Novembre noir

Si vous aviez 10 000 dollars investis dans un fonds indiciel de la Bourse de Toronto en juin dernier, il ne vous en reste que 5 300. En effet, l’indice de la Bourse torontoise a perdu 47 % de sa valeur depuis son sommet d’il y a cinq mois. Et personne ne sait jusqu’où la dégringolade nous mènera.

Bien sûr, ce ne sont que des pertes de papier. Vous perdez gros seulement si vous voulez ou si vous devez vendre. La logique veut que les marchés reprennent du tonus un jour et qu’il y ait plus de frousse que de mal. Mais il faut se méfier de la logique ces jours-ci, car toutes nos anciennes certitudes sont ébranlées.

Désarroi, panique, frayeur, les marchés ne veulent rien savoir. Le baril de pétrole a perdu presque 100 dollars depuis son sommet de juillet. On attendait le prix du baril à 250 dollars, il fait moins de 50 dollars. Le huard était à parité avec le billet vert il y a un an, mais il faut aujourd’hui 1,30 dollar canadien pour acheter un billet vert. Le Canada accumulait les surplus budgétaires, voilà qu’on parle d’un déficit de 13,8 milliards en 2009. On croyait les institutions financières canadiennes solides et insubmersibles, elles ont perdu plus de 12 % de leur valeur en Bourse dans la seule journée d’hier. Trois mots : ça va mal.

La chute des marchés a des conséquences bien concrètes sur l’économie réelle. Les banques sont plus fragiles et elles se font très prudentes, ce qui pénalise l’investissement et la consommation. L’actif des caisses de retraite a fondu et leur solvabilité est mise à l’épreuve. Les investisseurs se sont considérablement appauvris. Les REÉR et les FEÉR ont pris une débarque et les revenus des retraités sont directement affectés.

Résultat : nous sommes tous appauvris et nous serons moins enclins à consommer, ce qui va accroître le nombre de chômeurs. Les gouvernements pourront faire tous les plans de relance inimaginables, cela ne donnera pas grand-chose si les consommateurs ne sont pas au rendez-vous.

Pour les gouvernements, cela veut dire moins de revenus tirés des taxes sur les carburants, des taxes de vente, des impôts sur le revenu et sur les profits des sociétés. Les Canadiens ont perdu des milliards en Bourse cette année et cela va aussi leur coûter très cher. En effet, les contribuables peuvent utiliser leur perte en capital de cette année pour demander un remboursement sur les impôts payés sur les gains en capital réalisés au cours des trois années précédentes ou sur les prochaines années.

Les gouvernements auront donc moins d’argent, mais les attentes à leur égard sont énormes. On veut qu’ils sauvent tous les secteurs, qu’ils dépannent tous ceux qui seront laissés pour compte et qu’ils investissent au maximum pour relancer l’économie. Nous sommes dans l’attente de gestes spectaculaires et décisifs, alors qu’il n’y a qu’un seul antidote éprouvé pour stopper le dérapage : la confiance.

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Dire qu’il y en a qui disent qu’il ne faut surtout pas trop investir au Québec, qu’il faut penser mondial, que Toronto c’est l’Eldorado, qu’on est donc chanceux d’avoir les sables bitumineux…
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Le déficit d’Ottawa est dû à la coupure de 11 milliards de la TPS. Avez-vs remarqué que tant à Ottawa qu’à Washington quand ce sont les conservateurs, on administre de façon complètement irresponsables? En gros, on coupe les taxes et les impots des riches, et on dépense en fou en défense. Ca donne ce que ça donne.
Quand la gauche revient au pouvoir, on coupe dans la défense, on augmente les taxes et impots, on distribue la richesse dans des programmes sociaux et on produit des surplus.


McCain a perdu l’élection quand la bourse s’est effondré. L Caisse vient de perdre 30 milliards, le capitaine est absent et on vient de congédier 10 employés. C’est sans parler des bonis offerts aux losers qui nous ont couté 30 milliards. La campagne va se jouer dans les prochains jours. Mario et Pauline doivent scorer. Ils doivent rentrer dans le corps de Charest, dénoncer son indifférence pendant que les économies des Québécois fondaient à vue d’oeil. Sont-ils capables de le faire?

En Norvège, ils ont un fonds qui achète des actions à vil prix; ce fonds possède 71 milliards $ en actions achetées à prix très bas, actions qui vont remonter un jour et qui vont enrichir tous les Norvégiens.
Ici, on rembourse la dette et on achète des sous-marins !
Allez comprendre !

Garamond – ici on a un gouvernement qui a décidé de se débarasser du fonds d’urgence – un gouvernement qui en trois ans a gonflé les dépenses publiques de 25 pourcent pour subventionner la bière et le popcorn des familles canadiennes, entre autres folies. Personnellement, et je sais qu’on voudra m’assommer, je crois que ce gouvernement ne devrait même pas survivre au vote sur le Discours du trône. Mais que voulez-vous, nos jeunes bourgeois sont imbus du ‘branding’ politique – Harper serait un conservateur parce qu’il est le chef du Parti conservateur du Canada. Est-ce que l’Australien John Howard était un libéral du fait qu’il était le chef du Liberal National Party ?

Il faut que l’argent roule, dit le vieux dicton. On sait ce qui arrive aux économies et aux finances publiques des pays membres de l’OCDE mais je serais bien intéressée de connaître l’état des finances publiques des pays membres de l’OPEP.

Ce qui m’inquiète encore plus que la fonte des valeurs c’est la probabilité des hausses des taux d’intérêt. Si le capital pour l’investissement se fait rare, il coutera inévitablement plus cher à obtenir. Le niveau d’endettement des entreprises et des individus semble de beaucoup supérieur à celui du début du années 1980. S’il fallait que les taux atteignent des niveaux semblables à ceux des années 80, eh bien je plains mes enfants.

La crise actuelle fait des heureux. Nous sommes des oeufs cassés pour réaliser l’omelette des plus riches.

Un extrait tiré de «La Grande Dépression du 21ème siècle : l’effondrement de l’économie réelle»
par Michel Chossudovsky

«Faillites et saisies : Une opération de pêche aux capitaux des géants de la finance.

Il y a parmi les entreprises au bord de la faillite des affaires extrêmement rentables et lucratives. Question importante : qui prend le contrôle des droits de propriété des grandes corporations industrielles en faillite ?

Les faillites et les saisies hypothécaires sont des opérations de pêche aux capitaux. Avec l’effondrement des valeurs boursières, le prix de l’action des sociétés cotées subit une importante chute, qui affecte immédiatement la solvabilité et la capacité de ces sociétés à emprunter et/ou à renégocier leur dette (qui se base sur la valeur cotée de leurs actifs).

Les spéculateurs institutionnels, fonds spéculatifs (hedge funds) et autres, ont tiré profit de butins inattendus.

Ils provoquent l’effondrement des sociétés cotées grâce à la vente à découvert et autres opérations spéculatives. Ils profitent ensuite de leurs gains de la spéculation à grande échelle.

Selon un rapport publié dans le Financial Times, il est évident que l’effondrement de l’industrie automobile des États-Unis est en partie le résultat de la manipulation : « General Motors et Ford ont perdu 31 pour cent, à 3,01 dollars, et 10,9 pour cent, à 1,80 dollars, malgré l’espoir en un possible sauvetage de l’industrie au bord de la ruine par Washington. La chute est survenue après que la Deutsche Bank ait fixé un prix cible de zéro pour GM. » (Financial Times, 4 novembre 2008)

Les financiers se livrent à une débauche de magasinage. Les 400 milliardaires étasuniens de Forbes attendent dans les limbes.

Dès qu’ils auront consolidé leur position dans le secteur bancaire, les géants financiers, incluant JP Morgan Chase, Bank of America, et autres, utiliseront leurs gains inattendus et l’argent du plan de sauvetage qui leur est fourni dans le cadre du TARP, pour étendre leur contrôle sur l’économie réelle.

La prochaine étape consiste à transformer les actifs liquides, à savoir la richesse en papier monnaie, en acquisitions dans l’économie réelle.

À cet égard, Berkshire Hathaway Inc de Warren Buffett est l’un des principaux actionnaires de General Motors. Plus récemment, à la suite de l’effondrement des valeurs boursières en octobre et novembre, Buffett a renforcé sa participation dans le producteur de pétrole ConocoPhillips, sans mentionner Eaton Corp, dont le prix à la Bourse de New York a chuté de 62% par rapport à son pic en décembre 2007 (Bloomberg).

Les cibles de ces acquisitions sont les nombreuses industries très productives et les entreprises du secteur des services, qui sont au bord de la faillite et/ou dont la valeur boursière s’est effondrée.

Les gestionnaires de portefeuille ramassent les morceaux.»

http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11061

Je ne suis pas d’accord du tout!

Le Québec n’a pas les mêmes problèmes économiques que vous décrivez. Regardez les milliards de dollars promis par nos valeureux politiciens!! (soupir)

En espérant que les électeurs y verront clair, mais j’en doute…

JF

Il faudrait que le gouvernement augmente les dépenses publiques mais pour créer de l’emploi et stimuler l’économie de cette façon. Selon les théories du grand John Maynard Keynes, ces dépenses pourraient nous sortir de la crise économique. Les investissements en infrastructure et la créations de services publics permettrait de mettre fin à l’augmentation de chômage, stimuler la consommation et donc recréer de l’emploi.

Si quelqu’un doute de la validité des théories du grand John Maynard Keynes, regarder le Québec.

Grâce aux investissements publiques notre économie est un modèle envié partout sur la planète.

Ho là là, il y a des choses intéressantes ici.

Mme King Oui certains disent qu’il faut que l’argent roule.

Pour la hausse des taux d’intérêts Mme King nous aurons la vérité. Ce serait un suicide pour l’Amérique la hausse du taux, si hausse il y a, ce sera aux profits requins argentés qui veulent finir de saigner leurs proies.
Harper continue à suivre la voie de Bush.

Pour nos enfants, je crois maintenant qu’ils apprennent et qu’on ne les reprendra pas de sitôt.

Oui, M. Campagna les plus fortunés surveillent les bonnes entreprises très rentables qui possiblement manqueront de capitaux ou ne résisteront pas au manque temporaire de revenus. Quand ces entreprises son « pognées » à la gorge ils font une offre qu’on ne peut pas refuser.

Comme je l’ai déjà di, ces requins vendent et tirent des coups de fusil en l’air pour effaroucher le troupeau. Au plus bas de l’effondrement, ils achètent et ça recommence. Remarquez que, depuis plusieurs semaines, la panique prend une ou deux fois par semaines.

Pourtant il me semble qu’il ne faut pas un cour classique pour comprendre que quand ti-Pierre E. Gratton spécialiste financier à la cravate perds 50% de son porte-feuille d’actions, c’est que gros Joes le riche lui passe en arrière pour ramasser le fric de ti-Pierre.

Un de mes financiers, une bonne connaissance, me disait « Yvon si tu manques, tu sais, je ramasse. T’es averti. ». Je l’ai retenu.

Autrement dit, si j’étais actionnaire important de GM et assez riche pour en prendre le contrôle, il me ferait grand plaisir de lui kalisser un coup de pied au cul pour qu’elle se plante. Par la suite en très bon samaritain et pour rendre service à la nation et au peuple, il me ferait plaisir en bon charitable de me sacrifier en ramassant (scuzez) en investissant pour sauver GM.

Le tout, bien entendu, avec l’aide du Gouv des USA. Il faut bien que le petit peuple fasse sa part.

Kevin, vous avez raison. De toute façon il faut investir dans les infrastructures, le Québec n’a pas le choix.

Alors vu qu’un ralentissement s’annonce, mieux vaux en profiter pour réparer et bien s’installer en vue de la reprise afin d’être en bonne posture pour travailler à autre chose de payant et rembourser la dette de ces travaux.

Non seulement cela pourrait nous sortir de la crise, mais pourrait nous préserver d’y entrer.

Question simple de planification.

Si la bourse TSX et le dollar canadiens sont si dépendant que ça du pétrole, on doit donc en conclure que, globalement, ces dernières années, l’économie canadienne n’allait pas si bien que ça. Ce qui est bon pour GM est bon pour les USA et ce qui est bon pour ESSO est bon pour le Canada.

La preuve que les politiciens ne font que surfer sur la vague économique et qu’ils ne sont en rien responsable des surplus ou déficit.

@ Kevin

C’est bizarre de t’entendre dire ça. Tu semblais plus libertarien que ça et ton commentaire n’est en rien compatible avec cette philosophie. Ce n’est pas un commentaire négatif, c’est une constatation.

Garder confiance… c’est difficile de ne pas retirer ces billes du marché et de garder confiance quand tout le monde au tour retire leurs billes du marché et perdent confiance.

Pour l’instant je résiste.

« Grâce aux investissements publiques notre économie est un modèle envié partout sur la planète. » >dgagnon

Ça explique pourquoi il persiste à utiliser sa liberté en choisisant de rester au Québec pour en profiter égoïstement au lieu de s’expatrier pour aller faire du missionariat libert-à-rien ailleurs au Canada ou aux z’États.

Crédibilité…

L’Histoire retiendra que c’est sous la présidence du républicain Bush et ses néocons que le système financier américain s’est écroulé.

Et que c’est sous la présidence du démocrate Obama qu’il se sera relevé.

Donc si je comprends bien M. Chossudovsky, cette crise va concentré encore plus la richesse dans les mains d’un petit nombre d’individus au détriment de la majorité. Il y a longtemps que la classe moyenne États-Unienne s’appauvrie et la dégradation va se poursuive. Et qui dit États-Unis dit Canada. Adieu retraite je vais mourrir au boulot.

@ Raymond Campagna:

Bien sûr que je reste au Québec parce que j’adore cette province.

Mon blogue fait un vibrant plaidoyer pour le satus quo. Je désire que rien au Québec ne change.

J’adore le lien que tu donne sur le blogue de Hétu.

Obama promet de créer ou de sauver 2,5 millions d’emplois.

Donc, tant qu’il y aura au minimum 2,5 millions d’emplois au États-Unis, Obama pourra dire « mission accompli ».

Il y a plus de 150 millions de travailleurs aux USA. Donc si jamais 147,5 millions d’américains perdent leur job, ce sera mission accompli pour le président Obama !

En passant, tu penses quoi d’Obama qui semble s’enligner de plus en plus sur les politiques néo-conservatrice de Bush ?

http://www.antagoniste.net/?p=4537

http://www.antagoniste.net/?p=4513

???

Gagnon,

« Je désire que rien au Québec ne change. »
Il me semblait aussi que ton discours avait un « sous-texte ».
C’est l’application de la saucisse libertarienne: plus on en parle et moins le monde en veut.

@ Jacques d.

En réalité la classe moyenne a considérablement améliorer sa situation…

Si le revenu des ménages n’a augmenté que de 18% entre 1976 et 20006, le revenus des individus a augmenté de 80%.

Les ménages sont de plus en plus petit (famille moins grosses, gens vivant seuls).

La véritable mesure de la richesse se calcul avec le revenu des individus, pas celui des ménages.

http://www.minneapolisfed.org/research/pub_display.cfm?id=4049

LOL!!!

J’ai écrit une connerie et ils sont tous étonné…. John Maynard Keynes est un imbécile et David a très bien compris ce que je disais :

« Si quelqu’un doute de la validité des théories du grand John Maynard Keynes, regarder le Québec.

Grâce aux investissements publiques notre économie est un modèle envié partout sur la planète. »

Il a répondu exactement de la même façon que moi…

C’est drôle hein, M. Fleurent était de ceux qui s’attaquaient à l’endettement il y a quelque mois et maintenant il veut qu’on baisse les taux d’intérêts (ils sont déjà au plancher…) et qu’on emprunte pour investir dans les infrastructures…. pour créer de l’emploi… comme si l’emploi créait la richesse… aussi bien engager les 7.6 millions de québécois et de les faire travailler à ramasser des cailloux pour faire des tas de cailloux, on vas créer de la prospérité!!!

Hey un pont ça fait des retombées économiques! Qu’on en fasse 200 ponts un à côté de l’autre alors!!!

Il y a un an la Caisse valait 155 milliards. Si les rumeurs sont vraies, on aurait perdu 20%, soit 30 milliards. Deux Baie James! 300 Norbourg dans la cachèterie totale! C’est le plus gros scandale de l’histoire contemporaine du Québec. Pire, on a appris que le boss est en burn out, qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion, que c’est deux zozos qui administrent notre magot et que 10 employés viennent d’être congédiés pour méga-incompétence.On doit arrêter dès maintenant la campagne électorale et convoquer les dirigeants devant une Commission parlementaire lundi matin.

On dit que seulement 40% de l’actif est en actions. Le marché obligatoire a produit quelques points et l’immobilier au Québec pète le feu. Si on suppose que les actifs « sécuritaires » valaient 93 milliards et ont produit 5% de rendement, on a donc fait 4,6 milliards. Pour arriver à des pertes de 30 milliards, on aurait donc perdu 34,6 milliards dans le 62 milliards d’actions, soit 55%?????????

Il y a un an le Dow Jones était un 13,000 points et le dollar américain à 98 cents canadiens. Un million investit sur le DOW valait donc 980,000 canadiens

Ce matin, le DOW est à 8000 points et le dollar américain à 1,25 canadien. Le million américain a fondu à 615,000 us soit, mais 768,000 en canadiens. Une perte de 21,6%.

Alors que s’est-il passé pour que les actions aient fondu de 55%??

http://bigcharts.marketwatch.com/advchart/frames/frames.asp?symb=ca%3Abbd.b&time=&freq

http://ca.finance.yahoo.com/currency/convert?amt=1&from=USD&to=CAD&submit=Convert

Gagnon, dans son billet #18 se sophismise lui-même.

En effet, pour prouver une affirmation qu’il a faite, il donne une référence où il se cite lui-même répétant son affirmation.

Comme quoi un chien avec l’épine dorsale tordue peut parvenir à se mordre la queue.

« J’ai écrit une connerie (…) Il (David Gagnon) a répondu exactement de la même façon que moi… » >Kevin

Kevin et Gagnon devraient s’inscrire à un concours de «Cégeps en spectacle» ou à «Stars d’un soir».

Vu qu’ils se trouvent les «plusse meilleurs comiques»… ils pourraient s’applaudir mutuellement «à deux mains» comme l’a déjà précisé Gagnon.

Crédibilité. 😯

Il me semble que la situation est bien pire que ce que paraissent penser les commentateurs de ce blogue, ainsi que M. Duhamel. Il me semble a moi que l’economie mondiale vient de rentrer dans une recession/depression qui risque bien d’etre permanente et d’aller en s’empirant. En effet, si le baril de petrole a connu une telle chute, c’est en raison de la reduction de la demande due a la crise financiere. Or, la forte augmentation du prix de petrole cette annee a ete, sinon la cause, du moins un puissant amplificateur de la crise: des millions de proprietaires de maison se sont retrouves incapables de payer le transport et le chauffage en plus de l’hypotheque, une foule de compagnies ayant besoin d’importer ou d’exporter pieces ou matieres premieres ont vu le prix du transport aerien/maritime augmenter, MUTATIS MUTANDIS de semblables difficultes ont frappe le secteur du tourisme et du transport aerien, sans parler de l’augmentation du prix des aliments de base…bref, ce n’est pas que notre economie prospere a subi une chute sans rapport avec le monde exterieur: en fait, la demande en petrole a depasse l’offre, tout simplement, faisant augmenter les prix, ce qui a son tour a fait craquer l’economie. Or, le recent rapport de l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) est tres clair: l’offre en petrole se dirige vers une BAISSE ineluctable: c’est donc dire que l’economie mondiale va entrer dans un cycle de decroissance fort desagreable: nous allons subir des augmentations regulieres du prix du petrole, suivies d’une destruction de la demande, faisant baisser les prix…et ainsi de suite. Il me semble que la premiere moitie du vingt-et-unieme siecle se caracterisera, non par la mondialisation, mais par la de-mondialisation. Ce que pourraient faire de mieux nos politiciens, au Quebec, ce serait de suivre l’exemple de la Suede ou de l’Islande, qui veulent reduire jusqu’a zero leur consommation de petrole au cours des prochaines decennies. Ce sont de telles economies « post-petrolieres » seulement qui, a plus long terme, pourront envisager une croissance economique soutenue.

Le reste, selon moi, c’est de la bouillie pour les chats. Lors d’un billet precedent de M. Duhamel j’ai ecrit que l’avenir risquait de differer radicalement de l’idee qu’on s’en fait aujourd’hui: je crains que le monde de l’an 2050 sera a la fois tres different de l’idee que l’on s’en fait aujourd’hui et beaucoup plus desagreable que le monde d’aujourd’hui. Je ne serais aucunement surpris si, en 2050, l’esperance de vie, dans la vaste majorite des pays du monde, etait inferieure a ce qu’elle est aujourd’hui.

« J’ai écrit une connerie et ils sont tous étonné…. »

Et le reste de ce texte l’est tout autant.

Inutile de répliquer.

@ Raymond Campagna

Dans son cas je dirais qu’il parvient même à se mordre le front.

« Hey un pont ça fait des retombées économiques! Qu’on en fasse 200 ponts un à côté de l’autre alors!!! »

Quand on ne connais rien on se contente de dire des conneries.

@ @ Raymond Campagna

Parlant de se mordre le front, j’ai connu un type au collège qui prenait des paris en disant qu’il pouvait se mordre le front.

Il gagnait toujours sa « gageure » et empochait.

@Yvon Fleurent

« J’te cré pas. – Ben j’te l’dis.
J’te cré pas. – Ben j’te l’dis.
J’te cré pas.- Ben j’te l’jure.
Ah ben là j’te cré.»

😉

@ Raymond Campagna:

Je ne sais pas de quoi tu parles, je n,ai que repris les paroles d’Obama:

In the Democrats’ weekly radio address, Mr. Obama said he would direct his economic team to craft a two-year stimulus plan with the goal of saving or creating 2.5 million jobs. He said it would be “a plan big enough to meet the challenges we face.”

http://www.nytimes.com/2008/11/23/us/politics/23obama.html?_r=1&hp=&pagewanted=print

Ce qui est bien en promettant de “sauver” des emplois est qu’on peut se défendre de l’avoir fait tant qu’il y au moins 2,5 millions de travailleurs aux États-Unis…

«J’adore le lien que tu donne sur le blogue de Hétu.» #18 >dgagnon

«Le toujours médiocre, exécrable et propagandiste Richard Hétu a pris son pied la semaine dernière en publiant sur son blogue une vidéo qui montrerait certains dirigeants du G-20 snobant George Bush.» >dgagnon (sur son site aujourd’hui)

Je ne suis pas étonné.

@ Kevin:

Ce n’est pas étonnant qu’Yvon Fleurent n’ait pas vu l’ironie de ton commentaire. Il est aussi incapable de comprendre les métaphores.

Le type semble faire uniquement une lecture littérale.

Si un politicien disait qu’il faut faire la guerre au déficit, Yvon Fleurent s’imaginerait sans doute que le politicien en question utiliserait une mitraillette pour réaliser son objectif.

@ Raymond Campagna

Je crois que vous êtes enseignant.

Le commentaire # 33 me rappelle les malheureux derniers de classe indissiplnés s’exprimant en arrière ne pouvant comprendre ce qui ce passe autour d’eux.

Mon commentaire #32.

«Je ne suis pas étonné.»

Ce n’est pas de monsieur Richard Hétu dont je parlais, mais de la petitesse du commentaire de Gagnon.

Je voudrais seulement revenir sur une chose.

Il y a deux libertarieux ici, qui ont probablement viré une brosse pensant qu’ils m’avaient eu.

Ils n’ont probablement pas autres choses à faire, frustrés, vu que les électeurs ont complètement rejeté cette option aux dernières élections aux USA.

J’y ai pensé, je ne suis pas un imbécile, c’est la première idée qui m’est venu à l’esprit. Il n’y a pas de photo certifiée accrochées aux pseudonymes. Les lecteurs dont un très cultivé, qui a écrit, et d’autres se sont posé des questions, comme vous l’avez certainement lu.

Cependant vu que le nom propre de celui ou ceux qui m’ont tendu le piège aurait très bien pu être une autre personne que ces deux clowns idiots, c’est-à-dire une personne honnête et bien intentionnée voulant exprimer son avis, les lecteurs ont certainement lu que je suis resté fidèle à ma vision.

@ Yvon Fleurent:

En fait moi je suis agréablement surpris qu’Obama ait nommé des défenseur du libre-échange sur son comité économique.

Tout comme j’ai été agréablement surpris par la déclaration de Geithner qui a dit qu’il ne fallait pas tomber dans une orgie de réglementation car cela risquait de tuer l’innovation.

En fait depuis qu’il a été élu, Obama a plus fait pour satisfaire les libertariens que les gauchistes.

C’est pour ça qu’Obama a été élu: il dépasse l’étroitesse et à l’égoïsme des dogmes des néocons et des libertariens qui ont mené à la faillite actuelle.

Si Gagnon avait lu et étudié le programme de Obama, il aurait constaté le sens de l’équilibre et du dosage économique de ce dernier depuis fort longtemps.

Même le conservateur Harper tire à gauche devant l’aveu de l’échec où les politiques conservatrices d’extrème droite ont conduit l’économie.

Mais quand la facilité des préjugés sert d’oeillières…

De tous les côtés, on souligne l’intelligence, la force et le jugement du président Obama pour faire face à la crise.

«Malgré son état inquiétant, l’économie américaine est entre bonnes mains avec les conseillers de Barack Obama, assure le professeur Jeffrey Frankel. «Barack Obama a pris une décision plutôt inhabituelle: il a choisi la compétence au lieu de l’idéologie, dit-il à La Presse Affaires. Il n’a pas voulu envoyer un message ni se positionner à droite ou à gauche. Il a choisi des économistes pragmatiques, des économistes qui n’ont pas d’idéologie politique. Son équipe économique est plus compétente que celle de George W. Bush.»

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20081125/LAINFORMER/811250811/5891/LAINFORMER01

@ Raymond Campagna

Pour le moment Obama montre qu’il a su outre-passer les dogmes social-démocrates.

Moi j’aime bien le virage a droite d’Obama. Il faut dire qu’il s’est entouré de l’équipe économique de Bill Clinton qui elle même avait mis en place des réformes économiques néoconservatrices.

Sous Clinton, les dépenses sociales ont été coupé, sous Bush, elles ont été augmenté.

Su Clinton la liberté économique a atteint son score le plus haut, sous Bush il a atteint son score le plus bas.

L’équipe économique de Bush n’était pas dur à battre. C’était des « compasionnate conservative » qui avait pour but de faire augmenter la taille de l’État.

Bien content que tu considères toi-aussi les étatistes comme des incompétents.