Nos champions à l’international : Industries Dorel

On n’achète pas un siège d’auto pour enfants, un lit pour bébé ou une poussette de marque Dorel… mais cette entreprise en vend pour presque 1 milliard de dollars !

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Photo : Dorel

Je commence, avec ce texte, une série de courts articles sur des sociétés québécoises très actives sur les marchés mondiaux. L’ordre de parution des articles est fortuit et ne dépend ni de leur taille ni de leurs ventes à l’étranger.

Si je ne vous avais pas indiqué le nom de cette entreprise dans le titre, je parie que bon nombre d’entre vous n’auraient pas deviné que cette entreprise montréalaise est probablement le leader mondial des produits pour enfants avec des ventes dans plus de 100 pays, qu’elle est l’un des grands joueurs nord-américains de l’ameublement et qu’elle veut devenir le numéro un mondial du vélo.

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Il s’agit pourtant d’une entreprise cotée en Bourse depuis 1987, dont les revenus sont de 2,4 milliards de dollars, qui a des installations dans 25 pays et qui emploie 6 400 personnes. Mais le fait qu’Industries Dorel soit composée de trois divisions regroupant elles-mêmes plusieurs unités d’exploitation utilisant de nombreuses marques de commerce distinctes fait en sorte que la société passe souvent sous l’écran radar quand on parle des entreprises québécoises.

On n’achète pas un siège d’auto pour enfants, un lit pour bébé ou une poussette de marque Dorel, mais cette entreprise en vend pour presque 1 milliard de dollars ! Ses vélos sont les plus vendus en Amérique du Nord et sa marque haut de gamme Cannondale occupe le troisième rang dans son créneau aux États-Unis. À elle seule, cette division procure des revenus de plus de 900 millions de dollars.

Dorel fabrique conçoit des meubles prêts-à-assembler (il est le deuxième fabricant nord-américain), et on fabrique des matelas et des futons à l’usine de Montréal.

Industries Dorel vient d’acheter Laredo Group, une société de Hongkong qui exploite trois usines en Chine et un centre de recherche et de développement à Taïwan. Au lieu de faire produire chez des sous-traitants chinois la majeure partie de ses produits de puériculture, Dorel devient propriétaire de ses propres installations là-bas.

Tout n’est pas rose pour autant. Les revenus n’ont pas beaucoup bougé au cours des cinq dernières années, et la profitabilité a chuté de moitié en 2013. Les défis sont grands, mais le premier trimestre de l’exercice 2014 semble annoncer des jours meilleurs, avec une hausse du chiffre d’affaires de 9 % et des profits de 11 %.

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À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.