture l’on peut faire dire ce que l’on veut a des chiffres, que les québécois soient à 34, 67 ou 72% par d’accord a débourser quelque chose pour la culture québécoise, il en reste que moins 1% de nos impôts et taxes vont à la culture.
Finalement, il y a encore beaucoup de jeu!

101
« […] va sans dire que certaines personnes ont bien tenté de réfuter l’argument de Nathalie Elgrably-Levy en mettant leur raison de […] »

À Gagnon,

Et les Québécois sont parfaitement capable de vivre sans les libertariens.

Leur cause est perdue.

« Et les Québécois sont parfaitement capable de vivre sans les libertariens. »

Parce que chacun sait qu’avec les socialistes, mesdames et messieurs l’état-me-doit-tout-et-on-doit-taxer-les-riches-à-l’écoeurement, la société va aller tellement mieux

Je penses en fait, comme toujours un article, isolé ne refléte pas toujours le fonds de la pensée de celui qui l’écrit….Bien sur plus près vous êtes des décideurs, plus d’argent vous recevriez. sMais au Québec tout de même on ne réparti pas d’une manière équitable la manne gouvernementale. Les exemples de réussite grâce au coup de pouce initial gouvernemental ne font pas légion dans la province, mais tout de même, la réussite consommée retourne -t-on l’ascenseur comme il se doit….. la répartition est-elle toujours équitable …..Bien sur il faut aider nos jeunes artistes, mais pas toujours dans le cadre d’organismes qui souvent se sucrent en 1er…… SINCÈREMENT LE CAS PAR CAS EST UNE OBLIGATION… ET aussi avec parcimonie…..

@lemoutongris

Il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour les riches au Canada, les entreprises paient beaucoup moins d’impôts qu’aux États-Unis.

La misère des riches, ce n’est pas pour demain….

« La misère des riches, ce n’est pas pour demain »

oui, on paie moins d’impôts au Canada (mais pas au QUébec!).

Mais qu’en est-il ailleurs dans le monde? L’Irlande a toujours une imposition des sociétés très basse (et en passant, son problème est d’ordre gouvernemental. Dublin a fait explosé ses dépenses; les baisses d’impôts n »y sont pour rien)

@ Youlle (# 102):

« Ne vous en faites pas pour moi M. François je les connais bien mieux que vous. » (sic)

Ça ne paraît pas…

Subventionnons l’Art, mais pas le pseudo art. Or, au Québec, c’est le pseudo art qui est subventionné. Là est le noeud du problème.

Woody Allen a tout compris. Notamment, il considère qu’il est un fabricant de film chanceux, mais il ne considère pas qu’il est un artiste. On souhaiterait cette humilité à bon nombre de bozos subventionés invités par Guy A. Lepage. Voici les mots de Woody Allen:

« I consider myself a completely lucky film maker. I aspired to be an artist but I never felt I had tghe depth or the substance or teh gift to be an artist. I do think I have some talent, but it doesn’t go as far as being an artist. »

115 messages! Je pense que c’est un record pour votre blogue
Vous connaissez maintenant la recette: argent plus artistes plus droite.
Réactions garanties…

@lemoutonpris

Les entreprises au Québec paient moins d’impôts qu’aux États-Unis.

Bizarrement, tous les pays l’où l’état est au minimum et qui étaient des modèles pour les libertariens avant la crise sont les pays qui ont le plus subit la crise de plein fouet et maintenant ces mêmes libertariens mettent cela sur la faute de leurs gouvernements minimaliste!

@honorable

Remarquez que vous avez quelque chose d’un artiste a recycler un commentaire de Woody Allen!

À quoi songeront les québécois lorsqu’ils se verront retirés leur rente dans 25 ans ? Voudront-ils toujours subventionner la culture ?

Dans l’état actuel des finances publiques, je crois que tous les secteurs doivent faire leur part, y compris la culture.

Mon Dieu, beaucoup d’insanités de la part de beaucoup de gens qui ne semblent pas avoir consommé de produit culturels depuis un bon bout de temps. Monsieur Duhamel marquent plusieurs points lorsqu’il parle des subventions à Quebecor, mais le point le plus important qu’il souligne et que madame Petrowski a également souligné dans un article sur le sujet récemment est: «Que seraient nos villes sans culture?» D’accord, enlevons demain matin toute la culture. Après la dure journée de travail(qui semble, pour plusieurs fans du «artitste bashing», vraiment ne pas être une journée facile,je dirais même une journée des plus pénible et souffrante, et ce chaque jour) notre travailleur rentre du travail. Il ouvre la télé pour écouter son émission favorite: non, il n’y en a pas.(excepté le hockey ou des émission américaines. Ah oui, peut-être que ça ne vous intéresse pas de voir des histoires qui se passent dans votre pays…) D’accord, il se met sa musique préféré: non, il n’y en a pas. Il ouvre un livre: Non, il n’y en a pas. Tiens, j’irais bien voir un show: non, il n’y en a pas. etc… Bien entendu, peut-être que monsieur n’écoute jamais de musique, ne lit probablement jamais de livre, n’écoute jamais de film. Après tout, monsieur vit pour une seule et unique chose: son travail. Et si monsieur a une vie plate, ben c’est sûrement la faute à tous ces artistes de #%/&*?%$%% »/!!!

@ Benton #116

Le gouvernement de l’Irlande a sauvé les banques. C’est ce qu’il a causé sa perte… et non parce que l’état était trop minimaliste.

Dans un autre ordre d’idée, si le gouvernement cessait ses subventions aux producteurs télé (un cas parmi d’autre), qu’il diminuait les impôts en conséquence, que les producteurs refilaient la facture aux télédiffuseurs, ceux-ci la refilent au câblodistributeur, et ce dernier aux consommateurs. La facture passerait disons de 35$ à 120$… Ça deviendrait drôlement concret pour bien du monde. Je serais curieux de constater la proportion de client qui conserverait son abonnement tel quel !

Madame Elgrably remet ça dans un autre article avec un autre argumentaire à 5cent que moi même je peux démolir en 5 secondes. Dans son calcul elle oublie de donner la hauteur des subventions soit plus ou moins 7 milliards. Ce qui donne plus ou moins un rendement de 78 milliards environ pour 7 milliards d’investissements. Je compte sur vous monsieur Duhamel pour lui apprendre à compter…

Nathalie Elgrably a parfaitement raison, l’état n’a pas a jouer le rôle de mécène.

@ Peter Powell (# 121):

Vous avez LA recette magique. Bravo!

Qu’attendons-nous alors pour que l’État fasse stopper immédiatement tout travail improductif non relié à la culture (i.e.: banques, commerce de détail, construction, industrie alimentaire, agriculture, etc…) et transférer toute cette force besogneuse dans la Culture?

Nous bénéficierons alors tous de « retombées économiques » époustouflantes avec lesquelles nous atteindrons notre Nirvana…

N’importe quoi!!!

En lisant les journaux ce matin je me demande si Madame Elgrably-Levy se pointera au comité de l’industrie auquel Le Gouvernement Harper entend convier l’industrie pétrolière.

Car nous avons un grave problème, voyez-vous. L’encre de leur programme à peine sèche, les Conservateurs avouent maintenant que l’excédent qu’ils nous promettaient il y a 10 jours (3,7 milliards, page 23 du programme) ne pourra être atteint et qu’on devrait plutôt s’attendre à un déficit pour 2014-2015.

Tant qu’à couper les subventions dans l’industrie culturelle, coupons aussi les subventions dans l’industrie du pétrole, comme on s’apprête à le faire aux USA. Si le public n’est pas disposé « consacrer son argent à l’achat du produit » pétrolier proposé, il diminuera sa consommation. La demande cette année pour le pétrole brut aurait chuté de 190,000 barrils par jour en Amérique du Nord, selon mon G&M ce-matin. Pourquoi gaspiller l’argent du contribuable en octroyant de subventions à cette industrie?

J’ai bien hâte d’entendre Madame Elgrably-Levy reprendre sa théorie devant le comité de l’industrie et exiger l’abandon des subventions aux pétrolières (je ne retiendrai pas mon souffle.)

En passant, je me suis étouffée de rire en lisant que Monsieur Harper tient un discours plus pragmatique avec les diplomates américains concernant la militarisation de l’Arctique. On le cite même à dire que les risques d’un conflit dans cette région sont non-existents. Mais nourrir le nationialisme c’est politiquement payant, de toute évidence. Alors garrochons l’argent des contribuables. J’ai gagé un vingt il y a quelques années que Harper aura doublé la dette lorsqu’il quittera la politique; disons qu’il est bien parti.

@ Mario Boivin 122,

L’état ne fait pas office de Mécène mais bien d’investisseur. Il lui revient d’énormes retombées économiques directe en plus de lui donner une présence enviable sur la scène internationale ce qui aide au rayonnement du pays.

Toutes les grandes nations ont su se servir de leur culture pour promouvoir leur pays. Toutes les grandes nations soutiennent la culture depuis toujours, même les États-Unis.

Peter Powell

@ Francois 1 (125 deuxième réponse)

Amusant aussi de constater que l’un des hommes les plus riches du Canada ne serait rien aujourd’hui sans une subvention au démarrage de son idée de fou ( Guy Laliberté) et que Céline Dion n’aurait pas donné autant de visibilité au Québec/Canada autant en Europe qu’aux États-Unis…

Quand on est aveuglé par l’idéologie crasse, on ne voit plus la réalité! ;P

Peter

Que les artistes au Québec fassent comme nous qu’ils vivent par eux mêmes, au lieu d être les parasites des autres Québécois. J’en ai plein le cul d’être obliger via mes impôts de les faire VIVRE alors que je trouve leur produit culturel imbuvable.
P »S » je fait des balloune de bave de façon artistique ai-je droit a une subvention?

@ Loraine King

D’accord avec vous. Les pétrolières n’ont pas besoin de subvention puisqu’elles sont profitables. J’espère que les USA rendront ce changement à terme !

Concernant Harper, il ne contrôle pas le portefeuille d’une façon très conservatrice.Sur ce point, le contenant n’a rien à voir avec le contenu…

C’est probablement un hasard que libertariens ne parlent pas des quêteuses pétrolières très pauvres qui vivent de BS subventionné à pleine main par le gouernemamam ce qui leur permet de mettre du gaz dans leur bazou rouillé à meilleur marché.

Pour eux l’important est le 1 % du budget pour mousser les films le théâtre. Que voulez-vous ils haïssent la culture et l’instruction, ils ne portent pas ça.

De toutes façons la plupart d’entre eux font partie du 39% de ceux qui ne payent pas d’impôts qui aimeraient avoir un gros cinéma maison pour regarder avec une grosse bière les effets spéciaux de fausse explosions de char.

@ Youlle

Les subventions aux pétrolières sont tout aussi justifiables que celles aux artistes.

@ Peter Powell (# 125 & # 126):

L’État doit d’abord extorquer l’argent des travailleurs AVANT de le redistribuer (lire gaspiller!) aux tartisses qui n’ont qu’à ouvrir la bouche pour être nourris, tels des oisillons dans leur nid. En fait, l’État « n’investit » pas. Il achète des votes! Si les tartisses n’étaient pas aussi « pesants » dans les médias qu’ils le sont, ils n’auraient droit qu’à leur JUSTE part et non à une portion totalement disproportionnée par rapport à leur réelle « contribution » à la société.

Pour ce qui est des artistes internationalement connus qui ont bénéficié à leurs débuts des largesses de l’État, votre affirmation n’est que pure spéculation.

RIEN…absolument RIEN ne confirme ou n’infirme que ces mêmes artistes n’auraient pas connu la même célébrité s’ils avaient été subventionnés par un autre véhicule que l’État.

Par contre, sans l’État tentaculeire et dépensier, plusieurs z’artisses incompris (sans talent!) qui vivent aujourd’hui à NOS crochets devraient, eux, se chercher un travail plus approprié à leurs « habiletés » et deviendraient ainsi beaucoup plus productifs pour toute la collectivité.

@ François 1 (132)

Tout ce que vous dites est le preuve de votre méconnaissance crasse du milieu culturel Si vous croyez qu’il est facile d’obtenir une subvention dans le milieu artistique sachez que vous vous trompez. Les critères y sont aussi serrés que pour tout types d’investissement en entreprise et c’est loin d’être une majorité d’artistes qui bénéficient d’une subvention. Je ne connais pas les statistiques mais je vous dirait que la proportion est très très faible. De plus la moyenne de revenus des artistes annuellement est inférieure à 16 000$ Beaucoup d’entre-eux cumulent deux emplois pour arriver et donc, suivent vos précieux conseils!

Pour ce qui est de Guy Laliberté je ne vois pas comment il aurait pu obtenir les fonds pour acheter un chapiteau alors qu’il était cracheur de feu????

Les artistes ne pèsent pas lourds dans la détermination des votes la preuve est que les conservateurs ont été élus majoritaire!!!!

De toute façon comme je vous l’ai démontré, l’investissement en culture rapporte 10x ce que l’état investit. De plus l’investissement en culture représente 1% du budget total canadien alors que la contribution de ces même travailleurs au PIB compte pour 3-4%.

Renseignez-vous au lieu de cracher sur les gens!

Votre propos est fondés sur aucun chiffre, aucune preuve. Ce n’est qu’un opinion idéologique sans fondements réels. Il y a bien d’autres investissements gouvernementaux perdus dans des structures qui mériteraient d’être élaguées bien avant.

Et pour terminer, le milieu artistique est un milieu très compétitif et ne survivent que les meilleurs ne vous inquiétez pas. Ceux qui n’ont pas de talents finissent par changer de branche

En tout respect,

Peter Powell

@Francois 1

L’État dépense et investit beaucoup plus d’argent dans des entreprises déjà bien nanties que la culture et les « tartisses ». En particulier les entreprises étrangères depuis que Jean Charest est au pouvoir. Et comme par hasard, l’État ne dit jamais qu’il n’a pas assez de sous.

Et ces entreprises, qui bénéficient de généreuses exemptions d’impôts et de taxes, en plus de se cacher dans des paradis fiscaux pour en payer encore moins, se permettent même de fermer leurs usines quand ils peuvent trouver mieux ailleurs. L’État à donc jeté son argent par les fenêtres en l’aidant par des subventions, et il n’est pas remboursé.

Le « tartisse » lui, une fois qu’il sort de la pauvreté, ne quitte jamais son pays d’origine car il ne peut renier sa propre culture. Une fois mieux nanti, il paye plus d’impôts, et c’est l’État qui y gagne, tout comme la population, et pas juste sur le plan monétaire.

Dois-je également vous rappeler que le « tartisse » est bien plus innovateur et créatif par son talent que le directeur d’entreprise milliardaire qui pense à ses revenus avant l’innovation car trop risqué pour lui?

La culture et l’art ne sera jamais considéré à sa juste valeur par l’État, déjà trop influencé par ses tinamis du privé et par les gros conglomérats médiatiques, genre Power Corp. Alors, avant de couper les subventions aux « tartisses » qui font plus pour la société globalement que ces gloutons capitalistes extrêmistes, je voudrais que ces gloutons paient leur juste part en impôts et en taxes avant toute chose.

Savez-vous qu’en prenant 0.7% des 25 plus grandes fortunes du monde, on aurait assez d’argent pour nourrir ceux qui meurent de faim sur la planète? Ce n’est pas moi qui le dit, mais des études économiques sérieuses mandatés par l’ONU et l’UNESCO.

En attendant, puisque le mépris vous inspire, je préférerais être « tartisse » que tarte.

@ Francois 1 (132)

Juste pour être plus clair Guy Laliberté a obtenu une subvention après avoir essuyé le refus de toutes les institutions financières. C’est René Lévesque lui-même qui a décidé de lui verser le 1,8 millions de dollars … Comme les mécènes se font rares car les gens préfèrent cracher sur leur culture bien il ne reste que l’état.
Sans cette subvention le cirque du Soleil n’existerait pas…

Je trouve amusant aussi que votre pseudo soit François1 que l’on pourrait voir comme étant François 1er qui fût considéré comme le monarque emblématique de la période de la Renaissance française. Son règne a permis un développement important des arts et des lettres en France. …

Quand le hasard fit bien les choses! 😉

Peter Powell

Bon, arrêtez votre débat de coq…
Voici la réalité:

Un spectacle de danse contemporaine à la Place des arts. La production est subventionnée par l’état, sans cela, la compagnie de danse ne peut survivre. Le salaire d’un danseur : maximum 300 $ par soir. Et les répétitions ne sont pas toujours payées, cela dépend des productions, de différents facteurs.
Vous, riche nantis au statut social acceptable puisque vos avez un « vrai travail utile » qui rapporte et qui correspond aux demandes de notre société productive et matérialiste, vous pouvez vous payez un billet à 110 $ et être placé devant pour bien voir les danseurs sur la scène. Un danseur professionnel, lui, devra se contenter d’un billet à 35 $ et être à l’arrière, dans le balcon, et se contenter de voir en petit les mouvements de ses collègues. Pourquoi ? Car il exerce un métier qui ne rapporte rien, car lorsqu’il n’a pas de contrat payant, il continue à travailler, à s’entraîner tous les jours au YMCA, à suivre des cours de ballets pour danseurs professionnels, à faire des petits boulots « en attendant » le prochain contrat…. Et que donc, il ne peut pas se payer un billet à 110 $, comme vous, banquier, administrateur, gérant de magasin ou je ne sais quoi d’autre de vraiment utile au genre humain.

Voici la réalité.

Maintenant, pensez ce que vous voulez, je m’en fou, mais avant de déblatérer sur le « talent » des artistes ou sur le « non talent » de ces paresseux, détournez votre miroir.
merci.

@ Peter Powell & Mathieu Lemée:

Ça rapporte 10 fois les « investissements » de subventionner la culture? Alors, et comme je l’ai précédemment écrit, pourquoi diable ne cessons-nous pas immédiatement tout travail qui n’a rien à voir avec cette culture (industrie alimentaire, construction, vente au détail, soins de la santé, etc.) et ne nous mettons-nous pas tous au service de cette industrie?

N’importe quoi!!!

Pour finir, je vous rappelle ces quelques phrases pourtant claires et précises omme je les aime écrites dans la chronique ici citée de Mme. Elgrably:

« On dit que la culture n’est pas une production comme les autres. Pourtant, que l’on soit écrivain ou mécanicien, l’équation est simple : on est pauvre quand on n’arrive pas à vendre ce que l’on produit. Je serai franche, au risque d’être politiquement incorrecte. Il n’existe que deux raisons pour lesquelles un artiste vit dans la misère. La première est que son talent n’est peut-être pas en demande. La deuxième est qu’il est peut-être tout simplement dépourvu de talent. Dans un cas comme dans l’autre, le public n’est pas disposé à consacrer son argent à l’achat du produit culturel proposé. Ainsi, pourquoi y mettre l’argent du contribuable? Pourquoi l’État achèterait-il, au nom de la collectivité, ce que nous refusons d’acheter individuellement? »

Voilà…

@ David 131
mai 13, 2011 à 21:53
@ Youlle
Les subventions aux pétrolières sont tout aussi justifiables que celles aux artiste »

Donc pour vous David, les subventions aux entreprises qui embauchent des artistes qui gagnent en moyenne 16 000$ sont justifiables.

Et encore pour vous David, les subventions aux pétrolières qui n’en ont pas besoin, dont les simples employés directeurs gagnent des millions par année sont très justifiables.

Donc vous êtes de nature très généreuse pour ainsi justifier de vider vos poches au profit de millionnaires. On comprend maintenant pourquoi vous êtes un grand admirateur aveugle de ces millionnaires.

Les États‑Unis demeurent le plus important partenaire du Canada au chapitre du commerce de produits culturels, alors que les exportations de produits culturels vers ce pays se sont chiffrées à 2,2 milliards de dollars en 2004. Le deuxième partenaire commercial du Canada dans ce secteur est le Royaume‑Uni, où nos exportations ont augmenté de 2,53 % à 61 millions de dollars en 2004[8]. La Chine est quant à elle le deuxième partenaire du Canada sur le plan des échanges bilatéraux.

Je ne dis pas de couper ailleurs, je dis simplement que si on subventionne l’Agriculture, bombardier, les pétrolières on se doit aussi d’investir en culture. Le plus drôle c’est que ça rapporte en plus…

Il existe pleins d’autres opinions en ligne dont le texte de monsieur Duhamel qui peuvent vous aider à vous faire une idée.
Il est certain que pour l’institut économique de Montréal tout ingérence de l’état dans la vie est une aberration. Si vous disiez je suis contre toute forme de subvention, que tout le monde se débrouille on coupe tout, alors peut-être que j’y trouerait une logique. Croire que la culture est simplement un ^produit est une aberration en soi.

Vous n’amenez aucun fait mise à part citer votre idole Elgrebly. Je les connais déjà ses textes et si elle voulait être crédible qu’elle cite combien le gouvernement investit au total en culture et combien il récupérer. Elle ne le fera pas car ça donnerait la vérité…

Un doit pointe vers la lune tant pis pour ceux qui regarde le doigt…

Amenez de nouvelles informations dans le débat svp… pas des lignes d’un texte d’opinion…

Cordialement,

Peter

@ François 1er

Contribution du secteur culturel au PIB canadien
L’apport des industries culturelles au PIB canadien en 2002 a atteint 40 milliards de dollars. Cette même année, le secteur de l’exploitation minière et de l’extraction pétrolière et gazière n’y a contribué qu’à 35,4 milliards de dollars. L’industrie agricole et forestière a quant à elle apporté 21 milliards de dollars au PIB, soit environ la moitié de la contribution du secteur culturel[2].

Autrement dit, en 2002, les activités culturelles ont été à l’origine d’une contribution à valeur ajoutée de 3,8 % au PIB canadien.

Emplois dans le secteur culturel canadien
L’importance accrue du secteur culturel est également illustrée par sa contribution à l’emploi au Canada. Les industries culturelles canadiennes ont employé directement 597 000 Canadiens en 2002 ou 3,8 % de la main‑d’œuvre du Canada. En comparaison, l’industrie agricole et forestière et celle de l’exploitation minière et de l’extraction pétrolière et gazière prises ensemble n’ont employé que 602 200 Canadiens[3].

De 1996 à 2001, l’emploi dans le secteur culturel a augmenté à un taux annuel de 3,4 %, soit plus rapidement que l’ensemble du taux de croissance de l’emploi au Canada.

Ces chiffres ne représentent que les emplois directs créés par les industries culturelles et ne reflètent pas les emplois indirects découlant de l’effet multiplicateur positif du secteur culturel[4].

Source Gouvernement du Canada

@François1 – Chose certaine, même en période de grande récession, des pays comme la Grande-Bretagne et la France réussissent à s’en tirer grâce à leur héritage culturel: les touristes s’y rendent quelles que soient les conditions économiques. Pourquoi? Parce que l’état valorise la culture.

Je ne suis pas friande des subventions aux créateurs : quand l’état subventionne la création, elle tend à censurer. Par contre, l’état a un rôle dans la préservation et la promotion de l’héritage culturel, et dans le rayonnement de la culture contemporaine. Je ne connais pas de pays qui ne le fait pas.

Madame Elgrably-Levy a une opinion aussi valable sur la culture que la mienne sur la fission nucléaire (=nulle).

C’est tout simplement honteux qu’on laisse s’empoussiérer dans un sous-sol d’Ottawa des oeuvres comme celles-ci parce que le gouvernement réussit à gagner quelques votes sur le dos des ‘artistes’.

http://www.collectionscanada.gc.ca/portraits/009001-1115-f.html

C’est notre histoire, notre culture, notre héritage aux générations futures. Pourquoi le gouvernement a-t-il dédain du Canada, de ses citoyens, de leur histoire et de leur culture ?

@Francois 1er suite…

« Le Conference Board estime qu’en 2007, les dépenses consacrées à la culture pour tous les paliers de gouvernement combinés, paliers fédéral, provincial et local, ont atteint 7,9 milliards de dollars. »… Ce 7,9 miliards en génère 84,6 globalement.

Madame Elgrebly dit de cette étude tient une méthode comptable qui inclut les revenus de subventions dans les profits générés… Soit…

Donc pour être en accord avec sa méthode comptable il faudrait soustraire le montant des subventions (7,9 milliards de dollars) du total des revenus génbérés (84,6 milliards)

Donc pour 7,9 milliards de dollars d’investissement nous retrouvons 76,7 milliards de dollars nets. Ce n’est pas 10x je vous le concède, seulement 9,7 fois…

http://www.conferenceboard.ca/documents.aspx?
did=2672

Cordialement,

Peter Powell

@Francois 1er

Ta question au no. 136 démontre autant l’inculture de tes arguments que leur manque de profondeur.

Elle s’applique en tout cas cet adage de l’auteur Philippe Geluck: « La bêtise sera toujours supérieure à l’intelligence, car toute l’intelligence du monde ne suffit pas à comprendre toute la bêtise universelle, tandis qu’une seule bêtise suffit amplement à ne pas comprendre quoique ce soit d’intelligent ».

Puisque tu sembles approuver des subventions murs à murs aux riches capitalistes déjà trop bien nanties (ce sont eux qui ouvrent la bouche pour être nourris en premier d’abord avant tous les autres, je te signale, les « tartisses » sont souvent les derniers) pour qu’on devienne des amerloques uniformisés culturellement, et que tu contestes un maigre 1% de subvention de l’État à la culture, en dépit des risques de censure que cela implique, sous prétexte que c’est du gaspillage à des bébés gâtés, c’est que tu ne comprends pas plus les mathématiques que l’art, le concret où l’abstrait.

@Peter Powell: Excellents arguments, je n’ai rien à rajouter. Et je vous citerais même afin de rappeler à ce cher François 1, dont le pseudo n’a aucun sens commun avec le vrai roi au temps de la Renaissance:

« Amenez de nouvelles informations dans le débat svp… pas des lignes d’un texte d’opinion… »

Et c’est valable pour Mme. Elgrably-Lévy qui s’est défendu bien pauvrement en se justifiant avec son mépris des revenus de 85 milliards qui seraient bidons et qui étaient évoqués par ceux qui la critiquaient. Moi, j’ai bien lu ceux qui la critiquaient et cet argument des 85 milliards n’en était un que parmi tant d’autres. C’est donc tout ce qu’elle a trouvé pour se défendre elle aussi? Pas fort.

Madame Elgrably est tellement prévisible qu’il n’y
a plus de plaisir à lire ses opinions. Pour ma part,je ne leur prète plus attention.

maurice milot : mai 20, 2011 à 11:20
Madame Elgrably est tellement prévisible qu’il n’y a plus de plaisir à lire ses opinions. Pour ma part,je ne leur prète plus attention.

Curieux… Moi de même pour Pierre Duhamel.
Le point de vue anglo-américain et de l’intérêt humain, c’est tellement assourdissant.
C’est une très bonne chose qu’il ne soit plus au JdeM.
SP