L’impasse

L’adoption du plan de sauvetage de l’administration Bush ne passe pas comme une lettre à la poste. Les législateurs sont de plus en plus sceptiques et l’opinion publique n’est pas sûre d’apprécier la facture de 700 milliards de dollars qu’on s’apprête à refiler aux contribuables. En fait, la solution à la crise est devenue aussi complexe que la crise elle-même.

Dans une entrevue au quotidien économique français Les Échos, l’économiste Nouriel Roubini, professeur à l’Université de New York, dégage des pistes de solutions potentielles. Mais son verdict sur l’administration Bush et son pessimisme sur la situation économique donnent des frissons dans le dos. Selon lui, nous faisons face à la pire récession en 40 ans. Elle sera dure et longue, si on ne trouve pas de solutions à la crise financière. Et elle sera dure et courte si on en trouve.

En voici un extrait pour entamer la discussion :

«… il faut d’abord regarder du côté de l’administration qui ne croyait pas à la supervision des marchés. Vous rendez-vous compte ! On accordait des crédits immobiliers à des gens sans leur demander leurs fiches de salaires, avec le moins de documents possibles, sans exiger d’acompte, en les attirant avec un taux d’intérêt très attrayant au départ. Cette administration croyait soit disant à l’auto-régulation. En fait, elle ne voulait surtout pas de réglementation. Elle croyait dans la discipline des marchés, on a vu que cela ne veut rien dire. Elle parlait de gestion des risques, mais les managers se sont appliqués à les ignorer… Il ne faut pas blâmer le régulateur. Le vrai responsable, c’est l’administration Bush qui a encouragé ce laisser-faire

Laisser un commentaire

Le père Buffet vient de sortir 5 milliards pour acheter des actions. S’il achète, c’est le temps de le faire aussi.

Fannie a touché les 2$ à matin! Un p’tit 3,600$ la semaine passée valait donc un beau 20,000$ à matin! Buy low, sell higher…

—-
Y vont démolir St-Luc! Au lieu de construire à Outremont sur un terrain vide, ils vont flamber 150 millions pour raser l’actuel hopital du centre-ville. Sont-ils fous ces Libéraux?
A Québec, ils vont faire pareil. Au lieu de contruire un nouvel hopital, ils vont mettre 646 millions sur l’Hotel-Dieu.
C’est le pire gouvernement qu’on a eu depuis celui de Jean-Jacques…

Les finances des USA sont foncièrement en mauvais état et l’augmentation du prix du pétrolene fait qu’empirer la situation.
En effet, la consommation mondiale de pétrole est de 85000 barils par jour. Les USA en consomment 25% soit 21000 barils. Ils en produisent 9000 dans le pays et ils doivent donc en importer 12000 barils par jour de l’étranger. Ceci leur coûte plus de 500 milliards $ cette année. Celà les conduit à un déficit commerciale de 900 milliards $, c’est à dire que les importations sont supérieures aux exportations de ce montant.
Pour fin de comparaison, au Canada en 2007, la balance commerciale était positive de 43 milliards.

Un homme d’affaire avisé et ambitieux demandera à l’état de ne plus intervenir et de déréglementer parce que sa nuit à ses affaires, et à la prospérité et que c’est un boulet à traîner quoi.

Mais une fois le plateau servi il courre se servir à deux main gobant tout avant que les autres arrivent et en redemande. Une fois le garde-manger financier vide, il se retourne pour voir s’il n’y aurait pas un autre armoire à vider.

Évidemment, une fois la bedaine pleine, il accusera le gouvernement précédant d’avoir mal administré les règlements et les finances publiques du garde-manger.

Présentement en Floride, et ce n’est pas les pays des plus pauvres, c’est un état du rêve américain, si vous n’êtes plus capable de payer votre hypothèque et que vous téléphonez à la banque pour avoir un rendez-vous pour expliquer ce fait, il vous diront « On à trop de rendez-vous, on est débordé. Paye ce que tu peux payer fais ton possible, et rappelle dans six mois. »

La banque n’est pas pressée d’avoir une autre maison sur les bras dans son portrait. C’est du camouflage et en ce sens je crois que présentement nous ne voyons que la pointe de l’iceberg.

L’administration Bush et plusieurs républicains (il doit y avoir plusieurs démocrates aussi) ont réussi avec le 11 sept à détourner l’attention de la population avec les guerres contre le terroriste et à convaincre la population distraite des bien faits de la déréglementation et de la non-intervention de l’état.

Personne n’a rien vu. Ils ont tous vu seulement la guerre et les terroristes.
.
.

Dans son texte M. Nouriel Roubini a fait un oubli important. Il n’a pas mentionné DG.

http://www.cnn.com/2008/POLITICS/09/23/paul.bailout/index.html?iref=mpstoryview

Many Americans today are asking themselves how the economy got to be in such a bad spot.

For years they thought the economy was booming, growth was up, job numbers and productivity were increasing. Yet now we find ourselves in what is shaping up to be one of the most severe economic downturns since the Great Depression.

Unfortunately, the government’s preferred solution to the crisis is the very thing that got us into this mess in the first place: government intervention.

Ever since the 1930s, the federal government has involved itself deeply in housing policy and developed numerous programs to encourage homebuilding and homeownership.

Government-sponsored enterprises Fannie Mae and Freddie Mac were able to obtain a monopoly position in the mortgage market, especially the mortgage-backed securities market, because of the advantages bestowed upon them by the federal government.

Laws passed by Congress such as the Community Reinvestment Act required banks to make loans to previously underserved segments of their communities, thus forcing banks to lend to people who normally would be rejected as bad credit risks.

These governmental measures, combined with the Federal Reserve’s loose monetary policy, led to an unsustainable housing boom. The key measure by which the Fed caused this boom was through the manipulation of interest rates, and the open market operations that accompany this lowering.

When interest rates are lowered to below what the market rate would normally be, as the Federal Reserve has done numerous times throughout this decade, it becomes much cheaper to borrow money. Longer-term and more capital-intensive projects, projects that would be unprofitable at a high interest rate, suddenly become profitable.

Because the boom comes about from an increase in the supply of money and not from demand from consumers, the result is malinvestment, a misallocation of resources into sectors in which there is insufficient demand.

In this case, this manifested itself in overbuilding in real estate. When builders realize they have overbuilt and have too many houses to sell, too many apartments to rent, or too much commercial real estate to lease, they seek to recoup as much of their money as possible, even if it means lowering prices drastically.

This lowering of prices brings the economy back into balance, equalizing supply and demand. This economic adjustment means, however that there are some winners — in this case, those who can again find affordable housing without the need for creative mortgage products, and some losers — builders and other sectors connected to real estate that suffer setbacks.

The government doesn’t like this, however, and undertakes measures to keep prices artificially inflated. This was why the Great Depression was as long and drawn out in this country as it was.

I am afraid that policymakers today have not learned the lesson that prices must adjust to economic reality. The bailout of Fannie and Freddie, the purchase of AIG, and the latest multi-hundred billion dollar Treasury scheme all have one thing in common: They seek to prevent the liquidation of bad debt and worthless assets at market prices, and instead try to prop up those markets and keep those assets trading at prices far in excess of what any buyer would be willing to pay.

Additionally, the government’s actions encourage moral hazard of the worst sort. Now that the precedent has been set, the likelihood of financial institutions to engage in riskier investment schemes is increased, because they now know that an investment position so overextended as to threaten the stability of the financial system will result in a government bailout and purchase of worthless, illiquid assets.

Using trillions of dollars of taxpayer money to purchase illusory short-term security, the government is actually ensuring even greater instability in the financial system in the long term.

The solution to the problem is to end government meddling in the market. Government intervention leads to distortions in the market, and government reacts to each distortion by enacting new laws and regulations, which create their own distortions, and so on ad infinitum.

It is time this process is put to an end. But the government cannot just sit back idly and let the bust occur. It must actively roll back stifling laws and regulations that allowed the boom to form in the first place.

The government must divorce itself of the albatross of Fannie and Freddie, balance and drastically decrease the size of the federal budget, and reduce onerous regulations on banks and credit unions that lead to structural rigidity in the financial sector.

Until the big-government apologists realize the error of their ways, and until vocal free-market advocates act in a manner which buttresses their rhetoric, I am afraid we are headed for a rough ride.