L’investissement socialement responsable, ce mal-aimé

Les Québécois sont pour la santé, contre la pollution, pour les droits de l’homme, contre la corruption… mais quand vient le temps de mettre leurs épargnes au bâton, ils sont peu présents, révèle une étude.

Les Québécois sont pour la santé, contre la pollution, pour les droits de l’homme, contre la corruption… mais quand vient le temps de mettre leurs épargnes au bâton, ils sont peu présents.

Peu connu et mal défini, mais surtout victime du manque d’intérêt des Québécois pour les questions financières, l’investissement socialement responsable (ISR) a encore du chemin à faire pour prendre son envol.

Voilà ce qui ressort d’une étude dévoilée cette semaine par l’Observatoire ESG UQAM de la consommation responsable.

En fait, à peine plus d’un Québécois sur cinq est en mesure de définir l’investissement socialement responsable, qui consiste à prendre en considération des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans ses choix de placement.

Bien que la part de l’épargne des particuliers dans des fonds de ce type ait augmenté de 8 % de 2010 à 2012, elle ne représente encore que 2 % des actifs sous gestion ISR.

Au Canada, ceux-ci s’élèvent à plus de 600 milliards de dollars. La plupart des détenteurs de ce type de fonds sont des investisseurs institutionnels.

Le concept n’est pourtant pas né d’hier. Mais peut-on se surprendre que les Québécois s’y connaissent mal, lorsque la même étude nous apprend qu’un Québécois sur deux n’aime pas s’occuper de ses finances et que seulement le tiers disent avoir un bon niveau de connaissance du domaine financier ?

Question rendement, les preuves sont faites. La plupart des fonds ISR se comparent avantageusement aux fonds traditionnels.

Mais l’investissement responsable ne pourra se déployer tant qu’il y aura cet éléphant dans la pièce…

Pour consulter l’étude, c’est par ici.

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3 commentaires
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Effectivement, c’est facile d’aller magaziner, placer les achats sur la carte de crédit, mais il faut payer après! Couper la carte de crédit est le premier geste à poser!!

Comme le dit l’étude, l’intérêt envers l’ISR est bien présent. Les auteurs le mentionnaient lors du dévoilement des résultats de l’étude cette semaine : quand on explique à des individus ce que signifie l’ISR, et qu’ils le comprennent, ils demandent : « Où est-ce-que je signe ? ». Et c’est également la réaction que je rencontre en en parlant dans mon entourage : la clé est la littératie financière de une, puis la compréhension des produits ISR de deux. C’est ce que ça prend selon moi pour encourager les individus à épargner plus et faire des choix en accord avec leurs valeurs.
Il y a d’ailleurs déjà eu du progrès de fait pour informer le monde. Pendant longtemps la population pensait que le rendement des produits ISR était inférieur à celui des produits traditionnels. Selon l’étude, ce n’est plus le cas pour deux tiers des Québécois, plutôt prometteur pour l’avenir de l’ISR à mon avis ! Il suffit de fournir des outils accessibles pour démystifier l’ISR et mieux permettre à la population de faire des choix d’investissement en accord avec leurs valeurs. Et cela tombe bien, une solution à cela est déjà en cours de développement puisqu’une plateforme d’éducation à la finance et à l’ISR est prévue pour cet automne.

Pourquoi faire de l’investissement « socialement responsable »?

Notre gouvernement en fait pour nous:

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/401001/Energie-une-politique-depassee

Et:

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/400955/strategieenergetiqueduquebec-le-beau-rapport

Et:

http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201402/24/01-4742017-marois-accueille-froidement-le-rapport-sur-les-enjeux-energetiques.php

Dans moins de 3 ans, cet « investissement responsable » nous coûtera la modique somme de $2.0 Milliard PAR ANNÉE!!!

Pas grave…c’est un « bon » investissement et on en a en masse de l’argent au Québec!!!