Montréal, 22e au monde

Montréal est souvent maltraitée, inconsidée ou ridiculisée ces derniers temps. Ses détracteurs n’ont pas toujours tort, mais je crois que nous perdons de vue quelquefois les atouts extraordinaires de la métropole québécoise et sa forte réputation à l’étranger.

Cette semaine, l’hebdomadaire The Economist a classé Montréal au 22e rang des villes les plus compétitives au monde et au huitième rang en Amérique du Nord. Ce n’est pas un exploit, mais ce n’est pas mal dans un classement qui compare 120 grandes métropoles mondiales de plus de 1 million d’habitants et dont le PIB est supérieur à 20 milliards de dollars.

La méthodologie de ce classement est complexe et s’appuie sur 31 indicateurs différents, dont la force économique (Montréal ne se classe pas parmi les 60 premières villes), le capital humain, la qualité des institutions, etc.

J’ai été étonné de constater que Montréal devance des villes comme Copenhague, Berlin, Shanghai, Rome et même Barcelone. Montréal est devancée par Toronto et Vancouver, mais elle se retrouve devant Houston, Dallas, Seattle, Philadelphie, Atlanta et Miami.

Vraiment étonnant ce classement.

 

 

 

 

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Même si The Economist est très crédible (c’était la bible de Robert Bourassa), ces palmarès sont toujours un peu loufoques.
Ceci dit est-ce que vous pensez qu’Atlanta a de meilleures institutions et un meilleur capital humain que Montréal?

Sur le plan économique, à l’échelle internationale le Canada est très bien perçu, il suffit de regarder le $CAN et le prix des obligations Canadiennes pour le comprendre, il est donc logique que ses grande villes se retrouvent dans le haut du classement.

D’abord il faut remarquer que Montréal termine derrière les autres grandes villes Canadiennes.

Ensuite il faut se demander si la perception de bonne performance économique du Canada est fondée sur une réalité durable…

Plusieurs des autres grandes villes sont situées dans des pays qui ont vécu et vivent encore beaucoup plus durement que nous la récession, même une ville prospère comme Seattle par exemple, pourtant hôte de plusieurs industries florissantes (Boeing, Microsoft…) a vu le prix de son immobilier résidentiel baisser de 30%, largement de quoi affecter une économie même solide et bien sûr la perception qu’en ont les autres.

Au Canada pas de problèmes apparents mais seulement au prix d’un endettement des ménages qui explose et qui fait rouler l’économie en nous donnant l’illusion de prospérité, l’illusion que nous sommes prospères alors qu’en même temps notre base industrielle se vide littéralement, notamment à cause d’un $CAN indument fort parce que lui aussi basé sur de fausses perceptions et sur la spéculation.

Bref probablement que certains de nos leaders locaux se gargariseront d’une étude comme celle là, mais pour ma part je n’achète pas. Au contraire, en ce moment le « smart money » vend le Canada et achète US!!!!

Mais alors pourquoi cette morosité ambiante,cet exode des gens vers les banlieux et les combats des chefs des différentes administrations de l’île?Tant mieux si c’est vrai car c’est quand même le poumon économique du Québec…

Montréal arrive 60e pour la force économique. Mais vous avez omis de dire qui arrive premier dans ce classement.
Tianjin, Shenzhen, Dalian. Tous des endroits ou le salaire moyen doit être de 3$/h.

Peut-être vaut-il mieux ne pas gagner…
Quand on regarde les critères, on se rend compte que plusieurs sont stupide. Par exemple la population. Shanghai a plus de points que Montréal juste parce que c’est une plus grande ville.

Cette semaine TVA nous a appris que la ville de Montréal comptait, par km de rues, moins de nids-de-poule que la ville de Toronto.
Bizarre personne n’a repris la nouvelle