Montréal au 142e rang… sur 200

L’Institut Brookings, peut-être le think-thank américain le plus influent et le mieux coté, vient de publier son classement des 200 plus grandes agglomérations métropolitaines au monde.

Brooklins, qui est dirigé par un des anciens négociateurs américains des accords de Kyoto sous Bill Clinton (ce n’est pas un think-thank de droite), établit sa liste à partir de la taille du PIB des grandes zones métropolitaines mondiales en 2007. On ne parle pas des villes centres seulement, mais aussi de leurs banlieues.

Ces 200 villes représentent 48 % de l’économie mondiale, même si elles ne comptent que pour 14 % de la population.

Bonne nouvelle, Montréal fait encore partie de ce classement avec six autres centres urbains canadiens, Toronto, Vancouver, Calgary, Edmonton, Ottawa et Hamilton.

Pour établir son classement, l’institut mesure ensuite le dynamisme de chaque centre urbain en fonction de la croissance du PIB par habitant et de  l’emploi en 2010 et 2011.

Mauvaise nouvelle, Montréal occupe le dernier rang parmi les villes canadiennes, au 142e rang mondial. En clair, 71 % des grandes villes font mieux que Montréal et 29 % font pire.

Le Globe & Mail fait remarquer que les villes canadiennes se classent moins bien que des villes américaines semblables. Ainsi, Houston et Dallas font mieux que Calgary (51e rang) et Edmonton (60e rang), des villes canadiennes qui ont de solides bases industrielles comme Hamilton (83), Toronto (79) et Montréal, sont devancées par des villes américaines comme Rochester, Milwaukee et Buffalo alors que San Jose et Austin sont en avant de Vancouver (76).

Pourquoi ces écarts ? Parce que nous sommes de moins en moins concurrentiels face aux Américains. En 2010, la productivité aura augmenté trois fois plus rapidement aux États-Unis qu’au Canada et les  coûts de main-d’oeuvre sont moindres chez nos voisins. Si une entreprise a aujourd’hui le choix entre un site canadien ou américain pour ouvrir ou investir, il y a fort à parier qu’elle décidera d’aller vers le Sud.

L’autre grand phénomène que montre ce classement, c’est évidemment le déplacement du coeur économique de la planète.

90 % des villes en plus forte croissance sont à l’extérieur de l’Amérique du Nord et de l’Europe et 95 % des villes à plus faible croissance sont en Amérique du Nord, en Europe et au Japon. Shanghai occupe le premier rang mondial avec une hausse du PIB par habitant de 9,8 % en 2010 et 2011 et de 5,8 % de l’emploi.

Une dernière note sur Montréal. Vous remarquerez que la performance de Montréal a été bonne entre 2007 et 2010 (en fait moins pire que les autres), lui octroyant alors le 42e rang mondial. Le recul des deux dernières années la renvoie néanmoins plus loin au classement. En effet, entre 1993 et 2007, la métropole québécoise occupait le 104e rang.

 

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La croissance plus rapide des pays émergents est normale, il sont en mode rattrapage.

Par contre la faiblesse des villes Canadiennes et de Montréal en particulier par rapport au autres villes comparables confirme notre gros problème de productivité.

C’est pourtant simple. Importons des mexicains, ne payons pas d’avantages sociaux et surtout, pas de salaire minimum.

Laissons la libre entreprise gérer tout ça et l’économie s’en portera bien mieux.

» ne payons pas d’avantages sociaux et surtout, pas de salaire minimum « …. et envoyons lange faire les poubelles.

Et Québec? Québec qui a le plus bas taux de chomage en Amérique du Nord? Québec qui a un pourcent de ses emplois en recherche? Québec où on peut encore acheter un bungalow à un quart de million?

Pensez-vous vraiment que ca va mieux à Buffalo qu’à Montréal? A Rochester (où on vient d’annoncer la faillite de Kodack)

Doc

Québec est la grande ville la plus endettée au Canada…

En chiffres par habitant c’est Montréal la championne, mais par rapport au PIB Québec est encore plus endettée que Montréal. Et Québec a une population plus âgée dont un grand nombre approche la retraite.

Incidemment comme le disent les deux maires les coûts des fonds de pension sont en train d’exploser

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/la-capitale/201101/14/01-4360431-bulletin-des-villes-quebec-et-montreal-parmi-les-plus-endettees.php

Vraiment très intéressante cette étude du Brookings Institute. Bien présentée qui plus est ; je n’ai pas encore tout consulté et votre résumé apporte une excellent condensé de la situation dans le monde comme plus particulièrement celle de Montréal.

Ce qu’on constate globalement, c’est que les centres de développement essentiels voici vingt à trente ans ont tendance à glisser progressivement au profit des zones émergentes. L’étude confirme que le revenu s’est accru dans plusieurs villes d’Amérique du sud, dans les agglomérations chinoises et tout particulièrement à Mumbai en Indes.

Le revenu stagne ou baisse partout où le revenu était un peu plus élevé, il s’accroît partout ou il était plus faible voire extrêmement faible. Ces tendances se sont accentuées au cours des dix dernières années entrainant chez nous un accroissement des inégalités.

Lorsque nous constatons que l’année 2011 n’a pas été très brillante en terme de création d’emplois parmi lesquels les emplois manufacturiers, que cette tendance pourrait se maintenir cette année, on comprend qu’il faut faire autres choses que des « Plans Nord » pour relancer la production locale laquelle reste toujours selon moi un facteur d’équilibre des agglomérations et conforte le bien-être des habitants. L’artisanat tout comme les petites et moyennes entreprises devraient être traités au petits soins pour fin d’accroître leur potentiel ; si on ne désire pas dans dix ans se retrouver tout bonnement en dehors du classement ou au mieux près de la porte de sortie…

On comprend aussi que les modèles développés dans les pays émergeants pourraient être pour nous, des sources vivifiantes d’inspiration au même titre que le micro crédit qui produit quelques merveilles dans le tiers-monde car même les agglomérations les plus riches portent encore en leur sein leur propre tiers-monde ou à tout le moins des paramètres de société qui leurs ressemblent bien.

142e rang de quoi au juste? Parce que 142e plus grande, ça veut simplement dire qu’il y a moins de monde à Montréal.
Libre à vous de déménager à Kinshasa M. Duhamel, mais je crois que le niveau de vie risque de ne pas être le même.
Sinon, c’est normal que les villes émergentes comme Shanghai aient une plus forte croissance. Elles partent de beaucoup plus loin.
Je préfère encore Montréal à Riyad (qui domine le classement) et ce pour de nombreuses raisons.

Puisque lange et david sont d’accords pour supprimer les avantages sociaux et le salaire minimum (bien que David aille un peu plus loin en souhaitant la fin des barrières à l’immigration pour que l’on puisse faire jouer la concurrence entre sous-prolétaires locaux et étrangers), je leur transmets un site qui pourra toujours leur servir (si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera demain).

http://myriamstdenis.wordpress.com/2008/04/03/dumpster-diving-guide-montreal/

@PBrasseur

J’aimerais bien que vous indiquiez où vous prenez vos chiffres sur l’endettement des grandes villes canadiennes, c’est très intéressant. Je pense cependant que de comparer uniquement le poids d’une dette en fonction du PIB demeure très limité. Si on prend en considération seulement l’état des infrastructures à Montréal vs Québec, je préférerais être un peu plus endetté mais ne pas avoir à faire d’aussi gros investissements que ceux que Montréal devra faire au cours des prochaines années. En fait, ça dépend de l’écart qu’il y a entre les ratios dette / PIB des deux villes. Il faudrait aussi savoir si vous parlez de la dette brute ou de la dette nette. Enfin, on verra lorsque vous nous direz d’où viennent ces données.

Si vous regardez attentivement la carte, vous allez voir que Montréal fait mieux que Miami, LA ou San Francisco. Pas si mal quand même

http://www.brookings.edu/info/globalmm/globalmetromonitormap.aspx

Pendant ce temps-là, Québec vient d’être sacrée parmi les villes les plus intelligentes au monde!
Le maire Labeaume ne se peut plus!!

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/techno/201201/19/01-4487566-quebec-dans-le-top-7-des-villes-intelligentes-au-monde.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_la-capitale_577_section_POS2

@ Koldo #10
Vous faites du tir ami cher Monsieur!
Je me suis déguisé, un instant, en François 1 et autres libertarien du même acabit pour qui la libre entreprise est la solution à tous les maux.

L’augmentation de la productivité peut se faire en améliorant les processus et la « mécanique industrielle » mais elle peut aussi provenir d’une augmentation des heures travaillées en raison d’une baisse des salaires et avantages sociaux.
C’est le point que je voulais faire ressortir.

Je ne croyais pas avoir si bien réussi mon imitation.

@lange

Votre imitation était très bien réussie.

Je ne pense même pas que la position de nos amis concernant la baisse des salaires et avantages salariaux soit liée à une augmentation souhaitée de la productivité. Elle est plutôt liée à la perception que les iniquités sociales sont désirables. Notre ami David a déjà commis plusieurs textes en ce sens.

@ koldo

Si dans une société une personne qui travaille a le même salaire qu’une personne qui ne travaille pas, que va-t-il arriver au taux d’emploi ?

C’est ce que je disais: nos « amis » pensent que les iniquités sociales sont désirables et luttent pour que ces iniquités soient maximisés.

@ koldo

Pourquoi tu refusent de répondre à la question ?

Pour ne pas être mis devant tes propres contradictions ?

@ koldo

Mais pourquoi as-tu si peur de répondre à la question !?!?!

Si dans une société une personne qui travaille a le même salaire qu’une personne qui ne travaille pas, que va-t-il arriver au taux d’emploi ?

@ koldo:

La question de David est plus que légitime et raisonnable.

D’ailleurs, j’ai en mémoire un test fait par un professeur d’université au sujet des inéquités et ça va un peu comme ceci: il avait fait passer un examen à ses élèves et bien sûr, certains réussisaient au-dessus de la moyenne alors que d’autres, moins bien. C’est normal.

Il a alors dit qu’il mettrait dorénavant en partique, lors des futurs examens, les égalités sociales si chères aux gauchistes en donnant à chacun des élèves de la classe la moyenne des notes de tous les élèves.

Et devinez ce qui s’est passé?

Et oui…les meilleurs élèves de la classe qui contribuaient à hausser la moyenne se sont soudainement désintéressés des examens (pourquoi se forcer le c.. alors que ce sont les autres qui en profitent?) et la moyenne en a évidemment pâti.

Heureusement, les élèves ont vite compris, EUX, et ont demandé que la norme soit rétablie. Mais les gauchistes…

On peut facilement transposer ce test à une société où tous sont ramenés à la moyenne. Le Nirvana des gauchistes quoi…

Les meilleurs s’en iront ailleurs où leurs talents sont reconnus ne laissant que les cancres qui seront élevés au niveau d’esprits judicieux et pénétrants, histoire de respecter la loi de la moyenne.

C’est déjà commencé au Québec où les « riches » se font de plus en plus rares (on est « riche » au Québec à partir de $50.000.00 par année!!!).

@david,

Mettons que j’ai mieux à faire que répondre à tes questions stupides. On se demande d’ailleurs si c’est la question, celui qui la pose ou les deux. Tu pourrais d’ailleurs demander à francois1 ce qu’il en pense et ce qu’il ferait s’il cessait d’être subventionné pour écrire sur ce blogue. Serait-il plus enclin meubler ses journées de façon utile plutôt que de s’ennuyer à écrire des sottises sur des blogues. Il va peut être te sortir une histoire de profs dans son temps (quand ils étaient bons).

Mais puisque tu attends une réponse et que je ne tiens pas à pas écrire trop de sottises comme toi et françois1, je vais te demander de répondre tout d’abord à la question que je t’ai posé plusieurs fois mais à laquelle que tu as toujours refusé de répondre.

Voir les commentaires no. 37, 39, 41 et 43 de ce billet:
http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/le-capitalisme-en-sortir-le-dompter-ou-le-depasser/9539/?cp=all#comments

et les commentaires 29, 31, 33 et 34 de cet autre:
http://www2.lactualite.com/pierre-duhamel/2011/09/22/lapocalypse-financiere-selon-jacques-attali/?cp=all#comments

Donc mon cher david, si tu m’expliques comment le gouvernement suédois fait pour ne pas redistribuer la richesse alors que:
1. il a un des plus hauts taux de taxation au monde
2. il a un des % les plus élevés de dépenses sociales par rapport à son PIB
3. Il réussit à faire baisser les inégalités (coefficient Gini) de 40% après taxes et impôts de ce qu’il est avant taxes et impôts
Alors, je pourrai répondre à ta question.

Bien oui, puisqu’il la corrélation entre le taux de taxation et le taux de chômage n,est pas significative ( 1%).

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/influence-du-taux-d-imposition-17556

Il n’y a donc pas plus de chômage en Suède qu’aux USA ou au Mexique. Il est donc faux de prétendre que procéder à la redistribution de la richesse a une incidence sur le taux d’emploi.

Tu affirmes que la Suède ne redistribue pas la richesse. Tu dis une connerie (une de plus – mais celle là elle est pas mal grosse puisque ce sont les plus performants pour le faire).

Explique moi comment le gini peut descendre de 40% après taxes et impôts sans redistribution de la richesse.

@ koldo (# 21):

« Tu pourrais d’ailleurs demander à francois1 ce qu’il en pense et ce qu’il ferait s’il cessait d’être subventionné pour écrire sur ce blogue. » (sic)

Vous avez des preuves de ce que vous avancez ici?

Allez…déballez votre sac koldo.

Shanghai occupe le premier rang mondial avec une hausse du PIB par habitant de 9,8 % en 2010 et 2011 et de 5,8 % de l’emploi.

Moi, je voudrais aussi savoir le pourcentage de l’oxigen par habitant de Shanghai, qui possede le premier rang et combien de gens habitent sur 1 km2 de cette ville-la? Il faut chercher maintenant l’equilibre pour la planete mais pas les hausses du chiffres economiques!

I’ve been to Rochester and there’s no way that it’s ahead of any major Canadian cities. The fact that the U.S. has a huge « underclass » of illegal immigrants who are paid dirt and treated almost like slaves speaks to some of their so-called productivity. Of coure you can get a lot more accomplished on cheap Mexican labour. The U.S. is a land of great inequality and I suspect this is not properly reflected in this self-satisfying study.