L’impossible budget

Loto-Québec devrait mettre en marché un nouveau jeu qu’il appellerait Loto-Budget. Il s’agirait de deviner, à quelques millions de dollars près, le déficit budgétaire du gouvernement québécois pour l’exercice en cours. Le gros lot pourrait être bonifié si on devine aussi l’écart budgétaire de 2014-2015.

Voici le nouveau jeu que devrait mettre en marché Loto-Québec. On pourrait l’appeler le Loto-Budget.

Il s’agirait de deviner, à quelques millions de dollars près, le déficit budgétaire du gouvernement québécois pour l’exercice en cours. Le gros lot pourrait être bonifié si vous devinez également l’écart budgétaire de 2014-2015.

Dans quelques semaines, le ministre Nicolas Marceau devrait faire le point et nous éclairer sur l’ampleur du désastre… ou nous réconforter sur l’état de nos finances publiques. Les éléments dont nous disposons pour le moment n’ont rien pour nous rendre optimistes.

Après quatre mois, le déficit atteint 2,3 milliards de dollars. En maintenant la même dynamique, nous obtiendrions un déficit de presque 7 milliards de dollars.

Ce serait une catastrophe considérant que le gouvernement avait promis d’équilibrer ses revenus et ses dépenses. Sa crédibilité serait à l’eau et la cote de crédit du Québec pourrait être révisée, ce qui pourrait avoir un impact sur le coût du financement de la dette du Québec.

Heureusement, l’écart ne sera pas si élevé. Les dépenses sont souvent plus élevées en début d’exercice et il est vraisemblable que le gouvernement donnera un tour de vis supplémentaire pour limiter la progression des dépenses. L’économie devrait aussi prendre du mieux au cours des prochains mois, ce qui aura des répercussions sur les revenus de l’État.

Malheureusement, nous savons aussi qu’il faut faire notre deuil de l’objectif du déficit zéro pour cette année. L’écart est trop grand pour être comblé, les dépenses sont trop élevées et les revenus, trop bas.

Nicolas Marceau croit qu’une inflation plus faible que prévue lui a joué des tours en ce qui concerne les recettes. Et si cette faible inflation s’expliquerait d’abord par l’anémie de notre économie… ?

De combien sera le déficit annuel ? De plus d’un milliard de dollars, probablement, et je serais surpris qu’il soit supérieur à trois milliards. Bien des choses peuvent arriver au cours des prochains mois, et votre estimation vaut sans doute la mienne.

Ce ne sera pas joli, mais l’année prochaine m’inquiète encore plus.

Le gouvernement a annoncé des dépenses supplémentaires d’environ 400 millions de dollars pour le développement économique. En vertu de la loi sur l’équilibre budgétaire, le gouvernement devra rembourser dès le prochain exercice entre 250 millions de dollars (20 % du déficit de cette année évalué à 1,25 milliard) et 600 millions de dollars (20 % d’un déficit de 3 milliards). Si le déficit est de moins de 1 milliard de dollars, ce montant devra être remboursé intégralement dès le prochain exercice.

À partir de l’an prochain, la compensation fédérale pour la perception de la TPS sera remboursée. Cela implique 1,467 milliard de dollars de moins au budget du Québec.

C’est sans compter l’augmentation normale des dépenses induites par les contrats de travail avec les employés de l’État et les augmentations de coûts. Les dividendes de Loto-Québec subissent une pression à la baisse et Hydro-Québec doit composer avec les exigences de l’État (acheter l’électricité des éoliennes), la faiblesse du prix de l’électricité sur les marchés d’exportation (gaz de schiste) et des consommateurs captifs qui n’acceptent pas des hausses de tarifs sans broncher.

Où et comment le gouvernement ira-t-il aller chercher les milliards qu’il lui manque pour atteindre avec un peu de retard l’équilibre budgétaire ? Voilà les questions qui s’imposent à la lecture du dernier rapport mensuel des opérations financières.

Le gouvernement a quelques options. Lors du dépôt du prochain budget, il pourrait par exemple demander aux députés d’amender la Loi sur l’équilibre budgétaire pour le soustraire à l’obligation de rembourser ou de commencer le remboursement du déficit de l’année précédente.

Il invoquerait les conséquences sur les programmes sociaux et le développement économique de restrictions trop sévères, et se faire du coup le grand apôtre du «modèle québécois» face à des adversaires trop préoccupés par la situation budgétaire.

Après avoir comblé la droite identitaire avec sa Charte, il ferait alors une campagne à gauche sur le terrain économique. Je connais des ministres qui seraient ravis.

Je connais aussi des agences de notation qui seraient très préoccupées par un gouvernement qui change ses propres règles du jeu à volonté.

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Il faut toujours regarder la cote de crédit des États et autres entités morales ou territoriales avec précaution. Les agences de notations prennent en compte une grande quantité de paramètres et n’abaissent usuellement pas les cotes de crédits sur des coups-de-tête, un peu comme dans un jeu de hasard.

La France vient tout juste de voir sa cote de crédit être abaissée par Standard & Poor’s de AA+ à AA, l’agence estime que le niveau de chômage élevé dans l’hexagone justifie de cette légère décote puisque cela fragilise sensiblement la capacité de remboursement de ce pays aux préteurs. À l’inverse l’Allemagne qui pourtant est de loin le pays le plus endetté d’Europe, conserve sa note AAA puisque le ratio crédit/solvabilité est encore aux alentours de 70-100, ce qui signifie que le risque est très faible.

L’Allemagne malgré la crise actuelle continue de conserver un taux de chômage bas : 5,3%, 7,6% pour les États-Unis et presque 11% pour la France. Pour les financiers et les préteurs, le fait que les gens soient au travail et disposent d’un revenu reste et demeure la meilleure chance de voir leurs créances honorées.

Il en est ainsi pour le Québec. Plus la création d’emplois sera soutenue et plus la province disposera de chances d’améliorer son sort sur l’ensemble des paramètres tout en accroissant simultanément ses marges de manœuvres. C’est pourquoi la seule lutte contre le déficit, n’est pas selon moi le premier cheval sur lequel le Québec se devrait de miser. Certains déficits sont très acceptables lorsqu’ils contribuent intelligemment à booster la production de richesses.

Une fiscalité adaptée pour les entreprises notamment, peut être un avantage appréciable, quitte à maintenir un déficit contrôlé pour autant que cela contribue à mettre du monde au travail ou mieux encore des personnes ou des organismes à pouvoir soutenir plus aisément les risques inhérents à toutes création d’entreprise.

Si nul ne saurait être contre la vertu, la vertu n’est pas automatiquement dans l’obsession du déficit zéro. Chaque point de pourcentage gagné de personnes qui cherchent et qui trouvent de l’emploi, un plus grand dynamisme économique, des gains appréciables en termes de productivité, plus de bénéfices pour les entreprises et un ensemble d’activités diversifiées m’apparaissent comme autant de paramètres qui nous rapprocheront invariablement de l’équilibre budgétaire.

— Il y a une petite différence entre être carrément pingre et austère avec ostentation ! En quelques sortes, tout est dans la vision, l’observation et l’interprétation des signes et non dans leur prohibition.

Pendant ce temps le déficit à Ottawa est de 18 milliards… pour un total de 160 milliards en 6 ans (presqu’autant que la dette totale du Gouvernement du Québec)

Ça veut dire deux choses:

1) Le Canada en entier a des problèmes.

2) Le Québec ne pourra pas compter sur beaucoup d’aide extérieure pour se sortir du trou. De fait l’aide actuelle pourrait bien diminuer.

jack

Tu as oublié 100 milliards dans la dette du Québec. Le Canada est un des rares pays au monde à avoir une cote AAA, contrairement à la France, le Québec, etc. Et les déficits de Harper sont du petit change dans la craque du sofa comparés aux déficit pharaonesques d’Obama.

Ce gouvernement et le précédent ont voulu régler les problèmes budgétaires du Québec en haussant le fardeau fiscal des Québécois. On a eu la taxe santé, les hausse de la TVQ, une hausse de l’impôt sur le revenus, hausse des tarif HQ et hausse d’une myriade de tarifs et de frais, du permis de conduire à l’azote pour enlever les taches brunes sur la peau…

J’espère que maintenant que tout le monde aura compris que cette approche ne fonctionne pas, qu’elle est contre productive. Plus le gouvernement cherchera à nous faire les poches, plus nous serons habiles pour nous défiler.

Pour magasiner en ligne à l’extérieur du Québec par exemple, et parlant de Loto-Québec ça vaut pour eux aussi! Plus de hausses ne feront que précipiter cette tendance!

Et il ne faut pas attendre de miracle, il n’y en aura pas. Nos infrastructures tombent en ruine, les services sont déjà rationnés, les déficits actuariels explosent et le vieillissement de la population entre dans une phase où la main-d’œuvre active diminuera. La cerise sur le sundae c’est un endettement des ménages historiquement élevé qui menace de nous péter en plein face à tout moment.

Bref nous vivons au dessus de nos moyens et nous sommes pauvres, bien plus pauvres qu’il n’y parait et tôt ou tard ça deviendra évident. Le pire est que cette évidence risque de nous frapper au pire moment, alors que les taux d’intérêt vont monter (reprise US oblige) et que nous auront une énorme population de vieux dépendants qui s’attendent à recevoir plein de services gratis.

Bonne chance, les rapports de force en place au Québec interdisent tout réforme majeure, seule la fatalité (l’huissier…) obligera les politiciens à bouger, c’est bien dommage mais en ce qui me concerne à parti de maintenant c’est du chacun pour soi!

Une décote du Québec me semble probable. Et la taxe-autonomie qui s’en vient? On parle d’au moins 4 milliards (!) à aller chercher dans nos poches.

Vos prédictions vous les prenez où ? Dans votre horoscope ? Vous nous annoncés des hausses du taux directeur depuis des mois. Si vous lisiez les décisions de la Banque du Canada de temps à autre. Mercredi, on pouvait lire dans le journal Les Affaires :« La Banque du Canada ne voit plus la nécessité de relever son taux directeur » et on pouvait lire ceci « David Madani, économiste pour Capital Economics, indique dans une note publiée après la décision de la Banque du Canada qu’il ne faudrait pas écarter une baisse du taux directeur. »

Les taux obligataires ont déjà bougé je vous signale. Le problème est qu’il sont encore si bas qu’il n’y a guère qu’une direction qu’ils peuvent suivre. Ça peut prendre 1 an, 3 ans, voire 5 ou 10 ans, le résultat sera le même.

« On est pas sortis de l’auberge! »

Vous nous prédisez une crise de l’immobilier depuis l’année 2008.

Alors il ne faut pas s’inquiéter des prévisions de de la petite droite qui prétend connaître l’économie pour faire du Québec bashing.

« Vous nous prédisez une crise de l’immobilier depuis l’année 2008. »

Et après? Depuis 2008 les ménages n’ont fait que s’endetter toujours plus, ça vous parait prometteur comme situation?

@ pbrasseur

« Les taux obligataires ont bougé » ! Il existe une bourse pour le marché des obligations comme il existe une bourse pour le marché des actions. Donc, il est tout à fait normal que les obligations (vendues avant échéance) fluctuent.

Le lien entre le taux d’intérêt et le rendement obligataire s’explique comme ceci :
« Toutefois, aucun d’eux n’exerce autant d’influence que le niveau des taux d’intérêt en vigueur dans l’économie. Lorsque les taux d’intérêt montent, les cours des obligations chutent sur le marché. Le rendement des obligations plus anciennes monte et s’aligne sur celui des nouvelles émissions dont le taux d’intérêt nominal est plus élevé.

Inversement, lorsque les taux d’intérêt baissent, les cours obligataires augmentent, et le rendement des anciennes obligations baisse pour s’aligner sur celui des nouvelles émissions dont le taux d’intérêt nominal est plus faible. » (Desjardins)

Donc, lorsque vous avez vu monter (« bouger ») le taux de rendement des obligations, c’est que le taux directeur avait baissé.

Le Québec a plusieurs problèmes structurels pour réussir l’équilibre budgétaire. 1) Nous n’avons pas de riche (23% de la population canadienne et 15% des citoyens canadiens qui gagnent plus de 100,000$. 2) En lien avec le point précédent, 40% des contribuables qui ne paient viruellement aucun impôt, voilà une frange de la population qui pourraient devenir des revendicateurs de plus de services de l’État sans égard à l’état des finances publiques. 3) Deux écoles de pensées : si on coupe on crée un ralentissement et son on impose on retire de l’argent de l’économie et on crée un ralentissement (la situation actuelle du Québec). La solution de nos politiciens, l’endettement, on va pelleter les problèmes en avant.

Une fois cette situation dite, on fait quoi? 1) On fait des choix. L’état devra se définir des missions essentielles et se désengager des autres. Qu’est-ce que cela signifie? La maison de Gilles Vigneault, bien il devra la réparer lui-même et pas demander à la société de payer. 2) On va me dire que c’est juste 750,000$ pour cette même maison. Et là est tout le problème. C’est l’addition de toutes ces petites dépenses qui nous amène dans le trou. 3) On coupe radicalement les subventions aux entreprises. Sur ce dernier point, c’est exactement le chemin inverse de ce gouvernement.

« On fait des choix. L’état devra se définir des missions essentielles et se désengager des autres »

Vous avez raison mais en ce moment aucun parti ne parle de ça. C’est normal les rapports de force en usage au Québec l’interdisent, un parti qui irait là se ferait fusiller sur place dans les médias. Comme disait Frédéric Bastiat dans sont merveilleux texte « L’état » (que je vous encourage à lire sur Internet), où il présisait la faillite de l’état providence avant même qu’il existe, dans un état providence tout le monde dépend de tout le monde.

Vous avez tellement raison. Revoyez l’entrevue de Daniel Thibeault avec Christian Dubé (CAQ) au Coulisse du Pouvoir. Le dernier segment de l’entretien portait sur les pertes possibles d’emploi dans la fonction publique suite aux mesures de la CAQ. L’hypothèse de trop nombreux journaliste est qu’un fonctionnaire est par définition un emploi productit. Aucun journaliste pour défendre le contribuable qui se fait plumer, ce qui explique le silence de nos médias sur la relative bonne santé financière à Ottawa.

Les prophètes de malheur professionnels du Québec s’activent à la moindre occasion qui le permet. Ils nous mentent en s’abreuvant à des instituts économiques et des idées fédérales qui leur vident les poches.

Ils nous prédisent une crise de l’immobilier depuis six ans et qui n’arrive pas parce que le secteur de l’immobilier se porte bien.

Ils nous disent que le Québec va tout droit en faillite à cause de l’endettement qui augmente et qui devient de plus en plus critique. La vérité est qu’ils mentent ou sont heureux de nous transmettre des propos erronés qu‘ils ont appris par cœur.

S’il arrive que le Québec essuie une petite malchance, ils ont un orgasme intellectuel et sont très heureux de nous apprendre la nouvelle en l’exagérant nous prédisant la catastrophe.

La réalité est tout autre :

Depuis environ 20 ans :

La situation budgétaire s’est grandement améliorée.

L’endettement a pris du mieux.

La pauvreté a diminué.

L’économie est plus diversifiée.

La dette par rapport au PIB est passée en 1994 DE 99% À 53% en mars 2012.
Une DIMINUTION de presque 50%. C’est loin d’être une catastrophe.
Autrement dit le service de la dette et passée DE 7,7% EN 1994 À 4,5% EN 1012.

Ils nous mentent effrontément et peut être ne savent t’ils même pas ce qu’ils disent comme des perroquets.

Le déficit budgétaire par rapport au PIB :

10% – le Japon.

7,6% – la fameuse Irlande tant donnée en exemple par les libetariens.

7% – les USA que les libertariens et les dretteux ont abandonné comme exemple parce qu’ils ont subi un échec de leur dogme en 2008.

6,3% – le royaume de la couronne d’Élisabeth.

Finalement le Québec :
2% du PIB. 2%!
Le moins ou un des moins élevé de l’Occident. Il y a de quoi à avoir honte d’un si petit chiffre. Ça doit être ça le petit pain du Québec.

Les pourfendeurs professionnels du Québec nous comparent à la Grèce qui à un déficit budgétaire de plus de 10% soit 5 FOIS PLUS élevé que le Québec.

Elle est préoccupante la situation du Québec, mais moins que les USA et la plupart des pays de l’occident et de la planète.

Il y a de quoi à rendre très malheureux les pourfendeurs-détracteurs libertariens-fédéralistes du Québec.

Merci M. Youlle pour vos propos sobres, nuancés et civilisés. Juste pour donner une perspective concrète à toutes ces statistiques sur la dette. Pour l’exercice 2013-2014, le service de la dette du gouvernement du Québec est de 8,6 milliards de dollars, soit le troisième poste budgétaire après la santé et l’éducation. Comme vous avez beaucoup d’imagination, je vous laisse penser à ce que nous pourrions faire de tout cet argent qui est actuellement brûlé en pure perte (à titre d’exemple la taxe, pardon, l’assurance-autonomie sera de 4,4 milliards de dollars).

Il y a sûrement des pessimistes, dont je suis, mais je ne peux pas croire que les taux d’intérêt resteront éternellement bas, à leur bas historique, en fait. Mais peut-être avez-vous raison, les taux d’intérêt ne remonteront plus jamais. Alors imaginer ce que nous paierons collectivement quand les taux augmenteront de un ou deux points… À ce moment, on se consolera avec les statistiques du Japon, de l’Irlande, etc., j’imagine.

« …ce que nous pourrions faire de tout cet argent qui est actuellement brûlé en pure perte (à titre d’exemple la taxe, pardon, l’assurance-autonomie sera de 4,4 milliards de dollars). »

De l’argent brûlé!!??
Wow! Vous avez l’intention d’en prendre soins de vos aînés vous.

4,4 milliards! Un calcul de politicien su’l coin de la table. C’est ce que je disais, les tea party du Québec cherchent à tromper les gens par tous les moyens pour sauver leur dogme.

Premièrement, ce n’est pas 4,4, mais 3,4 parce que le gouvernement paye déjà depuis belle lurette 1 milliard.
Deuxièmement, cet argent là le gouvernement la dépense déjà pour les soins en institution ou le fera pour une augmentation de la clientèle.
Il en coûte généralement moins cher de soigner les gens à domicile que dans les institutions, mais votre solution serait d’abandonner les vieux puisque vous voulez dépenser cet argent ailleurs.
++++++++

« Mais peut-être avez-vous raison, les taux d’intérêt ne remonteront plus jamais. »

Une autre tromperie malhonnête!
Jamais je n’ai déclaré ou écris de ma vie que les taux ne monteront plus jamais.

Si les taux augmentent tous les pays seront dans le même bateau. Ou les états montent les impôts ou les services sont coupés.

J’ai connu et payé des taux de 21 7/8% je suis encore là et le gouvernement aussi.

Donc les autres provinces ne vont pas s’occuper de leur vieux? Vu que la taxe-autonomie sera une nouvelle exclusivité québécoise?

La taxe-infrastructures, quand le gouvernement l’inventera, vous serez content de la payer? Tsé c’est important les infrastructures!

La taxe-cinéma: ben oui c’est important le cinéma québécois(ha ha!) Guy A. a le droit de tourner un navet chaque année s’il se fait du plaisir et de l’argent avec ses amis!

La taxe contre la pauvreté, il nous faudrait ça aussi! Qui aime la pauvreté? Etc.

Le gouvernement paye déjà pour les personnes âgés. Les services à domiciles coûte moins cher qu’en institution.

Pour les tea party du Québec et la petite droite il faut expliquer non pas deux fois, non pas trois fois, mais 4 fois et c’est à recommencer le lendemain.

Il faut être vigilant avec les chiffres qui sont fournis pour le service de la dette. Ainsi, pour l’année 2011-12 (chiffres les plus récents publiés au plan budgétaire 2013-14) le service de la dette était de 7 348 milliards, cependant, à ce montant est imputé les intérêts au régime de retraite, qui ne donne pas lieu à des sorties de fonds, n’étant qu’une simple écriture comptable. En fait, c’est seulement la dette directe qu’il faut considérée (4 595 milliards, montant stable depuis plusieurs années) lorsqu’il s’agit d’évaluer le poids du service de la dette.