Mini-récession, méga-enjeux

La simple évocation du mot «récession» est, dans la perception populaire, une tache importante sur le bilan économique du gouvernement sortant. Comptez sur les libéraux et les néo-démocrates pour prononcer le mot des milliers de fois jusqu’aux élections.

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Le verdict est tombé : l’économie canadienne est donc en récession. Après avoir reculé de 0,8 % durant les trois premiers mois de l’année, l’activité économique affiche un repli de 0,5 % entre avril et juin.
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Une récession se définit habituellement par une croissance négative observée pendant deux trimestres consécutifs. En ce sens, le Canada est bel est bien en récession. Mais toutes les récessions ne sont pas égales entre elles, et celle-ci apparaît somme toute conjoncturelle et bénigne, surtout quand on la compare à celle de 2008.

Le repli économique est d’abord relativement modeste. Il est aussi moins accentué que ce que prédisaient les économistes, qui anticipaient un recul de 1,0 % au deuxième trimestre.

On sait aussi que cette récession s’explique surtout par l’effondrement du marché des ressources naturelles, qui a provoqué une chute importante des investissements.

Surtout, cette récession, à peine confirmée, serait peut-être déjà terminée, puisque l’économie a crû de 0,5 % en juin. La croissance économique a repris du tonus, grâce aux exportations et aux dépenses des consommateurs.

Néanmoins, la simple évocation du mot «récession» est, dans la perception populaire, une tache importante sur le bilan économique du gouvernement sortant. Comptez sur les libéraux et les néo-démocrates pour prononcer le mot des milliers de fois jusqu’aux élections du 19 octobre.

Le repli de l’économie au cours des six premiers mois de l’année pourrait enfin être jugé suffisamment préoccupant par la Banque du Canada pour qu’elle annonce, le 9 septembre, une nouvelle baisse de son taux directeur.

Cette baisse est peu probable, compte tenu de ce que l’on sait sur le comportement de l’économie en juin. Mais si la banque centrale cherchait un prétexte, elle l’a trouvé mardi matin.

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7 commentaires
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Lorsqu’on regarde le taux de croissance depuis 1961, on s’aperçoit que le Canada a connu des hauts et des bas en particulier en 1982, 1991 et 2008. La bonne nouvelle est que la reprise après ces creux, c’est qu’elle a été vigoureuse et les gains ont largement compensés les pertes. En 2010 néanmoins, la reprise a été de 3,37% et depuis la croissance plafonne aux alentours de 2%, ce qui ne couvre pratiquement même pas le niveau de l’inflation.

La problématique n’est évidemment pas que nous soyons techniquement en récession aujourd’hui. Elle vient plutôt du fait qu’une véritable croissance supérieure à 3% n’est tout simplement plus au rendez-vous depuis 2007, en incluant cet exercice. Donc en ajoutant l’année 2015 dont le taux de croissance dans le plus favorable des cas ne devrait guère dépasser 1%. Il faut bien considérer que cela fera 9 années consécutives pleines que la croissance fait du « sur place » au pays.

Pourtant les taux d’emprunt n’ont historiquement jamais été aussi bas. Peu de pays dans le monde jouissent d’une cote de crédit AAA. Cette même période était donc extrêmement propice pour toutes sortes d’investissements. Qui hélas n’auront pas été réalisés dans toutes sortes de domaines tant publics que privés.

Étonnamment, c’est sous la gouverne du Parti conservateur du Canada que ces résultats assez décevants merci se sont produits et rien n’indique fort tristement qu’en poursuivant dans cette apathie au niveau des choix politiques, qu’on ne se trouve pas dans quatre ans dans une situation encore plus préoccupante que maintenant. D’autant qu’une hausse exponentielle tant des commodités que des biens immobiliers ne semble pas être à l’ordre du jour présentement.

Nous sommes à la croisée des chemins entre poursuivre inexorablement sur la voie du déclin ou investir intelligemment dans notre futur, j’entends par cela permettre à nos enfants et petits-enfants de relever des défis extrêmement enlevants.

**** NB : Le taux de croissance moyen du Canada ayant été de 3,36% de 1961 à 2014. Il est assez facile de comprendre que depuis presque dix ans le Canada est presque techniquement en quasi-récession en plus d’une croissance en revanche assez considérable quant au niveau réel de son endettement.

Mini-récession ou récession ou même dépression mondiale ?

Wall Street a «rejoint la débâcle mondiale et terminé la séance en forte baisse, le sentiment général étant plombé par (…) des inquiétudes renouvelées sur la croissance mondiale après des chiffres moroses sur l’activité manufacturière à travers la planète», ont résumé les experts de la maison de courtage Charles Schwab.En premier lieu, l’activité manufacturière en Chine –pilier traditionnel de sa croissance– s’est violemment contractée en août, confirmant l’essoufflement persistant de la deuxième économie mondiale après les États-Unis, en dépit des efforts de relance des autorités.

http://affaires.lapresse.ca/bourse/201509/01/01-4896865-inquiete-de-la-chine-wall-street-termine-en-baisse.php

Je pense qu`on approche de la deuxième phase de la dernière crise qui n`a jamais été réglé. On a juste continué à faire en pire tout ce qu`on a fait de tout croche avant 2008.

«Overdose: The Next Financial Crisis»

https://www.youtube.com/watch?v=4ECi6WJpbzE

Petit rappel à tous: la piasse à Harpeur ne vaut plus que 75 cennes us. C’est 5 cennes de plus que la piasse à René Lévesque. La piasse qui devait nous empêcher de voyager, la piasse qui devait nous priver de bananes et d’ananas. Remember: «les bananas et les ananas ca vient des États. Avec une piasse à 70 cennes,on n’aura plus le moyen d’en acheter. Pis, est-ce que les Zamaricains vont accepter de nous en vendre?»

PS: Avez-vous vu Duceppe? Non il est encore sur son vélo à chercher le pipeline. La piasse à 75 cennes est un argument massue pour le Bloc. Mais sont trop caves pour le voir.

Faudrait pas oublier non plus que le Bloc et les Verts sont les principaux « amis » des conservateurs de Harper – ils vont certainement contribuer à l’élection de plus de députés conservateurs grâce à la division du vote dit « progressiste » et au système électoral bancal du Canada, le système uninominal à un tour sans proportionnelle. C’est triste car ces 2 partis ont beaucoup à apporter mais malheureusement notre démocratie de boîte de Corn Flakes ne permet pas à ces gens et leurs députés (s’il y a lieu) de faire changer les choses sauf dans le cas d’un gouvernement minoritaire où, par hasard, ils détiendraient la « balance du pouvoir » et dans ce cas, ce n’est qu’un diachylon sur une plaie béante, surtout s’ils contribuent à la réélection des conservateurs.

Je ne vois pas la raison pour laquelle la Banque du Canada devrait diminuer le taux directeur parce que l’économie ralentit puisque la seule chose que nous obtenons en bout de ligne est l’augmentation des dettes des consommateurs et entreprises. Les gouvernements disent à tous ceux qui veulent les entendre que les citoyens et entreprises sont trop endettés et la Banque du Canada fait tout en son pouvoir pour l’aider à y parvenir. C’est exactement comme les entreprises qui bouffent tous leurs concurrents par le biais d’endettement au lieu d’encaisse et produit des bilans dont l’équité fond au soleil.

Les taux directeur de banques centrales proche 0% pendant si longtemps , incluant la FED, n’ est pas normal. Donc on peut pas espérer une situation économique normal. Et vous avez raison, ça favorise juste l’ endettement au lieu de l’ épargne

Cher monsieur Duhamel,
Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un petit sourire en coin en lisant votre chronique. Je m’imaginais que c’était le NPD qui était au pouvoir et que vous écriviez la même chronique. Je crois bien que vous auriez dit qu’une récession c’est une récession et qu’il n’y avait pas d’autres raisons pour cette récession que les décisions du gouvernement. Quand on a un œil ouvert et l’autre fermé…
Tout ça pour dire que l’économie ça se passe au dessus de nos têtes et que les gouvernements dans cette aire de néolibéralisme n’ont aucun pouvoir. Alors, le grand chantre de l’ÉCONOMIE (lire M. Harper) n’y peut strictement rien. Il ne tient qu’à eux (les gouvernements) de reprendre une partie de ce pouvoir et il est grand temps.