Libre-échange : l’Europe se laisse courtiser

Les États-Unis et l’Union européenne ont entamé en juillet des pourparlers visant à augmenter leurs échanges commerciaux. 

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Une mauvaise nouvelle pour le Canada, qui négocie en vain depuis quatre ans sa propre entente de libre-échange avec le vieux continent et qui pourrait perdre l’intérêt de l’Union européenne, estime Patrick Leblond, professeur à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales d’Ottawa.

Les négociations entre les États-Unis et l’Union européenne risquent-elles de prolonger encore nos propres négociations ?

Oui, car si le Canada ne conclut pas son entente avant, il passera au deuxième rang des priorités de l’Union, qui mettra toute son énergie à s’entendre d’abord avec les Américains. Elle pourrait revenir vers le Canada seulement après, dans l’espoir de créer une zone de libre-échange transatlantique.

Quelles seraient les conséquences d’un traité signé après celui avec les États-Unis ?

Les négociations entre les États-Unis et l’Union européenne pourraient prendre trois ou quatre ans. Pendant cette période, les entreprises canadiennes auraient le temps de développer le marché européen. Si les Américains passent avant, les Canadiens risquent de ramasser les miettes.

Le Canada devrait-il se dépêcher de conclure rapidement, quitte à faire certains compromis ?

Oui, si nous voulons que nos priorités soient prises en considération. Les Américains vont négocier en fonction de leurs propres intérêts, et nos préoccupations pèseront bien peu dans la balance. Nous ne faisons pas le poids devant un gros partenaire commercial comme les États-Unis.

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