L’exportation de blindés sème la discorde

La vente de centaines de véhicules blindés canadiens à l’Arabie saoudite essuie des tirs nourris de la part de groupes de défense des droits de la personne. 

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L’armée canadienne présente ce véhicule blindé comme la « pierre angulaire » de ses forces. Son fabricant, la filiale canadienne du géant américain General Dynamics, le considère comme un symbole canadien, l’exposant sur une affiche publicitaire aux côtés de joueurs de hockey, d’agents de la GRC et d’une poutine…

Ce « symbole » essuie toutefois des tirs nourris de la part de groupes de défense des droits de la personne depuis la conclusion, l’an dernier, d’une entente de 15 milliards de dollars en vue de vendre des centaines de ces blindés — les LAV 6.0 — à l’Arabie saoudite.

En mai, dans une lettre ouverte envoyée au ministre des Affaires étrangères du Canada, Rob Nicholson, Amnistie internationale a rappelé que le gouvernement a l’obligation légale d’analyser l’entente en fonction des droits de la personne pour s’assurer « qu’il n’existe aucun risque raisonnable que les marchandises puissent être utilisées contre la population civile ».

Or, l’Arabie saoudite a l’un des pires dossiers en matière de violation des droits de la personne, souligne Béatrice Vaugrante, directrice générale d’Amnistie internationale Canada, qui compte intensifier les pressions sur le gouvernement à l’occasion des élections fédérales de cet automne.

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Je ne suis aucunement supporteur du gouvernement Harper, mais je crois qu’il y a un doute raisonnable comme quoi ces blindés vont plutôt être utilisés dans le cadre d’un des nombreux conflits armés dans la région, que ce soit en Irak, en Syrie ou plus probablement celui de la péninsule sinaïque.

Et je dis ça sans supposer qu’ils vont être utilisés contre les groupes islamistes puisque l’on sait qu’il y a beaucoup d’argent et d’armes provenant de l’Arabie Saoudite qui supporte ces groupes armés.