L’insoutenable précarité des finances publiques québécoises

Les chiffres d’une étude de la Chaire de recherche en fiscalité de l’UdeS font peur. Le pire, c’est qu’ils sont obtenus en travaillant avec des hypothèses qui pourraient paraître fort optimistes par d’autres spécialistes.

Photo: Jacques Boissinot/Presse canadienne
Photo: Jacques Boissinot/Presse canadienne

Une étude de la Chaire de recherche en fiscalité de l’Université de Sherbrooke montre la précarité des finances publiques québécoises et les immenses défis auxquels nous serons confrontés au cours des prochaines décennies.

Je vous invite à suivre les hypothèses de certains des économistes les plus réputés du Québec, comme Luc Godbout et Pierre Fortin, et les résultats qu’ils obtiennent en les intégrant dans un modèle qui doit ressembler à celui utilisé au ministère des Finances et de l’Économie du Québec.

Nos experts partent du scénario démographique de base de l’Institut de la statistique du Québec, qui prévoit que la population des 65 ans et plus augmentera de près de 1,2 million de personnes entre 2013 et 2050, alors que la cohorte des 15 à 64 ans diminuera de 239 000 personnes.

Ils tiennent pour acquis que l’augmentation annuelle moyenne de 1 % de la productivité des 30 dernières années passera à 1,25 % par an de 2015 à 2025 et se stabilisera par la suite.

Ils présument enfin que le pourcentage des Québécois qui occupent un emploi augmentera, grâce à une hausse de l’activité des travailleurs âgés de plus de 55 ans.

Malgré ces hypothèses généreuses, la croissance économique annuelle du Québec après inflation passerait d’une moyenne de 2 % entre 1981 et 2011 à 1,4 % entre 2015 et 2030. En retour, cette croissance économique devrait générer une hausse annuelle moyenne de 3,5 % des recettes de l’État pendant la même période.

Regardons maintenant du côté des dépenses publiques. Entre 2015 et 2030, nos experts prédisent qu’elles atteindront une hausse moyenne de 4,3 %. C’est l’impasse et ce pourrait être pire.

Les chercheurs parient que l’augmentation annuelle des dépenses de santé sera limitée à 5,4 % entre 2015 et 2030, moins que les 5,7 % encourus entre 1999 et 2012. Ils ont minimisé les répercussions du vieillissement de la population en reportant l’essentiel des coûts générés par les personnes âgées à leur dernière année de vie.

Un autre scénario, élaboré par des professeurs de l’Université Laval,  prévoit que les dépenses publiques en santé augmenteront de 31,3 milliards à 61,1 milliards de 2013 à 2030, passant de 8,4 % à 13,5 % du PIB et de 42,9 % à 68,9 % des revenus totaux du gouvernement du Québec. Les deux équipes d’économistes n’ont pas fait les mêmes calculs !

Revenons à l’étude de la Chaire de fiscalité et de finances publiques de l’Université de Sherbrooke.

Les chercheurs estiment aussi que les dépenses en éducation, des services de garde et du soutien aux familles tiennent compte des changements démographiques, et que les autres dépenses de l’État continueront de croître en deçà de la croissance de l’économie.

Ils supposent que les gouvernements qui se succèderont réussiront à respecter l’objectif de la Loi sur la réduction de la dette et instituant le fonds des générations, adoptée en 2006, et qui stipule que la taille de la dette sera ramenée à 45 % du PIB pour l’année financière 2025-2026. Le niveau actuel est de 55 %.

Ils présument ensuite que l’augmentation des taux d’intérêt sera de moins de 1 point de pourcentage entre 2015 et 2025 et restera stable par la suite. Ils font également le vœu que l’écart entre les obligations québécoises et canadiennes ne dépasse pas un demi-point de pourcentage pendant toute cette période. Malgré ces bonnes pensées, le service de la dette devrait doubler entre 2015 et 2030, passant de 8,8 milliards par année à 16,2 milliards de dollars.

Ils figent ensuite le taux d’inflation à 2 % en moyenne par année et font l’hypothèse que les paiements de transferts fédéraux resteront stables en proportion du PIB.

Voilà donc les hypothèses, certaines hardies selon moi, à la base de cette forte intéressante et essentielle étude.

Le résultat final est à faire dresser les cheveux.

Le déficit du Québec serait malgré tout de 3,7 milliards de dollars en 2020 (-0,8 % du PIB), de 8,3 milliards en 2025 (-1,5 % du PIB) et de 17,1 milliards en 2030 (-2,7 % du PIB). Le solde budgétaire atteindrait -5,1 % du PIB en 2050.

Voilà des chiffres qui font peur. Le pire, c’est qu’ils sont obtenus en travaillant avec des hypothèses jugées réalistes par l’équipe d’économistes, mais qui pourraient paraître fort optimistes par d’autres spécialistes.

Mais il y a pire encore.

Dans leur modèle, les auteurs n’ont pas ajouté au fur et à mesure les déficits courants à la dette totale du Québec. S’ils l’avaient fait, la dette du Québec en 2050 atteindrait 178 % du PIB!!!

Pourquoi ont-ils décidé de ne pas en tenir compte?

Parce qu’ils font le pari que les gouvernements ne pourront pas accumuler année après année de tels déficits et que les marchés financiers auront tiré bien avant sur la sonnette d’alarme. Ils ont plutôt voulu démontrer que leur scénario n’est pas une fatalité et que des décisions peuvent être prises pour atteindre et maintenir l’équilibre budgétaire.

Ainsi, si le Québec maintenait un solde migratoire de plus de 45 000 personnes par année, si le taux d’emploi atteignait celui des meilleurs pays de l’OCDE, si les gains de productivité étaient plus élevés que prévu, si les dépenses en santé étaient encore mieux contrôlées que dans leur scénario de base et si la dette fondait à 25 % du PIB en 2050, alors là, les déficits seraient plus petits et il y aurait même un léger surplus budgétaire en 2050…

Retenons que dans ce scénario très optimiste, il y encore des déficits.

Les auteurs parlent de la soutenabilité budgétaire des finances publiques du gouvernement du Québec. Ce concept part du principe qu’il faille maintenir le niveau de service existant et ne pas alourdir le fardeau fiscal des Québécois.

À l’opposé, le scénario des professeurs de l’Université Laval estime qu’il faudra augmenter de 60 % tous les impôts et toutes les taxes du gouvernement du Québec pour maintenir constante la part des dépenses en santé.

Couper ou taxer : nous voilà à l’heure des choix.

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Et l’Ontario, elle? L’Ontario qui a 10 milliards de déficit cette année?

Typiquement péquisto-séparatiste: trouver un endroit pire que le nôtre, même si c’est temporaire et abusif et s’y comparer histoire de faire ressortir nos « forces »…

Mi-na-ble!

Vaut mieux se complaire dans nos forces que dans nos faiblesses, principalement quand on n’est pas placé pour les faire changer.

Se comparer à pire ferait progresser?

Nous sommes parfaitement bien placés pour promouvoir nos « forces » et pour travailler sur nos innombrables faiblesses. les autres provinces qui vivent dans le même Canada que nous y parviennent.

Pourquoi pas nous

On vit toujours dans le même pays! Pis on s’est toujours comparé avec l’Ontario.
Au début Ottawa payait la moitié de la facture de la santé. Il ne paie plus que 15%. Résultat: les provinces, au prise avec le vieillissement de la population, sont poignées pour payer.

En passant, le taux de chomage au Québec est maintenant inférieur à celui de l’Ontario. Merci Pauline

Aujourd’hui: Moyenne canadienne: 7.2% Québec? 7.8%. Merci Pauline en effet.

Durée moyenne du chômage: Moyenne canadienne: 22.2 semaines. Ontario? 21.6 semaines. Québec? 28.5 semaines. La PIRE moyenne au pays. Merci Pauline.

Évolution de la durée moyenne du chômage: Moyenne canadienne: + 13.8% Ontario? – 4.4% Québec? +51.6% encore la PIRE moyenne. Merci Pauline.

Jean Chrétien a déjà dit que le Québec finirait par devenir un gros Nouveau-Brunswick. Quelques années plus tard, on dit que si le Québec était devenu un gros Nouveau-Brunswick, on se porterait mieux…

Le bateau coule, mais les péquistes affichent un sourire niais…

Merci Pauline. C’est incroyable ! Le Québec est paralysé depuis que cette bande d’apprentis a pris le pouvoir. Il y a eu plus de moratoires que de projets. Comme si tout le monde pouvait être salarié de l’état. Merci Pauline pour la seule chose qui s’accroît au Québec: la pauvreté.

On connait bien ta haine viscérale du Parti Québécois. Ça semble te faire oublier que le PLQ a été neuf longues, très longues années au pouvoir et que la dette publique a progressé de façon exponentielle sous leur gouverne.
Le PQ est au pouvoir depuis à peine un an et est minoritaire. Laissons lui au moins la chance de faire ses preuves.
Comme fier partisan du RLQ, vous devriez vous garder une petite gêne.

Allez revoir le programme péquiste dont il a fait la promotion pour se faire élire…

Beaucoup…beaucoup de promesses violées et de reculs honteux.

Je suis surtout pour la réduction du rôle de l’État dans nos vies, or, depuis les années ’60, on voit un net envahissement des différents gouvernements dans notre quotidien au point où on ne peut plus rien faire au Québec sans avoir un permis et/ou une autorisation quelconque. On va même bientôt nous dicter comment on devra se vêtir…

Chr.. Yrudeau a sorti l’État de nos chambres à coucher et ce n’est certainement pas pour voir le P.Q. revenir dans nos garde-robes.

Moins d’État = PLUS de LIBERTÉ!

Ils vont taxer, évidemment. Avec ou sans coupures ponctuelles en panique qui n’auront pas d’effet structurel.

L’Ontario est géré par des péquistes présentement, mais contrairement à nous ils ont une marge de manoeuvre fiscale et l’option d’élire un Mike Harris de temps en temps pour faire le ménage. On aime les taxeux corrompus du PQ/PLQ ici.

Oui, mes taxes augmentent chaque année. Dernières en liste: annulation de la baisse de TPS pour les Québécois, taxe-santé, 4 sous de plus par litre d’essence. Taxe en préparation: taxe-autonomie.

En abolissant toutes taxes ou impôts, vous seriez incapable de vous payer tous les services de l’État, même avec deux ou trois salaires. Moins d’État, c’est la liberté prétend l’autre, je dirais plutôt que c’est être esclave de son travail. À moins, bien entendu, de faire partie du 1 %.

Presque TOUS les « services » présentement fournis par l’État québécois qui est en situation de complet monopole peuvent être fournis par l’entreprise privée À MOINDRE COÛT! TOUS!

D’ailleurs, l’État québécois (l’un des endroits les plus corrompus et les plus magouilleurs en Amérique) est tellement bien géré par nos fonfons grassement payés et sous-utilisés et nos politiciens affairistes et combinards qu’il est aujourd’hui totalement et entièrement DÉPENDANT du reste du Canada pour ses dits « services »:

http://blogues.journaldemontreal.com/michelhebert/politique/par-bonheur-harper-ne-lit-pas/

Extrait:

« Il ne faudrait pas que Stephen Harper se mette à lire et qu’il tombe sur l’édition 2013 des Comptes économiques des revenus et dépenses du QUÉBEC. Ce document dresse le portrait précis des finances publiques du Québec en 2012.

Alors voici ce qu’on apprend, à la page 46 : le gouvernement fédéral obtient dans la Belle Province des recettes totalisant 44,5 milliards. Cela inclut l’impôt des particuliers, des entreprises, les taxes, les cotisations à l’assurance chômage, etc. Un total donc de 44,5 milliards.

Mais Ottawa dépense au Québec pas moins de 60,8 milliards. Dépenses courantes en biens et services, des versements aux particuliers, des subventions aux entreprises, etc. L’Institut de la Statistique ajoute 6,1 milliards constituant les intérêts sur la part du Québec de la dette fédérale. Or, si on s’en tient aux services, ou aux dépenses directes au Québec eet/ou aux citoyens québécois, Ottawa dépense 54,7 milliards dans la Belle Province. Le déficit est donc d’au moins 10,2 milliards. Si on ajoute les intérêts sur la part du Québec de la dette : le déficit fédéral au Québec est de 16,2 milliards. »

Fin de l’extrait.

Question à Marc Sauvageau, J.-F. Lisée et Pauline Marois: de quelle façon comptez-vous combler le trou de $16.2 Milliards PAR ANNÉE dans l’éventualité d’une séparation du Québec (compte tenu de l’incertitude de la « piasse à Lévesque », le trou en question sera beaucoup…beaucoup plus profond)?

J’attends vos réponses avec impatience…

@ Francois 1

Comme d’habitude, vous affirmez des « vérités » sans preuve, sans données crédibles. Quant à l’extrait cité, c’est un autre de vos travers, faire dévier les échanges de vues sur un autre sujet, à défaut d’arguments solides.

C’est drôle, mais moi à long terme, je suis optimiste. Pourquoi? Parce qu’il est impossible de prédire sur d’aussi longue période l’évolution réelle des finances publiques. Les derniers mandats de Bill Clinton avaient produit des budgets exédentaires et sur cette base, on prévoyait alors que les États-Unis pourrait effacer leur dette d’ici 2015 ou quelque chose comme ça. Voyons où ils sont aujourd’hui

Si je suis optimiste à long terme, je suis pessimiste à court terme. Je ne vois pas dans notre classe politique actuelle des gens courageux pour faire les virages qui s’impose. On peut se désoler du PQ, c’est peine perdue. Mais voyez récemment les libéraux avec les mises à pied chez Sear, encore les réflexes interventionnistes, « il faut le gouvernement fasse quelque chose ». C’est là notre problème, on a peris l’État de s’occuper de tout alors l’essentiel est passé à la trappe!

— Veuillez prendre en note que l’étude sur : « La soutenabilité budgétaire des finances publiques du gouvernement du Québec » peut être téléchargée par le lien suivant :

http://www.usherbrooke.ca/chaire-fiscalite/fileadmin/sites/chaire-fiscalite/documents/Cahiers-de-recherche/la_soutenabilite_budgetaire_du_Quebec_22janvier2014.pdf

Le lien que vous reproduisez est en partie corrompu.

Ce que présente l’étude des économistes de l’UdeS n’est pas sans rappeler par certains aspects de l’étude commandée en 2008 par le Gouvernement français ; ce qui a conduit au rapport de la commission Stiglitz-Sen-Fitoussi sur : « La mesure des performances économiques et du progrès social ».

Ce rapport établissait qu’en France depuis 1960, on constate une baisse structurelle du taux de croissance (PIB) lorsque la croissance du PIB depuis 2001 n’a jamais dépassée 2,5%. Ce type de modélisation avec quelques nuances près, se retrouve chez plusieurs pays membres de l’OCDE, cela touche peu ou prou à la situation du Québec comme le montre en ce sens l’étude de l’UdeS.

Lorsque la Banque du Canada table sur un taux d’inflation moyen de l’ordre de 2%, il est compréhensible que toute croissance plus ou moins égale à celle du taux d’inflation équivaille à une croissance pratiquement nulle dans le meilleur des cas. Lorsque qu’une croissance des services de l’État supérieure à l’inflation reste un facteur d’accroissement de la pression fiscale et /ou des déficits simultanément.

Aussi, faut-il prendre en compte d’autres indicateurs que le PIB pour établir la croissance des nations. Il est encore compréhensible qu’un pays qui part de très loin, ait un taux de croissance élevé ; si les PIB augmentent vite, cela ne signifie pas pour autant que tout le monde jouisse d’une bonne qualité de vie. Ce sont sur ces aspects qualitatifs qu’il faudrait à mon avis se baser.

Cette observation amène plusieurs économistes à considérer la « Santé sociale » comme prioritaire pour assurer un développement progressif et harmonieux. Les paramètres qui permettraient d’assurer des finances équilibrées portent entre autre sur les orientations suivantes : inégalités au niveau du revenu ; lutte contre le chômage ; environnement, empreinte écologique et développement durable pour ne citer seulement que cela.

En dehors du fait mesurable que ces développements contribuent à une meilleure qualité de vie des habitants, une meilleure santé également. Tout cela est porteur et vendeur, mobilisateur au niveau du projet de société. Cela contribuera à maintenir et bonifier la croissance du PIB. Lorsque redéployer la croissance à des fins qualitatives, apporte automatiquement une plus-value quant aux seuls modèles quantitatifs.

Quand plus de personnes exercent un emploi, quand le revenu per capita progresse réellement, les gens sont en meilleure santé (moins stressés), plus autonomes, ce qui modère d’autant la croissance des prélèvements et la pression sur les services, ce qui en toute fin doit permettre de concentrer les obligations qui reviennent en général à l’État ou toutes autres formes d’administrations territoriales à des proportions plus neutralisées.

Je vais être patient et attendre la prochaine étude, qui expliquera sans doute, pourquoi ce qu’on dit aujourd’hui n’est pas arrivé. En effet, n’oublions pas, un économiste est un expert qui nous dira demain, pourquoi ce qu’il avait prédit hier, n’est pas arrivé aujourd’hui.

Certains commentaires démontrent clairement le degré d’illettrisme économique dont les auteurs de la gauche sont dotés.

Plusieurs comités d’experts QUÉBÉCOIS en finance (PLUSIEURS!!!) nous ont démontré hors de tout doute que le modèle québécois est voué à la faillite totale et que font-ils? Ils s’enfoncent de plus en plus dans la vase socialiste, comme leur Hollande, et refusent de voir que leur système est inapplicable et mène tout droit à la ruine.

On n’a pas besoin d’attendre 2050. Aujourd’hui, l’insoutenable déficit engendré par le modèle en question est structurel (i.e.: on s’endette pour payer l’épicerie et les péquistes créent d’autres programmes sociaux comme si nous roulions sur l’or!!!).

Ça nous prendrait un Reagan ou une Tatcher et vite!

Avons-nous les moyens de nos ambitions ?

Peut importe l’allégeance politique des gouvernements qui se succèdent, nous assistons depuis des décennies soit à des augmentations fiscales, directes ou indirectes ou des coupures de services. N’est-il pas temps de réviser quelques programmes sociaux dont nous n’avons plus les moyens ?

– Garderies à 7$ : Je trouve impensable qu’un couple, avec des revenus de 100 000$ paie le même montant qu’une mère monoparentale qui tente de s’en sortir.

– Assurance-Maladie gratuites à tous les nouveaux arrivants : Non, je ne suis pas raciste et xénophobe. Nous avons besoin de l’immigration.

– Réviser les programmes de bonis et primes de rendement aux cadres des services publiques.

– Refonte des structures administratives de TOUS les ministères, Santé, Éducation, etc. : beaucoup trop de cadres intermédiaires, inutiles. Les sommes ainsi économisées retourneraient sur le terrain, aux intervenants de première ligne, sans allouer de l’argent supplémentaire.

Et je pourrais en rajouter encore…

Mais pour effectuer ce virage, ça prend de la volonté, du leadership. Et c’est ce qui nous manque au Québec ! Tous les partis politiques, PQ, Libéraux, CAQ, QS, ne visent qu’à plaire à l’électorat dans le but ultime de… se faire ré-élire ! Voilà selon moi le problème de fond.

Avons-nous les moyens de nos ambitions ?

Parce que pas un politicien n’a le courage de faire les coupures qui s’imposent. La Grèce, c’est ce qui nous attends tôt ou tard.

Je ne comprends pas pourquoi on se pose la question. Il faut couper, couper et couper dans les dépenses et tous les programmes sociaux et autres que nous n’avons pas les moyens de nous payer en tant que société. Pas besoin d’être un expert en finance pour comprendre ça. Le problème les gens vont se plaindre. Mais augmenter les impôts et taxes n’est plus une option.

Deux moyens de faire progresser la richesse collective s’offrent à nous: une productivité accrue, par l’emploi judicieux des talents et des compétences, et une croissance démographique soutenue (celle-ci compte pour la moitié de la croissance moyenne du PIB des pays occidentaux depuis deux-cents ans), par le maintien d’une immigration élevée (40000 à 50000 par année!).
Or les québécois s’empressent de fragiliser ces moyens de base, en palabrant sans fin sur une « charte des valeurs » fondée sur le repli identitaire, qui servira de frein ou de repoussoir aux immigrants potentiels, et en gaspillant notre capital humain, par l’accès gratuit aux universités, mais sans une sélection sévère des candidats aux études supérieures. Cela entraînera des distorsions sérieuses dans un bassin de main d’oeuvre spécialisée déjà en déclin. Les débats menés par notre gouvernement suite au printemps-érable et à propos du projet de Charte ont totalement escamoté ces questions fondamentales. Voilà ce qui advient quand on s’adonne au national-populisme.

Le gouvernement actuel au Québec ne coupera pas dans les services. Il augmentera les impôts jusqu’au moment où les Québécois eux-mêmes fileront en Ontario pour ne pas se faire déposséder complètement de leurs biens. Faire garder un chien dans un chenil coûte plus de quinze dollars par jour; faire garder un enfant au Québec ne coûte que sept dollars. Hier, j’ai entendu une dame me dire qu’elle s’était fait frapper légèrement par une auto à Montréal. Elle a réclamé quelques centaines de dollars au gouvernement du Québec pour les dommages à son vieux manteau. Elle a été agréablement surprise de recevoir un chèque de l’État québécois pour remplacer ses vêtements abîmés lors de l’accident. Faut le faire ! Ne vous demandez pas pourquoi les citoyens québécois sont pauvres comme Job. Des services gouvernementaux blindés d’un mur à l’autre ne peuvent que déresponsabiliser les citoyens… et citoyennes, comme le dirait Pauline.

Et que c`est pas compliqué! Lorsque nous sommes en déficit chronique; il faut couper dans les dépenses et/ ou augmenter les revenus!! Tous gestionnaires d`entreprises ont le réflexe de le faire sinon il se font remercier! M ais quel choix avons-nous actuellement augmenter les taxes et les impôts. Non car éttouffer la classe moyenne ne fait qu`accélérer le processus. Donc couper dans le gras et il y en a beaucoup au niveau de l`état, cesser l`intervention à outrance de l`état et enfin développer nos ressources naturelles au plus sacrant serait la solution la plus courageuse que nos minables gouvernements n`oseront faira avec leurs mollesses historique! Et cessons de se comparer à l`Ontario et prenons le leadership!

Pour commencer, et comme plusieurs intervenants le recommandant ici, on pourrait facilement couper dans le gras.

D’ailleurs, on pourrait aisément se servir de la Commission Charbonneau pour guider dans nos choix, elle qui met en évidence les coûts astronomiques des relations incestueuses entre le Parti québécois et les grosses centrales syndicales et les frais faramineux découlant des monopoles étatiques imposés par le socialisme dans plusieurs domaines.

Heille, les nationaleux diplômés en sciences molles pas de maths, visez un peu ceci:

http://blogues.journaldemontreal.com/michelhebert/politique/par-bonheur-harper-ne-lit-pas/

Extrait:

« Mais voici que l’Institut de la statistique du Québec précise que le gouvernement fédéral dépense plus au Québec qu’il y collecte en impôt, en TPS ou en diverses autres taxes et tarifs.

Alors voici ce qu’on apprend, à la page 46 : le gouvernement fédéral obtient dans la Belle Province des recettes totalisant 44,5 milliards. Cela inclut l’impôt des particuliers, des entreprises, les taxes, les cotisations à l’assurance chômage, etc. Un total donc de 44,5 milliards.

Mais Ottawa dépense au Québec pas moins de 60,8 milliards. Dépenses courantes en biens et services, des versements aux particuliers, des subventions aux entreprises, etc. L’Institut de la Statistique ajoute 6,1 milliards constituant les intérêts sur la part du Québec de la dette fédérale. Or, si on s’en tient aux services, ou aux dépenses directes au Québec eet/ou aux citoyens québécois, Ottawa dépense 54,7 milliards dans la Belle Province. Le déficit est donc d’au moins 10,2 milliards. Si on ajoute les intérêts sur la part du Québec de la dette : le déficit fédéral au Québec est de 16,2 milliards. »

Fin de l’extrait.

Question: Y a-t-il quelque chose que vous ne comprenez pas là-dedans???

Quelqu’un s’est-il penché sur le coût des doublons Canada-Québec (ex., ministères des Finances, Transports, Santé, Justice, Environnement, Ressources naturelles, Agriculture ainsi que les nombreux organismes qui garnissent les deux paliers de gouvernement (commissions, conseils, instituts, agences, centres))?

C’est le Québec qui a créé de toutes pièces ces doublons, conséquemment et compte tenu du fait que le Québec n’est pas près de se séparer du très généreux Canada, c’est donc à lui de fermer ces inutiles boutiques.

Mais il y a même pire. Souvenez-vous lors du dernier référendum; leur Parizeau avait même promis, la main sur le cœur, qu’il transférerait TOUS les fonfons fédéraux (TOUS!!!) à la charge gouvernement du « pays » du Québec.

Pas beau ça???

Les fonfons sont encore à Ottawa. Pas surprenant que ceux de Transports Canada aient mis tant de temps à se décider à remplacer le Pont Champlain…