Mon bilan des élections

On a parlé de tsunami, de raz-de-marée et d’immense bouleversement pour parler des élections de lundi. Étrangement, nous nous retrouvons avec le même Premier ministre, probablement avec le même budget que celui présenté il y a quelques semaines et avec les mêmes ministres aux postes clefs des Finances et de l’Industrie. Et si ces élections étaient finalement celles de la continuité ?

À tout prendre, les Canadiens ont opté pour le parti qui promettait le moins et qui gérait le « plus serré ». Le tsunami, il a été réservé aux principaux partis d’opposition qui, pour reprendre les mots de Denis Coderre, ont mangé toute une volée. Je ne veux pas minimiser la chaise musicale dans les fauteuils de l’opposition, mais cela n’aura pas d’impact dans notre vie quotidienne pour les quatre prochaines années. Le résultat ultime de ces élections, c’est que nous avons le premier gouvernement majoritaire depuis 2000.

Vous serez nombreux à dire que vous n’avez pas voulu récompenser le gouvernement sortant. Vrai, une majorité des électeurs ont choisi l’un ou l’autre des partis d’opposition. Sauf que notre système électoral récompense fortement le parti qui réussit à maintenir un bon écart avec les autres partis en lice. Les conservateurs ont devancé le NPD de presque 19 points de pourcentage en Ontario pour balayer la province voisine et les mêmes néo-démocrates ont presque tout raflé au Québec grâce à leur avance de 20 points sur le Bloc québécois.

De plus, en Ontario, dans les Maritimes et en Colombie-Britannique, les conservateurs ont profité pleinement de la division des votes entre libéraux et néo-démocrates pour se faufiler en tête dans plusieurs circonscriptions. Jean Chrétien a obtenu trois mandats gigantesques grâce à la division entre Réformites-Alliancistes et Progressistes-conservateurs.

Est-ce une raclée pour les libéraux ? Tout une ! Le parti est affaibli et virtuellement inexistant à l’extérieur des trois grandes villes canadiennes. Pire, le NPD lui a ravi sa place comme deuxième parti national. J’ai expliqué il y a quelque temps sur ce blogue le sort qui est arrivé aux libéraux britanniques et néo-zélandais le jour où ils ont été devancés par les sociaux-démocrates.

Est-ce une énorme défaite pour le Bloc ? Incontestablement. Cette élection marque-t-elle un recul de l’option souverainiste ? Sans doute et je m’amuse énormément des déclarations des leaders souverainistes aujourd’hui qui disent que la souveraineté n’était pas un enjeu de ces élections. Ah bon ! Et Larose, et Drainville, et Parizeau, et Duceppe au congrès du PQ et Pauline Marois il y a quelques jours ? J’ai du rêver.

Est-ce que certains de nos mythes en ont pris pour leur rhume ? Que oui ! La ville de Québec, réputée plus à droite que l’ensemble de la province, a voté dans la même proportion que Montréal (42,8 % Mtl et 40,4 % Québec) pour le NPD qui s’y est installé en maître.

Le Québec a-t-il le coeur à gauche ? Prudent, j’attends les prochaines élections provinciales pour me prononcer… Nous pourrions très bien jeter notre dévolu dans deux ans pour l’ADQ 2.0 ou sur la monture de François Legault. Les Québécois sont aussi imprévisibles qu’ambivalents.

Certains se font fort de souligner à grand trait que 83,5 % des Québécois n’ont pas voté pour le Parti Conservateur. Comme une bonne majorité de Canadiens d’ailleurs, ce qui n’enlève rien à la légitimité du résultat.

Est-ce que ce résultat est la preuve irréfutable des valeurs différentes des Québécois face aux autres Canadiens ? On aurait pu dire la même chose des Albertains pendant les années Trudeau, Chrétien et Martin.

Par ailleurs, il n’y a rien de nouveau sous le soleil car les Québécois n’ont pas accordé une majorité de députés au parti de gouvernement au Canada depuis les élections de 1988. Cela fait donc 23 ans que les Québécois se retrouvent dans l’opposition à Ottawa. Le Québec ne m’apparaît pas plus proche de la souveraineté pour autant. Fait nouveau, les Québécois ont choisi cette fois d’exprimer leur opposition en faisant confiance en un parti fédéraliste présent partout au Canada.

À son troisième essai, Stephen Harper a obtenu le mandat qu’il recherchait. Il n’y aura pas d’élections fédérales pendant quatre ans et plus de psycho-drames à chaque présentation de budget . Cette stabilité est une bonne chose.

Ces quatre ans permettront aux libéraux et aux bloquistes de s’interroger sur leur avenir et de se « rééquiper » pour le prochain rendez-vous électoral et aux néo-démocrates d’apprendre à bien exercer leur rôle d’opposition officielle.

Ce fût une campagne excitante et enlevante. Bravo aux élus et merci à tous et celles qui nous ont représentés pendant de nombreuses années et qui ont connu la défaite.

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A Québec, en 2008, le Bloc avait fait 33% et le PCC 34%. C’est dire à quel point il y avait un mythe autour de la droite à Québec. Le mythe vient de ses deux radios-poubelles (vous auriez dû les entendre à matin: c’était 100 fois pire que l’élimination du CH). C’est la rive-sud de Québec qui est à droite. Très à droite même. Ils votent pour Maxime Bernier!
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On va avoir un très beau débat gauche-droite. Attachez votre tuque, la presse québécoise ne ratera pas une occasion de montrer tout l’extrémisme de Harper. En bout de ligne, ça va peut-être soulever assez d’écoeurement pour faire remonter la souveraineté.

On peut se fier au médias du Québec pour essayer de casser du sucre sur le dos des conservateurs et du npd pour raviver la fièvre séparatiste. Au dévoilement des résultats hier soir la gang de RDI avait l’air désabusé de la défaite du bloc. L’expression de leur visage était sans équivoque ça ne sera pas long avant qu’ils reprennent les armes.

@Rod

Ils vont aussi voir le NPD en deuxième place dénoncer l’extrémisme de Harper avec énormément de vigueur et se rendre compte qu’ils ont fait le choix qui correspond à Leurs valeurs.

Quand c’est rendu que notre rod (# 1) parle ouvertement de débat gauche/droite, c’est que le Bloc québécois est vraiment MORT et avec lui tout le mouvement séparatiste.

Bienvenue sur la planète Terre rod.

Mon bilan des élections
Clairement fédéralistes, souverainistes, nationalistes et même ceux que la question laissent ni chaud ni froid se sont réunis pour demander une résolution de ce qu’on pourrait nommer le ‘malaise constituetionnel’. Et ici je ne veux pas réduire en rien sont importance au contraire. C’est important cette question divise depuis trop longtemps et le bloc n’a rien réglé. Je sais vous me dirai àa prend une organisation pour faire évoluer les choses, mais il faudrait une organisation qui travail a trouver un réglement acceptable pour tous ou du moins pour la très grande majorité. Je suis certaine qu’on peut trouver une formule de statue constitutionnelle et surtout administrative qui conviennent aux besoins de reconnaissance identitaires des uns et au maintient d’une association administrative qui soit rassurante économiquement pour les autres.
Car il y a au moins ça de positif dans ce débat. La priorité de chacun ne porte pas sur le même point. Pour les séparatiste le plus important c’est la question identitaire le besoin d’être reconnue et de s,autodéterminer au niveau culturel. Tandis que pour les fédéralistes c’est plus au niveau économique de garder la devise, l’armée, la protection des frontières, la confiance des marchés… le pouvoir d’achat si on veut et peut-être bien le fait d,avoir 2 niveau de parlement pour assurer un filet (un peu comme on peut avoir 2 revenus dans un couple peut importe lequel des 2 est le plus gros).
Il y a aussi ceux qui veulent le meilleur des 2 monde. C’est sur que le modèle de l’Union Européenne, de la Russie et des États-Unis qui ont évolués en montrant des forces et des faiblesses qui donne d’autres option qui étaient moins envisageables il y a 30ans.
Le monde évolu a ce niveau là dans différentes régions du monde.
Je pense qu’il y a un certain consensus social quand a la volonté de garder une important protection des programmes sociaux c,est sur qu’il faut revoir les options et l’offre de service de manière a pourvoir économiquement s’offrir de meilleures protection en réduisant les dépenses. Ça veut proba blement dire. Cesser le paiement universel et laisser payer personnellement ceux qui en ont vraiment les moyens et trouver moyens d’augmenter les revenus des ménages(pour qu’ils soient plus nombreux a pouvoir se les payer eux même). Et payer une bonne couverture pour ceux qui ne peuvent les assumer eux mêmes sans toute fois aller offrir de meilleure services que ceux qui travaillent. On s’entend qu’il est illogique que des gens apte au travail refuse de travailler pour pouvoir bénéficier d’avantages sociaux. Je ne parle pas de lâcheté. Je sais que certaines personnes travailler à temps plein c,est se mettre dans une situation précaire encore plus grave considérant la nécessecité d’assumer par exemple de les soins de santés, de médicaments, d’éducation, de frais de garde ou leur revenus même en travaillant a temps pleins ne permettent tout simplement pas d’assumer leur responsabilité essentiel santé, éducation, logement, électricité etc. Il y a des personnes qui soit par leur condition médicale, responsabilités familiales , emploie pas assez payant, impossibilité d’avoir un logement décent qu’il peuvent assumer financièrement, d’autres pourrait travailler a temps partiel pour combler l’écart de leurs besoins mais ne le font pas parce que ça les pénalisent financièrement (pension, soins de santé, logments, bourses etc). Donc on doit travailler sur la question de’avoir des programmes sociaux qui viennent combler les besoins sans qu’il soit un inconvenient de travailler pour se les payer soi-même.
L’État ne doit plus se substituer aux responsabilités individuelles mais assumer la part que les gens ne sont vraiment pas capable d’assumer eux-même.
Il y a un ‘malaise constitutionnel’ important a régler, le nier ne fera que l’amplifier. D’autres part on a vu un malaise aussi dans le reste du Canada considérant la nécessité de protéger la culture francophone. Ça n’a peut-être pas rentré néodémocrate partout ou il y a beaucoup de francophone mais les votes sont là quand même. Alors il faudra qu’au niveau fédéral il y ait une plus grande reconnaissance et des éménagements dans les services partout au Canada pour répondre a ce besoin. L’option du bilinguisme d’une côte a l’autre serait probablement la meilleure solution qui pourrait garantir aux uns le maintient des cultures des peuples fondateurs tout en garantissant aussi aux anglophones du Québec qui ont aussi votés NPD parce qu’ils veulent conserver leur culture aussi et c’est a mon sens aussi ligitime que pour les francophones hors Québec.
Je sais que l’affichage a fait l’objet de jugement qui sont allés loins a l’international. Mais si par exemple au Canada partout l’éducation était offerte bilingue avec des programmes programmes d’immersions au préscolaire pour faciliter l’apprentissage rendu au primaire, que tout les services publics d’une côte a l’autre soient offert dans les 2 langues(fédéral, provincial et municipal évidement ça prendra prendra peut-être 5ans avant que tout les gens soient assez bilingue pour offrir un service efficace mais on s’entend qu’avec un programme fédéral de formation linguistique on puissent arriver à offrir des services de qualité) et qu’au Québec seulement l’affichage unilingue en français préserve le caractère culturel autant pour les touristes que pour les résidents. En continuant de donner des subvention pour des productions culturelles dans les 2 langues a 50-50 au Canada et en maintenant un programme pour les cultures autochtones. Je veux dire qu’étant donné que le français et l’anglais doivent être bien représsenté dans les productions culturelles au Canada et que c’est non seulement un rayonnement important mais aussi une économie florissante il faut supporter son développement, pour ici mais surtout pour l’exportation pour la rentabiliser et stimuler le développement touristique. C’est sur qu’on doit laisser aux entreprises privés le soin d’assumer les services
dans le Canada en anglais et au Québec en français obligatoire pour protéger nos cultures d’origines mais on pourrait avoir un programme fédéral de subventions (en tout ou en parti dépendant des situations) pour donner des cours dans les entreprises et favoriser l’employabilité des gens qu’ils soient ou non en emploi(évidement prioriser ceux qui s’en cherchent mais aussi pour ceux qui sont en emploi, car il y a bien des gens qui sont plafonné dans leur carrière à cause de cette lacune.
Donc cette élection a montrées beaucoup de chose. S’il est vrai que majoritairement les canadiens ont choisie de miser sur la stabilité économique une grande proportion de la population à démontré que les protections sociales, la langue et un minimum de revenus garanti est très important aussi. Ça n,est pas irréconciliable loin de là. Il suffit d,envisager un scénario en misant sur la faisabilité de l’un en sitmulant la rentabilité de l’autre. Le statu quo, les discours de sourds, des attitudes trop rigides d’une part ou d,autres ne feront que creuser les écarts. Donnant donnant tout le monde sera comptant. Mais oui avec de la bonne volonté on peut mais on doit satisfaire un peu plus que minimallement tout le monde. Après tout ça revient vite des élections il faudra remettre la table. Si le Canada a été centre pendant longtemps et qu’il s’est avéré que la façon de le maintenir a échoué on pourrait dire qu’on est maintenant centre droit si on met dans la balance chaque vote exprimé et que ceux qui se sont abstenu ni sont peut-être pas allé justement parce qu’ils sont encore plus au centre étant oncapable de pencher pour l’un ou l’autre(c’est sur qu’il y en a une parti que ça n’intéresse pas mais je pense que c’est vraiment une proportion en deça des 20% et qu’avec l’intérêt exprimé par l’augmentation de la participation des jeunes ont peut espérer que le taux sera de plus en plus haut).

Très bonne analyse M. Duhamel.

Je ne partage pas souvent votre point de vue, mais sur celle-ci, rien à redire. Je partage entièrement votre analyse et j’abonde dans votre sens.

@Rod :

100 % d’accord avec toi… Ça vole pas haut à CHOI 98,1… Libarrrrrté !!!

Bonjour,
Un vent de changement qui n’est pas du tout déplaisant pour Monsieur François Legault qui laisse le temps faire son oeuvre. Bien à vous, John Bull.

Bonsoir,
Dans sa gouvernance, les Tory’s devront gouverner au centre en essayant quand même de tasser au centre droit. Bien à vous, John Bull.