Obélix chez les Belges

Il y a maintenant une « affaire Depardieu ». Sa décision de quitter la France illustre le difficile équilibre entre la taxation de ceux qui gagnent beaucoup et la protection de ceux qui ne gagnent pas assez.

Gérard Depardieu en a eu assez. On connaît l’homme. Plus grand que nature, sanguin et entier, il a annoncé son départ pour la Belgique. Il n’accepte pas les récentes hausses d’impôts imposés par le nouveau pouvoir socialiste.

Le comédien dit avoir payé 85 % d’impôts sur ses revenus en 2012 – un article des Échos confirme que cela est non seulement possible, mais que que ce peut être pire. Certains ménages pourraient en effet devoir payer 100 % de leurs gains à l’État français. Tu fais un euro, tu le donnes à l’État. Fin de l’histoire. Voilà une ponction fiscale pour le moins brutale.

Commentant le geste du célèbre acteur, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a dit que son exil fiscal « avait un côté minable ». C’en était trop. Dans un geste encore plus théâtral, Gérard Depardieu rend public un texte bien senti où il écrit : « Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait la différence, doivent être sanctionnés. » Il rend son passeport et demande presque séance tenante la nationalité belge. On ne traite pas Obélix – ou sa démarche – de minable…

La polémique qui suit est vicieuse. Même si l’acteur dit avoir payé 145 millions d’euros d’impôts depuis le début de sa carrière, des ministres socialistes et les pontes de la gauche prétendent que Depardieu n’est qu’un égoïste, d’autant plus qu’il a largement profité du financement public du cinéma français. Le premier ministre en appelle à « l’esprit patriotique » et à la « solidarité citoyenne ».

Certains ici invoquent le même type d’argument. On pourrait tout faire au nom de la nation, y compris confisquer la majorité des gains de ceux qui ont le malheur d’avoir trop de succès. L’idée de s’opposer – avec ses pieds – à des mesures qu’on juge injustes serait répugnante.

La nation « obligerait le riche envers le pauvre », écrit Mathieu Bock-Côté dans son blogue, critiquant la décision de Jacques Villeneuve de quitter le Québec pour des raisons fiscales. Le prolifique sociologue nationaliste trouve «moralement injustifiable »  le magasinage fiscal des ultra-riches.

Les entrepreneurs à succès, les gestionnaires de grand talent, les médecins spécialistes et les créateurs de haut niveau devraient se laisser plumer silencieusement. Se défendre serait un acte non patriotique.

On sait pourtant que ces personnes sont les plus mobiles de la société parce que les pays s’arrachent les gens talentueux et fortunés. Ces gens-à ont les capacités d’épargner, de consommer, d’investir, de susciter emplois et revenus fiscaux plus que les autres. On sait aussi qu’il n’y a rien de plus rapide que des capitaux et que des milliards se déplacent avec la vitesse d’un clic sur un ordinateur.

Les gouvernements peuvent faire comme si cela n’existait pas. Il y a néanmoins une frontière à ne pas franchir. Une frontière, où les appels à la solidarité et à la nation ne se font plus entendre. Elle est invisible et mouvante, mais elle existe. La France vient de la découvrir.

Le candidat François Hollande a dit en campagne électorale qu’il n’aimait pas les riches. Faut-il se surprendre que les riches ne l’aiment pas ?

Gérard Depardieu n’est pas le Français le plus riche, loin s’en faut. Il est toutefois celui qui, du haut de sa colère, a établi une nouvelle ligne de démarcation. Il sera difficile pour ce gouvernement d’assouvir encore plus cette vengeance fiscale contre les mieux nantis.

 

33 commentaires
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«Les entrepreneurs à succès, les gestionnaires de grand talent, les médecins spécialistes et les créateurs de haut niveau devraient se laisser plumer silencieusement. Se défendre serait un acte non patriotique.»

Et la fameuse «juste part», là-dedans ? Si t’as les moyens de déménager, visiblement, ça ne tient plus comme argument.

Et on ne pourrait même pas le traiter de bébé gâté ? Ça ne s’appliquerait qu’aux étudiants, ça aussi ?

Intéressant. Intéressant…

»Bébé gâté » s’applique a celui qui recoit sans effort. L’adulte responsable qui fait fortune en exploitant ses talents ne peut être affubler d’une telle expression.
Les étudiants sont entièrement libre de se déplacer pour étudier à moindre cout. Mais voila, ils n’avaient pas intérêt à le faire car même une fois la hausse appliquée, le système scolaire québécois préservait le meilleur rapport qualité prix en Amérique.

Alors la solution c’est quoi, si taxer ceux qui sont riches ne peut être fait car ils sont mobiles mais possède une part tellement important de la richesse totale que taxer les non riches ne suffit pas. Une seule solution s’impose laissons la part de la richesse totale dans toujours moins de mains, ne les taxons pas (ou peu) et laissons croupir le reste de la population dans la misère. Cessons aussi de croire en cette utopie qu’est filet social ou laissons à seul ceux qui peuvent se le payer pour un temps. N’oublions pas non plus de s’assurer de permettre aux employeurs de profiter de la pression à la baisse des conditions de travail en réduisant les outils de protection économique que sont le BS et le chômage.

Désolé mais je suis franchement outré de constater que le chantage économique des corporations et des hyper-riches avec la complicité des politiciens fonctionne si bien. La confiscation de la richesse produite par une infime proportion de la population est une mauvaise chose pour l’économie et la paix sociale.

A quel niveau doit la richesse être taxée? Comment les taxes perçues devraient-elles être utilisées? Ce sont des questions suscitant beaucoup de divergence d’opinions.

Est-ce que, comme le prônent les socialistes adeptes du marxisme, l’État a le devoir d’aller chercher le plus d’argent possible dans les poches de tous ceux en ayant les moyens pour en redistribuer le plus possible et tenter de combler le plus de besoins possible de ceux qui sont moins fortunés et/ou le revendiquent le plus fort?

Ou bien, est-ce que la société dans laquelle nous vivons requiert que l’on récompense la réussite? Ou celui qui réussit, crée des emplois a le droit au le profit qui lui revient. La société demande que l’on paie pour ses institutions de base telles que la justice, la police, l’armée, un parlement démocratique. De plus, il n’est pas contestable de s’opposer à un filet social minimum pour tous.

Par contre, est-ce que l’État devrait avoir la fonction d’égaliser les revenus? De pénaliser la réussite et de rendre le riche esclave du pauvre au nom de cet idéal communiste? Il y a une énorme différence entre un filet social qui s’assure que tous mangent convenablement, soient éduqués et soignés et aient un toit et un système qui travaille ouvertement à réduire l’infâme inégalité des revenus en taxant des citoyens à 85% pour payer un système dans lequel il devient évident qu’il travaille pour les intérêts de groupes de pressions et de lobbys quelconques.

Les Échos est un média néolibéral, lisez plutôt Le Monde Diplomatique. Inutile de vous le recommander, je sais, vous êtes là pour mâchouiller votre propagande de droite.

Tiens, une autre suggestion pour connaître où va l’argent en régime capitaliste mondialisé: Les Paradis fiscaux, de N. Shaxon.

Et cessez de fréquenter Nathalie Elgrably-Lévy…

Je ne suis pas contre son geste, c’est son droit.

Je voudrais savoir une chose, combien de millions de dollars le gouvernement Français a-t-il donné pour produire ses films?

Je serais prêt à parier que l’État lui en a donné beaucoup.

À ma connaissance, la France est un pays de droit, un pays libre. Monsieur Depardieu est entièrement libre de vivre où il veut et s’il ne veut plus contribuer à l’État français, c’est son choix et c’est sont libre choix.

De la même façon, un gouvernent démocratique élu est en droit d’avoir une loi budgétaire et de procéder suivant les termes de la loi, aux prélèvements qui lui semblent acceptables pour l’ensemble de ses concitoyens. Où est le problème ? Personnellement, je n’en vois aucun.

Le gouvernement socialiste a été élu démocratiquement au suffrage universel, c’est un gouvernement majoritaire en sièges et aussi en voix qui est élu pour un terme de 5 ans. Les citoyens français pourront changer de gouvernement s’ils le souhaitent dans 5 ans. Quant à moi, j’endosse complètement les propos tenus par le premier ministre Ayrault.

Je pense que le gouvernement de la France n’a pas augmenté les prélèvements fiscaux de gaîté de cœur. Le pays est confronté comme plusieurs pays d’Europe à la crise de la dette. Le poids de cette dette a été décuplé au cours des 5 dernières années par le gouvernement précédent. Le budget actuel n’est pas un budget officiellement d’austérité, c’est un budget de rigueur. Si ce n’est qu’on joue ici sur les mots.

Pratiquement, tout le monde est appelé à faire un effort. Je comprends que certaines personnes aisées qui contribuent usuellement déjà plus que les autres au Trésor publique soient exaspérées. Mais bon soyons honnête, la droite a gouvernée la France pendant plus de 20 ans. Je ne croix pas qu’elle ait apportée tellement de bien être à toute sa population. Si au moins les finances publiques avaient été équilibrées pendant cette période et la situation de l’emploi enviable. On n’en serait pas là actuellement.

Si Gérard Depardieu est certes un acteur prolifique de grand talent, il a su profiter des subventions accordées au cinéma français, ce qui lui a permis de travailler plus. Quant à moi, je respecte son choix de préserver ses acquis et de ne pas vouloir rendre en partie aujourd’hui un peu des largesses et autres subventions dont il a en d’autres temps largement su bénéficier. Tout citoyen français dispose d’ailleurs du droit de partir et de renoncer à sa nationalité.

Enfin la contribution fiscale actuelle est exceptionnelle, elle n’est applicable que sur les revenus de 2012, elle sera réduite dès l’année prochaine de plus de 10%. Le retour a l’équilibre fiscal tel que prévu, ainsi qu’une réduction significative du chômage devraient permettre au pouvoir socialiste de procéder à un ensemble de prélèvements plus équitable et plus avantageux pour tout le monde. Pour faire en sorte que la France redevienne pour tous ce doux pays où il fait si bon vivre.

« On sait pourtant que ces personnes sont les plus mobiles de la société parce que les pays s’arrachent les gens talentueux et fortunés.»

« est-ce que les mieux nantis vont quitter le Québec ? À cette question, la fiscaliste Brigitte Alepin nous disait à RDI Économie la semaine dernière qu’il n’y avait pas assez de littérature et d’expériences réelles pour répondre clairement à cette interrogation. « La personne qui va répondre à cette question-là de façon définitive parle à travers son chapeau, nous a-t-elle dit. On ne le sait pas. » »
http://blogues.radio-canada.ca/geraldfillion/2012/09/24/

@ Jacques Marceau #4
« De pénaliser la réussite et de rendre le riche esclave du pauvre au nom de cet idéal communiste? »
Avez-vous un seul exemple de ce que vous affirmez ? Parce que pour le cas contraire, on en trouve des milliers.

Franchement si le gouvernement vous prend 75% de ce que vous gagner c’est de la spoliation, pure et simple (en plus d’être économiquement stupide).

Comme le gouvernement se sert par la force (essayer de résister au fisc juste pour voir…) la seule solution possible est de partir.

Depardieu a tout à fait raison de quitter, je me demande même pourquoi il ne l’avait pas fait avant.

De toute façon ce pays va devenir invivable sous peu. Beaucoup d’autre suivront. D’ici deux ou trois ans la France est en chaos.

Bien oui, M. Luc Plamondon réside en Suisse et Mme Dion aux États-Unis où l’impôt est beaucoup moins élevé pour les individus et où il y a plus de « spectateurs » payants.

Le danger de trop taxer les individus et les entreprises est là, le déménagement sans ménagements. Faudrait que nos gouvernements commencent à mieux gouverner nos sous à la place de leurs bars ouverts aux dépenses folles.

@ Marc Sauvageau

Chaque gouvernement qui a ouvertement pour but de « corriger » des inégalités de richesses fait en sorte que le riche travaille pour le pauvre. Comme je le mentionnais, il y a une différence (quelques fois plutôt mince) entre redistribuer la richesse pour entretenir un filet social et surimposer une classe parce qu’on la considère trop riche. Exemple : quand on lit que l’on veut taxer les « surprofits » des minières en plus du taux sur le minerai extrait et des taxes déjà perçues on comprend que la philosophie de l’État québécois est d’aller chercher le plus d’argent possible et que le dollar supplémentaire de profit est mieux dans les coffres de l’État que dans les coffres des minières. C’est la démonisation du profit.

Par contre, comme vous dites, les exemples du contraire sont également fréquents dans d’autres situations ou des entrepreneurs et des corporations font des pressions devant les gouvernements afin de se soustraire à la saine compétition du marché et se donner des avantages par rapport aux autres firmes honnêtes. Ceux qui paient la note sont toujours les payeurs de taxes et les consommateurs. Ai-je besoin de citer des exemples?

Dans un cas similaire aux États-Unis, les QE1, QE2 et QE3 de la FED appauvrissent les classes plus pauvres tandis que le nouvel argent créé transite premièrement dans les mains des plus riches et des gens « connectés ». Ce qu’il reste aux pauvre est une plus grande inflation.

Pour revenir à la situation de Depardieu, il y a quelque chose d’extrêmement malsain dans la façon dont certains ministres du gouvernement français ont réagi. Il n’y a rien de minable à quitter son pays pour des questions de valeurs et il n’y rien de patriotique à payer des impôts en France quand l’on voit que ce pays n’a pas été capable d’équilibrer un budget depuis 1981 (the economist) malgré les sommes énormes amenées par les touristes de partout dans le monde.

Le candidat François Hollande a dit en campagne électorale qu’il n’aimait pas les riches. Faut-il se surprendre que les riches ne l’aiment pas ? Si c’est vrai cela démontre un esprit d’abruti envers les riches qui paient son salaire.

@ Jacques Marceau (# 12) :

Je pense que vous interprétez de manière inexacte, ce que beaucoup de gens ont fait y compris des médias, des propos de monsieur Jean-Marc Ayrault. La situation fiscale de monsieur Depardieu est un peu particulière dans le sens où une partie importante de son patrimoine se trouve dans des biens immobiliers, entre autre un hôtel particulier à Paris et ses vignobles, des biens qui au fil du temps ont pris une plus-value considérable, ce qui alourdit la pression fiscale de ce citoyen en plus de ses revenus d’emploi qui ne lui donnent pas droit à certaines déductions auxquelles il aurait droit s’il était mandataire d’une entreprise. Lorsqu’il doit s’acquitter qui plus est de l’ISF (Impôt sur la fortune).

D’autre part monsieur Depardieu qui est âgé de 65 ans doit veiller à conserver ses acquis et doit probablement envisager des questions relatives à sa succession. Il est évident que dans son cas, il est au nombre de ces personnes qui en premier subissent les préjudices de la politique fiscale instaurée depuis peu. Une chose qu’il n’avait probablement pas prévue initialement.

D’autre part, je comprends que les « Quantitative Easing » que vous mentionnez, soit pour les profanes le rachat d’une partie de la dette des banques par la FED, ce qui consiste à imprimer de l’argent, n’ait pas que des effets positifs pour les petits contribuables. Si ce n’est que les dettes ont aussi une valeur (relative) et que c’est le rôle d’une Banque centrale d’approvisionner le marché pour qu’il dispose en suffisance de liquidités. La crise de 2008 était couplée au fait que les banques de plusieurs pays manquaient cruellement de liquidités, au fait que le dollar américain reste la monnaie de réserve par excellence dans le monde, que le fait pour la FED de se soustraire à ses obligations aurait eu compte tenu de la façon dont fonctionne le système, des effets encore plus pervers sur l’ensemble des échanges. Qu’une grande partie des Bons du trésors achetés sont détenus par des investisseurs non américains et qu’un dollar plus faible rend le rachat des Bons arrivés à maturité (vendus antérieurement à un taux plus élevé), plus intéressant pour la FED qui peut simultanément calibrer la dette de la nation par l’émission de nouveaux bons à plus long terme émis sur la base d’un nantissement minimal de dix ans. La dette comptabilisée rachetée aux banques est progressivement réintroduite sur le marché financier sous la forme de produits dérivés, entre autre si je ne m’abuse des CDS adossés à la dette souveraine des États-Unis.

Vous touchez ici à une problématique plus grave, qui existe depuis plusieurs décennies, laquelle relève du manque patent de fonds propres dont disposent les banques et les entreprises. On sait d’ailleurs que Mark Carney qui dirigera bientôt la Banque d’Angleterre tient un discours qui va dans ce sens. Ce sont sur ce type de paramètres qui relèvent du bon sens qu’il faut jouer. En outre beaucoup de liquidités sont dormantes dans les Paradis fiscaux ce qui nuit à la circulation des biens, donc des capitaux.

@ Jacques Marceau #12

Dans une société juste et équitable, tout le monde doit faire sa « juste part » et contribuer selon ses moyens et non de façon égalitaire. À cela, les riches jouissent des services de l’état autant que les pauvres. Ils en tirent davantage de profits puisque l’état leurs remet plus qu’ils en donnent. Pensons aux médecins, entrepreneurs, cabinet de firmes d’ingénierie,fournisseurs de biens et services ect., sans mentionner des impôts sur les sociétés particulièrement avantageux.

Laliberté à Vegas
Angelil et Dion en Floride
Plamondon en Suisse
Et le p’tit Villeneuve à Andore

Pas à dire, nos héros sont de grands patriotes…

M. Duhamel, pourquoi toujours tourner autour du pot sans jamais aborder le problème de face?
Si les abris fiscaux n’existaient pas, il y a de fortes chances que les taux d’impôts, pour ceux qui restent, seraient beaucoup plus bas et une plus grande équité existerait pour les moins bien nantis.
Si les gens deviennent riches, archi-riches, c’est bien grâce à la masse qui achète leurs produits quels qu’ils soient.
Bien sûr, ces riches ont des châteaux, peuvent se payer un repas pour quatre à Noel pour 400 000$ comme c’était annoncé il y a quelques jours. Alors, dans un moment difficile, surtout quand l’état nous a aidé, pourquoi ne pas avoir la décence de donner un coup de main?
Et n’eut été de l’aide étatique au cinéma, Depardieu serait peut-être un habitué des quais de la Seine avec aucun sou pour prendre un bateau.

«Les entrepreneurs à succès, les gestionnaires de grand talent, les médecins spécialistes et les créateurs de haut niveau devraient se laisser plumer silencieusement. Se défendre serait un acte non patriotique.»

Qui a payé pour leur formation?
Qui leur a permis, avec une aide financière, de se lancer en affaires?
Même Paul Desmarais a,à un certain moment, profité des largesses du Québec.
La gratitude comme le civisme, sont deux qualités pratiquement absentes chez les riches. Pourtant ils l’exigent des plus pauvres.
En tous les cas, vous les servez bien, M. Duhamel.

@Serge Drouginsky

Merci pour votre commentaire et vos précisions sur le fonctionnement de la FED. Par contre, ces manipulations de titres et la création exagérée de monnaie engendrera énormément d’inflation lorsque les banques commenceront à remettre sur le marché sous forme de crédit toutes les liquidités accumulées et ce malgré le fait que le dollar américain soit la monnaie de réserve mondiale et que les E-U puisse donc exporter une partie de leur inflation.

Sur Jean-Marc Ayrault, il n’en reste pas moins qu’il a qualifié de minable le fait de déménager pour payer moins d’impôts. Peu importe la situation de Depardieu et la structure de son porte-feuille, un politicien n’a pas à juger un citoyen qui décide de quitter le pays. D’ailleurs, il a tempéré ses propos dernièrement.

@ Marc Sauvageau

« À cela, les riches jouissent des services de l’état autant que les pauvres. Ils en tirent davantage de profits puisque l’état leurs remet plus qu’ils en donnent. Pensons aux médecins, entrepreneurs, cabinet de firmes d’ingénierie,fournisseurs de biens et services ect. »

Je suis entièrement en désaccord. Vous confondez les services offerts de l’état providence et les contrat public. Lorsqu’un médecin est rémunéré, il l’est en échange d’un service, celui de soigner des gens. Même chose pour les firmes d’avocats et de génie-conseil. On peut discuter de la facon dont ces contrats sont attribués et administrés mais il n’en reste pas moins que ces entrepreuneurs sont payés pour un service qui est rendu en échange à l’état.

Quelle est la juste part? Et surtout, en fonction de quoi devrions-nous l’établir? C’est ici que nos opinions divergent…

Au delà des généralités et des beaux mots, Marc Sauvageau, puisqu’un individu qui déclare un revenu annuel de 2 millions, qui paye 1,7 million à l’impôt (85%), et jouit de 300,000 dans ses poches pour faire 2 millions l’an prochain ne fait pas sa ‘juste part’, pourriez-vous nous dire quel serait le montant d’une ‘juste part’?

@ Loraine King

Madame, si vous lisez mon texte, je me réfère à la situation du Québec et ce n’est pas à moi de juger de ce qui est équitable ou pas. Le sort de Gérard Depardieu est le cadet de mes soucis. Et je ne pleurerai pas non plus, parce que l’état français lui aurait soutiré prétend-t-il 85 % de ses revenus. Il pourra toujours se consoler en se disant que l’état français ne l’a pas dépouillé de son château du Val de Loire, ses vignobles, sa résidence parisienne (20 pièces), une villa en Normandie, et tutti quanti (on se demande bien comment il a pu obtenir autant de biens avec si peu !). Le pauvre, snif snif !

Que voici l’un des plus beaux textes sur le sujet de Ayn Rand que les gauchiste en quête de « vérité » devraient lire:

http://jomarcotte.wordpress.com/2012/12/18/plamondon-depardieu-et-le-john-galt-dayn-rand/

Extrait:

« Mais au Carnavalgrad des joli-pensants, l’escroquerie du Bien risque encore longtemps de faire office d’hymne national. A ceux-là, et surtout aux artistes en quête de popularité, osons leur dire : plutôt que de juger, d’insulter et d’ironiser, donnez, non des leçons, mais votre argent. Dépassez les 75%, puisque vous y croyez tellement. L’impôt volontaire existe. Il devrait être facilité. Ainsi, toutes les libertés seront respectées. »

BRAVO Depardieu, passager d’un train déjà en mouvement.

Et puissent plusieurs Québécois de talent et qui triment dur pour finalement engraisser un État déjà obèse et totalement inefficace, ils vous imitent et quitter le Québec OPC, Québec socialiste qui s’acharne à vous discréditer et à vous insulter mais qui n’hésite pas cependant à VOLER le fruit de VOTRE labeur.

Ainsi, les sangsues socialistes demeureront seules à sucer le sang d’un cadavre en décomposition. Ils pourront alors mesurer « l’efficacité » de leur système dans toute sa splendeur.

M. Sauvageau – Si vous pensez que ce n’est pas à vous de juger ce qui est équitable de ce qui ne l’est pas, vous devriez peut-être vous abstenir de vous servir d’un terme comme ‘juste part’ puisque vous ne semblez n’avoir aucune idée de ce que cela pourrait bien vouloir dire.

L’argent, la taxation sont des sujets quantifiables. M. Depardieu dit avoir payé 85 % de ses revenus en impôt en 2012, ce que le gouvernement français ne contredit pas. Je trouve que c’est plus que suffisant, mais pas vous et vous avouer n’avoir aucune idée de ce qui pourrait être équitable. Au moins Depardieu sait ou tracer la ligne.

Loraine King #26

La « juste part », que j’ai mis entre guillemet pour souligner mon sarcasme sur cette expression, signifie, selon moi, contribuer selon ses moyens, ce que j’ai déjà mentionné dans mon commentaire no 15. Il est normal que les plus riches contribuent davantage que les plus pauvres dans une société juste et équitable.

Au sujet de Gérard Depardieu,j’ai mentionné que je m’en fichais (en bon québécois « j’m’en kâlisse »), qu’il attire aucune pitié sur sa misère de riche. Je n’ai jamais commenté qu’il n’avait pas suffisamment contribué par ses impôts.

Je remarque cependant, qu’il y a chez vous, une propension, à vouloir faire dire chez les autres ce qu’ils n’ont pas dit. Ce que j’ai pu constaté dans un billet d’Alec Castonguay. (http://www2.lactualite.com/alec-castonguay/2012/10/18/financement-des-partis-survol-du-canada).

La fortune de Desmarais est estimée à 4 milliards. Combien selon vous il a payé d’impots au Québec l’an passé?

Je l’ignore. Comme j’ignore ce qu’a payé Gesca.

Ce que je sais c’est que toutes les cies établies au Québec ont payé moins d’impots l’an passé (4,3G) que les dividendes de HQ, Loto-Québec et la SAQ réunies (4,9G).

Une chose est sûre. Si les pauvres n’existaient pas, il n’y aurait pas de riches. Les riches, le 1% des bien nantis, existent à cause du 99% du reste qui peinent.
Alors si l’on se défait des pauvres, il n’y a plus de riches. Et la planète est sauvée.

@ Jacques Marceau (#19) :

Bien que le sujet de l’heure soit en rapport avec « Obelix » qui n’apprécie guère la nouvelle « potion magique » produite et administrée par les druides en chef qui occupent le palais de Élysée et l’hôtel Matignon…, permettez-moi de répondre à la première partie de vos commentaires. Et bon, les propos de monsieur Ayrault sont anecdotiques.

Vous avez raison quant au fait que d’imprimer des billets ou toute autre forme de liquidités qui ne soient pas basées sur une contrepartie quantifiable, cela est un facteur d’inflation et au pire de banqueroute. C’est entre autre pour cette raison qu’on a abandonné l’étalon or puisque trop de liquidités pouvaient être en circulation lorsque la valeur de l’or pouvait être en baisse, qu’une partie des réserves pouvaient être vendues, sans compter la fraude sur l’état réel des réserves, etc.…

Cependant comme la quantité des échanges dans le monde est pratiquement en hausse constamment, plus de nouveaux produits, plus de services, plus de population et donc plus de marchés. La demande en monnaies d’échange parmi lesquelles le dollar américain devrait pour au moins encore quelques décennies être soutenue.

D’autre part, le fait de détenir une partie de la dette des États-Unis exprimée en dollars est aussi un levier intéressant pour les détenteurs, pour pouvoir investir non seulement aux États et un peu partout dans le monde dans des affaires profitables. Pensez-vous que Nexen se vendrait à CNOOC si la transaction était exprimée en Yuans renminbi ?

@ Loraine King & Marc Sauvageau:

Juste part: Celle qui nous appartient. Celle des autres est injuste.

@ jack2 (# 28):

« Ce que je sais c’est que toutes les cies établies au Québec ont payé moins d’impots l’an passé (4,3G) que les dividendes de HQ, Loto-Québec et la SAQ réunies (4,9G). » (sic)

Avez-vous remarqué que toutes ces sociétés gouvernementales bénéficient d’une situation de monopole étatique et de surcroît, leur monopole est protégé par des lois qui criminalisent les gens qui veulent les compétitionner dans le même domaine?

Pourquoi ce qui est acceptable lorsqu’exploité par des fonctionnaires et des politiciens corrompus devient-il soudainement criminel si des gens ordinaires veulent à leur tour y avoir droit?

Vous voyez le raisonnement tordu repris par les gauchisto-socialistes? Bon pour Pitou mais surtout pas pour Minou!

Surtout pas de comptition…donc pas de comparaison possible!

Si le privé agissait comme ces sociétés que vous décrivez, elles seraient immédiatement clouées au pilori par la gauche bien pensante et on « interviendrait » pour les « civiliser ». Elles se retrouveraient en cour criminelle.

L’impôt ainsi que les monopoles étatiques protégés par des lois sont une sorte de vol qualifié et les efforts (légaux!) que certains font pour en payer le moins possible devraient être louangés, voire glorifiés car ils contribuent ainsi à réduire les possibilités de corruption et de gaspillage qu’engendrent automatiquement les trusts exclusifs étatiques qui sont à la merci des politiciens, des fonfons et de tous les groupes de pression de gauche.

Starve the beast!

Du même auteur que le commentaire #31

« Néolibéralisme: Un peu comme le cancer. On ne sait pas trop c’est quoi, mais on peut en mourir. »

« Liberté d’expression: Notion revendiquée surtout lorsqu’on souhaite défendre le droit de dire n’importe quoi. On écrit aussi «libârté» dans certaines régions. »

Simon Jodoin, Voir, Glossaire à l’usage des archéologues extraterrestres qui voudront comprendre la dernière année de l’humanité