Mon 99 % est plus fort que le tien…

 

Mon ami Jean-François Lisée s’applique à démontrer dans la dernière édition de L’actualité et dans deux de ses récents articles de son blogue que le niveau de vie de l’immense majorité des Québécois est égal à celui de l’immense majorité des Américains. L’écart serait même favorable aux Québécois si on tient compte du nombre d’heures travaillées.

Vous savez quoi, je suis sûr qu’il a raison et encore plus convaincu que Pierre Fortin ait fait les calculs appropriés et dans les règles de l’art.

Pourtant, je tique à chaque fois que je lis la démonstration de mon collègue. Il y a quelque chose dans ce raisonnement qui me chicotte. Pour montrer que le Québec est la plus formidable société qui soit et qu’il est faux de prétendre qu’il soit  plus pauvre que ses voisins, il a trouvé l’astuce des astuces. Il suffit – pourquoi personne n’y avait pensé avant ? – d’enlever les meilleures données des deux variables que l’on veut comparer.

Dans une petite polémique sur Facebook sur le même sujet, un autre copain, Paul Arsenault de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, offrait l’analogie suivante. C’est comme si, disait ce spécialiste du tourisme, que l’on enlevait Montréal et New York du classement pour prouver que le reste du Québec attire autant de touristes que le reste de l’État de New York. Disons qu’on passerait à côté d’une réalité essentielle…

Ou encore, enlevons Ryan Kesler et les frères Sedin aux Canucks et affirmons haut et fort que 99 % des joueurs du Canadien sont meilleurs que les autres joueurs des Canucks. On sait pourtant qui se retrouve en finale de la Coupe Stanley. Dans un classement comparatif sur l’innovation, ne considérons pas Apple, Nike, Procter & Gamble et les 97 autres sociétés les plus innovantes des États-Unis  et clamons que nous sommes pas mal bons une fois enlevés tous les champions.

Vrai que les riches accaparent une grande partie des richesses aux États-Unis. De plus, ils sont nombreux. Il y aurait 413 milliardaires selon  Forbes contre 8 au Québec, en incluant Charles Bronfman, qui vit à New York depuis longtemps. On ne compte que trois francophones demeurant au Québec dans ce classement, Paul Desmarais, Guy Laliberté et Jean Coutu.

Qu’est-ce que cela change dans nos vies ? Beaucoup de choses. Les riches Américains contribuent généreusement à certains des plus beaux musées du monde, certains des orchestres et opéras les plus réputés, aux hôpitaux et aux universités les plus reconnus. Ils investissent dans des entreprises innovatrices qui donnent le ton dans plusieurs secteurs d’activités. Nos hôpitaux et universités peinent à maintenir la cadence et il y a trop peu d’investisseurs privés pour nos entreprises en démarrage.

Les Québécois ont un beau niveau de vie et je ne suis pas un adepte entêté du « modèle américain ». Je crains cependant que nous préférons une égalité de façade à la réussite et au succès des meilleurs. En 2008, il n’y avait en moyenne moins de Québécois qui gagnaient 80 000 dollars et plus par année que de Canadiens et nous sommes plus nombreux à gagner moins de 40 000 dollars. Pourquoi tant glousser devant notre extraordinaire niveau de vie ?

Je trouve ce discours complaisant. Cela donne, comme l’indiquait un sondage récent de Léger Marketing réalisé pour la Fondation de l’entrepreneurship, une société plus allergique au risque, qui juge plus sévèrement l’enrichissement et qui est mal à l’aise avec l’ambition. Autant de qualités et de conditions qui seraient pourtant favorables aux thèses défendues par Jean-François Lisée.

 

 

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Je comprends votre point et je suis bien d’accord pour dire que la complaisance n’est pas de mise au Québec.

Toutefois, nul besoin d’un cours très avancé de statistique pour comprendre que si l’on veut comparer le Québec aux États-Unis sur le plan du revenu, le salaire médian bien plus que le salaire moyen sera révélateur. Vous pourrez alors constater que pour la vaste majorité des gens, il vaut effectivement mieux vivre au Québec.

Néanmoins, si les Québécois désirent jouer à la loto et risquer leur qualité de vie dans l’espoir de faire partie de la poignée d’individus richissimes, il s’agit là d’un débat de société sain à aborder. Tant que le débat est mené avec rigueur et qu’on ne s’exprime pas en demi-vérités.

M Duhamel, imaginons que Santa Clauss souhaite donner X$ à un Québecois. Du point de vue de la croissance économique, vaut-il mieux qu’il le donne à quelqu’un dans les 99% moins riches, ou à quelqu’un dans les 1% plus riches?

Je reviens avec mon exemple de Bill Gates.

Il y a 99 types dans un bar donc le salaire moyen est de $30 000. Bill Gates rentre dans le bar. On peut affirmer que le salaire moyen vient de passer $30 000 000! Malgré un salaire « moyen » de $30 000 000, c’est-à dire une augmentation de 1000% le barman risque de ventre 2 ou 3 bière de plus, pour une augmentation de 2-3%.
Même si le généreux Bill Gates paie une tournée, ont sera loin du 1000% d’augmentation du chiffre d’affaire.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le type immensément riche aura peu d’impact sur la consommation. Évidemment, il y aura un impact immense sur la production… mais à quoi bon produire si la classe moyenne d’appauvrie?

La comparaison avec New York ne tient pas la route.
Les villes de New York et de Montréal représentent environ la moitié de la population de la province ou de l’état.
Si J-F Lisée disait que 50% des Québécois sont plus riches que 50% des Étasuniens, là la comparaison aurait pu être bonne. Mais ce n’est pas de ça dont on parle.
L’important de toute façon c’est de comprendre les chiffres. Savoir que 99% des Québécois sont plus riches que 99% des Étasuniens est quelque chose de très intéressant. Ça ne veut pas dire qu’on dit que le Québec est mieux que les États-Unis.

@David

Concrètement, il suffit de se promener a quelques reprises aux États-Unis pour se rendre compte que la majorité de la population américaine n’est pas 45% plus riche qu’ici!

En tout cas, si c’est le cas, c’est ils doivent être surtaxés et surimposés pas mal plus qu’ici!!!!!

M. Duhamel,

Il ne faut pas confondre qualité de vie et niveau de vie.

Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, je préfère être moins riche et profiter de mon cours passage sur terre au maximum.

Soit dit en passant à tous ceux qui perdent leur vie à essayer de la gagner: je n’en ai qu’une seule à vivre et je ne sais à qu’elle moment précis elle me sera retirée.

Donc, je n’ai pas de temps à perdre à essayer d’entrer dans le club sélect des millionnaires tout en ne voyant pas passer ma vie dans l’attente d’un diagnostic de maladie incurable. (Beaucoup de sacrifices devenir millionnaire)

Et pour le «club-house» des milliardaires, force est d’admettre qu’il y a beaucoup d’appelés, mais très peu d’élus (413 / 330 000 000, soit 0,000000003% de la population américaine).

1) «C’est comme si, disait ce spécialiste du tourisme, que l’on enlevait Montréal et New York du classement pour prouver que le reste du Québec attire autant de touristes que le reste de l’État de New York.»

Franchement! Montréal fait 45% du Québec, Big Apple une part encore plus grosse de l’État de NY

2)«enlevons Ryan Kesler et les frères Sedin aux Canucks et affirmons haut et fort que 99 % des joueurs du Canadien sont meilleurs que les autres joueurs des Canucks»

Ces 3 joueurs font 15% de l’équipe et sans doute 25% du temps de glace.

Bref, 2 comparaisons boiteuses qui n’ont rien à voir avec le 1% de M. Lisée.

S’agit de voyager aux States pour voir comment ce pays a décliné ces dernières décennies. Des vieux qui travaillent à 75 ans! 13% des Floridiens qui se nourrissent grâce aux Food Stamps. Une espérance de vie 3 ans inférieure à celle du Québec. Un taux d’homicide 4 fois plus élevé. Un déficit et une dette spectaculaire.

Le modèle américain a produit des super-riches (3 millions) qui s’accaparent un quart de la richesse du pays. Dans le temps, on aurait dit que c’est ça une république de bananes.

Toute comaraison, dit-on, est fausse puisqu’il est impossible de prouver «toutes choses étant égales». Cependant, en tant que gens ordinaire, je préfère le filet social canadien et québécois à celui de mes cousins et amis américains. Évidemment, il y a beaucoup plus de riches aux U.S.A. qu’au Québec. Et alors? Est-ce que les riches Américains aident actuellement les Américains qui perdent leurs biens parce que le néolibéralisme y a fait ses ravages?

À lire certains commentaires, on dirait qu’il serait préférable pour le Québec d’avoir 500 milliardaires non imposés à 99% de la population avec un niveau de vie confortable. Dans le fond j’envie les auteurs de ces commentaires car ils ont le niveau de vie qu’il veulent étant donné qu’il vivent leur vie par procuration …

Bien sûr que l’argumentation de Lisée tient la route! Sauf pour ceux qui pense que l’Homme doit être au service de l’économie plutôt que l’inverse…

Admettons que les Canucks gagnent la coupe parce que les frères Sedin ont fait le travail à eux seul et que le reste de l’équipe ne valait pas un clou, ca importe peu puisque la finalité de la chose était de gagner, peu importe les déséquilibres dans l’équipe.

Il ne s’agit pas de cela quand on parle de qualité de vie. Le but ce n’est pas de gagner, il n’y a pas de ligne d’arrivée.

Puisque cette donnée est surtout utilisée pour comparer les sociétés entres elles, le retrait du 1% des plus riches par Lisée est tout à fait légitime parce qu’il donne un portrait beaucoup plus juste du réel.

L’hypothèse selon laquelle les riches donnent généreusement aux pauvres n’a pas nécessairement d’incidence sur la qualité de vie moyenne d’une population. En exemple, peut-on dire que la somme versée à un musée par un riche milliardaire est plus importante que la qualité de vie associée à une semaine de vacances supplémentaire ? On constate que cette logique nous amène dans une réflexion subjective interminable tout comme l’exemple sur le tourisme. Restons donc statistiquement cohérent dans nos analyses. En statistiques, il est tout à fait correct d’éliminer le dernier écart type d’une courbe normale pour comprendre l’état général d’un sujet étudié. Ce que font Jean-François Lisée et Pierre Fortin. On est donc bien loin des comparaisons qualitatives suggérées dans votre article.

@Pierre Duhamel,

Je suis d’accord avec vous.

Je me méfie d’arguments, comme ceux de Mr Lisée, qui repose trop sur les statistiques. Les derniers peuvent être manipulés pour donner les résultats voulus. Comme disait Benjamin Disraeli : « there are lies, damn lies and statistics »

@AntonioN

Pourtant, les statistiques sélectives sont tellement utilisées et dénaturées par tant d’instituts, fondations et de think thank de la droit subventionnés par les grands nantis de se monde.

Mr Lisée et cie ne font que retourner les armes contre les puissants de se monde… et ensuite on leurs reprochent d’argumenter sur des statistiques!!!!

Sans doute que l’argumentation devrait reposer sur le subjectif et la force brute…

Toute même bizarre de citer un bête de la politique comme Disraeli.
Cette citation serait plus juste: « there are lies, damn lies and politicians »

@Benton

«Pourtant, les statistiques sélectives sont tellement utilisées et dénaturées par tant d’instituts, fondations et de think thank de la droit subventionnés par les grands nantis de se monde.»

d’accord. Mais cela n’a rien à voir avec le chiffre statistique que Mr Légault a employé. De plus, la gauche fait la même chose que vous accusez la droite de faire.

Legault parle simplement de la richesse. Il utilise une statistique brute de 45 %, en prenant cela d’une source de bonne réputation, et parle de cela. Mr Lisée modifie le chiffre de Legault en parlant d’autres statistiques qu’il calcule lui-même et en parlant qu’il faut compter sur le niveau de vie et blah blah blah. Désolé, mais je ne crois guère une personne qui relie TROP sur les statistiques pour faire un argument. Pour cette raison, je crois Legault plus que Lisée.

« égalité de facade a la réussite et aux succes des meilleurs » pas sérieux M. Duhamel, vous êtes plus intelligent que cela, on parle pas ici des meilleurs mais des plus,plus,plus,plus++++++++ meilleurs, dont une grande parties d’entre eux ont l’exceptionnel talent, courage, persévérance et intelligence d’être « DES HÉRITIERS »,Pour votre gouverne sachez bien que M. Lisée ne peut revendiquer la paternité de l’idée d’enlever les plus riches du calcul du pouvoir d’achat, car si vs faite une petite recherche sur le web vous y trouveriez des articles en tout points similaires a travers le monde, avec des résultats stupéfiants, ex:cliquez « Australia’standard of living » écrit par un américain,mais bon il doit pas réalisé la chance qu’il a. Si vs n’êtes pas un adepte entêté du « modele américain » pourriez-vs sur ce blog préciser, car je soupconne que cela aurait un certain rapport avec les inégalitées

@ Benton

Wow…

Tout un argument…

En fait non, une impression n’est pas un argument.

Entre tes impressions et les chiffres de l’OCDE, quel est plus crédible selon toi ?

Monsieur Duhamel, je vous cite à propos de « l’astuce des astuces » qui permet de faire bien paraître le Québec vs les É-U: « Il suffit – pourquoi personne n’y avait pensé avant? – d’enlever les meilleures données des deux variables que l’on veut comparer. »

Si vous trouvez le procédé malhonnête, j’aimerais porter à votre attention que vous devrez non seulement vous en prendre à votre collègue blogueur, mais également rabrouer tous les statisticiens qui utilisent des méthodes qui visent diminuer le poids des résultats extrêmes dans l’analyse de données. Parmi ces méthodes dont vous dites que personne « n’avait pensé avant », citons: la médiane, le mode, les quartiles, les intervalles de confiance, et j’en oublie sûrement.

Si on veut parler de qualité de vie via l’angle de la rémunération des citoyens dans leur ensemble, calculer le salaire MOYEN est trompeur. Les très riches sont largement sur-représentés dans le calcul (les salaires n’ayant pas une distribution Gaussienne). Le salaire MÉDIAN est un bien meilleur indicateur, et serait clairement à l’avantage du Québec dans ce cas-ci.

Bonjour M. Duhamel

Votre exposé semble bien ficelé, mais il s’appuie sur des données statistiques, donc les préceptes statistiques doivent s’appliquer. Je m’explique.

En statistique, la moyenne est l’une des mesures de tendance centrale les plus pauvre. Elle ne représente que très peu la « moyenne » véritable, celle qui représente la majorité des résultats. Même le mode ou la médiane sont de meilleurs indices dans certaines situations.

Par exemple: ces données
1,2,2,3,5,5,6,7,9,400 ont une moyenne de 44, une moyenne qui ne représente que très peu la réalité. En fait 90% de la population de ces données se trouvent sous la moyenne. La médiane, 5, ou même le mode, 5, sont des indices plus représentatifs de la réalité de la population. Il est généralement reconnu en statistique que la médiane est un indicateur beaucoup plus robuste que la moyenne puisque les données aberrantes n’ont que très peu d’influence sur elle (voir tout bon manuel de statistique). La médiane est aussi, selon plusieurs auteur, la statistique descriptive à préférer lorsqu’on analyse… les salaires! Elle élimine rapidement les gens qui n’ont aucun revenu et ceux qui « en ont trop » (figure de style) de l’équation pour se centrer sur la masse de la population.

Pour rendre la représentation plus fidèle de la réalité, une technique qui n’est pas soumises aux influences des valeurs aberrantes ou extrêmes est un choix plus juste et plus conservateur. Comme dit précédemment, la médiane est un bon choix, robuste et stable. Un autre choix serait une transformation des données par une winsorisation, ce qui consiste à éliminer les données qui sont extrêmes ou aberrante (donc non représentative de la distribution) pour ne prendre appui que sur les données représentant le plus grand corpus. On procède en éliminant les données inférieures au 1e centile et supérieures au 99e. La série de données de tout à l’heure deviendrait celle-ci: 2,2,3,5,5,6,7,9 avec une moyenne de 4,875, ce qui est une évaluation beaucoup plus juste de l’ensemble de la population que nous analysons. Notez bien la proximité entre la médiane de tout à l’heure, avec la série de données originale, et la moyenne obtenue après une winsorisation.

Bref, lorsque vous interprétez des données descriptives d’une population, vous devez le faire avec une technique d’analyse éprouvée et fiable. Une technique qui élimine les biais créés par une lecture naïve des indicateurs comme la moyenne. Comme chroniqueur soucieux de la justesse des propos et de l’information transmise, je suis certain que ces informations ne passeront pas inaperçues et que vous vous attarderez toujours à analyser la méthodologie afin de déceler des exposés aussi partiels que partiaux de la part de certains politiciens ou chroniqueurs.

Maintenant, pour un comparatif juste des populations québécoises, canadiennes et états-uniennes, il faudrait procéder avec les mêmes méthodes, afin d’éliminer les valeurs extrêmes et aberrantes et avoir un portrait juste de chacune de ces sociétés et les comparer sur un pied d’égalité (il ne faudra pas oublier de donner une valeur égale aux dollars afin de ne pas comparer les moyennes avec des devises différentes, ce qui rendrait tout l’exercice inutile.)

Aussi, afin de vérifier vos dires sur l’injection massive d’argent par les plus nantis, il faudrait trouver une méthode calculer ces injections. Il ne faut pas oublier que même Warren Buffet disait il n’y a pas longtemps que la baisse de taxes aux riche n’a pas permis d’augmenter l’injection de capitaux par les plus nantis dans la société. En fait, il décriait que ces plus nantis transféraient l’argent hors du pays (ÉU), appauvrissant le pays encore plus (ni taxes prélevées, ni investissements.)

N.B.: J’aurais bien pu vous parler de l’écart-type comme indicateur de la dispersion d’une population, mais une compréhension juste de cet indicateur nécessite plus d’information qu’il m’est possible de transmettre dans un simple blog. Je vous invite à lire des ouvrages sur la statistique, tout volume d’initiation sera suffisant pour bien saisir cet indicateur et la façon de l’appliquer à une moyenne.

Il est tellement difficile de faire concorder des points de vue différents. Mais il est pourtant très facile des les distinguer. Cependant on continue toujours a s’obstiner parce qu’il est impossible de concilier les points de vue qui sont ancrés dans nos valeurs personnelles profondes et dans la façon de les illustrer ou plutôt de les mesurer.

Par exemple:
Il est parfaitement acceptable de valoriser le succès, tout le monde est d’accord. Là ou ça devient difficile de s’entendre c’est sur les mesures que l’on favorise pour identifier le succès.
Il est parfaitement acceptable pour tous de mesurer le succès par le résultat. Mais quel résultat? L’argent, la reconnaissance publique, les honneurs, être satisfait de ses accomplissements peu importe l’argent, la reconnaissance publique et les honneurs.

Et on pourrait lister ainsi toute sorte de valeurs et de sujets en arrivant toujours aux mêmes conclusions sur des registres différents et souvent même opposés.

Il y a toujours dans une société saine ce genre de situation, de débat qui fait qu’il est impossible pour tous d’avoir le même point de vue. C’est pourquoi d’ailleurs on a les partis politiques.

Si tout le monde il était beau, tout le monde il était gentil, nous n’aurions pas besoin de démocratie (pas d’élections, quelle économie d’argent et de sottises!!)

Voila justement un autre point de vue à débattre…

Effectivement comme le mentionne le lien cité par David le pouvoir d’achat du USD est bien supérieur à celui du $CAN et les calculs présentés sont probablement faux.

Mais il y a plein d’autres raisons de dénigrer des études comme celle là qui ne font qu’encourager l’immobilisme et la complaisance.

Par exemple même si on exclut les revenus du 1% supérieur on ne peut exclure leur contribution fiscale qui est énorme et n’a simplement pas d’équivalent au Canada.

On ne peut non plus faire abstraction de la productivité engendrée par ce 1% et qui est garante d’infrastructures, d’activité et de développement économique à venir. Or là non plus pas d’équivalent au Québec, ni même au Canada…

Messieurs Legault comme Lisée devraient tenir compte du fait qu’un résultat n’a du sens que si on peut lui attribuer une marge d’erreur, ce que ni l’un ni l’autre ne semble avoir fait. M. Coiteux a fait l’effort, à un certain degré.

En toute discussion, la véritable science est celle de l’évaluation de la marge d’erreur. Le reste n’est que bavardage typique de gens formés en “sciences” humaines. A défaut de façon précise d’évaluer la marge d’erreur, on étudie le même phénomène selon toute une variété de scénarios explicatifs: ce qui n’a pas été fait, et ce qui “chicotte”, à mon avis, M. Duhamel. La variation des résultats nous donne alors un certain indice de la marge d’erreur possible

Par exemple, en éliminant les X% les plus riches de son calcul (X se situe entre 1 et 5), M. Lisée n’a pas tenu compte de l’impact, sur les Y% restant (100-X), des impôts payés et des dons faits par les X%. (Les Gates, Buffett et al. ont promis de donner au moins 50 % de leur fortune en charité, ce qui est typique aux USA.)

Si on compare le Y% de la société américaine au Y% de la société québécoise, mais que le X% de la société américaine fournit 25 % des dons et impôts, alors que le X% de la société québécoise ne fournit que 10 % de dons et impôts, on commet une erreur systématique flagrante en comparant les Y % américains aux X % québécois: on commet l’erreur de sous-estimer la richesse réelle du Y % américain. Il faut évidemment bonifier la richesse du Y % américain selon le surplus difféntiel d’impôts et de dons faits par le X % américain, avant de la comparer à la richesse du Y % québécois.

Je ne sache pas que Lisée et Fortin aient tenu compte de ce facteur à la fois crucial et élémentaire.

Pour ceux que X et Y mêlent, remplacez les par 1 et 99 pour correspondre à un des deux exemples de M. Lisée.

@AntonioN

On peut être d’accord qu’une statistique corrobore un fait mais qu’une statistique ne change pas une réalité. Quand un David de ce monde m’affirme que la réalité est comme ça parce que les statistiques le disent et que je regarde la réalité, je suis en droit de dire que les statistique ne disent pas tous, du moins, en démontre qu’un infirme partie…

@David

Évitez de commenter par des généralités ce que vous ne comprenez pas…

Je pourrais vous servir une généralité spécialement pour vous genre « à avoir le nez collé sur l’arbre, cela vous empêche de voir la forêt » mais je ne le ferais pas. À quoi bon vouloir faire réfléchir quelqu’un qui ne veut que croire!

Derrière ce débat se cache une question implicite :

QU’est-ce qui est de nature à stimuler les québécois pour qu’ils aient le goût de relever les défis présents et à venir (dette , vieillissement, qualité des services publics, etc.)?

Est-ce que c’est la satisfaction devant le progres réalisé ou bien le complexe d’infériorité économique ?

Personnellement, je crois, que malgré le fait que le discours de Fortin et Lisée soit trop rose, il a mérite d’attirer l’attention sur nos progrès, ce qui est rare.

Comparativement à cela, le complexe d’infériorité économique est omniprésent. Il est tellement bien installé qu’on le prend très souvent pour la réalité objective.

Ce complexe n’est d’aucune utilité. Pour progresser, on s’appuie sur ses points forts, pas sur ses comlexes.

Portées à l’extrême, l’une ou l’autre des deux attitudes risquent de nous rendre immobiles, pendant ques les autres nations prennent les virages néssécaires.

L’important c’est d’avoir une lecture équilibrée et de s’attaquer aux vrais problèmes sans sentir le besoin d’en inventer, comme s’il n’y avait pas de limite à la vigueur des coups de fouets qu’on peut se donner. L’auto-flagellation, on connait ça au Québec, nous dirait Rapaille…

« Leur calcul du PPA se base sur des chiffres de Stats Can, or Stats Can affirme que ces mêmes chiffres ne peuvent pas être utilisés pour comparer le coût de la vie entre les villes et provinces. » (David )

Mais celui qui l’écrit a déjà affirmé à tour de bras que stat can tient compte du PPA entre les provinces lors de discutions sur le Nunavut.

« Qu’est-ce que cela change dans nos vies ? Beaucoup de choses. Les riches Américains contribuent généreusement à certains des plus beaux musées du monde, certains des orchestres et opéras les plus réputés, aux hôpitaux et aux universités les plus reconnus. Ils investissent dans des entreprises innovatrices qui donnent le ton dans plusieurs secteurs d’activités. »(Pierre Duhamel)

Non M. Duhamel! Ne prenez pas les gens ordinaires et les milliardaires pour des imbéciles.

Les riches ou très riches ne veulent qu’une chose et c’est vider votre porte-feuille.

Avec votre explication de votre 99% vous vous ridiculisez M. Duhamel.

Affirmez-nous que Wall Mart ne fait pas de calculs comme L. F. Lisée pour faire ses études de marché. Pourtant vous écrivez des articles qui ont rapport aux affaires.

Avec la philosophie de ce billet, si vous étiez conseillé d’une entreprise, vous la mèneriez droit à l’échec.

En résumé, votre seul argument se résume à ceci: Les riches sont fins avec les pauvres ils payent pour des opéras aux quels les pauvres n’ont même pas accès. Aussi il y a moins de milliardaires au Québec.

En disant qu’il y a moins de milliardaires au Québec qu’au US, vous employez la même formule que J.F. Lisée, celle que vous dénoncez, mais à l’envers.

Votre logique laisse à désirer M. Duhamel.

À moins qu’il y ait autre chose qui vous pousse à écrire de tel textes.!?

@ Benton

Des chiffres utilisés par Lisée et Fortin pour calculer le PPA du Québec, Statistique Canada dit:

“Ces estimations ne devraient pas être utilisées pour mesurer les différences du coût de la vie entre les villes.”

Donc, non seulement ces chiffres ne peuvent pas être utilisés pour calculer le PPA d’une ville, ils sont encore moins utilisables pour calculer le PPA d’une province.

Lisée se défend en disant qu’il est important de calculer le PPA i.e. il a raison d’utiliser des chiffres erronés parce que ses intentions sont bonnes.

C’est un peu comme si tout le monde s’accordait pour dire qu’il faut repeindre un mur. JF Lisée arrive et décide de repeindre le mur avec une perceuse parce que c’est le seul outil dans son coffre. Ensuite, le même JF Lisée dit que personne ne peut critiquer son travail parce que de toute manière le mur avait besoin d’être repeint.

C’est pas sérieux cette histoire. La validité d’une statistique ne se mesure pas aux intentions de celui qui manipule les chiffres.

@M. Duhamel: je crois que le raisonnement simple qui suit éclaircit assez bien ce qui vous « tique » et vous « chicote » dans le sophisme de M. Lisée.

Soit le pays A où chaque personne gagne $10 000. Imaginons ensuite le pays B où 99 % des gens gagnent $10 000 et 1 % gagnent $1 000 000. Ceux qui gagnent $ 10 000 paient 10 % d’impôt, qui sera redistribué à la population. Ceux qui gagnent $1 000 000 paient 25 % d’impôt qui sera aussi redistribué à la population.

Les gens du pays A bénéficient chacun des bienfaits de $10 000 par année, alors que 99 % des gens du pays B bénéficient des bienfaits de $12 500.

Malgré cette évidence, M. Lisée essaie de vous faire croire que 99 % des gens du pays A sont aussi riches que 99 % des gens du pays B (puisqu’ils gagnent chacun $10 000) alors qu’en fait ils sont 20 % moins riches (ils ne bénéficient que de $10 000 chacun alors que ceux du pays B bénéficient de $12 500 chacun).

L’argument de M. Lisée est donc astucieux, mais sophistique.

@David

Vaut mieux peinturer un mur avec une perceuse qu’allez en guerre avec un tire-pois!

Si la valeur de la parité du pouvoir d’achat pour le Québec n’existe pas pourquoi aucun des économistes n’en calcule pas une? Le fameux professeur d’université qui prend part à cet argumentaire ne pourrait il pas donner ce travail à une de ces classes? Le pib c’est une chose mais les revenus des entreprises et des supers riches ne donne aucune indication sur le niveau de vie des citoyens en général. S’obstiner à utiliser le pib pour décrire le niveau de vie des citoyens (dans la réalité pas dans les livres) sans accepter que le pib n’est pas le seul et unique indicateur est une forme de rigidité mental qui ne fait pas bien paraitre les économistes.

@ Benton

Ton commentaire #31 c’est une tentative d’argument ou une tentative d’humour ?

Mon cher David je crois qu’il y a des gens qui font de l’humour sans le vouloir et d’autres qui le font exprès. Benton est manifestement dans la seconde catégorie alors que de toute évidence tu es dans la première.

413 milliardaires sur une population de 330 Million,
ça fait .0001%
8 milliardiares sur une population de 8 Million ça fait: .0001%
donc le Québec compte le même pourcentage de milliardaires que les U.S.A.

En ce qui me concerne je préfère vivre au Québec qu’aux État-Unis. Vous n’êtes surement pas au courant de ce qui se passe au sud de la frontière.

Vous devriez vous informez, sous seriez moins impressionné. Les États-Unis = empire en déclin et de nombreux Américains en ont consciences (lisez les blogs Américains).

Durant les prochains 20 ans la taille de la main d’œuvre va croitre de 11% aux USA. Au Québec? D’ici un an ou deux elle va commencer à décroitre.

http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703937104576303524259671978.html?mod=WSJ_Opinion_LEADTop

Voila seulement une des raisons pour laquelle la comparaison des Lisée et cie. entre le bien-être économique des québécois et des américains ne tient pas la route. Le problème c’est la durée, la viabilité.

Pour l’instant, même en supposant que c’ést vrai que 99% des québécois vivent aussi bien ou mieux que les américains il le font en ne payant pas assez d’impôts pour maintenir à niveau leurs infrastructures, leur système de justice (…), les hôpitaux, etc… Et demain nous serons encore moins nombreux pour payer une facture plus salée avec des taux d’intérêt surement plus élevés.

Pendant que nos étudiants décrochent, que les ménages québécois s’endettent toujours davantage les américains eux épargnent plus et retournent à l’école (comme le démontrent les récentes statistiques sur les prêts étudiants.

Chrétien l’a dit, « le plusse beau meilleur pays du monde » et le Québec en fait partie.

Chrétien c’est pas un menteur bon!!!

« Pendant que nos étudiants décrochent, que les ménages québécois s’endettent toujours davantage les américains eux épargnent plus et retournent à l’école (comme le démontrent les récentes statistiques sur les prêts étudiants. »

Pendant ce temps les USA mettent les proff à la porte.

Pendant ce temps les USA s’endette à pleine vitesse.