Michael Sabia et moi

J’ai écrit et dit à la télévision les pires choses sur Michael Sabia quand il a été nommé à la direction de la Caisse de dépôt et de placement du Québec. Je n’avais pas été impressionné par son passage à la direction de BCE et je doutais qu’il était l’homme de la situation après la période désastreuse que venait de subir la Caisse.

Je dois admettre que j’ai été très impressionné par l’homme et sur la façon qu’il aborde les défis de la Caisse lors de l’entretien qu’il a accordé à Kathy Noël et à moi et dont le compte-rendu se trouve dans le numéro courant de L’actualité et sur le site frère Affaires sans frontières (vous pouvez consulter, l’adhésion est gratuite).

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La vidéo «Les stratégies des patrons de la Caisse de dépôt» >>

Je suis arrivé à la conclusion que les mêmes qualités qui me dérangeaient chez lui lorsqu’il était chez Bell sont celles qu’il fallait à la Caisse de dépôt dans ce terrible environnement financier.

Dire que Michael Sabia est analytique et méticuleux est un euphémisme. Il fallait, selon moi, davantage d’audace chez BCE alors que ses rivaux lui volaient ses clients, mais il faut aujourd’hui à la Caisse un leader intelligent et prudent, capable de discerner les grandes tendances des marchés internationaux et de bien positionner la Caisse.

Les marchés financiers sont impitoyables. Vendredi, on apprenait que le fonds de pension public norvégien avait accusé un rendement négatif de 8,8% au 3e trimestre et perdait, sur papier, 37 milliards de dollars. Ce fonds, géré par la Banque de Norvège,  est le deuxième fonds souverain au monde. Partout, on entend parler des déficits des caisses de retraite dont les rendements sont nettement insuffisants pour faire face à leurs obligations.

On ne connaît pas les résultats de la Caisse au troisième trimestre et personne ne fait de miracle dans un tel marché. Néanmoins, la Caisse a tout de même réalisé un rendement de  3,6 % pour les six premiers de l’année, après une très belle performance de 13,6 % en 2010, bien au-delà de son indice de référence.


Au cours de  l’interview, Michael Sabia et Roland Lescure, le Premier vice-président Placements, nous ont longuement et patiemment expliqué leur stratégie face aux marchés internationaux et le soutien aux entreprises québécoises. Selon eux – et c’est une opinion que je partage totalement – le salut de nos entreprises se trouve dans leur ouverture sur les marchés émergents.

 

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Vous trouvez pas que ca fait colonisé de donner l’administration de notre bas de laine à un Ontarien et à un Français?

Le problème provient plutôt du mandat donné aux dirigeants. La caisse de dépôt doit servir à maintenir des sièges sociaux ici, particulièrement dans les ressources naturelles. Consolidated Thompson Iron Mines a bâti une mine ne fer qui a été achetée par une compagnie américaine pour 5 milliards dès sa mise en opération. Est-ce que la même chose va arriver avec Osisko?

Je pense que les Québécois en toute circonstance n’apprécie pas les gens qui veulent péter plus haut que le trou. Pendant longtemps les intellectuels ont tenu a l’écart du débat publique les non diplômés. Au lieu de valoriser les capacités intellectuelles des individus il ne valorisaient que les diplomes. C’est encore comme ¸a dans les universités. Si on voulait vraiment démocratiser l’acc`s au savoir apr`s un secondaire 5 on éliminerait les crit`res d’admission et donnerait la possibilité a tous d’acquérir des connaissances et de se soumettre aux évaluations. En blocant l,acc`s au savoir de gens qui tr`s souvent en savent bien plus long que ceux qui n’ont fait qu,étudier on se prive collectivement de développer et de reconnaitre bien des talents. Mais en ce qui concerne des poste de représentation des compétences intellectuels en débats et articulation pour soutenir des allocutions qui soient crédibles on exigent des qualités et non des diplômes.
Vous voulez mettre la clef dans la porte du parti québécois? Facile vous n’avez qu’à nommer Duceppe comme chef du parti. Inculte, impopulaire et inarticulé donc incapable de soutenir des positions sans tomber dans la vulgarité et le ridicule en ne respectant pas ses interlocuteurs. Il s,est discrédité en dénigrant Jack, et s,est mis dehors par le fait même. Peut importe le flambeau qu’il porte il saura l’éteindre. Il l’a déjà fait il ne pourra s’empêcher le refera certainement. IL faut être capable d’assumer la réussite comme la défaite pour assumer les fonctions de chefs de parti. Il n’a vraiment pas l’élocution, les qualités intellectuelles pour influencer un débat et faire passer des positions. Pas plus que la colonne vertébral ni l’étoffe d’un chef.
Oui je trouve que ça fait colonisé de prendre des gens d’ailleurs pour faire ce qu’on devrait mieux faire soit même selon nos besoins.
On doit investir dans le développement d’entreprises dans l’exploitation et la transformation des ressources naturelles et la transformation des produits recyclés. des entreprises ou la coopération et le développement de la richesse collective prime sur les intérêts de la mondialisation. Les rendements seraient probablement moins spectaculaire a courts terme mais combien rentable a moyen et long terme. Aussi bien individuellement que collectivement. Nos gouvernement aurait l’assurance à long terme de pouvoir compter sur des revenus pour rembourser nos dettes et assumer nos programmes sociaux.

« Vous trouvez pas que ca fait colonisé de donner l’administration de notre bas de laine à un Ontarien et à un Français? »

C’est vrai qu’il y a beaucoup de québécois qui préfèrent rester entre eux, pour éviter des mariages avec des étranges, ils préfères se marier entre cousins. Au moins ça reste chez nous!

Le québec a le plus haut taux de mariage consanguins. Les cas de ti-counes se multiplient.

Rod – je trouve que cela fait étroit d’esprit de refuser de reconnaître une personne qui vit au Québec depuis 20 ans comme étant un Québécois.

@ rod

Pas du tout! Ce sont les compétences qui comptent, pas le lieu de naissance.

@ lagentefeminine

Quel est le rapport entre votre tartine et Michael Sabia?

èa Rod et autres semblables qui disent n’importe quoi sans savoir..

M. Sabia est aussi Québecois que vous et moi. Il demeure auQuébec depuis des dizaines d’ANNÉES et connait peut etre mieux le Québec que la plupart des Québecois d’origine. Tout le monde des régions savent que la majorité des Montréalais n’ont jamais sortir de Montréal…

Je préfère de loin un « étranger » loyal et compétent, qu’un québécois de souche inefficace et opportuniste !!!

@ tous les Rod de ce monde:

La bonne personne, à la bonne place, au bon moment.

C’est aussi simple que le principe d’acheter des actions lorsque la bourse est basse et de les revendre lorsqu’elle est à son paroxysme.

Faites-le maintenant!

Avec ce duo, la formule a été gagnante, jusqu’à maintenant.

On est jamais meilleur que notre dernier succès…

J’ai vraiment de la misère avec le principe d’intérêt. Et donc, les mots: rendement, gain, perte… Pour moi selon un principe clair rien ne se cre rien ne se perd. Donc, tout ces manipulation d’argent en bourse, en placement en prêt fini par appauvri des gens.