Logiciels sur mesure

INNOBEC TECHNOLOGIES

Leaders de la croissance 2012 - Innobec Technologies

INNOBEC TECHNOLOGIES

Classement : no 20

Domaine d’activité : développement de logiciels

Nombre d’employés en 2011 : 41

Siège social : Montréal

Chiffre d’affaires en 2011 : 3,5 millions

Croissance 2006-2011 : 365 %

Le 110, rue Jean-Talon Ouest. C’est dans ce vieil immeuble anonyme, ancienne usine de textile de la Petite Italie, à Montréal, que s’active l’une des entreprises de développement de logiciels les plus florissantes du Québec.

Espace ouvert sur une mezzanine, parquet de bois, cloisons vitrées : le décor d’Innobec est bien loin de celui du sous-sol qui l’a vu naître, il y a 10 ans, dans le quartier Anjou. Quoique ça n’empêche pas l’atmosphère maison : en sandales Crocs ou en chaussettes, les employés déambulent à leur aise !

« Ici, l’ambiance est décontractée. Je ne suis pas habillé comme ça d’habitude », dit Stéphane Rouleau, 41 ans, président et cofondateur d’Innobec Technologies, qui accueille L’actualité en complet-cravate.

Son entreprise conçoit des logiciels sur mesure pour le Web et les appareils mobiles. Elle a notamment mis au point la plateforme Lithium, qui permet de programmer une application mobile une seule fois et de la déployer sur les principales plateformes mobiles (iPhone, BlackBerry, Android). L’un de ses plus importants clients est la société californienne Autodesk, mondialement reconnue pour ses logiciels de conception 2D et 3D utilisés afin de dessiner des plans architecturaux.

Depuis cinq ans, la taille d’Innobec Technologies a quadruplé, notamment grâce à l’acquisition, en 2011, de Logiweb, développeur québécois de logiciels de gestion de l’information sur le Web.

Ingénieur en mécanique féru d’informatique, Stéphane Rouleau a commencé sa carrière dans les années 1990 comme analyste-programmeur dans une société de géomatique. Il a donné sa démission en 2002, sans plan B. « J’avais un enfant, une conjointe et pas de salaire. J’étais jeune et fou ! » dit cet entrepreneur réservé, aux yeux et aux cheveux noirs. Sous son air timide se cache toutefois une détermination à toute épreuve.

À preuve, il a convaincu Patrick Bergeron, un ami et ex-employé de Softimage, de se lancer dans les affaires avec lui.

Le président ne regrette rien, bien qu’il ait parfois du mal à assumer son rôle de patron. « J’ai toujours été un gars plus effacé, mais maintenant, j’apprends à diriger et à faire ressortir le talent des autres. »