L’héritage Sabia

Je lisais sur le site du magazine Fortune un portrait fort élogieux du Québécois Patrick Pichette, le chef de la direction financière de Google depuis le 1er août dernier. Avant d’accepter ce poste prestigieux, Patrick Pichette était le vice-président Groupe exploitation de Bell Canada. Il fait partie d’une trop longue liste de francophones de haut niveau qui ont quitté l’entreprise alors qu’elle était dirigée par Michael Sabia.

Je n’attribue pas nécessairement ces départs à Michael Sabia. Qui refuserait en effet un tel emploi chez Google ? Qui hésiterait même entre BCE et Google ? Mais Patrick Pichette n’est pas le seul à avoir quitté le navire.

Pensez à Pierre Blouin, qui a été président du Groupe marchés consommateurs, président de BCE Emergis, premier vice-président de BCE et chef de la direction de Bell Mobilité. Pierre Blouin a quitté BCE pour devenir PDG de MTS Allstream, au Manitoba, en décembre 2005.

Isabelle Courville, ancienne présidente du Groupe Grandes Entreprises, a quitté BCE en 2006 pour devenir présidente d’Hydro-Québec TransÉnergie. Pierre Shedleur a quitté une première vice-présidence chez Bell pour devenir président de la SGF en 2004. Claude Rousseau, qui était vice-président marché affaires et ventes de Bell Mobilité, est aujourd’hui le président des Remparts de Québec, de la Ligue junior majeure du Québec.

Il n’y a aujourd’hui que deux francophones sur les 12 membres dans la haute direction de BCE. C’est déplorable pour une entreprise qui a son siège social à Montréal et qui a eu de grands leaders francophones à sa tête.

Laisser un commentaire

Les saboteurs de l’élite de la nation, de toute évidence doivent se rendre à l’étranger pour se faire donner des médailles….et par la suite les médaillés dont celui qui a la tête d’Homer Simpson transgresse sa propre loi pour nommer un étranger à la tête du bas de laine de la nation.
Inqualifiable, Homer Simpson doit démissionner.

On a l’impression qu’après Sabia, c’est John James Charest qui à son tour pratique au Québec la politique de la terre brûlée.

L’Histoire gardera mémoire de Patapouf, le désosseur fossoyeur.

Je me souviens.

Arrêtez-moé ça! Jean Charest et la Gazette vont vous traiter de xénophobes

http://www.montrealgazette.com/news/todays-paper/Landry+ethnic+focus+deeply+rooted+Quebec/1396420/story.html

Y’a eu combien de Québécois PDG de la Banque de Montréal jusqu’ici? Combien à la TD? A la Scotia? A la CIBC?
C’est un territoire interdit aux Québécois. Souvenez-vous que Paul Desmarais qui n’a pas pu mettre la main sur le CP! Paul Desmarais on rit pas!

Et ils ont le culot de nous traiter de xénophobes parce qu’on veut pas qu’une nouille comme Sabia mette le nez dans nos papiers de famille!

Difficile de comprendre où vous voulez en vernir avec cet article. D’une part vous n’attribuez pas ces départs à Michael Sabia. Attribuez-vous leur présence à la direction de BCE à Sabia ou à Jean Monty?
Enfin, si j’ai le temps, j’irai lire leur bio pour comprendre si Michael Sabia était en poste quand ces personnes se sont jointes à la direction de l’entreprise.

Vite, vite, voici le fruit de ma recherche :

Michael J. Sabia arrive chez BCE en 1999. Il était président et chef de la direction de BCE Inc. et chef de la direction de Bell Canada entre 2002 et 2008.

Mr. Pichette served as President of Operations of Bell Canada Inc. of BCE, Inc. from November 1, 2004 to December 2008. He also served as Chief Financial Officer of Bell Canada Inc. since September 25, 2002 and Executive Vice President since December 1, 2003.

Mr. Blouin served as Group President, Consumer Markets of Bell Canada, a subsidiary of BCE Inc., from May 14, 2003 to September 2005. Mr. Blouin served as Chief Executive Officer of Emergis Inc. (formerly BCE Emergis Inc.). from May 13, 2002 to May 2003 and Executive Vice-President at BCE Inc., from March 1, 2002 to May 2002.

On verra pour le reste mais chose certaine la présence de Michael Sabia n’a pas empêché Messieurs Pichette et Blouin de se tailler une place à la direction de BCE. Sait-on, et puisque vous vous permettez de spéculer, Monsieur Sabia a peut-être eu une influence positive dans l’évolution de leur carrière.

En fait, et encore vite, vite, on a fait couler beaucoup d’encre au sujet de la vente de BCE, mais qu’en est-il de l’entreprise? Est-elle bien positionnée, rentable?

@Jacques Noël,

Paul Desmarais n’est pas Québécois, IL est né et a grandi en ontario, ça première buisiness était en Ontario, c’était une entreprise provinciale de transport par autobus.

En ce qui concerne Sabia, Jean Charest le valet de Paul Desmarais, l’a nommé à la CDPQ à la demande de ce dernier sans doute. Paul D. manoeuvre contre le Québec depuis un sacré bout de temps. Paul et l’oligarchie financiaire du Canada, ne sera satisfait que lorsque Hydro-Québec sera privatisé, que la CDPQ sera dissoute. Ainsi les principaux outils de dévelloppement économique du Québec seront perdus.

Allez voir sur le blogue de Madame hébert. vous allez y trouver toute une collection de québécois qui ne se rendent même pas compte de l’obscénité de ces manoeuvres.

J’ai parfois l’impression qu’un trop grand nombre des nôtres sont comme les bonnes soeurs des Marquises dont Brel disait qu’elles «ignorent ignorer»…

Et je me dis parfois que nous allons réussir comme peuple un jour c’est certain, mais que, comme pour la souveraineté, ce sera hélas par hasard, ou par inadvertance.

Voici le communiqué de presse de BCE en date du 11 juillet 2008 annonçant la nomination de George Cope au poste de chef de la direction. Le même communiqué annonce aussi l’arrivée d’une nouvelle équipe de direction. Difficile de déchiffrer rapidement lesquels prennent leur place à la direction ce 11 juillet 2008, mais l’équipe passe de 17 à 12 personnes. De ces 12 personnes, un francophone reste en place, Stéphane Boisvert, qui s’était joint à l’équipe de direction alors que Sabia en était le chef. L’autre francophone, Martine Turcotte, est en place depuis 1999 et a donc ‘survécu’ au passage de Sabia. D’après leurs bios, Wade Oosterman et Siim Vanaselja se sont joint à l’équipe alors que Sabia en était le chef. Pour les autres, il n’y a pas de date dans leur biographie. Peut-être ont-ils tous joint l’équipe de direction sous Cope – il me faudrait plus de temps pour trouver l’information !

http://WWW.BCE.CA/FR/NEWS/RELEASES/CORP/2008/07/11/74807.HTML