Licencier quand on fait des profits

Bombardier annonce coup sur coup aujourd’hui des profits de 1 milliard de dollars pour son dernier exercice financier et le congédiement de 3000 employés dans le secteur aéronautique, dont 831 à Montréal. Exactement le genre de nouvelles qui font bondir ceux qui n’aiment pas les entreprises.

Bombardier est-elle en train de sacrifier ses employés pour rien, sinon pour de simples motifs égoïstes ? C’est la conclusion que tireront ceux qui considèrent que le profit est du vol. Mais rien n’est plus faux.

Une entreprise DOIT faire des profits. Ce sont eux qui assureront sa survie et son développement, même pendant les conditions difficiles. Ils constituent aussi la preuve qu’une entreprise est bien gérée et qu’elle sera en mesure de maintenir et même d’accroître le nombre de ses employés au fil des ans. Une entreprise sans profits est une entreprise condamnée.

Je me réjouis donc de constater que la première entreprise technologique et manufacturière canadienne et québécoise a plus que triplé ses profits au cours de la dernière année et que ses revenus sont passés de 17,5 milliards de dollars à 19,7 milliards.

C’est parce que Bombardier est bien gérée qu’elle doit effectuer ces mises à pied. Elle prévoit livrer 25 % de moins d’avions d’affaires que lors de l’exercice précédent et son carnet de commandes en aéronautique a diminué de 10 %. Faire comme si de rien n’était, c’est mettre en péril l’ensemble des 28 000 employés de Bombardier dans le secteur aéronautique.

Parce que Bombardier est en meilleure santé financière et parce qu’elle a maintenant les reins assez solides pour continuer d’innover et de développer de nouveaux appareils, on peut parier qu’elle fera le plein de travailleurs dès que la crise cessera de miner ses ventes.

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Un milliard de profits en un an, en pleine crise économique, et ils ont eu le culot de nous avoir fait chanter pendant des années pour finalement nous quêter un prêt de 700 millions! Nos taxes servent à financer les mises à pieds!

Pensez-vous que Bombardier vont utiliser leur argent pour financer la CSeries ou bien pour une éventuelle acquisition?
Il y aurait Bell Helicopter qui serait à vendre ou même un fabriquant de petits avions.

Une entreprise doit faire des profits, dites-vous. Convenons-en! Mais peut-on également convenir qu’un état doit bien gérer l’avoir collectif dans l’intérêt de tous ses citoyens, ce qui inclut aussi bien les personnes physiques que les personnes morales, sans privilégier une de ces catégories de citoyens.

Quand un citoyen corporatif fait appel à l’aide de l’état pour obtenir des subventions, soit en argent sonnant, soit en avantages fiscaux ou autrement sous forme de fournitures de services ou de prêts avantageux ou de toute autre manière, il doit accepter le fait qu’en contre-partie de ce qu’il reçoit de l’état, il devrait tenir compte, à mon avis, dans l’opération effectuée, pour valeur recue, tant de l’intérêt qu’il y a recherché que de celui qu’y a recherché l’état, de façon à ce que les deux contractants en aient autant bonne part. On peut bien comprendre qu’en cherchant à obtenir des subventions, il soit en mode de recherche de profits. Mais ne faut-il pas comprendre également qu’un gouvernement qui se prête à ce jeu, est lui-même en mode de recherche de l’intérêt de tous ses citoyens, savoir en cherchant à sauvegarder ou à créer des emplois pour ses citoyens humains et à sauvegarder et développer la situation et l’existence de son citoyen corporatif: Chacun dans cette aventure commune est en recherche de la sauvegarde de ses intérêts.

Pourquoi faut-il que lorsqu’une compagnie subventionnée, en bon état de santé financièrement, voir même en progression à ce niveau, décide, à brûle pourpoint, de couper massivement des emplois, dont 800 au Québec, tout serait facilement justifiable par le fait qu’elle est là pour faire des profits et cela sans à avoir aucunement à considérer que les gouvernements qui l’ont subventionnés l’ont fait parce qu’ils se devaient de le faire dans l’intérêt et pour l’avantage de ses citoyens, notamment pour sauvegarder ou accroître les emplois chez son citoyens corporatif. Pourquoi faudrait-il, dans les circonstances que l’intérêt du citoyen corporatif aurait plus de poids et d’importance que l’intérêt de l’état et de ses citoyens humains, savoir des tavailleurs de cette entité corporative? Il ya là, dans le contexte d’un citoyen corporatif largement subventionné par l’état depuis des lunes, quelque chose d’indécent, d’immoral et d’inacceptable. Faut-il comprendre que seuls l’état et ses citoyens humains doivent faire preuve de morale et de décence. À voir ce qui a conduit à la crise financière actuelle , il faudrait en conclure que oui. Comme on dit depuis toujours, l’argent n’a pas d’odeur, peu importe que ceux qui la détiennent puissent avoir les mains sales, ou la morale et/ou la décence déficiente.

Je serais curieux de voir, si on en faisait le calcul, combien Bombardier, dans les 10 dernières annnées, a pu recevoir en subventions pour sauver ou créer des emplois au Québec et au Canada et combien d’emplois y a-t-elle subséquemment coupés dans les années postérieures à la réception de ces subventions: Pas certain qu’en terme de sauvegarde ou de création d’emplois, l’on ne soit pas en déficit ou que le résultat , fut-il positif, ne justifisse vraiment l’octroi et l’intérêt de ces subventions.

—Nos taxes servent à financer les mises à pieds!—

Je dirais que c’est exactement le contraire. D’autant plus qu’ils doivent s’assurer de rembourser leurs dettes comme vous dites.

À mon sens, j’y vois un geste responsable.

Nos taxes servent à financer les mises à pieds!—

C’est en plein ça. Pendant des années on nous a fait chanter avec la Serie C. On est allé jusqu’en Arizona! Fallait leur allonger le pret de 700 millions sans intérêt sinon on oubliait la C. 700 millions c’est 35 à 40 millions par année qu’on leur finance! Pour à peu près 2,000 jobs à Montréal, donc 20,000$ par job

Or, ils font cette année seulement, en pleine crise économique, 1 milliard de profits! 25 fois ce qu’on leur donne!

Maintenant watchez ben les politiciens.A part peut-être Québec Soso, pas un seul politicien va s’en prendre à Bombardier. Bombardier au Québec, c’est pas touche
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Teachers vient de perdre 18%. Si la Caisse avait fait pareil, elle aurait perdu 10 milliards de moins. 5 CHUM!
On attend toujours la liste des employés qui ont eu des bonis…


Dans la série on est les plus pauvres du continent, on apprend ce matin qu’on est les meilleurs paiements de factures du continent et la ville de Québec est le top du top.

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/200904/02/01-842651-les-quebecois-toujours-champions-des-paiements-de-factures.php

Si le Québec est la province championne des paiements de factures, sa capitale n’est pas en reste. La ville de Québec domine le palmarès des grandes villes canadiennes. Selon la firme Equifax, seulement 0,79% des résidants de la Vieille Capitale ont un retard d’au moins trois mois dans le paiement de leurs factures. Ils devancent ainsi les résidants de Vancouver (1,05%), Calgary (1,15%), Ottawa-Gatineau (1,17%), Edmonton (1,24%) et Montréal (1,32%). Les

mauvaises créances des Montréalais sont en hausse de 15,9% depuis un an, la plus grande hausse parmi les villes canadiennes. Avec un taux de mauvaises créances anormalement élevé de 1,78%, les Torontois sont les cancres des paiements de factures au Canada. Les résidants de la Ville reine peuvent toutefois se consoler en pensant aux ennuis financiers des Américains et à leur taux de mauvaises créances à la consommation de 4,20% au dernier trimestre de 2008, selon la Réserve fédérale américaine

—à Montréal, donc 20,000$ par job—

La majorité de ces emplois paient plus que ça en impôt seulement et à chaque année!!!

Je cherche toujours le problème. De plus, cette R&D amènera un expertise qui découlera forcément par de nouveaux emplois futur.

Ils feraient l’inverse que vous leur reprocheriez d’être de mauvais gestionnaires.

Rien ne va plus. Les jeunes diplômés en aéronautique à qui on a promis des emplois décents vont rejoindre le BES puisqu’eux n’ont pas droit au chômage.
Alors retenons que Johnny Boy qui a répété constamment que d’ici quelques années, on aura besoin de la main-d’oeuvre au delà de 700,000 emplois pour justifier l’immigration de masse a intérêt à mettre un arrêt à cette immigration jusqu’au temps où nos jeunes diplômés trouveront un emploi et cela dans tous les secteurs et des emplois décents.
Là c’est assez.

Puisque le modèle suédois semble à la mode chez les twits, examinons un peu ce que raconte l’OCDE concernant la législation de protection de l’emploi:

Indice de rigueur de la LPE (loi de protection de l’emploi)
Version 1: Canada 0,78 – Suède 2,24 – USA 0,21
Version 2: Canada 1,13 – Suède 2,62 – USA 0,65
http://stats.oecd.org/WBOS/Index.aspx?lang=fr

Indice de rigueur de la LPE (licenciements collectifs)
Canada 2,88 – Suède 4,50 – USA 2,88
http://stats.oecd.org/WBOS/Index.aspx?lang=fr

Vous pouvez avoir accès aux définitions, mais ce que veut dire en gros c’est que c’est passablement plus compliqué de procéder à des licenciements dans le paradis libertarien suédois. Un peu normal avec 91% des travailleurs syndiqués, non ? Mais n’est-ce pas là une entrave à la pleine liberté économique ? Quand même, il faut le faire: quand tu peux même plus congédier qui tu veux !

Et puis, pour les excités de la fonction publique (il semble que les libertariens ont une fixation – ça doit leur venir de Jeff Filion), j’aimerais vous dire que la Suède est le pays de l’OCDE (à l’exception du Danemark) où il y a le plus de fonctionnaires par tête de pipe. Voir les graphiques 1A et 1B de la page 2 du site suivant.
http://www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/NoteVeille96.pdf

Tous les pays aident leur industrie,si les gouvernements Québecois et Canadiens n`aident pas Bombardier,ils vont aller voir ailleurs et nous perdrons ces emplois payants de hautes technologies.

Je suis agréablement surpris de voir les gens critiquer sévèrement le ‘corporate welfare’.

C’est un des points souvent dénoncés les libertariens.

Si Bombardier est bien géré, qu’il se finance via les banques ou l’émission d’actions.

Gagnon,

« Je suis agréablement surpris de voir les gens critiquer sévèrement le ‘corporate welfare’. »

Apr`s les sociaux-démocrates suédois qui servent de modèle voici le NPD canadien: » Lewis, campaigning on the theme of « corporate welfare bums, » achieved his greatest political prominence in 1972 when he held the balance of power in the Liberal MINORITY GOVERNMENT of 1972-74. That Parliament enacted a new Elections Expenses Act, pension indexing, PETRO-CANADA and the FOREIGN INVESTMENT REVIEW AGENCY. »

Comme je disais Gagnon, vous devriez publiciser la chose pour qu’on rigole un brin.

@David M qui cherche le probleme????

Lorsqu’on fait 1 milliard de profit annuel, on peut se présenter à la Caisse pop du coin et demander un pret de 700 millions pour partir une nouvelle ligne de production. Les 40 à 50 millions qu’il va falloir rembourser ne représente que 5% des profits annuels.
Or non seulement la Grosse BS de Valcourt nous demande de lui financer son prêt pendant des années, mais elle nous a fait chanter pendant des années avec ca menaçant de s’établir en Arizona ou partout dans le monde où on se plierait à ses volontés

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Comme la cie a 60,000 employés, chaque employé produit donc une plus-value (comme dirait Marx) de 16,600$ par année. Si chaque employé était payé selon sa productivité, il aurait donc droit à une augmentation de 16,600$ par année

—Or non seulement la Grosse BS de Valcourt nous demande de lui financer son prêt pendant des années, mais elle nous a fait chanter pendant des années avec ca menaçant de s’établir en Arizona ou partout dans le monde où on se plierait à ses volontés—

Voilà l’offre et la demande!!! Vous avez finalement compris… peut-être est-ce un bon investissement pour le gouvernement que de mettre des dollars la-dedans.

En tk pour ma part, j’aime bcp mieux voir mon gouvernement INVESTIR dans une compagnie qui réussi et rentable que de le voir brûler de l’argent dans des éléphants blancs!!!

—Lorsqu’on fait 1 milliard de profit annuel, on peut se présenter à la Caisse pop du coin et demander un pret de 700 millions pour partir une nouvelle ligne de production—

Que se soit, la caisse pop, la BDC ou la caisse de dépôt, peu importe c’est de la finance voilà tout. Ce 700 millions rapporte de l’intérêt à tout les contribuables.

Voilà l’offre et la demande

lol tu veux rire?????
la BS joue les contribuables de l’Arizona et des USA vs les contribuables du Québec et du Canada
Ce n’est pas du capitalisme, c’est du chantage. C’est la version contemporaine du Parrain…