Luc Bertrand est-il un bon candidat pour la Caisse de dépôt ?

bertrand.jpg

Luc Bertrand, rendu miraculeusement disponible pour la présidence de la Caisse de dépôt le jour même de la nomination de Robert Tessier à la présidence du conseil d’administration, est-il l’homme de la situation ? Je n’en suis pas sûr.

C’est un homme d’une grande qualité et qui connaît bien son métier. Son travail à la Bourse de Montréal a été remarquable. Véritable bâtisseur, il a remodelé, transformé et relancé une petite organisation qu’on disait sans avenir en un important acteur nord-américain des produits dérivés et à la fine pointe de la technologie.

C’est également un financier qui compte une trentaine d’années d’expérience et qui comprend bien les marchés, ses acteurs et les enjeux de l’heure. En ce sens, il complèterait fort bien Robert Tessier, davantage gestionnaire et ancien grand commis de l’État. Sa nomination fait donc du sens et serait sans doute bien accueillie.

Mais il y a aussi un passif.

La Caisse a-t-elle besoin à sa tête d’un grand spécialiste des produits dérivés ? Il me semble que l’institution vient précisément d’avoir une overdose de produits dérivés !

Dans certains milieux on va également lui reprocher d’avoir vendu la Bourse de Montréal. Compte tenu de ce que l’on sait maintenant, on peut dire qu’il a vendu au bon moment et dans l’intérêt de l’ensemble des actionnaires. Certains nationalistes qui se sont mystérieusement considérés propriétaires de la Bourse de Montréal ne lui pardonneront jamais de l’avoir vendue à celle de Toronto.

Cette transaction illustre néanmoins ce qui pourrait être perçue comme une faiblesse dans son dossier. J’appellerais cela la sensibilité nationaliste. La Caisse de dépôt n’est pas une institution comme les autres, c’est aussi un symbole. Henri-Paul Rousseau a sous-estimé cet élément pendant ses années de présidence et il en paie le prix aujourd’hui.

Certains soutiennent, sans le début du commencement d’une preuve, que la Caisse aurait mieux fait en investissant lourdement au Québec. L’examen des rendements boursiers des six dernières années montre exactement le contraire. De plus, il me semble que les performances récentes du Mouvement Desjardins, de la Banque Nationale et de la Caisse de dépôt ne me portent pas à conclure qu’il est plus payant de ne faire confiance qu’aux sociétés québécoises.

Il n’empêche, ce n’est pas parce qu’une question est mal posée qu’elle ne cache pas une part de vérité. La nouvelle équipe qui sera à la tête de la Caisse devra être plus sensible et ouverte aux politiques d’investissement de l’institution au Québec. Luc Bertrand en est-il capable ?

Photo : Ryan Remiorz / PC

Laisser un commentaire

« Certains soutiennent, sans le début du commencement d’une preuve, que la Caisse aurait mieux fait en investissant lourdement au Québec. L’examen des rendements boursiers des six dernières années montre exactement le contraire »

En 2007, la Caisse a fait 12,6% sur le marché canadien et a perdu 13,3% sur le marché américain…

http://www.lacaisse.com/fr/nouvelles-medias/Documents/RA2007_Rapport_annuel_FR.pdf (page 48)

Luc Bertrand a vendu à Bourse de Montréal à Toronto. Avec son départ, il ne reste plus grand chose au Québec. ll s’en est mis plein les poches si bien que sa retraite, celle de ses enfants et de ses petits-enfants est assurée. Bertrand est le prototype de l’élite québécoise qui se fout complètement du peuple. Bref, c’est le candidat idéal pour Jean Charest.

Dans le même rapport

Objectif pour 2008
« Poursuivre l’augmentaion progressive de la gestion interne du portefeuille actions étrangères
« Augmentation des investissements Immobiliers dans les marchés émergeants.

Investir au Québec ou bien risquer des milliards dans des placements ultra-spéculatifs étrangers, qu’il faut assurer à coups de milliards ?
J’aurais préféré aider quelques PME québécoises…..

Le départ subit de Bertrand au moment même où Patapouf se démène pour n’avoir rien à dire tout empêtré qu’il est dans ses mensonges déguisées en restrictions mentales c’est bien curieux.

Bertrand patauge dans l’auge rouge depuis fort longtemps et j’ncline à penser qu’il fait partie des magouilles que le Garnement s’apprête à nous présenter bientôt comme étant la trouvaille du siècle : Le démantèlement en douce de la CDP par une série de petites privatisations sauce popaul qui n’est pas très loin par brue interposée.

Et si ça prenait une révolution pour que le vrai grand ménage se fasse. Sortons la guillotine. Ya plus de calotins à décolleter, mais ya pleins de pleins qui nous volent depuis des lustres et qui mériteraient de passer au rasoir.

Mais comme toujours on va dire Bof et retourner à notre train train. Vient un temps où les esclaves qui se rencontrent déblatèrent sur la liberté. C’est là qu’on en est rendu.

Luc Bertrand est-il un libéral convaincu ?
C’est la seule question à se poser….

Et après avoir écrit mon commentaire précédent j’ai trouvé un article fort intéressant qu’il vaut lapeine de considérer. Cela dépasse largement la pertinence de nommer le zèbre Bertrand à la Caisse. Mais peut-être qu’il y a un rapport. Le gars qui a vendu le droit d’aïnesse de Montréal( en fait du Québec) sur sa bourse, pensez vous qu’il serait àl’aise pour brader la Caisse au profit du privé ?

Suivez le lien et lisez l’article. vous allez en avoir pour votre argent : http://vigile.net/Le-veritable-enjeu-le

« » »Henri-Paul Rousseau a sous-estimé cet élément pendant ses années de présidence et il en paie le prix aujourd’hui. » » » »

je ne comprends pas cette phrase. H P Rousseau ne paie rien du tout. Il a récolté à tous les râteliers au contraire.

Quant à l’idée que la Caisse aurait mieux fait en investissant une part plus grande que 17 % de son capital au QUébec, voici le début de commencement d’une preuve comme l’explique Josée Legault, au-delà du PCAA qui n’est pas au Québec que je sache, il y a ces quelques neuf milliards que la Caisse devait payer pour couvrir la fluctuation des devises… PARCE QU’ELLE INVESTIT 83 % de son capital à l’étranger…

Josée Legault « » La question qui tue »…. voir.ca

« » »pourquoi ces autres caisses, malgré la crise mondiale, ont-elles fait mieux? Le verdict: les dirigeants de la CDP ont acheté trop de papiers commerciaux. Une perte de 22,4 milliards de dollars. Bon. Mais ça, c’est l’arbre. Voyons maintenant ce qui se cache dans la forêt, soit l’AUTRE facteur.

Même si les dirigeants de la Caisse l’ont identifié comme le « premier » facteur de cet écart, il a moins retenu l’attention. Je parle ici du « coût de la couverture contre le risque de change » – une assurance prise pour protéger, en entier ou en partie, des investissements faits à l’étranger en cas de fluctuation des devises. Ce qui arriva au dollar canadien en 2008. Résultat: la Caisse a payé un montant record de 8,9 milliards de dollars pour cette couverture, dont la majeure partie est comptabilisée dans ses pertes.

Mais si elle a déboursé autant, c’est que, selon ses propres mots, elle détient « une proportion nettement plus importante de placements privés et immobiliers hors Canada » que les autres caisses canadiennes. Traduction: la CDP, forte d’un actif de 155 milliards de dollars en 2007, a placé une proportion plus grande de notre argent à l’étranger que les caisses du reste du pays ne l’ont fait avec l’argent de leurs propres déposants! Cherchez l’erreur.

La boîte de Pandore

Nous voilà donc face à la boîte de Pandore, ouverte par le coût faramineux de cette assurance: l’investissement accru à l’étranger visant le rendement à court terme. Dans Le Devoir du 3 mars, Robert Laplante de L’Action nationale avançait que la part de placements de la CDP au Québec serait passée de 46 % à un petit 17 %. Si cela se révélait juste, ce serait inacceptable. Et pourtant, si elle avait investi davantage ici en bon père de famille prudent, elle aurait sauvé une bonne part de ces 8,9 milliards payés en protection et aurait sûrement fait un moins pire rendement.

Dans cette boîte de Pandore se trouve aussi la nouvelle Loi sur la Caisse, adoptée sous bâillon en 2004. En 1965, Jean Lesage donnait une double mission à la Caisse: faire fructifier les avoirs des Québécois ET contribuer à l’économie d’ici. En 2004, cette mission fut modifiée pour « rechercher le rendement optimal du capital tout en contribuant au développement économique du Québec ». Sur son site, la Caisse précise que ses « investissements sont répartis au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde, partout où des occasions d’affaires intéressantes se présentent ». Investir ici ou ailleurs importe donc moins que le rendement immédiat. Ce « virage rendement » fut suggéré entre autres par Henri-Paul Rousseau, ex-pdg de la Caisse, nommé par le PQ et parti chez Power Corp l’an dernier. Ce virage tourne le dos à la logique première de la Caisse. Pour M. Rousseau, c’est en obtenant un meilleur rendement, où que ce soit dans le monde, que la Caisse peut contribuer à l’essor du Québec, et non l’inverse. Et pas un mot sur le risque à long terme d’investir autant hors Québec. » » » »

Je n’ai pas plus confiance en Luc Bertrand qu’en Robert Tessier. Charest et sa clique vont bradé notre richesse collective au privé. Je crois qu’il y a déjà eu des magouilles pour favorisée certaines institutions privée et c’est ce que le gouvernement cherche absolument à nous caché.

Bonjour M.Duhamel j’aimerais savoir la loi sur les paradis fiscaux,qui là proposé,qui là secondé et qui à voter dessus pour la faire passé car les faits son les faits une loi peut être légal par ceux qui l’on valider mais peut être constitutionnellement illégal pour l’ensemble du peuple.Autrement dit le but de cette loi et la constitution.