Mitch Garber: le «dragon» mordu de Montréal

«Si c’est dans la culture des Québécois de ne pas parler d’argent, ça doit changer, parce que le reste du monde en parle.»

«On dit souvent que les Québécois n'aiment pas parler d'argent. Moi, ça ne me gêne pas. Si c'est dans la culture des Québécois de ne pas en parler, ça doit changer, parce que le reste du monde en parle.» (Photo: Jean-François Bérubé)
«On dit souvent que les Québécois n’aiment pas parler d’argent. Moi, ça ne me gêne pas. Si c’est dans la culture des Québécois de ne pas en parler, ça doit changer, parce que le reste du monde en parle», dit Mitch Garber. (Photo: Jean-François Bérubé)

On le surnomme l’« anglo des dragons » depuis son apparition à la quatrième saison de l’émission Dans l’œil du dragon, à ICI Radio-Canada Télé, en avril 2015. Ce mois-là, il faisait aussi la une des journaux à titre de nouveau président du conseil d’administration du Cirque du Soleil, qui était vendu à des intérêts américains et chinois.

C’est ainsi que le Montréalais Mitch Garber, qui a amassé une fortune personnelle de 200 millions de dollars comme PDG des casinos et jeux en ligne de Caesars Acquisition Company sans jamais soulever l’intérêt des médias québécois, est soudainement devenu une vedette du Québec inc. et la coqueluche du public québécois.

Et on n’a pas fini d’entendre parler de lui. Car outre le « Mitch dragon » et le « Mitch cirque », il y a le « Mitch fou de Montréal et du Québec ».

C’est peu dire que Garber est passionné par sa ville. S’il a accepté d’être un des cinq « dragons investisseurs » qui évaluent chaque semaine les projets des candidats qui défilent à l’émission Dans l’œil du dragon, c’est parce qu’il rêve de réconcilier les deux solitudes québécoises, de ramener Montréal à sa gloire d’antan et de redonner confiance aux Québécois dans leur fibre entrepreneuriale.

« Je prends très au sérieux le fait d’être fortuné, dit-il. Les deux choses que je peux offrir, ce sont mes paroles et mon argent. » Et, aurait-il dû ajouter, son exemple : en 2009, lorsqu’il a été pressenti par la multinationale des casinos Caesars pour mettre sur pied une filiale de jeu en ligne, Caesars Interactive Entertainment, il a exigé que celle-ci ait son siège à Montréal. En 2016, il profitera de la coprésidence de la campagne Centraide pour redynamiser la philanthropie québécoise. Faut-il s’étonner que ce passionné de sports, qui était parmi le petit groupe de gens d’affaires derrière le retour des Alouettes en 1996, rêve désormais du retour des Expos ? Mitch Garber est l’homme des missions accomplies.

« Mitch est un Montréalais et un “montréaliste”. Il fait partie de cette génération de Montréalais qui redéfinissent la ville et qui croient en son potentiel », dit le maire Denis Coderre — les deux hommes ont fait connaissance au sein d’un regroupement de gens d’affaires qui veulent ressusciter le baseball professionnel à Montréal. « On se connaît depuis un an et demi. C’est une de mes belles découvertes. »

Si Garber a dit oui à une deuxième participation à l’émission Dans l’œil du dragon, en avril prochain, c’est parce qu’il a décidé d’attaquer le problème à la racine. « On dit souvent que les Québécois n’aiment pas parler d’argent. Eh bien moi, ça ne me gêne pas, explique-t-il. Si c’est dans la culture québécoise de ne pas parler d’argent, ça doit changer, parce que le reste du monde en parle. »

Richard Speer, président d’Attraction, qui produit Dans l’œil du dragon, se réjouit que son dragon anglophone ait si bien compris son rôle et le but de l’émission, mélange de téléréalité et de concours entrepreneurial. « Les gens regardent ça en famille et se demandent : est-ce que j’aurais embarqué ? dit-il. L’enjeu, c’est que davantage de jeunes rêvent de devenir entrepreneurs plutôt que joueurs de hockey. »

L’anglo sympa assume son rôle sans effort. « Je ne suis pas capable d’être méchant envers un petit entrepreneur qui a misé sa vie, qui a emprunté l’argent de sa mère. Même si son idée est mauvaise, il a au moins essayé, lui ! Mais je peux lui expliquer pourquoi il devrait arrêter les frais. Parfois, c’est le meilleur conseil à donner : fermez votre entreprise. »

Les cinq dragons de la saison 2015: Alexandre Taillefer, Serge Beauche,in, Martin-Luc Archambault, Danièle Henkel et Mitch Garber. (Photo: Radio-Canada)
Les cinq dragons de la saison 2015: Alexandre Taillefer, Serge Beauchemin, Martin-Luc Archambault, Danièle Henkel et Mitch Garber. (Photo: Radio-Canada)

« Mitch a toujours eu la bosse des affaires », se rappelle son parrain, Morden « Cookie » Lazarus, associé du cabinet d’avocats Lazarus Charbonneau. « À 13 ans, il exploitait déjà la concession du petit restaurant de la piscine municipale de Hampstead. » Alors que ses amis passent leurs étés en colonie de vacances, Mitch fait des journées de 10 heures, commande ses saucisses chez Lesters et gère ses stocks. « Ça me rapportait 3 000 dollars par été. C’est comme ça que j’ai payé ma première voiture et mon premier voyage en Europe. »

À l’origine de ses ambitions, il y a la chute d’un autre dragon : son père, qui avait fait fortune dans la restauration. En 1962, Steve Garber n’a que 20 ans quand il ouvre le steak house Rib’N Reef, une institution à Montréal. Puis, il lance la chaîne Pizza Pan et devient l’un des pionniers de la livraison de pizzas à domicile. Mais il se cassera les dents avec le resto The Jockey Club, du Westmount Square. À la suite de ses déboires personnels et financiers — la faillite et un divorce —, Steve Garber s’est enlevé la vie à 46 ans, deux semaines avant que Mitch termine son droit. « La plupart des leçons que j’ai apprises de mon père, c’étaient des choses à ne pas faire. Il s’est mis dans des situations très précaires qui l’obligeaient à constamment chercher de l’argent. Moi, je n’ai jamais voulu connaître l’insécurité financière. »

Invité à Tout le monde en parle en avril 2015, Mitch Garber a marqué les esprits en critiquant ouvertement les talents d’homme d’affaires de Pierre Karl Péladeau. « Si jamais il doit diriger l’économie du Québec, j’espère qu’il fera un meilleur boulot que ce qu’il a fait à la tête de Québecor depuis le décès de son père. »

Malgré les démentis de Québecor, Mitch Garber n’est jamais revenu sur sa position. Avec son franc-parler habituel, il se présente, lui, comme un bâtisseur plutôt qu’un héritier. Caesars Interactive Entertainment, qu’il a créée de toutes pièces en 2009, est non seulement la filiale la plus rentable de la multinationale Caesars, mais elle est l’une des plus importantes sociétés de jeu en ligne au monde : elle exploite la franchise World Series of Poker, le championnat mondial de poker, et des jeux très célèbres, comme Slotomania, avec plus de 100 millions de téléchargements.

Mitch Garber est l’image même du golden boy qui a fait sa fortune dans les casinos. Il habite dans les hauteurs de Westmount, avenue Sunnyside, dans un manoir avec une vue imprenable sur la ville. Il voyage en jet privé — il a récemment vendu son Learjet 60 — et s’achète deux paires de chaussures par semaine. Pour fêter ses 50 ans, en septembre 2014, il a converti une galerie d’art du Vieux-Montréal en lounge, invité 300 personnes, à qui il a servi boissons et plats à volonté, et embauché divers artistes, notamment son chanteur fétiche, l’Américain Eddie Money, qui ont offert des prestations. À ses invités qui se demandaient quoi lui offrir en cadeau, il a suggéré de faire un don : il a ainsi recueilli 150 000 dollars pour la fondation One Drop, de Guy Laliberté, et pour un hôpital israélien voué aux enfants handicapés.

Pas très grand (environ 1,70 m), Garber n’en dégage pas moins une forte présence et son regard est vif. Cet hyperactif qui ne dort que cinq heures par nuit et fait une heure de gym cinq fois par semaine me reçoit dans son bureau décoré de vieilles machines à sous et d’articles de journaux encadrés. Il en décroche un, paru dans La Presse en 2003 : c’est un des premiers articles publiés en français qui le cite. S’il en est si fier, c’est parce qu’il caresse depuis longtemps le rêve de réunir les deux solitudes québécoises. « Maintenant, on m’aborde en disant : “Ah, l’anglophone qui parle français.” C’est dit gentiment, mais c’est bizarre. Ça devrait être normal. »

Mitch Garber appartient à cette génération d’Anglo-Montréalais très à l’aise avec les francophones et qui ont refusé de s’exiler à Toronto. Il n’a quitté le Québec que deux ans, d’avril 2006 à septembre 2008, pour aller vivre à Gibraltar, d’où il dirigeait l’entreprise de jeu en ligne PartyGaming, et il a passé six mois avec sa conjointe et ses deux fils à Tel-Aviv.

Petit-fils d’un médecin juif diplômé de l’Université de Montréal dans les années 1930, mais qui pratiquait à Waterloo, dans les Cantons-de-l’Est, Mitch a grandi dans la petite enclave anglophone de Hampstead, sur l’île de Montréal. Après un baccalauréat en relations industrielles à McGill, il a fait son droit à l’Université d’Ottawa et a obtenu une dérogation spéciale pour passer son barreau au Québec. C’est à l’examen qu’il a rencontré celle qui deviendrait sa femme, Anne-Marie Boucher, cofondatrice du cabinet d’avocats BCF.

Guy Laliberté et Mitch Garber à Las Vegas, au tournoi de poker Big One, pour la fondation One Drop, en 2012. (Photo: D.R.)
Guy Laliberté et Mitch Garber à Las Vegas, au tournoi de poker Big One, pour la fondation One Drop, en 2012. (Photo: D.R.)

Rien ne le heurte davantage que d’entendre que le Québec est divisé entre les « pure laine » et les autres. « Le chauffeur de taxi haïtien qui porte une casquette du Canadien, dont les enfants sont nés ici, qui est fier d’être ici, est aussi québécois que les gens nés au Lac-Saint-Jean ou que les Garber, qui sont ici depuis 108 ans. Nous sommes tous québécois, et nous devrions tous être vus comme tels. »

Ce débat, il l’a souvent eu avec ses amis, son entourage et sa belle-famille. « En 1991, j’étais un des seuls juifs de mon entourage marié à une Canadienne française. Mais les temps ont changé. Aujourd’hui, quand on dîne, c’est plein de couples mixtes : Stephen Bronfman et Claudine Blondin ; Peter Goldberg, propriétaire de Bouclair, et Daphnée Gagnon. C’est devenu normal, naturel. »

« Mitch est pour un Montréal fort dans un Canada fort », dit Bertrand Cesvet, PDG de l’agence de publicité Sid Lee, qui le connaît depuis près de 25 ans — c’est lui qui a présenté Garber au producteur Richard Speer. « Il est attaché à un certain âge d’or de Montréal, entre l’Expo 67 et les Jeux olympiques. Il est nostalgique, mais il n’est pas du genre à vouloir revenir en arrière non plus. Sa vision est celle d’un Québec sûr de lui, ouvert, euro-américain. C’est son idéalisme. »

Fédéraliste convaincu, Garber ne cultive cependant pas une attitude hostile contre le Parti québécois. En fait, il admet depuis toujours que les anglophones ont eu leurs torts dans le déclin de Montréal. « Pendant 40 ans, notre société a perdu de vue ses vrais objectifs. Les libéraux et les péquistes ont gouverné la province à tour de rôle, mais ils n’ont pas su remettre de l’ordre dans la maison. La priorité absolue des 10 prochaines années devrait être d’améliorer le taux de diplomation au secondaire, d’augmenter le taux d’emploi au Canada, de susciter davantage d’investissements étrangers, de se donner le meilleur système de santé. »

Il aura l’occasion de montrer l’exemple au Cirque du Soleil, où sa tâche de président du conseil d’administration sera de s’assurer que l’entreprise maintiendra son ADN montréalais, même si plus de 70 % de ses actions appartiennent désormais à des intérêts américains et chinois.

« Mitch Garber seul, qui dit que le Cirque va conserver tout son savoir-faire québécois, ce n’est pas très crédible, convient-il. Mais le PDG, c’est Daniel Lamarre. Guy Laliberté a conservé 10 % des actions. La Caisse de dépôt et placement en a aussi 10 %. Et j’ai convaincu Stephen Bronfman d’embarquer comme actionnaire. Ce n’est donc pas juste Mitch Garber qui le dit. »

Le dragon a fait irruption dans ce dossier en partie en raison de son expérience professionnelle : les fusions et acquisitions, les partenariats internationaux, le financement en Bourse. Mais c’est surtout parce qu’il connaissait personnellement toutes les parties impliquées. Son amitié avec Daniel Lamarre et Guy Laliberté remonte à plus de 20 ans, et il connaît bien les dirigeants du groupe TPG, principal actionnaire.

« Toute la vie de Mitch est comme ça : des partenaires d’affaires deviennent des amis, dit Bertrand Cesvet. Sa plus grande force, c’est son intelligence émotionnelle exceptionnelle. »

Rory Olson, PDG du site d’éducation financière Wall Street Survivor, a connu Garber en 1997. Il dirigeait alors Total.Net, qui concevait un système de traitement des transactions en ligne — un domaine de pointe, à l’époque, qui intéressait beaucoup l’industrie du jeu —, et Me Mitch Garber représentait un casino autrichien qui cherchait à investir ce nouveau terrain de « jeu ». « Mitch a la capacité très, très rare de conclure une entente à la satisfaction de toutes les parties, tout en devenant et en demeurant l’ami de tout le monde. »

Ce talent de diplomate et de fin observateur est évident dès le début de sa carrière d’avocat, en 1990, au cabinet Lazarus Charbonneau. Mitch Garber fait ses premiers pas en convainquant les casinos américains qu’il peut recouvrer les dettes de jeu de joueurs canadiens. Il devient rapidement familier des grands dirigeants des établissements de jeu de Las Vegas et d’Atlantic City, qui amorcent alors leur expansion.

Mitch a 35 ans, en 1999, quand il abandonne le droit pour devenir vice-président de la société montréalaise SureFire (anciennement Total.Net), qui conçoit un service de traitement en ligne des transactions numériques, un service très demandé par les casinos. De fusions en acquisitions, l’entreprise devient milliardaire, et Mitch Garber, multimillionnaire. Son étoile est telle dans l’industrie que le réseau de salles de jeu en ligne britannique PartyGaming l’embauche comme PDG, avec un salaire de 17 millions de dollars par an. En 2009, Caesars le recrute pour lancer une division de jeu en ligne, Caesars Interactive Entertainment. Depuis, il est aussi devenu PDG de Caesars Acquisition Company, qui exploite les six casinos parmi les plus rentables du groupe Caesars. Rien d’étonnant à ce qu’il ait figuré, en 2009, sur la liste des 10 personnes les plus influentes de l’industrie du jeu, selon Global Gaming Business Magazine.

Malgré son profil d’entrepreneur à tous crins, Mitch Garber fait presque figure de gauchiste. Non seulement on ne l’entendra jamais se plaindre des millions de dollars d’impôts qu’il acquitte, mais il s’est donné pour mission de faire la promotion de ce qu’il appelle l’« autre impôt », c’est-à-dire la philanthropie.

Pour la campagne Centraide 2016, qu’il coprésidera, Garber a pour objectif de recueillir 50 millions de dollars. Bon an, mal an, sa femme et lui donnent de 500 000 à un million de dollars à une douzaine d’œuvres philanthropiques, en plus d’y consacrer du temps. Le couple a créé une fondation familiale pour soutenir la recherche sur le cancer héréditaire par des étudiants postdoctoraux de la Faculté de médecine de McGill. Garber contribue aussi à la fondation One Drop, de Guy Laliberté, et à celle de l’hôpital St. Mary’s, de même qu’il soutient les efforts de Céline Dion et René Angélil pour la recherche sur la fibrose kystique.

« Je paie des impôts et ça me fait plaisir. Je considère que j’ai une responsabilité. Mais il faut donner. Si vous avez les moyens d’avoir une Porsche, une très grosse maison ou de faire trois voyages par an, vous devriez donner des milliers de dollars. Bien des gens fortunés n’aiment pas entendre ce discours, mais c’est tant pis. C’est mon combat.

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17 commentaires
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Sa sortie à TLMEP sur PKP m’a fait découvrir un personnage lucide, authentique, direct et très terre-à-terre. Exactement le genre de quidam dont nous avons cruellement besoin au Québec; totalement à l’opposé des aplatventristes qui se prosternent bassement devant leur nouveau veau d’or.

Malheureusement il n’a pas réussit à vous faire abandonner votre aplatventrisme libéral.

Il est évident que vous n’avez pas écrit « libéral » dans votre texte, toutes vos critiques politiques (en tous cas les quelques douzaines que j’ai lu de votre part) s’adressent exclusivement au PQ, ses militants ou aux souverainistes en général. De plus, vous apportez à l’occasion des opinions de soutien au PLQ, sans toutefois apporter des données, sources ou autres faits vérifiables pour soutenir vos opinions.

C’est exactement pourquoi je dis que vous êtes un aplaventriste libéral.

Procès d’intention? Vous vous méprennez, un procès d’intention concerne des intentions futures sur la bases de propos actuels. Je ne crois pas que vous aillez l’intention de devenir un aplaventriste libéral. C’est plutôt ce que vous avez démontré être au cours de vos commentaires passés.

Montrez-moi une seule critique du gouvernement libéral actuel ou passé que vous avez fait et je me raviserez.

peu être il devrai passer de 2 paire de chaussure par semaine a 1 par mois et aller consulter pour son comportement compulsif. Non mais 2 paires par semaine après 10 ans sa fais plus de 1000 paires de chaussure .
Dragon qui a peur d’être traité de va nu pied. Ceci dit amicalement

Bel article qui nous présente un homme inspirant ! Mille mercis d’être ce que vous êtes , M. Garder !

Dans le Québec gauchiste moderne, avoir du succès et faire des profits et rouler en Ferrari est to-ta-le-ment inadmissible et frôle la perversion à moins bien sûr de s’appeler Péladeau ou Marois…

Le Québec est étouffé sous les diktats des gauchistes diplômés en sciences inutiles pas de maths (la plupart de l’UQUÀM…) qui tiennent mordicus à ce que nous restions les cancres économiques du Canada car ils peuvent ainsi nous manipuler à leur aise.

Vu leur philosophie, la gauche n’a aucun choix: elle DOIT centraliser et intervenir dans TOUS les aspects de la vie des citoyens. Tous en rang d’oignon et tous peignés du même bord! Ce faisant, elle les rend esclaves de l’État tentaculaire anéantissant ainsi toute lueur d’esprit entrepreneurial et tout souffle de LIBERTÉ.

« Dans le Québec gauchiste moderne, avoir du succès et faire des profits et rouler en Ferrari est to-ta-le-ment inadmissible et frôle la perversion à moins bien sûr de s’appeler Péladeau ou Marois… »

Ou encore François Legault, Stephen Jarislowski, la famille Parizeau (comment croyez-vous que Jacques ait pu étudier à la LSE dans les années 1950?) et j’en passe probablement plusieurs. Évidemment personne n’a roulé en Ferrari (incluant PKP, il avait une Volt avant de se joindre au PQ), mais on comprend le point que vous essayez de faire. Malheureusement, comme à votre habitude, il est complètement à côté de la réalité parce que vous confondez gauchistes et péquites. Les vrais gauchistes, QS et d’autres mouvements plus anarchistes détestent Péladeau, Marois et compagnie.

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2014/08/20140818-214710.html

« Le Québec est étouffé sous les diktats des gauchistes diplômés en sciences inutiles pas de maths (la plupart de l’UQUÀM…) »

Si seulement vous aviez vous-même diplômé d’une science utile avec des maths…

Mitch Garber représente les sentiments et les croyances de nombreux Montréalais , que nous prenons notre place sur la scène mondiale en tant que leader économique et social.Bravo!