Libre-échange : ce qui va coûter moins cher

Le libre-échange avec l’Europe pourrait signifier des économies intéressantes pour les Canadiens… à condition que les importateurs relaient les rabais obtenus jusqu’aux consommateurs.

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Photo : BMW

Une berline allemande pour 3 000 dollars de moins, une baisse de 5 % du prix des vins européens, des vêtements 18 % moins chers… Le libre-échange avec l’Europe pourrait signifier des économies intéressantes pour les Canadiens, à condition que les importateurs relaient les rabais obtenus jusqu’aux consommateurs.

Le prix de la majeure partie des aliments européens devrait diminuer de 8 % — avec mention spéciale pour le saucisson (– 12,5 %) —, à part le jambon, déjà exempté de droits.

Pour le fromage, la baisse des prix devrait concerner tant les importations européennes que les fromages produits au pays, concurrence oblige.

Toutefois, les producteurs de fromage canadiens accaparant près de 96 % du marché national, il ne faut pas s’attendre à une baisse rapide et marquée du prix de la mozzarella di bufala ou de l’emmental suisse…

 

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— Il pourrait y avoir un certain intérêt à connaitre pour les profanes que nous sommes d’où proviennent vos sources.

Ainsi vous nous informez qu’il ne faut pas s’attendre à une baisse rapide et marquée de l’Emmental Suisse, mais autant que je sache, la Suisse n’est pas membre de l’Union-Européenne. Aussi quoiqu’il en soit elle n’est pas touchée directement par cet accord de libre-échange qui n’est pas encore ratifié par tous les membres des pays de l’Union.

D’autre part, nous ne payons pas (du moins les importateurs), le vrai prix pour les fromages provenant de Suisse, puisque l’État confédéral Suisse compense financièrement ses producteurs de fromages pour offrir des prix plus compétitifs à l’exportation.

Donc, le prix que vous payez en toutes choses dépend en effet — comme vous le précisez — beaucoup des conditions d’achat, des marges bénéficiaires des importateurs, des intermédiaires et tous autres distributeurs.

Ainsi une baisse de 5% sur les vins est-elle complètement négligeable, d’autant plus qu’il existe les fluctuations du taux de change dollar canadien-euro. Hors, avec un dollar qui s’était apprécié de presque 30% par rapport à l’euro il n’est pas si longtemps ; avez-vous constaté une baisse notable du prix des vins européens à la SAQ ? Personnellement j’ai plutôt relevé dans le même temps des augmentations.

Vous avez comme illustration une jolie BMW, autant que je sache, la plupart des BMW qui peuvent être achetées au Canada sont produites par l’usine de Spartanburg en Caroline du Sud. Ces BMW sont donc régies par un autre traité de libre-échange, celui de l’Alena. Si les BMW devaient coûter moins cher de 3000 $ environ, elles le seraient dès à présent. Pas sûr que ce soit le cas, il faudrait comparer avec les prix de vente Européens.

Mercedes assemble aussi des modèles en Amérique du nord à Tuscalusa en Alabama. Et le groupe Volkswagen qui produit les fameuses Porche et Audi est aussi présent à Chattanooga (Tennessee) et encore au Mexique où se produit la Golf. D’ailleurs le groupe Volkswagen qui vend déjà 600 000 véhicules chaque année sur l’ensemble de ses marques en Amérique du nord, prévoit d’investir d’ici 2018, 7 milliards de dollars pour étoffer sa production.

Quant à Fiat avec ses marques de prestige comme Ferrari ou Alfa-Romeo, elle vient de prendre le contrôle total de Chrysler.

— Vous croyez vraiment que les consommateurs devraient tous sortir gagnants au terme de ce futur traité de libre-échange ?

1- Il est « intéressant » de prendre en compte ce qui pourrait, pourrait être avantageux pour les Canadiens et les Québécois après la signature du traité de libre-échange avec l’Europe, mais qu’en est-il de ce qui ne le serait pas? Le fromage et seulement le fromage?
L’un sans l’autre est complètement inutile.
Prendre la peine d’écrire que sur le positif ça fait très « affaires, business, marketing, publicité » et à mes yeux en tout cas, pas trop crédible. Les représentants payés par le groupe des compagnies d’exploitation du gaz de chistes utilisent ses méthodes depuis toujours. Et qui d’autres? Les politiciens?
Et ceux qui croient le discours sans réserve, sans se poser de questions: les naïfs.
Quoi qu’il en soit, votre très courte liste d’avantages ne me convaincrait pas que s’en en vaut le coup!

2- Tout ou presque qui nous vient des États-Unis, malgré le traité est vendu plus cher au Canada. Et ce sans égard à la valeur plus élevé de notre dollars lorsque c’est le cas. Des achats directs sur des sites états-uniens sont très souvent facturés plus cher que le prix original (aux États-Unis) sans égard à la valeur de notre monnaie, + des frais d’échanges + un coût de transport plus élevé, même si le lieu d’origine est à quelques kilomètres de la frontière alors qu’il est gratuit (déjà inclus) pour tout le territoire états-uniens!
Ça devrait être différent?
Oui?
Est-ce que cela le sera?

3- Il y a un fabriquant de jeans de haute-gamme Québécois (Italien) que je refuse de nommer pour ne pas lui faire de publicité gratuite, qui a décidé un jour (il y a quelques années) de transférer sa production en Chine. Ses prix ont-ils baissés pour autant? Non! Mais il a augmenté ses profits!

4- Monsieur Serge Drouginsky apporte plusieurs bon points.

5- Traités de libre-échange, mondialisation et tutti quanti ne profitent véritablement et significativement qu’aux investisseurs, aux gros actionnaires, aux spéculateurs et aux banquiers!

En plus les spéculateurs et les banquiers peuvent se mettre et nous mettre dans le pétrin, emmener la planète au bord de la faillite, mais ce n’est pas grave, les gouvernements les sauveront. Et dire qu’ils sont les premiers à s’opposer vigoureusement à une distribution de la richesse, à l’aide aux gagne-petit et le reste!