Moi aussi ! Moi aussi !

Jim Flaherty a les poches pleines et remettra dans l’économie 60 milliards de dollars en diminution de taxes et impôts au cours des cinq prochaines années. Il y a des bonbons pour tout le monde. Cela n’empêchera pas Gilles Duceppe et Jack Layton de s’opposer aux mesures et Stéphane Dion de faire semblant d’hésiter. On appelle ça de la politique.

Pour les entreprises, j’aurais aimé des mesures plus ciblées que tout en baisses d’impôts. Le ministre Flaherty n’exclut pas d’autres mesures dans le prochain budget, au printemps.

J’aurais aussi préféré des baisses d’impôts plus spectaculaires pour les contribuables plutôt qu’une baisse de la TPS.

Il n’empêche, le gouvernement Harper a décidé de réduire à zéro le surplus fédéral anticipé et de tout redonner aux Canadiens, sur une forme ou sur une autre. Et ça, c’est une bien bonne nouvelle. Le dollar canadien n’arrête pas de monter et la position concurrentielle de nos entreprises est menacée. En remettant de l’argent dans les poches de tout le monde, Ottawa va stimuler considérablement l’économie canadienne. Nous serons aussi moins vulnérables à une récession potentielle aux États-Unis.

Ceux qui doutent que ces dizaines de milliards aient vraiment un impact, souvenez-vous de la poussée d’adrénaline injectée dans l’économie par la remise de centaines de millions de dollars avec le règlement de l’inégalité salariale dans le secteur public québécois.

Voyons ce qu’il y a dans le sac de bonbons de Jim Flaherty.

Les consommateurs verront la TPS passer de 6 à 5 % au premier janvier 2008. Cette baisse a l’air ridicule quand on achète un café à 2 dollars, mais elle compte vraiment quand on achète une maison neuve (2 000 $ sur une maison de 200 000 $) ou une nouvelle automobile. Et c’est un prétexte de moins pour acheter aux États-Unis.

Les contribuables sortent aussi gagnants. Il faudra gagner 9 600 dollars en 2007 pour commencer à payer de l’impôt au fédéral et ce montant passera à 10 100 dollars au premier janvier 2009. 385 000 Canadiens de plus n’auront pas d’impôts à payer. Voilà une mesure socialement juste. Son coût : 2,5 milliards.

Le taux minimum d’imposition baissera à 15 % rétroactivement au premier janvier 2007. Coût de la mesure : 8,4 milliards.

Les contribuables devraient aussi profiter de la réduction du déficit de 10 milliards de dollars cette année.

Il reste de l’argent pour les entreprises qui verront leur taux d’imposition passer de 22 % à 15 % d’ici 2012 et le taux d’imposition pour les PME baissera également.

Les primes d’assurance emploi vont baisser pour les entreprises et les travailleurs au 1er janvier prochain.

Le gouvernement affirme que les taxes et impôts des Canadiens auront payé 190 milliards de moins entre le moment où les conservateurs sont arrivés aux affaires il y a 21 mois et 2012.

Les raisons invoquées par Jack Layton étaient prévisibles. Le NPD aime les impôts élevés parce qu’il aime encore plus les lourds programmes gouvernementaux censés régler tous les problèmes.

Les raisons invoquées par Gilles Duceppe sont précieuses. À l’entendre, il aurait peut-être appuyé la baisse de la TPS si le gouvernement du Québec avait décidé de hausser la TVQ. J’ai peine à suivre le raisonnement, si ce n’est que le Bloc joue maintenant à l’opposition pure et dure après avoir voté en faveur du premier budget conservateur et de sa première baisse de la TPS !

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Jim Flaherty a eu la grande sagesse de ne pas garocher des subventions dans l’industrie manufacturière.

Bravo !

Les 2 points de TPS représentent donc un vol de 2,5 milliards qu’Ottawa taxait en trop des poches des Québécois. Pis il y encore des nonos qui croient au fédéralisme rentable. En fait, Ottawa nous vole une dizaine de milliards par année. Un Québec indépendant pourrait assurer les mêmes mêmes mêmes services et programmes qu’Ottawa nous offre et on aurait un beau 10 milliards de plus dans nos poches. Malheureusement les gogos du Bloc et du PQ dorment au gaz.

Le Bloc parcontre a raison de dénoncer le fait qu’il n’y a absolument rien pour les régions, pour la crise du bois et pour les PME affectées par la hausse du dollar. Avec tout le fric qu’ils ont, c’est un scandale qu’ils ne font rien pour nos régions.

L’illusion des gros chiffres.

6,000,000,000 sur 1,000,000,000,000

6 piasses du mille réinjecté dans la consommation et dont une bonne partie ira chauffer l’économie de pays extérieurs.

En plus ces six dollars priveront l’économie en dépenses gouvernementales équivalentes.

On enlève à l’économie d’un côté pour en remettre de l’autre.

À chaque 167 dollars dépensé, le consommateur aura 1$ de plus dans sa poche a injecter dans l’économie et on dit que sa va booster l’économie. C’est comme si un salarié à cinquante mille dollar par année avait 5$ de plus par semaine.

S’il le dépense, bien entendu, et encore s’il le dépense ici.

Si l’économie remonte ce ne sera certainement pas à cause de cela.

J’oubliais, Ce n’est certainement pas ces mesures qui vont soutenir les entreprises exportatrices foudroyées par la valeur du dollar.

M Noel: dans un Québec indépendant, au moins le quart de la dette canadienne serait transférée au Québec. Une chance que les conservateurs ont commencé à s’y attaquer !

Dans un Québec indépendant, on créerait probablement 26 autres ministères pour gérer les nouvelles responsabilités et 7 autres couches de bureaucrates. Et les soldats voudraient probablement se syndiquer et être payés temps double pour se battre en soirée ou les jours fériés… ah qu’on en aurait pour notre argent… on gère déjà nos propres domaines de juridiction (santé…) tout croche.

Y a-t-il un seul Québécois qui regarde son talon de paye et qui se dit que le gvt du Québec lui en donne pleinement pour son argent ?

Vive les mathématique de jacques noel.

Pour jacques noel, rembourser la dette c’est du vol.

Pour jacques noel, baisser la TPS c’est du vol !

6$ du mille de retour dans mes poches c’est mieux que 0$ du mille !