L’incroyable BlackBerry

On croyait que le iPhone allait anéantir Research In Motion (RIM), le fabricant du produit canadien le plus célèbre au monde, le Blackberry. RIM est plus solide et plus rentable que jamais et ne cède pas un pouce à la toute puissante machine d’Apple.

Les résultats dévoilés hier sont impressionnants. Les ventes de l’entreprise ont presque doublé du quatrième trimestre de 2007 à celui de 2008, passant de 1,88 milliard de dollars à 3,46 milliards de dollars.

On croyait aussi que le Blackberry n’était bon que pour les entreprises grâce à sa technologie de transfert de courriels. Faux : 70 % des 3,9 nouveaux abonnés de BlackBerry proviennent du marché des consommateurs. L’entreprise compte aujourd’hui plus de 25 millions d’abonnés. Pas mal du tout, surtout au beau milieu d’une sévère crise économique.

RIM vient aussi d’acheter un autre des joyaux technologiques canadiens, Certicom qu’elle a arraché aux convoitises d’une société américaine.

Certicom et RIM font partie de ce qu’il est convenu d’appeler la «Silicon Valley du Nord», organisée autour de l’Université de Waterloo. Réputée pour ses facultés d’informatique, de mathématique et d’ingénierie, l’université favorise à plein régime les stages de ces étudiants de second cycle dans les entreprises de la région. Il y en a plus de 10 000 chaque année qui vont parfaire leurs études en entreprise.

Contrairement à la tradition universitaire, les professeurs de Waterloo conservent la propriété intellectuelle de leurs inventions et on les encourage à créer leur propre entreprise.

Symbole de la symbiose entreprises technologiques et université, le chancelier de Waterloo n’est nul autre que le PDG et cofondateur de RIM, Mike Lazaridis, et Bill Gates a déjà dit qu’il n’y avait plus d’étudiants de l’université de Waterloo chez Microsoft que de tout autre université.

Voilà un beau modèle pour nos institutions de haut savoir.

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Si je ne me trompe, la faculté de génie de l’Université de Sherbrooke fontionne de la même manière… avec moins de « success story ».

Blackberry est le seul concurrent de taille face au iPhone.
Tous les autres sont des clones plus ou moins bien réussis…

Le succès de Blackberry est le pitonage avec un mélange de la philosophie d’Apple.

Je comprends difficilement l’engouement du pitonage qui prends un éternité comparé au téléphone. Les jeunes se pitonnent des messages à grands frais plutôt que de s’appeler.

Mais il faut dire qu’au téléphone l’interlocuteur de l’entreprise met sa boîte vocale en marche quand il prend un break, quand il va pisser, quant il parle avec son voisin, quand il va sur internet, quand il est fatigué, quand il est en maudit, etc. Finalement il n’est jamais disponible.

Cette pratique doit être très populaire chez GM et Chrysler.

Dans mon cas quand cette situation se produit trop souvent je change de fournisseur, mais le problème reste avec les clients.

C’est un coup de marketing.

@ Yvon Fleurent

Pour continuer votre réflexion, on peut se demander quand il y aura des parties de hockey jouées au centre Bell, alors qu’on fournira des écouteurs à chaque spectateur en lui demandant de visionner la partie sur son cellulaire, vu qu’on aura aboli les hauts-parleurs et les écrans géants.

Imaginez le silence…

@ Raymond Campagna

Sa ne ressemblait pas à cela cet été au spectacle de Céline de Sir Paul?

Et que dire de ceux qui regardent des films piratés à la petite vidéo caméra plutôt que d’aller au cinéma?

Finalement pour le hockey au centre Bell, j’ai de la misère à m’imaginer la réaction des joueurs dans ce silence.

J’imagine que ce sera la grosse déprime pour les joueurs.

Think Big st..

Malgré tout ce que je dis, je lève mon chapeau aux gens du Blackberry.

« Le président des USA, Barack Obama, possède un BlackBerry. Après son élection, les services de sécurité lui ont demandé de l’abandonner. Après négociations, deux jours après son investiture, un compromis a été trouvé. Il pourra continuer à utiliser un smartphone dans un cadre très restreint mais qui ne sera pas de marque Blackberry mais un General Dynamics sous Windows CE. » (Wiki)

Voilà ce que font les USA des produits canadiens.

De plus les Européens se méfient que les USA puissent écouter sur le Blackberry à partir du serveur américain de Blackberry, ce qui les poussent à s’en éloigner.

D’autres clients que les USA et sa presse.

L’INCROYABLE Blackberry….vous voulez sans doute dire le FORMIDABLE …j’en plein le cul d’entendre ce qualificatif fourre-tout INCROYABLE à toutes les sauces comme si la langue française n’offrait pas de qualificatifs mieux adaptés.

On commence à être vieux lorsqu’on critique systématiquement les nouvelles technologies et les choix des autres. On s’en viens vraiment vieux lorsqu’on est cynique et désagréable. On devient un vieux cr*ss lorsqu’on invente le futur selon une conception erronée de la réalité pour la projeter dans se fantasme qui n’a pour but que de se susciter le dégoût et la haine de « l’autre », le « nouveau » et surtout le « changeant ».

Je suis enthousiaste de voir le monde se développer et les technologies s’adapter aux besoins des consommateurs. C’est de cette façon que ces technologies sont plus pratique, efficace et à faible coût : la compétition et l’adaptation. Ceux qui inventent des scénario catastrophistes ne sont que des fleurs en train de fanner et mourir.

Au fait vieillir n’a pas d’âge, une personne âgée peut rester très jeune (comme le père de mon boss, un homme adorable de 68 ans qui est joyeux et vivant comme un ptit jeune comme moi), c’est d’abord et avant tout un état d’esprit où on souhaite voir notre environnement se geler comme il est, par peur du changement.