Maudits chiffres !

L’option souverainiste est légitime en soi. De nombreux Québécois croient que le Québec doit être indépendant. Je comprends le besoin identitaire et la démarche politique. C’est une opinion toute personnelle, mais je ne crois pas que le débat se jouera sur le front économique. Un souverainiste ne se laissera pas toucher par un discours axé sur la peur et un fédéraliste ne fléchira pas grâce aux lendemains jovialistes promis par les promoteurs de l’indépendance. Je respecte trop les convictions des uns et des autres pour croire le contraire et je sais que l’émotion joue un rôle immense dans ce débat.

Quand je parle de l’économie du Québec ou de son retard face à ses voisins et concurrents, je veux surtout sensibiliser les gens aux grands chantiers qui nous attendent, qu’importe le régime politique.

Cette semaine, on apprend que le Québec était encore, en 2006, sous la moyenne canadienne au niveau de la croissance de la productivité et que nos entreprises investissaient moins que les autres en machinerie et en équipement. Toujours cette semaine, on dévoile que le taux de décrochage scolaire en 2005-06 est de 24,2 % au Québec, et qu’il dépasse les 30 % chez les jeunes hommes. Tout cela me désole car je mesure les implications pour notre compétitivité au cours des prochaines années. À tout prendre, je vous dirai même que le débat politique m’ennuie. Ce qui me préoccupe se résume ainsi : voulons-nous faire partie d’une société en déclin qui s’appauvrit ou d’une société vibrante qui s’enrichit?

Mais puisqu’il faut parler de chiffres…

On me cite constamment l’étude publiée en 2005 par François Legault. Ce dernier a écrit en 2005 que le Québec profitera d’un gain de 17 milliards de dollars sur cinq ans s’il réalise la souveraineté. Ces chiffres me semblent infirmés par les données plus récentes de Statistique Canada et de l’Institut de la statistique du Québec.

Je n’accorde pas beaucoup de crédibilité au rapport Legault. Du reste, le Parti Québécois semble lui aussi l’avoir enterré.

Ses hypothèses de base sont contestables. Il présume d’abord qu’il n’y aura aucun remous économique ni coûts de transition après une éventuelle souveraineté. Le dollar et les marchés financiers sont plus nerveux qu’un chevreuil, mais rien ne devrait bouger pendant les mois de négociations qui suivraient un référendum gagnant. Cela relève de la foi.

De plus, on part du principe que personne ne quittera le Québec, qui ne subira aucune perte fiscale. En 2006, une année où l’économie va bien et où le chômage est à un creux historique, près de 7 000 résidents ont quitté le Québec. Je ne brandis aucune menace. Je ne dis pas que des centaines de milliers de non francophones quitteront en masse comme à la fin des années 1970, je dis seulement que prétendre que personne ne partira m’apparaît hautement improbable.

Cela a pris des années pour rapatrier la seule formation de la main-d’œuvre, mais rapatrier toute la fonction publique fédérale se ferait en cliquant des doigts. Tous les gains seraient enregistrés au cours des cinq premières années.

Pour arriver à son surplus, le rapport Legault prétend éliminer 741 millions de dollars en chevauchements entre les gouvernements, mais garantie l’emploi à 74 000 fonctionnaires fédéraux. Il diminue férocement tous les coûts afférents aux Affaires étrangères et à la Défense et il est peu convainquant quand il présume qu’une administration québécoise sera de 25% plus efficiente que l’administration fédérale. Drôle d’argument quand on constate comment nos institutions sont gérées.

Je veux bien que le Québec n’hérite que de 16,5 % de la dette fédérale, chiffre retenu par la Commission Bélanger-Campeau. Mais ce n’est pas parce que les Québécois le demandent que les Canadiens acquiesceront sans broncher. Cela fera l’objet d’une négociation et la proportion pourrait être plus élevée.

L’autre élément qui me paraît très fragile dans l’argumentation de certains d’entre vous, c’est que le fédéral pillerait le Québec de 4 milliards par année.

Je reprends les chiffres de l’Institut de la Statistique du Québec publiés la semaine dernière. Le gouvernement fédéral dépense 9 996 milliards de dollars au Québec en biens et services et 39 249 milliards en dépenses de programmes, moins les intérêts sur la dette publique. En retour de dépenses de 49 245 milliards, le fédéral perçoit 43 428 milliards en taxes et impôts. Je ne dis rien d’autre. Je vous trouve très créatif pour transformer ce surplus de plus de 5 milliards en un déficit de 4 milliards.

Je trouve divertissante votre compréhension d’une dette. À défaut d’être remboursée, toute dette implique des paiements d’intérêts. Quand le fédéral paie les intérêts sur sa dette, il ne vole pas le Québec. Il n’agit qu’en emprunteur responsable. Le gouvernement du Québec ne nous vole pas de 7 milliards de dollars chaque année quand il paie les intérêts sur sa propre dette. Ce n’est pas une « taxe de bienvenue », c’est le prix de services et de biens que nous avons obtenus à crédit.

Du reste, faut-il rappeler que la dette fédérale a diminué de 85 milliards de dollars entre 1997 et 2007, alors que la dette du Québec pendant cette période augmentait de 43 milliards de dollars.

Du seul point de vue de la logique, j’ai peine à comprendre comment le Québec, dont la performance économique reste plutôt moyenne, pourrait être un riche pourvoyeur du régime fédéral. Si le Québec était si prospère et qu’il contribuerait à ce point au Trésor fédéral, il devrait normalement, comme l’Alberta, récolter suffisamment de revenus autonomes pour éponger sa dette, paver ses routes, réparer ses écoles et financer ses universités et hôpitaux. Cela n’est manifestement pas le cas.

Vous avez droit à vos opinions et les exprimer tant que vous voulez. Je n’ai pas le goût de faire de la censure sur ce blogue, à moins que les propos soient carrément racistes ou diffamatoires. Si vous voulez parler de souveraineté et d’immigration en lien avec n’importe quel sujet, allez-y. Mais j’en ai assez de voir tous ceux qui ne partagent pas vos opinions se faire traiter de « colonisés » ou d’« Elvis ». Cela vous amuse manifestement, mais je ne crois pas que cette attitude élargit le cercle de vos amis. Un peu de civisme, s’il vous plaît.

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Merci M. Duhamel. Je suis moi-même souverainiste, mais les discours de la même trempe que ceux que je vois sur votre blogue font en sorte que je me dissocie de ce mouvement. Je crois encore à la souveraineté, mais plus d’un par rapport aux valeurs sociales et culturelles. Je suis conscient que nous aurons une période très difficile économiquement après s’être séparé. Que nous devons augmenter notre productivité dès maintenant en investissant dans l’éducation et en changeant nos manière de penser au niveau de la gestion publique. Rembourser notre dette devrait aussi être une priorité.

Le Rapport Legault comptait deux volets. Un extraordinaire portrait de notre relation financière avec Ottawa et une projection sur ce à quoi aurait l’air les finances d’un Québec indépendant. Pour arriver à planifier sur 5 ans, le Rapport a dû faire des hypothèses. Audet (qui ne parlait pas anglais soit dit en passant!) s’est empressé de dire que le Rapport était jovialiste. La galerie a bien ri. On a enterré le Rapport.

Pourtant le portrait qu’il faisait de notre relation avec Ottawa demeure un chef-d’oeuvre
Voici ce qu’il disait
En 2005, on envoyait à Ottawa 41,180 milliards

Qu’est-ce qu’on recevait?

9,602 en paiements de transfert à Québec
7,872 pour nos vieux
4,465 pour nos chômeurs
12,529 pour les programmes fédéraux

pour un total de 34.468 milliards

on perdait donc 6,7 milliards. Une somme! Une fortune.

Bien sûr que l’indépendance ne se fera pas nécessairement là-dessus, mais svp qu’on cesse de nous dire que les riches Albertains et Ontariens font vivre les pauvres Québécois!

« (…) nos entreprises investissaient moins que les autres en machinerie et en équipement. » (Pierre Duhamel)

Cette complainte revient comme un mantra misérabiliste.

Quelqu’un peut-il, svp, identifier clairement «nos entreprises» qui font preuve d’une telle pauvreté de gestion à long terme?

Ces entreprises sont-elles québécoises ou sont-elles des entreprises sous contrôle étranger?

On veut des noms!!!

Sinon cette affirmation tient davantage du radotage qu’utilisent les «experts financiers» pour excuser leurs erreurs prévisionnelles et s’en laver les mains.

Je répète: on veut des noms!

Sinon, faudrait trouver autre chose.

Dans votre analyse vous ne prenez pas en compte l’efficacité de posséder l’ensemble des politiques fiscales et économiques. En ce moment les leviers sont partagés et peuvent s’annuler l’un l’autre, ce qui nuit à leurs effets. De plus les décisions et les choix se feraient qu’uniquement en fonction des forces et faiblesses du Québec et ne serait plus le résultat d’un compromis entre les besoins divergeant d’une région à l’autre. S’arrêter qu’aux désavantages de la séparation et prétendre que les avantages ne sont que théorique, ne permet pas de produire d’autres résultats que la détérioration. L’Irlande est un bon exemple de restructuration économique que pourrait permettre la souveraineté.

« Le gouvernement fédéral dépense 9 996 milliards de dollars au Québec en biens et services et 39 249 milliards en dépenses de programmes, moins les intérêts sur la dette publique. En retour de dépenses de 49 245 milliards, le fédéral perçoit 43 428 milliards en taxes et impôts. »

Je ne sais pas d’où vous sortez ce 9 996 milliards?

http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/TSC/pdf/chap13.pdf

Au tableau 13,3 on apprend qu’Ottawa a dépensé en 2005 180,533 milliards. Québec a reçu 39,249 milliards soit 21,7% des dépenses.

Au tableau 13,4 on apprend qu’Ottawa a collecté 215,842 milliards, dont 43,426 milliards au Québec, soit 20,1%.

215,842 – 180,533
donnent donc 35,309 milliards qui sont allés au service de la dette et au remboursement de la dette. (il y a 3,5 milliards qui vont à l’aide internationale, je ne le sais où est-ce qu’ils l’ont mis?)

Question: Comment expliquer que le Québec, qui fait 23% de la population canadienne, qui paie 20,1% des taxes et impots et qui reçoit 21,7% des dépenses, paierait 28,3% du cout de la dette soit 9,996 milliards sur 35,3 milliards?

Ps: Au Québec, on a un gros problème avec la discussion! Faudrait qu’on soit toujours d’accord (la maudite unanimité, la maudite concertation de l’époque à René…) sinon pas de chicanes dans la cabane! Est-ce qu’on pourrait passer à une autre étape?

Ce texte de M. Duhamel frappe directement et de plein fouet les dents de M. Noel, qui doit encore être en train de les ramasser par terre à l’heure qu’il est.

M. Duhamel: ça fait du bien, beaucoup de bien.

L’Irlande se donne un atout: l’anglais. Le Québec se l’enlève; lentement, mais sûrement. Vaut mieux être francophone et en déclin que vibrant mais à risque de s’infliger le « handicap » de la langue anglaise.

Quand on ne se donne que la langue comme coeur de l’identité, les déformations ne se font pas attendre. Allez donc dire aux Irlandais qu’ils ont perdu le coeur de leur indentité!

Se sentir menacé par l’anglais, c’est un peu comme se sentir menacé par la possibilité d’un héritage. Si tout va vraiment mal, fiston, tu vas hériter d’une fortune; si tout va vraiment mal, fiston québécois, tu vas hériter de la langue anglaise. Horreur et grincements de dents…

Les souverainistes ont l’art de voir des problèmes où il n’y en a pas.

Allez, on respire et on essait de moins brimer la liberté de tous.

« Question: Comment expliquer que le Québec, qui fait 23% de la population canadienne, qui paie 20,1% des taxes et impots et qui reçoit 21,7% des dépenses, paierait 28,3% du cout de la dette soit 9,996 milliards sur 35,3 milliards? » (Jacques Noel)
.
.
Autre question : Quelle est la part de cette dette qui a servi pour le Québec, pour l’Ontario, et la part de chacune autres provinces?

M. Duhamel-

Vous avez tout a fait raison de qualifier d’irrealiste la supposition selon laquelle il n’y aurait pas de cout(s) associe(s) a la periode de transition, advenant la separation du Quebec. Mais je trouve curieux qu’on ne parle jamais du revers de la medaille, c’est-a-dire des couts associes a l’incertitude politique portant sur la place du Quebec au sein du Canada.

Ainsi, songeons a toute l’incertitude associee a l’echec de l’accord du lac Meech, ou au referendum sur l’accord de Charlottetown, ou au scandale des commandites: combien, en tout, ces fiascos politico-mediatiques nous ont-ils coute au juste? Et combien cela nous coutera-t-il, la prochaine fois qu’un politicien rouvrira ce panier de crabes? Plus, ou moins cher que les couts de transition vers la souverainete?

Au docteur Laughrea: ouf! Moi qui me demandais pourquoi le Zimbabwe et la Guyane etaient si prosperes, et des pays non-anglophones (et aux langues sans rayonnement international) tels que le Danemark, la Norvege, la Suede, la Finlande, l’Islande et les Pays-Bas si evidemment arrieres et pauvres, je constate que vous m’avez donne la reponse: la langue anglaise est en elle-meme un facteur de progres!

Bon, sans rire, votre commentaire signifie-t-il que dans votre esprit Israel, qui a ressuscite une langue morte inconnue du monde exterieur (l’hebreu) afin d’en faire sa langue nationale, constitue le NEC PLUS ULTRA de l’arrieration?

Comme l’a dit un grand poete anglais, A LITTLE KNOWLEDGE IS A DANGEROUS THING…

P.S. En passant, je signe toujours mes commentaires « Etienne (autrefois a Ottawa) » et n’ai aucun rapport avec un autre commentateur qui signe « Etienne » tout court.

Ca fait depuis les premières bombes du FLQ que les feds nous disent qu’un Québec libre ne serait pas viable. Qu’on n’aurait plus de bananes et d’oranges. Que ce serait un Cuba et un Haiti du Nord.

Au coeur de la question, le combien on envoie à Ottawa? Et le combien on reçoit? La question existentielle quoi. Dès les années 70, on se bombardait d’études. Je me rappelle d’une étude du PQ qui disait qu’entre 1945 et 1970 les Québécois avaient envoyé 4 milliards de plus qu’ils avaient reçu. Ottawa avait répliqué avec une autre étude soutenant le contraire. Bref, la question a toujours été au centre du débat.

Or, voilà que depuis le tournant du 21e siècle, Ottawa croule sous les surplus et il est absolument clair que les Québécois envoient maintenant beaucoup plus d’argent qu’ils en reçoivent. C’est un argument massu pour la souveraineté.

Alors que font les Feds? Ils ont inventé une facture fictive, ce que j’appelle la « taxe de bienvenue » au Canada.
Avant même de nous donner une seule cenne noire de notre argent, Ottawa nous charge 7,8, voire 9 milliards pour payer le service de la dette et son remboursement (les surplus budgétaires). La facture est tout à fait arbitraire et de toute façon ne nous rapporte rien. C’est le passif du canada, pas le réel de 2007.

C’est du vol pur et simple. Après ca on nous donne 39 milliards et là on a le culot de nous dire: regardez comment on est fin. On vous donne 49 milliards, vous nous donnez seulement 43, fait que le bon Canada à Harper vous fait un beau cadeau de 6 milliards!


Au bon docteur: l’Islande vient d’être choisi le « plus meilleur » au monde. Y sont 350,000 sur leur ile perdue et les seules au monde à parler leur langue

Les propos de M. Duhamel vont sûrement réconforter les lecteurs fédéralistes, ils en ont grandement besoin !
L’économie n’est pas la seule raison pour faire l’indépendance, il y a la fierté, la langue, la culture, l’avenir de nos enfants, etc. etc.

Encore la peur!

Les gens qui partiront du Québec sont ceux qui ne veulent pas fonctionner avec les critères du Québec et donc qui sont un boulet à traîner pour le pays. Vous remarquerez que ces gens sont souvent ceux qui aiment bien le portrait de la Reine au-dessus du foyer.

Leur départ sera donc un soulagement pour le Québec. Reste à prouver qu’ils feraient mieux leur affaire en Ontario ce qui est loin d’être fait. De toute façon la plupart de ceux-là sont déjà partis.

Je vous rappellerai M. Duhamel, que la question de la dette pourrait être discuté pendant des années, voir des décennies, ce qui est souhaitable pour le Québec. Je sais très bien ce qu’est une dette, certainement aussi bien que vous et la dette du Canada est la dette du Canada pas celle du Québec.

Elle a été contractée par le Canada dont une partie supposément pour le Québec. On peut aller en cour pendant des années pour discuter à savoir quelle est notre part. Une dette, on la paye si on veut, on la ne paye pas si on veut, à sois d’en analyser les conséquences. Si ni en a pas beaucoup, on ne paye pas. C’est cochon, salaud, vous me direz, mais c’est comme ça. Les affaires sont les affaires.

Une preuve reste à faire le Québec serait-il plus prospère étant souverain? Plusieurs ont donné des réponses allant de la catastrophe à la meilleure prospérité. Par contre on sait que le Québec n’est pas prospère dans le Canada. C’est une chose qu’on ne peut pas nier quoique le Québec s’en tire mieux depuis quelque temps ce qui à mon avis est une situation temporaire.

Et surtout M. Duhamel ne me dites pas que les Elvis Grattons tels que décrit dans le film de Falardeau n’existent pas même si son film est caricatural. C’est un fait et j’en connais plusieurs autour de moi. Le NIER est une ERREUR fondamentale grave. C’est le résultat de la dominance des Anglais au Québec. Pour le reconnaître il faut avoir une bonne connaissance de l’être humain, ce qui n’est pas le fort des entreprises québécoises, leurs résultats en témoignent.

À mon avis je vous dirais de plus qu’ils sont plus nombreux en affaires qu’ailleurs et c’est très malheureux. C’est un handicap monstre pour les entreprises du Québec avec le manque de productivité.

Une chose est très claire, dans une entreprise, quand les autres à l’extérieur peuvent prendre des décisions à la place des patrons, les patrons ne sont pas les boss et quand on n’est pas le boss les décisions des autres sont rarement a l’avantage des supposés patrons. C’est exactement le cas du Québec et exactement le contraire en Ontario.

Prouvez- moi le contraire!

Autre question le Québec a-il absolument besoin du Canada pour survivre, ou s’il peut le faire par ses propres moyens? À en croire nos Elvis et, selon leurs écrits, le Québec ne pourra jamais vivre sans la charité de l’Ontario, de l’Alberta (que récemment) et de la BC. Donc pour eux nous sommes condamnés comme peuple à vivre de charité. Pour eux nous sommes incapables de faire autrement.

Pauvres de nous, nous sommes condamnés a un « Ben ti pain tout ti. » et à seulement admirer les autres! Surtout les USA comme depuis longtemps.

VOILÀ LA PLUS GRAND HANDICAP DU QUÉBEC. Ce changement de mentalité par tous les moyens serait le plus grand apport économique pour le Québec. Remarquez que le Canada sur ce plan n’est pas loin derrière nous si on se compare aux USA.

En général en affaire quand tu as le petit bout du bâton, «chr…s» C’é parce que tu peux fesser avec le gros boutte du bat cal…se »

Ça c’est une chose que nos soumis colonisés Grattons par les Anglais, ne peuvent pas faire et dont M. Pierre Péladeau n’avait pas peur.

Péladeau n’a pas eu peur de son petit boutte quand il a démarré avec son ti quinze cent piasses.
Vous faites bien de ne pas censurer, jamais je ne dirai, ce que les autres veulent me faire dire.

PS. Parlant de maudits chiffres, le fédéral peu très bien dépenser des milliards au Québec au profit des autres provinces ou vise versa.

Etienne (autrefois d’O): en Suède, puisque vous nommez ce pays, l’enseignement dans la langue de son choix (n’importe laquelle de la centaine de langues parlées au monde– pas juste l’anglais et le français comme au Canada hors Québec) est offert par le gouvernement… partout où le nombre le justifie (exactement comme au Canada hors Québec).
?Les Suédois ne sont pas peureux comme les Québécois. Ils sont prêts à être vibrants, même au risque que certains immigrants, ou même des Suédois de souche choisissent de faire éduquer leurs enfants dans une langue autre que le suédois.

C’est cela être vibrant, Etienne: ne pas avoir peur, avoir confiance en soi, et si on adore le français, le bien parler et écrire.

Et en Israël, puisque vous le nommez (vous savez, ce pays noyé dans un océan arabe, EXACTEMENT comme le Québec est noyé dans un océan anglais), rien n’empêche un Israélien ou un immigrant de CHOISIR d’aller à l’école arabe ou de faire éduquer ses enfants en arabe.

C’est cela, Etienne, avoir confiance en soi, être fort.

Tout ce que je dis c’est qu’il y a une clique au Québec (pensez à Mme Beaudoin) qui centre exagérément l’identité québécoise sur l’ artifice linguistique de la langue parlée. Il y a un temps où les Israéliens parlaient araméen. Cela ne changeait rien à leur identité.

Je trouve le commentaire #10 de M. Etienne (autrefois a Ottawa) très pertinent.

Quand il faut porter un jugement sur une affaire, il faut examiner tous les côtés et tous les angles.

Les fédéralistes ne cherchent que les désavantages d’un Québec souverain (pays maître de ses décisions), quitte à mentir ou à déformer les faits et pour être juste, certains souverainistes le font aussi.

Pourtant cette démarche est CONTRAIRE voir suicidaire à toute-bonne gestion d’entreprise.

Que Laughrea qui nous désinforme constamment nous nomme la liste des pays ou une province plus bilingue que le Québec (qui a comme deuxième langue officieusement l’Anglais) dans les Amériques, et ailleurs.

M. Laughrea a l’art de voir des problèmes ou il n’y en a pas.

Tous les moyens pour lui sont bons pour aplatir le Québec, même les faussetés.

Quand, à longueur d’année, année après année, un groupe, qui propose un changement radical dans une société, désigne ceux et celles qui ne partagent pas leur vision comme étant des insignifiants et des imbéciles (Elvis), et les intimident en les traitant de traîtres et de corrompus, on ne devrait pas se surprendre du peu d’enthousiasme de ces derniers à épouser la cause ! Peut-être qu’un cinéaste devrait avoir le courage d’offrir une vision aussi méprisante et réductrice des ‘souverainistes’ que le fait Falardeau du peuple Canadiens-français, juste pour mettre tout le monde sur le même pied.

à Etienne (autrefois a Ottawa)

On a presque rapport, je suis d’autrefois Gatineau 🙂

M. Fleurent, je crois que le Nouveau-Brunswick est plus bilingue que le Québec, même que c’est la seule province officiellement bilingue au Canada… je crois.

A lire les commentaires des séparatistes de ce blogue, on comprend exactement pourquoi le Québec ne s’est jamais séparé et ne le fera jamais.

Mme King,

Réellement vous n’avez aucune idée de ce que c’est un Elvis Gratton et du film à Falardeau.

À moins que…

Docteur Laughrea–

Deux corrections:

1-Il est parfaitement faux de dire que l’on peut faire instruire son enfant a l’ecole publique dans la langue de son choix en Suede (que je sache cela ne peut se faire nulle part dans le monde): il est vrai que des cours de langue d’origine sont dispenses pour les enfants d’immigres, mais cela est offert comme supplement scolaire: a part cela, l’enseignement public (hormis les cours de langue etrangere) ne se fait que PA SVENSKA (en suedois).

2-Les israeliens n’ont jamais ete majoritairement de langue arameenne: la fondation de l’Etat d’Israel a eu lieu longtemps apres l’arabisation linguistique de la region.

Je ne me sentirais pas insulté de me faire traiter d’Elvis par des péquistes enragés. Après tout, Elvis avait plus de talent dans son petit doigt que Pierre Falardeau.

Etienne: les Israéliens parlaient bel et bien Araméen à une certaine époque. Vous semblez avoir une définition assez restrictive d’Israel. Il y avait un pays nommé Israel avant 1947, Etienne, bien qu’il n’y ait jamais eu de pays nommé Palestine. Bien sûr, l’Araméen (la langue de Jésus) n’est plus présent aujourd’hui que dans certaines prières et dans le Talmud.

Quant à la Suède, TACK SA MYCKET, mais c’est cependant le souvenir que j’en ai. Il se peut qu’en pratique la question d’un enseignement entièrement dans une autre langue que le Suédois ne s’est jamais posée, les parents en nombre suffisant n’ayant fait, en pratique, que la demande de cours de langue d’origine.

Je sais, en tout cas, que les Suédois sont plus ouverts sur le monde, et moins nationalistes au sens du « chez nous » et de l’insécurité collective, que les Québécois. Après avoir vécu là-bas 30 mois, je peux en parler un peu plus qu’un journaliste qui écrit un article sur la Suède après un séjour de 3 semaines, si ce n’est moins.

PS: le séjour s’étant déroulé il y a près de 30 ans, la mémoire de la langue et de son orthographe commence à s’effriter…

@bon docteur

La Suède est un pays souverain (tu iras faire un tour en Norvège pour savoir ce qu’eux pensent des Suédois qui les ont colonisés)
La Suède n’est pas entourée de 300 millions d’anglos

PS: Pourrais-tu prendre un break sur Israel pendant un bout de temps? Ca calmerait l’athmosphère.

Jn: mauvais timing de votre part. S’il y a un moment où il est raisonnable de parler d’Israel, c’est bien au 60e anniversaire de sa création (résolution 181: 29 nov. 1947).

Ma vision du paradis: un Israel 80% juif et 20% québécois-pur-laine, et un Québec 80% pur-laine et 20% juif. Bon, soyons réaliste: ce serait le paradis pour Israel, et une simple améloration pour le Québec…

Et happy birthday Israel! J’aurais aimé dire « Happy birthday Israel and Palestine », mais les Palestiniens et l’unanimité des pays arabes ont refusé la création d’un état palestinien en 1947. « Ne jamais rater une occasion de rater une occasion » (devise officieuse palestinienne).

M. Éric,

Vous confondez Elvis Presley et Elvis Gratton.

Je vous jure qu’ils n’ont absolument pas la même culture et la comparaison serait une insulte à Presley.

Les autres Elvis gagneraient énormément à se rapprocher de celle de Presley.

« Je sais, en tout cas, que les Suédois sont plus ouverts sur le monde, et moins nationalistes au sens du “chez nous” et de l’insécurité collective, que les Québécois. » (Laughrea)

Aucun peuple dans le monde n’est plus ouvert que les Québécois à la langue anglaise et ne la maîtrise autant que les Québécois le font comme deuxième langue dans le monde.

« Ma vision du paradis: un Israel 80% juif et 20% québécois-pur-laine, et un Québec 80% pur-laine et 20% juif. Bon, soyons réaliste: ce serait le paradis pour Israel, et une simple améloration pour le Québec… »

Il y a des Québécois, établis au Québec depuis plusieurs générations, qui sont tellement frustrés par leur langue qu’ils en arrivent à rêver d’un pays imaginaire pour se consoler.
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P.S. Quand le boss est près de la porte et qu’on tape trop vite sur le clavier pour ne pas qu’il s’en aperçoive, on a tendance à faire beaucoup de fautes.

« on comprend exactement pourquoi le Québec ne s’est jamais séparé et ne le fera jamais. » (MB)

Pourquoi?

Docteur Laughrea–

La Suede etant un pays ou l’enseignement public, de la maternelle a l’universite, ne se fait qu’en suedois, dois-je comprendre qu’afin de rejoindre les suedois dans leur ouverture et leur tolerance le Quebec devrait abolir tout financement public des ecoles, cegeps et universites de langue anglaise?

Et vous n’avez pas repondu a ma question: si, comme vous dites, la defense d’une « petite » langue (comme la francaise face a l’anglaise) est un signe d’arrieration, ne conviendriez-vous pas que le fait de *ressusciter* une petite langue (comme l’hebreu en Israel) est A FORTIORI un signe d’arrieration?

Et dans votre commentaire N. 24 vous dites qu’Israel est ne avant 1947, et me reprochez ma « vision restrictive » de ce pays, mais dans votre commentaire N. 26 vous parlez du soixantieme anniversaire de sa naissance.

Vous sentez-vous bien, docteur?

Etienne: j’aurais du écrire: « 60ème anniversaire de la REnaissance d’Israel ». Ne pouvez-vous pas faire un petit effort pour lire entre les lignes? J’ai parlé de « naissance d’Israel » en 1947 tout en sachant qu’il y avait eu un Israel avant. Dans votre cas, vous écriviez comme s’il n’y avait jamais eu d’Israel avant 1947. D’où votre vision plus « restrictive » que la mienne.

Si le traitement des minorités linguistiques vous intéresse, alors regardez comment la Finlande traite sa minorité suédoise. Pour le Finlandais, le suédois est la langue « dominatrice », pour parler le langage québécois. S’il y avait une minorité linguistique en Suède, elle serait sans doute mieux traitée qu’au Québec.

« Parlant de chiffres, je veux revenir sur un truc que Jacques Noel aime bien ramener sur le tapis, le fait qu’on payerait l’éducation des étudiants étrangers.

Aux USA, les étudiants étrangers reçoivent 33% des bourses de doctorat.

C’est probablement pour ça que les USA ont 62% de l’élite scientifique mondiale. » (Gagnon)

Et dire qu’il est de ceux qui veulent hausser les frais des étudiants pour les études.

@ Yvon Fleurent:

Les USA ont les frais de scolarité les plus élevés.

C’est aussi la destination #1 des étudiants international.

CQFD