L’industrie de la paperasse

Les entreprises canadiennes dépenseraient 30 milliards de dollars par année pour se conformer aux différentes réglementations gouvernementales. On parle de 7 milliards de dollars au Québec, des milliards qui font partie du coût des produits et services que nous achetons.

Selon la  Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui regroupe 107 000 PME à travers le pays, 70 % des propriétaires sont stressés par les tracasseries imposées par les différentes administrations et 25 % d’entre eux ne seraient pas en affaires s’ils avaient su dans quoi ils s’embarquaient.

LA FCEI estime que la conformité aux lois et règlement coûte 1117 dollars par employés pour les entreprises de plus de 100 employés et 5825 dollars par employés pour celle de quatre employés et moins. C’est un lourd fardeau et un casse-tête énorme pour les petites entreprises. Le petit entrepreneur essayera de se dépatouiller avec toutes ces tracasseries après ses longues heures de travail.

La paperasse est la soeur siamoise de la bureaucratie. Leur relation est symbiotique. L’abondance de lois et de règlements exigent une abondance de fonctionnaires responsables de leur application.

Je suis le premier à admettre qu’il faut des lois et des règlements. Il y en a qui touchent la santé, la santé-sécurité, l’environnement, la main-d’oeuvre, la protection des consommateurs, l’impôt, etc. Il faut des règles du jeu, mais j’ai l’impression que la simplicité et la clarté ne font pas partie de l’ADN des législateurs. La seule loi de l’impôt au Québec compte 1227 articles.

La Colombie-Britannique a éliminé 150 000 exigences réglementaires depuis 10 ans, ce qui représente 40 % du total. Je comprends donc que 375 000 règles différentes pouvaient s’appliquer d’une manière ou d’une autre aux entreprises de cette province. En Nouvelle-Écosse, on a réduit de 91 000 heures le temps nécessaire aux entrepreneurs de cette province pour répondre au fardeau réglementaire.

Cela montre l’ampleur du fardeau et la perte de temps, d’énergie et d’argent qu’il nécessite. Vive la simplicité !

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Bravo à la Nouvelle-Écosse! Avec 91000 heures de moins en paperasserie, c’est-à-dire 6 minutes par personne, les gens vont enfin pouvoir se brosser les dents ailleurs qu’au travail! En tout cas au moins 1 fois par an!

Voilà un bon point de départ afin de dégraisser l’appareil d’état! De tous les systèmes et de toutes les procédures et exceptions associées, il faut identifier les élements essentiels, éliminer ce qui ne sert à rien et arrêter d’alimenter une machine qui ne fait que saper l’entrepreneurship tout en siphonnant le temps et l’argent des membres de la communauté.
On est de plus en plus occupés à faire de moins en moins de gestes vraiment significatifs.

Robert B.

« La seule loi de l’impôt au Québec compte 1227 articles ».
Je suis curieux de savoir combien dépensent les diverses entreprises pour trouver une zone grise (et ainsi contourner la loi!) entre l’un ou l’autre de ces 1227 articles.

Il aurait fallu nous donner quelques exemples de ces tracasseries administratives. Je n’arrive pas en imaginer.

Je suis bien du même avis que la paperasse doit être simplifié.

Mais là, LA FCEI elle à bien pesé fort sur son crayon.

C’est le prix d’un teneur de livre à plein temps qui a même beaucoup trop de temps pour faire tout le secrétariat de l’entreprise.

Quiconque a déjà été ou est en affaires au Québec sait de quoi il retourne.

Un vrai foutoir!!! Une vache perdrait son veau.

Pas surprenant que nous soyons l’endroit le plus « administré » (i.e.: ayant le plus de fonctionnaires syndiqués au pouce carré!) en Amérique. Mais si au moins, on en avait pour notre argent; mais NON!

Il suffit de lire quelques pages de n’importe quel journal québécois pour s’aperçevoir que notre argent (l’argent des sociétés est également celui des actionnaires) est utilisé à des fins purement électoralistes et égoïstes et que nos besoins réels ne comptent pas pour grand chose dans l’utilisation que les gouvernements et leurs fonctionnaires font de elui-ci.

Non seulement faut-il réduire la paperasse pour nos sociétés mais il faut urgemment réduire la taille de l’État obèse improductif et opressif.

Nommer quelques tracasseries administratives qui sont réellement inutiles, ça serait pertinent pour étayer ce point de vue.

Mais effectivement, les entrepreneurs en perdent leur latin. Il y a tant de choses à savoir pour se lancer en affaires et persévérer!