Matières à réflexion économique

Voici quelques chiffres pigés ici et là au cours des dernières semaines.

Ils illustrent, chacun à leur façon, la réalité économique et annoncent peut-être ce qui nous attend au cours des prochains mois.

 

La finance en déroute

6300 milliards : pertes enregistrées sur les marchés financiers mondiaux en 2011 (Financial Times)

12,1 % : recul cumulatif des marchés financiers mondiaux (Financial Times)

457 milliards d’euros : refinancement de la dette des pays de la zone euro au cours du premier trimestre de 2012 (Financial Times)

 

Le Québec et l’exploitation de ses ressources

61 : nombre de pays dont les ventes de minerais représentent plus de 25 % de leurs exportations totales (Financial Times)

19,7 milliards de dollars : ce que les Québécois ont dépensé en essence et produits pétroliers en 2008 (The Gazette)

12,2 milliards de dollars : ce que les Québécois ont dépensé en électricité en 2008 (The Gazette)

4 257,3 mètres cubes : importations québécoises de produits pétroliers en 2010 (The Gazette)

12 milliards de dollars : importations de pétrole brut au Québec en 2010 (Institut de la statistique du Québec)

17,5 milliards de dollars : déficit commercial du Québec en 2010 (Institut de la statistique du Québec)

 

L’économie du Québec

1 : 1 % de hausse de la TVQ depuis le premier janvier et la taxe sur le carburant sera majorée de 1 cent le litre dès le 1er avril. (Presse Canadienne)

306 dollars : baisse du salaire net des Canadiens en 2012 en raison de la hausse des primes d’assurances-emploi et du Régime de pensions du Canada.

4 milliards de dollars : somme additionnelle de taxes, impôts, tarifs et droits que paient les Québécois au cours de l’exercice budgétaire 2011-2012. Celui s’ajoute à une autre augmentation de 4 milliards de dollars prélevée en 2010-2011. (Michel Girard, La Presse)

159 millions : le nombre d’heures-hommesqui seront  travaillées dans l’industrie de la construction au Québec en 2012 selon la Commission de la construction du Québec  (The Gazette)

16,5 milliards de dollars : dépenses en projets d’infrastructures à Montréal, la plupart devant être réalisés d’ici six ans. Cela ne comprend pas la construction d’un nouveau pont et d’un nouvel ouvrage pour remplacer l’échangeur Turcot ni la réfection du réseau d’aqueduc, ce qui porte le total à près de 33 milliards de dollars. (The Gazette)

51 000 : nombre d’emplois de moins au Québec entre décembre 2010 et décembre 2011.

71 800 : nombre d’emplois de moins au Québec entre juin 2011 et décembre 2011.

 

Nous

17 % :  proportion de Canadiens qui croient qu’ils auraient un meilleur travail aux États-Unis selon un récent sondage Angus Reid (Macleans)

8,8 milliards de dollars : le marché des couches pour adultes qui progresse de 6 % par année. (Richard Martineau, Le Journal de Montréal)

 

 

 

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71K emplois perdus en 6 mois

A l’échelle US c’est quasiment 3 millions….

Malheureusement ce n’est qu’un début, nos problèmes sont structurels et profonds et il faudrait des années pour redresser la situation.

Si on a mieux fait que d’autres durant la récession c’est simplement que les déséquilibres qui ont causé la récession US (et ailleurs) ont continué de s’aggraver ici au lieu de se corriger (dans la douleur comme aux USA). On parle surtout ici de l’endettement effarant des ménages qui fait rouler une économie basée sur l’immobilier et la consommation (la plus grosse part de cet endettement est attribuable à l’interventionnisme de la SCHL). Aussi le sort a voulu que le gouvernement se mette à dépenser plus pour réparer nos infrastructure décrépites, mais les finances publiques ne permettent pas de continuer ces dépenses. Bref les deux moteurs principaux qui ont soutenu le Québec sont l’endettement des ménages et celui de l’état et les deux sont en panne en même temps.

Par ailleurs l’économie privée du Québec (qui dépend aussi en large partie de l’état…) est loin d’être assez dynamique pour compenser. Pour moi ces chiffres sont catastrophiques non seulement parce qu’ils sont gros mais surtout parce qu’il représente le début d’une tendance lourde qui risque d’être avec nous pour longtemps. Et quand je pense au choc du vieillissement qui commence à peine… Dire que nous sommes mal barré est un euphémisme. Attendez vous à ce qu’il y ait de l’action dans la belle province dans les mois et années qui viennent. Remarquez que tout ça vaut aussi pour le Canada au complet, c’est juste pire ici. Par contre ne comptez pas trop sur le reste du pays pour nous sortir du trou, surtout pas l’Ontario qui croule sous les déficits.

Le socialisme est un poison qui tue plus ou moins vite selon la dose, faut croire qu’on a un peu trop abusé au nord du 45ième.

On voit qu’un Québec sans pétrole serait un excellent revigorant pour l’économie. Surplus commercial et hausse notable du PIB…

Je crois qu’il y a une petite erreur ici. 51000k perte d’emploi en 1 an et 71800 perte d’emploi en 6 mois?! Ce n’est pas très cohérent.

Non, c’est juste que les six derniers mois ont été plus difficiles pour l’économie québécoise.
On devrait parler e’emplois de moins et non pas de pertes d’emplois. Il se perd des centaines de milliers de jobs chaque année au Québec, mais il s’en crée beaucoup pour compenser. Pas cette fois. Les chiffres disent que nous en perdons plus que nous en créons et que cela a commencé il y a environ six mois.

@Van

Pas d’incohérence, ça veut juste dire que la seconde moitié de 2011 a été particulièrement mauvaise.

Moins de travailleurs, revenus en baisse et taxes qui grimpent tous azimuts. Ce n’est qu’une question de temps pour que le marché immobilier trinque à son tour et la consommation suivra. Ensemble ça doit bien faire 75% de l’économie. Bref gros nuage à l’horizon…

Ça va en prendre des nouvelles places en CPE pour compenser tout ça!!! Attendez vous a voir nos politicailleux tenter de minimiser la situation.

Bonjour M. Duhamel,

Si cela vous tente d’ajouter à votre collection de chiffres, je vous suggère les suivants:

– Profit net des pétrolières canadiennes

– Rémunération des haut dirigeants des pétrolières

– Profit net des banques canadiennes

– Rémunération des haut dirigeants des banques

– Richesse ($) ayant pris la direction de paradis fiscaux

Avec tout ce discours misérabiliste, je pense que je vais faire progresser le marché des couches pour adultes, car j’ai peur de faire dans mon froc!

Mais à bien y penser, tout ces chiffres me donnent plus la nausée que des coliques…

Vos stats sur le pétrole montre que:

1) On ne profite absolument pas du pétrole canadien (puisqu’on l’importe d’Algérie et de la Mer du Nord). Bref, que le Canada nous est d’aucune utilité.

2) On doit, le plus rapidement possible, profiter de notre pétrole d’Old Harry. Deux beaux milliards de barils, soit 200 milliards de dollars au cout du brut actuel.

Je ne suis pas trop inquiet avec les pertes d’emplois des derniers mois. Le Québec a survécu mieux que les autres durant la récession, il est normal que l’on soit essoufflé. Avec le redémarrage de l’économie américaine, ce n’est qu’une question de mois avant que le Québec ne reparte de plus belle. Notre économie (avec l’ontario) est tellement différente de celle du ROC.

Perte de 71 800 emplois en 6 mois au Québec.

C’est une réaction en chaîne dû au surendettement des particuliers. Tôt ou tard, dans un système économique où la consommation compte pour 65%, on ne pouvait s’attendre à autre chose… Lorsque trop de gens sont trop endettés, ceux-ci doivent nécessairement couper leur consommation, ce qui diminue le chiffre d’affaires des entreprises et occasionne des pertes d’emplois.

Le reste du Canada suivra plus tard… Depuis au moins 10 ans, au Québec et au Canada, on a misé le tout pour le tout sur l’immobilier et sur l’endettement sans cesse des ménages afin de stimuler l’économie. Tant que ce système ne sera pas nettoyé de ce trop haut niveau d’endettement des ménages, l’économie évoluera très lentement ainsi que l’emploi. Mais il semble que nous n’allons pas dans la bonne direction à ce sujet… Il est maintenant possible de financer un véhicule automobile sur 8 ans, quelle farce!!

Et enfin, maintenant que le boom immobilier de la région du Grand Montréal tire à sa fin, que restera-t-il pour venir compenser l’ensemble de ces emplois directs et indirects du secteur de la construction?? Très bon texte sur le sujet:

http://www.cyberpresse.ca/place-publique/opinions/

La dette des ménages Canadiens atteint maintenant presque 100% du PIB (94% en fait) et elle dépassera sans doute bientôt ce niveau notamment si le chômage continue de grimper et si les revenus continuent de stagner.

Mais l’autre partie de l’équation, celle qu’on ne voit pas mais qui fait encore plus mal, c’est que tout cet argent n’est pas dirigé vers des investissements productifs qui soutiennent la création de richesse dans une économie productive et saine. Les gouvernements d’ici et d’ailleurs ont crû qu’en soutenant le crédit (facile) immobilier ils encourageraient la croissance, mais ce qu’ils ont provoqué n’est qu’un effondrement de l’épargne et un feu de paille qui va laisser à des millions de gens un goût amer pour des années sinon des décennies.

A cela il faut ajouter les dépenses et interventions folles des gouvernements qui eux aussi s’affairent à rediriger la richesse vers investissements peu productifs, en gaspillant, en s’endettant et en courcircuitant le fonctionnement des marchés.

J’ai nettement l’impression que le feu de paille est en ce moment en train de s’éteindre et que nous commençons à voir la triste réalité: une économie dévastée par les dettes publiques et privée, incapable de créer la richesse dont nous avons besoin pour maintenir notre niveau de vie. Conjuguez ça avec le vieillissement d’une parti importante de la population et vous avez une situation pour le moins tragique.

Il y a ici une démonstration du pouvoir des alliers du Canada sur l’économie du Québec, la solution c’est de prendre notre développement en main et de créer des coopératives. La séparation n’est pas une avenue dans le contexte ou les autres pays essaient de controler les matières premières. Vaut mieux rester dans le Canada mais se réapproprier le controle de notre économie. Mettre un frein aux achat par des étrangers des entre^rises d’ici et contrer les fermetures en les transformant en coop. Vite il faut agir, dans l’exploitation de nos ressources naturelles et leur transformation. Dans le développement de l’énergie marémotrice. Acquérir l’autonomie alimentaire en créant des tours agricoles, tours d’aquacultures et en misant sur le développement de transports intégrer pour les biens et les personnes sur tout le territoire.

@ lagentefeminine

Vous êtes tombé sur la tête. Peut-être que si on avait pas une énorme dette, peut-être que si on serait travaillant comme les Chinois et qu`on travaillerait pour pas cher comme eux, en faisant passer le pays avant soit-même, peut-être on réussirait ce que vous dites. Mais dans le contexe actuel, oubliez ça. Le Québec peut pas investir des sommes colossales, il est dans le trou de plusieurs centaines de milliards de $. De plus, les salaires, les avantages sociaux, la sursyndicalisation ferait en sorte que tout votre rêve tombe à l`eau assez vite. À moins que vous vouliez séparer le Québec du Canada unilatéralement et que vous vous procuriez une machine à imprimer de l`argent….

Prévoir une croissance toujours plus élevée des besoins d’énergie

– au lieu de programmes d’efficacité énergétique, …

Prévoir une vérification des minounes, une augmentation de la taxe sur le carburant,

– au lieu d’une politique de transport cohérence dans la région métropolitaine qui inclurait tout les modes de transport

Prévoir le grand nombre possible de besoins et de les satisfaire par le plus grand flux possible de marchandises.

– ne pas avoir des standards de qualité mais axé sur le plus bas prix avec une facilité de crédit
– ne pas avoir la traçabilité de nos produits de consommation
– ne pas avoir de réel politique de recyclage mais se fier sur la bonne volonté des gens et des entreprises (aucune obligation pour les tours à bureau de Montréal de mettre en place le recyclage par exemple.)

Prévoir l’efficacité maximale grâce à la techno-science

– ne pas mettre le coût de l’impact environnemental sur nos politiques de développement économique, de nos ressources non renouvelables

Toujours gardé en tête que la richesse d’un pays est le PIB, le taux de chômage, la dette, le taux d’intérêt auront raison sur la réalité des gens

Moins de chiffre plus de mots pour dire nos réalités