« Nous voulons faire entrer les entreprises dans l’ère de l’infonuagique »

Pelleter des nuages est rarement payant, mais les créer et les gérer peut rapporter gros ! 

Ian Rae (Photo © Eva Blue)
Ian Rae (Photo © Eva Blue)

Palmarès 2013 Leaders de la croissanceCloudOps

Classement au palmarès des Leaders de la croissance : 18e

Activité: Offre des solutions infonuagiques pour les entreprises

Chiffre d’affaires en 2012: 4,5 millions

Nombre d’employés en 2012: 23

Croissance 2007-2012: 441 %

Pelleter des nuages est rarement payant, mais les créer et les gérer peut rapporter gros ! C’est ce qu’a découvert Ian Rae, fondateur et directeur général de CloudOps, une boîte de Montréal qui offre des services-conseils aux entreprises qui veulent migrer vers le nuage informatique.

Ce diplômé en biologie de l’Université McGill a fondé CloudOps en 2005, à une époque où le concept d’accéder à des outils informatiques sur le Web plutôt que d’investir dans de coûteux serveurs était un sujet de conversation réservé aux geeks. « Nous avons été une toute petite entreprise jusqu’en 2010, et tout d’un coup, le marché s’est mis à croître de façon exponentielle », constate Ian Rae.

Bref, tout le monde a la tête dans le nuage! Mais sait-on vraiment de quoi on parle ?

« En fait, nombre de mes clients se rendent compte qu’ils utilisent déjà le cloud sans le savoir ! » dit Ian Rae. En effet, quiconque envoie un courriel par l’intermédiaire d’un compte gratuit comme Hotmail, Yahoo ! ou Gmail fait déjà de l’informatique en nuage.

Le principe de l’infonuagique s’apparente à celui d’un service public comme l’eau, le gaz ou l’électricité. Les entreprises sont facturées selon leur utilisation. « Cela leur permet d’essayer de nouvelles choses sans avoir à acheter tous les logiciels », ajoute le DG.

Malgré ces avantages, certaines boîtes sont encore réticentes, constate Ian Rae, qui siège au Canada Cloud Council, une association qui veut convaincre le plus d’entreprises possible de faire le saut dans le nuage.

« Le grand obstacle est la sécurité. Les entreprises craignent de perdre le contrôle de leurs données ou d’en perdre la confidentialité », dit-il. Elles ont raison. Un cas célèbre a illustré les limites de cet outil. En 2011, des pirates informatiques ont volé les données bancaires de plusieurs millions d’utilisateurs du réseau PlayStation, la plateforme de jeu en ligne de Sony. La multinationale a écopé d’une amende d’environ 396 000 dollars pour ne pas avoir pris les mesures de sécurité nécessaires. Pour rassurer ses clients, CloupOps offre aussi la conception et la gestion de nuages privés, qui sont en quelque sorte des coffres-forts numériques servant à protéger les données à plus haut risque qui transitent par le nuage public. Et l’entreprise possède ses propres centres de données. Car il faut bien garder les pieds sur terre.

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