Maudites subventions ! (2)

Je persiste et signe : l’Institut Fraser erre en diabolisant systématiquement le rôle de l’État et en s’opposant à toutes subventions aux entreprises. Le Canada ne vit pas en vase clos et toutes les juridictions du monde s’arrachent les projets intéressants susceptibles d’enrichir leur économie. Je trouve sa position d’une grande naïveté et son étude démagogique. Cela ne veut pas dire pour autant que tout ce que fait l’État est justifié et que les subventions constituent une panacée.

Si la prospérité d’une économie dépendait de l’ampleur des subventions, le Québec serait champion du monde. La province accorde plus de la moitié des subventions versées par l’ensemble des provinces canadiennes. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cela ne paraît pas dans la performance de son économie.

Plus troublant encore, c’est qu’on paye ces subventions par des prélèvements sur la masse salariale quatre fois plus élevés que ceux des autres provinces. Un rapport soumis au gouvernement par Pierre Fortin démontrait que la moitié des taxes prélevées sur la masse salariale des entreprises canadiennes, soit cinq milliards de dollars, étaient en fait prélevées dans les entreprises québécoises. Cela augmente leurs coûts, nuit à leur compétitivité et constitue un frein à l’emploi.

Le 1er janvier, le taux de cotisation des entreprises au Régime québécois d’assurance parentale augmentera de 7,5 %. Les entreprises avaient déjà subi une hausse de cotisation de 7 % au début de 2008. Est-ce raisonnable qu’un programme social qui profite à l’ensemble de la société soit payé par les taxes sur la masse salariale ? Que le gouvernement taxe les profits des entreprises ne me gêne absolument pas, mais c’est une bêtise de les taxer du fait de leur seule existence !

Bref, je n’ai rien, en principe, contre des interventions gouvernementales, pourvu qu’elles soient ciblées, efficaces et susceptibles d’enrichir le Québec. Mais taxer démesurément l’ensemble des entreprises pour pouvoir subventionner des canards boiteux n’est pas, non plus, une politique économique intelligente.

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Vs êtes un peu dur à suivre! Vs dénoncez Fraser qui dénonce les subventions démesurées aux cies et en même temps vous trouvez que l’État québécois taxe trop les cies?

Le PIB du Québec frôle les 300 milliards, en quoi une « taxe » de 5 milliards augmente-t-elle sérieusement le coût des entreprises ,nuit à leur compétitivité et constitue un frein à l’emploi????
Avez-vs vu ce qu’on paie en Allemagne? France? Danemark?

Contrairement à vous, en principe je suis contre les subventions. Mais voilà – vous mettez le doigt sur le bobo : pour que ce principe puisse être appliqué il faudrait qu’aucun gouvernement national ou autre sur toute la planète n’octroie de subventions. Et ce qui étonne c’est que ce sont toujours les plus ‘libertaires’ au point de vue économique qui s’opposent aux ententes politiques multi-latérales. Je suis vieille. Je sais que l’on ne vit pas que sur des principes – pas plus que l’on ne vit que d’amour et d’eau fraîche.

Baisser les prélèvements sur la masse salariale demeure mon approche préférée dans le contexte que l’on vit, comme je l’ai souvent écrit ici. Mais le gouvernement canadien a si mal géré les finances publiques qu’une telle approche plongerait le pays encore plus en déficit.

Quant à l’actuel gouvernement canadien, n’oublions pas que la croissance des dépenses du gouvernement est la plus importante jamais enregistrée en temps de paix. À chaque exercise les Conservateurs ont dépensé deux fois plus que prévu dans leur budget – créant un déficit structurel important alors que l’économie se portait bien. Les coupures de la TPS auront finalement servi à subventionner les producteurs de biens de consommation chinois et étatsuniens. Pendant ce temps, le gouvernement a dépensé UN MILLIARD EN DEUX ANS EN CONSULTANTS!! Deux fois plus que le gouvernement précédent.

Le vérificateur général Sheila Fraser devait déposer son rapport le 9 décembre. Le gouvernement l’a en mains présentement. Il devrait être être public dès les premières heures de la rentrée parlementaire. À suivre.

Voilà pourquoi il faut encourager, et non dénoncer, une organisation comme l’OMC. Son objectif est faire disparaître les subventions partout sur la planète. Dans un monde où les intérêts politiques priment sur le bon sens, c’est tout un défi.

Mais en attendant ce jour, cela demeure une piètre excuse que de se dire: les autres le font, alors il faut le faire nous aussi. D’une part, en subventionnant leurs entreprises, les gouvernements étrangers se trouvent à subventionner nos achats. Aussi, plusieurs études ont démontré que les politiques fiscales arrivent souvent 4eme ou 5eme dans la liste des incitatifs pour investir du capital dans un pays. Le climat politique, la main d’oeuvre qualifiée, les infrastructures, etc passent devant. Et troisièmement, tout l’argent que nous sauvons en ne subventionnant pas se retrouve dans notre économie ailleurs, de façon moins visible. 500 millions à Bombardier, ça crée peut-être 1000 jobs, mais le même 500 millions réparti entre 100 PME va créer autant de jobs. Ces jobs seront moins visibles, donc les médias n’en parleront pas (pas de photo op-ed avec Raymond Bachand, le ministre des subventions).

L’argent ne pousse pas dans les arbres. Ce que le gouvernement donne à la compagnie X, il l’enlève à la compagnie Y. Mais les politiciens, par nature, veulent contrôler. Ils vont décider quelles entreprises font partie de leur «stratégie industrielle», quels «pôles» devraient voir le jour. Quels sont nos «futurs champions» qui produisent des trucs «à fort contenu technologique» et qui créent des emplois «hautement spécialisés». Ou, pour demeurer dans l’actualité, qui sont «too big to fail».

Ne sachant pas vraiment ce dont il s’agit en réalité, je suis allé voir ce qu’en pensait Wikipédia pour découvrir finalement ceci : «Dans les années 1970, Henri Lepage, en traduisant le terme libertarian, et en l’absence de littérature libertarian francophone, n’a pas voulu risquer l’amalgame avec les anarchistes socialistes, et a donc préféré utiliser « libertarien » plutôt que « libertaire »[2]. Les libertarian francophones du Québec ont repris le terme « libertarien », phonétiquement proche de l’américain libertaria»

J’en conclus que tous les cris que j’entend presque ici, finalement les «libertariens» de droite et d’extrême droite, en particulier les anarcho capitalistes sont finalement plus proches qu’ils ne pensent des libertaires de gauche.

À la rigueur je dirais pour paraphraser Léo ferré que l’anarchie totale dont ils se réclament c’est l’ordre sans l’État. Ferré disait l’ordre sans les bourgeois.

Quand je regarde le fonctionnement du grand capitalisme, en particulier américain qui nous accable, je ne suis pas édifié. Le trou sans fond dans lequel notre économie s’engouffre présentement, c’est justement le fruit de cette anarchie.

Et d’une certaine manière je trouve que les positions de l’Institut Fraser, comme celle que défendent ici quelques intervenants, c’est une forme de malthusianisme économique.

Et à la fin, nous mourrons tous parce que par principe on refusera de s’alimenter,à la source de la richesse collective qui doit être mieux répartie.

Et nier le rôle des États dans la solution globale qui consiste à mieux répartir la richesse, c’est une forme de suicide. Et le suicide on peut le choisir pour soi, mais on a pas le droit de l’imposer aux autres.

…Et le pire, c’est qu’on pénalise des entreprises efficaces (qui ne demandent pas de subventions) pour récompenser des entreprises inefficaces (qui ont besoin de subventions). Donc au final, les choses ne font pas que s’annuler. Nous sommes tous perdants à long terme avec cette stratégie.

Au-delà de la question précise soulevée par monsieur Duhamel, il importe de s’interroger globalement sur la situation économique actuelle.

La question de monsieur Duhamel est pertinente je ne la remet pas en question. Cependant, elle m’apparait mineure si l’on considère qu’en situation de prospérité, elle ne pourrait probablement pas, en soi, susciter de questionnement aussi radical et d’oppositions tranchées. Après tout, quand le bâtiment va…

Et donc une réflexion, salutaire peut-être s’impose, si on s’entend sur le fait que le questionnement se pose compte tenu de la situation générale qui prévaut.

C’est pourquoi je vous suggère la perspective dégagée par Maurice Allais, prix Nobel d’économie. Pour monsieur Allais, il est indéniable que «Partout et à toute époque, les mêmes causes génèrent les mêmes effets et ce qui doit arriver arrive.»

Il développe sa pensée en faisant un parallèle entre la crise de 1929 et la crise actuelle dans l’article substantiel suivant que l’on retrouve à cette adresse : http://www.vigile.net/IMG/pdf/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.pdf

Qui parle d’anarchie totale ou d’anarcho-capitalisme? Et qui a dit qu’il fallait être libertarien pour s’opposer au BS corporatif? À ce que je sache on a l’assurance-emploi, le BS, la pension publique, la médecine «gratuite» et les garderies à 7$. Moi je suis prêt à garder tout ça, mais je veux que les subventions cessent. C’est simple comme proposition. Lâchez-moi avec vos scénario Mad Max et arrêtez de faire peur au monde. Même Léo-Paul Lauzon est contre les subventions. À ce que je sache c’est pas un fan du «capitalisme débridé» et encore moins un libertarien.

Merci Gilles de NDH

Très intéressant ce M. Maurice Allais.

Finalement ce qu’il prône c’est la réglementation pour que devienne impossible l’agent ex nihilo (l’argent du néant) par le crédit et rendre très difficile la spéculation boursière. Ce sont ces choses qui sont à la source des crises.

@ Don

On peut être contre les subventions et désirer qu’elle cesse.

Mais la condition est qu’on accepte de voir disparaître l’aérospatiale et son BS et plusieurs autres au Québec.

Dans un autre domaine, les agriculteurs sont contre les subventions agricoles, du moins au Québec, mais les abolir est faire disparaître l’agriculture au Canada et devenir dépendant des autres. Mais ils ne veulent pas disparaître.

Comme le dit Pierre Duhamel nous ne sommes pas dans un vase clos, et malheureusement les autres pays subventionnent.

En fait ce sont les pays qui sont en compétition et on ne peut pas décider pour las autres.

Le manque de règlementation n’a rien à voir avec la crise. Elle a été causé par un surplus de réglementation.

Depuis 1980, le budget des organismes de réglementation a augmenté de 179%. Depuis que Bush est président, leur budget a augmenté de 45%.

C’est « l’industrie de la réglementation » qui est en crise, pas le capitalisme.

http://www.mercatus.org/PublicationDetails.aspx?id=22858

C’est exactement ça monsieur Fleurent. Et comme d’habitude, la solution est à vue de nez, et négligée par les décideurs autistes, parmi lesquels se trouvent justement ceux, qui profitent le plus de la situation actuelle.

Je ne sais pas si un parallèle est possible mais ce matin, nous apprenons qu’un zèbre américain a détourné plusieurs dizaines de milliards depuis des années, sans que les organismes régulateurs émasculés par la déreglementation qui sévit sous l’influence des anarcho libertaires capitalistes (dont l’existence est niée par notre ami Don, commentaire #7) ne posent une seule question…

Résultat, tout le monde est floué.

Les gouvernements vont toujours obéir à leurs patrons, c’est-à-dire au Grand Capital. Ils sont là pour ça.
Si GM veut des sous, il en demande et Harper va lui en donner… c’est simple à comprendre, non ?

Mr. Duhamel a décidé qu’il veut le beurre avec l’argent du beurre. Il dénonce à la fois les subventions et ceux qui les dénoncent, un vrai petit Alain Dubuc en herbe qui veut créer de la richesse mais s’oppose à toute mesure pour brasser la cage du système en place!

Évidemment dans une économie qui carbure aux subventions on ne peut passer d’un seul coup de plein de subventions à pas de subvention du tout. En fait c’est la même chose pour toutes les dépendances créées par l’état providence, on ne peut couper d’un coup sec sans déstabiliser tout le système.

(Mais il faut quand même des efforts et des coupures car l’état providence se sert des dépendances qu’il crée pour se perpétuer lui même, par exemple le système étatiste de santé génère des pénuries qui servent ensuite de justification pour repousser les ouvertures au privé, un vrai cercle vicieux…)

Il faudrait au moins progressivement réduire les dépendances (et les impôts en conséquence). Ce que dit l’Institut Fraser c’est que le niveau des subventions ne diminue pas et qu’à terme c’est mauvais pour la productivité et la création de richesse. Cela reste un fait indéniable.

La réalité est que l’Institut Fraser à raison et qu’il faudrait suivre leurs conseils en y allant graduellement. Bref Mr. Duhamel votre montée de lait est totalement inutile, feriez mieux de consacrer vos énergies à pousser nos états vers des réformes qu’on ne peut plus se permettre d’attendre.

Quand je lis Gagnon et Brasseur, je me dis qu’à l’évidence, il est bien vrai qu’il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir…

Toujours gagnon et ses amalgammes simplistes.

On prend une statistique et on en fait une relation de cause à effet avec la crise, sans autres justifications, comme si le lien était évident; on appelle ça un sophisme…

Un mot sur l’argument qui prétent qu’il faut subventionner parce que d’autres le font ailleurs et qu’à cause de ça on a pas le choix.

C’est absurde, subventionner équivaut à engloutir de la richesse pour que les clients qui achètent le bien produit à l’aide de subventions paient moins cher.

Or si les étrangers gaspillent leur richesse pour nous vendre des biens moins chers il nous restera plus d’argent dans nos poches pour faire autre chose. Et comme une économie libre trouvera toujours un avantage comparatif nous trouverons toujours quelque chose à produire et le marché ira naturellement vers L’investissement le plus intéressant (à moins bien sûr que les gouvernements se mêlent de ça aussi comme ils l’ont fait par exemple aux USA pour promouvoir l’immobilier…).

De plus une industrie subventionnée ou protégée par des tarifs aura tendance à s’assoir sur ses lauriers et deviendra vite moins performante ce qui la rend vulnérable face à la compétition et encore plus dépendante des subventions.

Les subventions ne sont pas nécessaires au développement d’un économie forte et dynamique, Hong-Kong possède une des économie les plus riches au monde, à ma connaissance sans la moindre subvention.

On s’imagine que Brasseur, Gagnon et d’autres n’ont pas encore perdu leur emploi.

Ils ont encore de l’argent pour acheter du superflu alors que d’autres se demandent comment ils vont payer le nécessaire, l’essentiel à leur famille.

La différence entre le dogme et la réalité.

Le meiux est l’ennemi du bien.

Raymond Campagna a écrit :

« On s’imagine que Brasseur, Gagnon et d’autres n’ont pas encore perdu leur emploi. »

Ça m’est déjà arrivé figurez-vous, alors que je travaillais pour une entreprise que reste au Québec à cause des cadeaux des gouvernements…

Mais ça dure un temps seulement, mieux vaut travailler pour une boite réellememnt viable et qui vole de ses propres ailes.

Parlez en aux agriculteurs, ça fait des années qu’on dépense des sommes colossales pour les subventionner, tout ça pour payer nos produits beaucoup plus chers (à cause des quotas). Malgré tout l’agriculture est dans la merde, fonce vers un mur et les agriculteurs se suicident à tour de bras.

Alors Mr Campagna vos bonnes intentions …

@ Pierre Brasseur

Toujours la même chose avec les affirmations de nos libertariens.

Aurez-vous un jour au moins une preuve, un exemple pour étayer une de vos affirmations?

Si on paye beaucoup plus cher pour nos produits agricoles, pourquoi se fait-il qu’on en exporte?

@Yvon Fleurent

On paie notre lait, notre volaille et nos oeufs au moins deux fois plus cher que les américains (qui sont plus riches que nous). (C’est super pour les familles pauvres…)

On fait du fromage mais on est obligé de protéger cette industrie avec des tarifs de 250%!!!!!!!

Ça vous va comme exemples?

@pbrasseur
« On paie notre lait, notre volaille et nos oeufs au moins deux fois plus cher que les américains »

C’est pas un exemple, ça; c’est toujours une affirmation gratuite (des sources?)…

Toujours pas de preuves.

Partant de votre affirmation gratuite M. Brasseur sachez que les américains subventionnent l’agriculture beaucoup plus que le Canada.

Sachez aussi que le privé au Canada (comme Kraft) achète des sous produits du lait, du dumping (produit vendu en bas du prix coûtant) pour faire du fromage au Canada.

Votre Chesswiz et Velvita et petit Québec ne contient pas de produits laitiers du Canada ou très peu alors que c’est un produit à partir des produits américains ou de la NZ.

Vous faites planter souvent pour ne pas avoir de sources à vos affirmations.

Donc en voilà.

A Fleurent et Francis: sur ce blogue même M. Duhamel a déjà discuté de la gestion de l’offre et des coûts 2 à 2,5 fois plus importants pour les produits de base que les consommateurs Québécois doivent assumer, par rapport aux Américains.

@ Pierre Brasseur:

Vous avez tous compris.

Les États-Unis et l’Europe, en subventionnant leurs industrie, font en sorte que ces derniers sont moins chers. Résultat: j’économise lorsque j.achète leurs produits. Si les Américains et les Européens sont assez bêtes pour payer des taxes dans le but de me faire épargner, c’est leur problème, ce n’est pas moi qui vais leur dire d’arrêter !

Par contre, pas question qu’on utilise mes taxes pour subventionner la consommations des autres.

@ Yvon Fleurent:

Le Canada ne peut pas exporter ses produits qui sont protéger par la gestion de l’offre.

« Les États-Unis et l’Europe, en subventionnant leurs industrie, font en sorte que ces derniers sont moins chers. Résultat: j’économise lorsque j.achète leurs produits. »

Wow! Ben oui! Fallait y penser, c’est absolument génial…
Une seule question, les cerveaux : avec quelle argent je vais faire toutes ces belles économies sur le dos des pigeons subventionnés?
Puisque ne l’étant pas, mes produits (ou même mes idées, puisqu’on ne subventionnera pas non plus ma R&D) vont coûter plus cher et personne ne va les acheter; résultat : pas de sous…

@ francis

Quand notre spécialiste rerarde un côté d’une médaille, il a déjà oublié l’autre côté.

C’est un éternel recommencement.

@ francis:

« The Division of Labour is Limited by the Extent of the Market »

En ne subventionnant pas, le gouvernement ne vole pas les contribuables qui auront de l’argent pour investir dans les projet qu’ils auront choisi. On favorise ainsi la spécialisation de la main-d’oeuvre et la richesse.

Le Québec est l’économie canadienne qui subventionne le plus. Nous sommes aussi parmi les plus misérables. Ce n’est pas un hasard.

Donc d’après ce que je comprends, il faut que l’état prenne l’argent de la population qui ne sait pas trop où investir pour lui-même choisir les secteurs rentables et efficaces. C’est le principe de la caisse de dépot, mais en subventions à la place?

Je cite Monsieur Gagnon: ‘Les États-Unis et l’Europe, en subventionnant leurs industrie, font en sorte que ces derniers sont moins chers. Résultat: j’économise lorsque j.achète leurs produits. Si les Américains et les Européens sont assez bêtes pour payer des taxes dans le but de me faire épargner, c’est leur problème, ce n’est pas moi qui vais leur dire d’arrêter !’

Quelle bêtise, en effet…

Le voilà haut et fort le message de David Gagnon aux entreprenneurs, manufacturiers et travailleurs canadiens : vous ne recevrez pas d’argent de la poche à David Gagnon parce qu’il préfère évidemment acheter des produits venant de pays qui subventionnent leurs industries – ça le fait épargner – mais ne tentez surtout pas de compétitionner sur un pied d’égalité avec les producteurs européens et américains parce que là David Gagnon và vous sortir sa rhétorique de droite. Séchez, faites faillite, entrepreneurs canadiens : Monsieur Gagnon déteste les subventions – sauf quand cela le fait épargner et que c’est les autres qui paient pour lui.

Continuer d’écrire des blogues, Monsieur Gagnon. Vous avez vraiment choisit le bon métier. Je vous l’ai souvent dit : vous feriez pas vieux os en affaires.

@gagnon
“The Division of Labour is Limited by the Extent of the Market”
C’est quel numéro dans la liste des commandements de ta religion…

« En ne subventionnant pas, le gouvernement ne vole pas les contribuables qui auront de l’argent pour investir dans les projet qu’ils auront choisi. On favorise ainsi la spécialisation de la main-d’oeuvre et la richesse »
Bla-bla-bla, zzzzzzzzzzzzzzzzzzzz…
Très belle théorie, sauf que moi je vis dans la réalité. Et celle-ci est qu’être les seuls à ne pas subventionner est l’équivalent pour un athlète olympique à être le seul à ne pas se doper i.e. défaite assurée…