Occupons… tout le monde

À qui donc est-ce  la faute ? Qui est à l’origine de cette crise qui n’en finit plus et qui risque de déstabiliser pour longtemps l’économie mondiale ?

Certains ont déjà trouvé leur coupable. Ce sont « les marchés », alimentés par des opérateurs et des banquiers sans scrupules qui s’en mettent plein les poches alors qu’ils sèment chômage et désolation dans la population. Des banquiers qui ont vite oublié que les États leur ont déjà sauvé la vie et sont près à tout pour leur éviter de perdre leur chemise à cause de mauvais prêts.

Pour les autres, ce sont les États qui ont tout fait dérailler. Ils se sont eux-mêmes endettés sans retenue et ils ont favorisé l’endettement des particuliers par l’entremise de programmes gouvernementaux et des taux d’intérêts très bas qui incitent à la surconsommation.

D’autres, peu nombreux, font remarquer que les particuliers ne se sont pas fait prier pour consommer au-delà de leurs capacités et faire pression sur les gouvernements pour obtenir les programmes qui leur facilitent la vie, tout en rechignant devant toutes hausses de taxes et d’impôts.

Il y en a aussi qui lancent la pierre aux entreprises qui demandent l’aide de l’État à la moindre occasion et qui veulent payer le moins de taxes et d’impôts pour maintenir, disent-elles, leur compétitivité.

Dépendant de votre place sur l’échiquier politique, votre ou vos coupables sont déjà tout trouvés. Vous n’avez plus qu’à le marteler toujours et encore.

Et si la vie était un peu plus complexe que les schémas réducteurs des uns et des autres…

Je viens de lire un récit captivant. Le journaliste américain Michael Lewis vient de publier Boomerang: Travels in The New Third World.

Quel est ce nouveau Tiers Monde ? Les pays ou États qui se trouvent à l’épicentre de la crise économique mondiale : l’Islande, la Grèce, l’Irlande et la Californie. Il a aussi rencontré des banquiers allemands, des modèles de conservatisme et de prudence sur leur propre marché, mais qui ont investi massivement partout où ça va mal, et un opérateur de hedge fund américain qui se fait une fortune en pariant sur les prochains pays qui vont sauter.

Le livre de Michael Lewis, c’est un peu le Guide Michelin des États fauchés. La prochaine chose que j’ai constaté en lisant le livre, c’est que chaque pays a sa propre histoire. Le résultat final est le même en bout de piste, mais la culture de chaque peuple donne une teinte particulière à ce qui s’est passé. Deuxième constatation : il n’y a jamais un seul coupable.

Le cas de la Grèce est assez éloquent à cet égard. C’est la fibre morale de l’ensemble de l’ensemble de la société qui s’est défaite. Tout le monde trichait, même les moines !

Ce n’est pas un hasard si c’est un scandale impliquant un monastère de moines du Mont Athos – le lieu saint de l’orthodoxie – qui est à l’origine du changement de gouvernement et des révélations sur l’état réel des finances du pays. Ces saints hommes, forts d’un document du 14e siècle que leur a accordé un empereur byzantin, ont marchandé avec l’État un titre de propriété sur un lac sans valeur au nord du pays pour obtenir des terrains valant plus d’un milliard d’euros.

Passage rigolo du livre : la technique de négociation des moines avec les représentants de l’État. Avant d’entamer les discussions, les bons moines offraient à leurs interlocuteurs de les entendre en confession !

L’État grec était dépensier et mal organisé. Le gouvernement précédent a trafiqué les livres et tenté de faire croire pendant plusieurs années aux autres membres de la zone euro que le déficit n’était que de 3 %, alors qu’il était en fait de l’ordre  de 15 %. La Grèce comptabilisait plusieurs de ses dépenses à l’extérieur de son cadre financier.

Le secteur public était peu performant. Selon Michael Lewis, les écoles grecques, parmi les pires de l’Europe, employaient quatre fois plus d’enseignants par élève que les écoles finlandaises, réputées les meilleures du Vieux continent. Les coûts de main-oeuvre de la compagnie de chemin de fer grec atteignaient quatre fois ses revenus et l’employé moyen gagnait en moyenne 65 000 euros par année. Un ancien ministre des Finances avait même déclaré qu’il coûterait moins cher d’offrir le taxi à chacun des passagers plutôt que continuer le service de train.

Les banquiers, surtout français et allemands, ont financé le pays sans porter grande attention et sur la seule base qu’il avait adopté l’euro. La banque d’affaires américaine Goldman Sachs aurait récolté des honoraires de 300 millions de dollars pour aider la Grèce à camoufler l’état réel de son endettement. Goldman a aussi montré au gouvernement à monétariser ses revenus des prochaines années. En clair, tous les revenus futurs de la loterie nationale, des péages d’autoroutes, des frais d’atterrissage et même les fonds auxquels l’État grec pouvait s’attendre de l’Union européenne, ont pu être dépensés immédiatement.

Quant aux Grecs, ils étaient les champions mondiaux de l’évasion fiscale et des petites tricheries. On apprend dans le livre que les deux-tiers des médecins grecs auraient déclaré des revenus de moins de 12 000 euros par année. Les hôpitaux grecs dépensaient beaucoup plus que les hôpitaux européens pour leurs fournitures et on rapporte que les médecins et les infirmières partaient régulièrement du travail les bras pleins de papiers de toilette ou de couches. Les Grecs profitaient d’un État qui ne se refusait aucune dépense et qui leur offrait des conditions de travail extraordinaires, mais sans jamais vouloir le financer.

Qui est responsable de ce qui es arrivé à la Grèce ? Je pense que l’État, les banquiers et les citoyens sont responsables. Je suis très tenté de croire que c’est ce qui est arrivé ailleurs aussi, même si cela ne s’est pas passé de la même façon.

 

 

 

 

 

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L’efficacité, l’efficience on dirait que ça n’existe pas ici. L’enfer.
Hier je suis allée a Montréal en métro, ben oui je me suis dit ça va aller plus vite. Plus vite???
Ça va vite mais c,est toujours arrêté, â n’a pas d’allure.
Avec le circuit orange, il faut prolonger jusqu’a la rive-nord (Ste-Dorothé, Fabreville, Boisbriand, Terrebonne, Ste-Rose, Montmorency. Une seule direction dans le sens des aiguilles d’une montre. Donc une voie express qui arrête aux a Boisbriand, Montmorency, Jean Talon, Berri Uqam, Lionel Groulx, Côte vertu,Boisbriand.
Et l’autre voie fait des arrêt a toutes les station toujours dans une seule direction le sens des aiguilles d’une montre. Beaucoup plus efficace.
Même chose pour la bleu et la verte qui doivent faire une grande boucle.
Prolonger St Michel, Repentigny, l’assomption, honoré beaugrand,…Angrignon, l’aéroport, Vaudreuil,Pointe Claire,Snowdon. Ça vire dans une seule direction l’inverse des aiguilles d’une montre cette fois. Avec une voie express qui arrête a Jean talon, L’assomption, Berri Uqam, Lionel groulx, L’aeroport, Vaudreuil. Et l’autre voie qui tourne aussi dans le sens inverse des aiguilles d’une montre mais qui arrête a toutes les stations.
Efficacité, efficience pourquoi il n’y a jamais de rationalité dans nos projets? Corruption, collusion, partis politiques, mafia, syndicats.
Il faut que ça change on a plus des moyens de supporter ça financièrement. Il y a des limites a emprunter pour continuer a faire les choses de manière inefficace.
On ne va pas répéter le modèle de la gréce, l’italie, jusqu’au bout. C’est le citoyens et la démocratie qui doit être au centre de notre système et il faut que ça soit efficace et rentable dans la manière de faire les choses. Des coopérative de travail, des ppp impliquant le gouvernement, les coop de travail, les entreprises et les investisseurs (mais eux on doit diminuer leurs risques et ne pas leur donner de pouvoir de décision).

les responsables? les gouvernements. par leur hyperréglementation, ils ont complètement saboté la marché immobilier et créé une bulle que les économistes autrichiens avaient vu venir depuis… 2003. Et comme les conditions ayant amené la crise existe encore, l’économie ne reprendra pas du poil de la bête de sitôt

La cause des problèmes de l’économie est = le CRÉDIT ou vivre à crédit.
Depuis ce VIRUS s’est propagé dans le cerveau du peuple et il est devenu une ROUTINE pour tous même les administrations publiques.
Ceux qui sont responsables du crédit avaient planifier que c’était le meilleur moyen pour accumuler le plus de richesses possible au dépend des travailleurs qui un jour deviendront leurs esclaves-soumis dans un nouveau Tiers monde…

Fernand Cloutier
Val-d’or

Somme toute Monsieur Duhamel, malgré toutes les théories économiques de ce monde, le seul, unique et véritable coupable n’est nul autre que: «la nature humaine!»

Y’a pas à dire, on en reviens toujours à l’adage: «Partout où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie…»

Il n’a jamais un seul coupable, la naïveté de l’un, la cupidité de l’autre!

Habituellement, les vrais coupables, c’est à qui cela profites.

@lemoutongris

Le seul problème a votre argumentation, c’est que les gouvernements qui ont plongés dans la crise sont ceux qui ont appliqués l’hyperDÉréglementation!

C’est un bel avis, mais il y a effectivement une chose qui cloche: l’état est censé etre le citoyen et le citoyen est l’état! Nous n’allons pas tous a l’école pour connaitre tout les regles de fiscalités, nous avons un gouvernement qui est la pour nous aider a évoluer et a progresser. Les gens ne se gene pas de consomer, c’est bien certain, l’état laisse les compagnies offrir les choses les plus néfastent plus accessible que ce qui serait bon. Il ne faut pas se fier sur l’intelligence de l’individu, voila pourquoi l’état existe et voila que nous surconsommons pq l’état ne met aucune barriere a ce qui est mauvais pour sa population!

En somme je suis d’accord pour blamer le citoyen qui doit se réveiller pq il est maintenant évident que l’état ne l’écoute plus et que le commerce s’y donne a coeur joie!

Nous sommes entierement coupable d’avoir fait confiance a l’état puisque voter au canada ne donne aucun réel pouvoir aux citoyens et d’autres intérets ont usurpés notre pouvoir.

Vous avez raison nous devons le reprendre immédiatement! Occupy!

« c’est que les gouvernements qui ont plongés dans la crise sont ceux qui ont appliqués l’hyperDÉréglementation »

lequel? lesquels? je n’ai toujours pas eu de réponse satisfaisante à cette question

Les humains font des crises, ç’est comme ça et ça sera toujours comme ça.

Il n’existe pas de système parfait qui préviendra toute crise, au contraire la poursuite d’un tel objectif mène vers le totalitarisme et la théocratie.

Toutefois il convient de remarquer les choses suivantes:

1) Les sociétés libres vivent des crises moins graves et s’en sortent plus vite que les autres.

2) Si les crises et les bulles existeraient malgré l’intervention de l’état dans l’économie celle ci rend les crises et les bulles beaucoup plus graves et plus profondes.

Ça va couter cher cette journée de travail perdu sur les chantier, la commissions mais tout celà n’est que la démonstration qu’on doit mettre a sa place l’enfant gâté du système qui veut monter sur la tête de tout le monde et controler les dépenses de la maison. C’est pas cher payé quand on pense a tout ce qu’on va économiser quand on va faire les choses autrement. Il faut leur faire vivre les conséquences, les mettre en prison, ne plus accepter de se faire mener par le bout du nez par des syndicats qui font la loi et lordre dans une province en la mettant en faillite. Assez c,est assez. Qu’on les changent les lois, qu’on la mettent en marche la commission, qu’on ne leur donnent pas l’imminuité a ces bandits qui veulkent tout controler dans nos société. On ne veut pas se ramasser a la même place que la gréce.

Les solutions proposées pour la grèce ne règleront rien. Au lieu de donner 50 cents dans la piasse, il faut:
Suspendre le paiement de la dette pour 5ans (période durant laquelle il n’y aura pas d’intérêts non plus de chargés)
et investir massivement dans la remise en marche de la Gréce notament en créant de l’emploi et développant l’économie de manière durable (tours agricoles, tours d’aquacultures, transformation des produits, développement de nouveaux produits pour remplacer ceux qui utilisent du pétrol, récupération et transformation de produit de ryclage, l’éducation et les soins de santé.
Tout ça en PPP coopératives de travail, gouvernement et entreprise privé (Max.25%). Les investisseurs Allemand et du monde auront une garanti d’intérêts mais pour des investissement a long terme et sans part aux prises de décision de ces entreprises.
Après 5 ans de remise en marche de l’économie, les citoyens et leur gouvernement paieront leurs dettes et les banques éviteront la faillite et de plus lourdes perte que 50%.
On ne donne pas du poisson, on apprend a pêcher. Actuellement la Grèce est trop syndiqué, l’état est trop tentaculaire et comme le pib est trop bas ils n’arriveront jamais en gardant la même manière de faire les choses. Ça va brasser, les syndicats, les fonctionnaire vont chialer mais cette façon de faire ne fonctionne pas.
On est allé au bout du commnunisme, au bout du capitalisme, au bout du socialisme et au bout du syndicalisme, au bout du totalitarisme et au bout du terrorisme aucun de ces modèle ne fonctionne assez bien. On doit changer le monde.
En passant on ne doit pas tolérer que la Libye prenne la sharia comme loi après toutes les luttes et l’implication de tout le monde pour les sortir du totalitarisme, et leur donner la démocratie ça ne doit pas être pour la moitié du peuple seulement avec des lois qui vont a l’encontre des droits humains et qui permmettent les crimes d’honneurs et de battre des femmes. Dans la démocratie les valeurs qui doivent primer sont celle de l’humanisme.

Les syndicats doivent se réveiller et regarder ce que ça donne en grèce quand on laisse les états s’endetter pour emp^cher les syndicats de pleurer. La Faillite. Il faut que ça change. S’ils pensent que c’est la façon de fonctionner et qu’elle est efficace qu’il s’achéte les iles turquoises et y vivent avec leur gaspillage et leur cadavre dans le béton tout fini par s’écrouler quand ils se décomposent. Après ça on se demande pourqoi dans les gros chantiers au québec tout s’effondre, mais la fondation n,est pas solide, ça c,est construit en volant des matériaux en faisant disparaitre les cadavres de ceux qui osait se tenir debout contre l’imtimidation, la malversation et le vol. Peut importe le toit qu’on mettra sur le stade, quand les cadavres qui ont été coulés dans la structure auront fini de se décomposer il pendra le fond comme les autres gros chantiers mené par la mafia. Ceux qui n’ont pas encore compris que syndicat et mafia c,est la même chose c,est le même monde le même modus opérandi et qu’ils sont partenaires ouvrez vos yeux parce que ce qu’ils s’apprètent a vous montrer c’est que le pouvoir et le controle ça ne sont pas les lois qui vont y changer quelque chose. Ce sont des bandits qui s’enrichissent avec l’argents des honnêtes gens. Mais en impliquant le plus de monde possible dans toutes sortes de magouilles ils vont contraiange a la fermer. Il ne faut plus se taire, ça leur donne tout le pouvoir et toute la lattittude nécessaire pour continuer.On doit condamner les crimninelles et changers les façons de faire pour leur retirer le pouvoir de tout controler, de NOUS controler.

Les péquissses sont tu fiers aujourd’hui des actions de leurs tinamis les syndicaleux. J’pense que oui. Peut importe que ça nous mettent dans le trou, en faillite ou tout simplement que la démocratie soit en périls parce que ce sont les mafieux et les syndicats qui veulent tout controler ici au Québec, ben suffit qui leur donne leur appuie politique et au diable le reste. des nombrilismes.
C’est tu normal que ceux qui financent le parti aient plus de pouvoir que ceux qui sont élus. On a vu ça en fin de semaine au congrés, des ministres qui travaillent fort, avec des projets qui satisfont les intérêts des citoyens et qui se font débouter par leur congrés.
D’un côté les syndicat (PQ) de l’autre la mafia (libéraux) par qui sera supporter le prochain parti par des terroristes? Des royalistes? Ou quoi d’autres en crisse. C’est assez, on doit changer ce qui doit l’être ça va grincher des dents mais ça passe ou ça casse et ou ça ne passe pas qu’on les fasse plier et qu’on les mettent en prison s’ils veulent tout briser.

Arrêtez de vous faire remplir comme des valises par les syndicats et réveiller vous parce qu’eux autres des valises de cash ils en reçoivent et y vont jouer au golf et faire des tours de bateau sur votre dos, ou devrais-je dire sur votre bras. C’est vous qui payer avec vos quotisations pour qu’ils jouent au gros bars avec le gouvernement. C’est pas de même que ça marche, ce ne sont pas les intérêts des travailleurs qu’ils représentent quand il veulent controler le palcement de la main d’oeuvre mais l’intérêt des centrale syndicales. Reveillez-vous, ils se foute des travailleurs mais ce qu’ils veulent c,est les utiliser pour s’en mettre plus dans leurs poches a EUX. Ce ne sont pas les syndicats qui créer du travail et finance les projets c,est le gouvernement et les entreprises. Et le gouvernement doit servir les intérêts de tout les cotoyens pas juste des syndiqués. Quand vous acceptez de travailler sous la table ce sont des impots qui ne vont pas dans les hopitaux. Attendez pas qu’on soit en faillite, et que nos hopitaux soient fermés pour vous réveiller.

@David

Votre bonheur se rattache à peu de chose!

Comme l’Irlande a été touché plus durement et rapidement par la crise que les États-Unis (et la majorité des pays occidentaux) il va de soit qu’un fois au fond, on ne peut que remonter….

@lemotongris

C’est un fait connu que des pays comme les États-Unis, l’Islande, l’Irlande et l’Angleterre ont déréglementés le marché bancaire depuis la fin des années 1990 afin d’être aussi compétitif que le marché asiatique! C’est aussi connu que la chute du mur de Berlin… sauf pour les drettistes!

@Pbrasseur
« 1) Les sociétés libres vivent des crises moins graves et s’en sortent plus vite que les autres.
2) Si les crises et les bulles existeraient malgré l’intervention de l’état dans l’économie celle ci rend les crises et les bulles beaucoup plus graves et plus profondes. »

P’tit comique va….

Plus je lis sur la Grèce, plus j’observe ce qui se passe au Québec et plus je crois que nous sommes les Grecs de l’Amérique.

Un GROS merci à nos frères Canadiens (et principalement aux sables bitumineux albertains!!!) pour nous soutenir financièrement dans notre orgie de dépenses étatiques et dans notre hyper-règlementation qui ne protège, en fait, que les corrompus politiciens et syndicaux.

@François 1 – « …plus j’observe ce qui se passe au Québec et plus je crois que nous sommes les Grecs de l’Amérique »

J’en suis de plus en plus convaincu moi aussi. La seule chose qui manquait est l’aspect corruption et trafic d’influence, mais avec ce qu’on apprend depuis des mois je vois que là aussi on remplit assez bien l’équation sur le plan de la faiblesse de l’état de droit.

La productivité réelle (hors immobilier, consommation et dépenses étatiques, tous basés sur l’endettement croissant du secteur public et des ménages) est cruellement déficiente.

Tôt ou tard (bientôt je crois) cette réalité s’imposera et on constatera à quel point notre situation est lamentable.

Sûr que le reste du Canada aidera un peu, mais comme ils ne font guère mieux que nous ça ne fera probablement pas beaucoup de différence.

@Françoois 1 & PBrasseur

Comparer le Québec à la Grèce, c’est comme comparer une moussaka à une lasagne. À première vue, ça semble pareil, mais au goûté, c’est complètement différent.

C’est le propre d’un discours populisme.

Pour la péréquation, évitez de parler d’un sujet que vous ignorez. Les stéréotypes, ça reste des stéréotypes….

« C’est un fait connu que des pays comme les États-Unis, l’Islande, l’Irlande et l’Angleterre ont déréglementés le marché bancaire depuis la fin des années 1990 afin d’être aussi compétitif que le marché asiatique! »

cet argument te vaudrait un échec en philosophie. Je veux des chiffres et des sources.

« P’tit comique va »

prouve le contrraire. prouve que les bulles ne sont absolument aps créées par les gouvernements et les banques centrales

Parlant du Québec qui ressemble à la Grèce…

Cette étude au HEC montre que nous avons un sérieux problème de productivité au Québec:

http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/pourquoi-le-quebec-est-il-si-peu-productif/536703/1

Je vous soumets que la situation est encore pire que ça.

Comme la Grèce avec l’Euro notre appartenance au Canada nous permet de bénéficier de conditions d’emprunt favorables.

Au Québec l’état et les ménages en profitent pour s’endetter toujours davantage et ces dépenses alimentent la croissance économique, ce qui fait paraitre notre productivité comme bien meilleure qu’elle ne l’est en réalité.

Comme cet endettement et ces dépenses sont insoutenables il faut s’attendre à un ressac de cette croissance à crédit éventuellement.

Or cela risque de coïncider avec le choc démographique du vieillissement qui lui aussi nuira grandement à la productivité (puisque plein de gens productifs cesseront de travailler).

Comme disait Buffet: Quand la marée se retire on voit qui se baignait sans maillot…

Au moins en Grèce l’eau est chaude!

La responsabilité collective est un fait réel. Toutefois, une société est composée d’individus, ce qui n’exempte pas la responsabilité individuelle. Dans divers cas, c’est sans doute une réalité en Grèce notamment, certains individus ont plus de responsabilité que d’autres. Il y a aussi des personnes en Grèce qui n’ont pas profité du système. Comme il y a aussi au Québec des personnes qui savent tirer avantages des libéralités de ce coin de pays, tandis que d’autres n’en tirent pas de bien notables avantages. Ce n’est pas une question d’intelligence, c’est avant tout une question de moralité. Ce que je constate avec le temps, c’est qu’il s’est développé un peu partout dans le monde une culture de l’immoralité qui n’a rien trouvé de moins que de s’élever en dogme.

Cela dit, votre texte est très intéressant.

@Benton

« Comparer le Québec à la Grèce, c’est comme comparer une moussaka à une lasagne. À première vue, ça semble pareil, mais au goûté, c’est complètement différent. »

Le cas du Québec sera peut-être moins grave que celui de la Grèce – notamment à cause de son appartenance au Canada – mais il est certainement comparable.

Ces deux sociétés ont pourtant des atouts formidables, le Québec possède de l’énergie et des ressources, la Grèce le tourisme avec des sites merveilleux et un des plus beaux patrimoine au monde.

Mais dans les deux cas on parle de sociétés très endettées dont la productivité déficiente permet d’entretenir de graves doutes sur la capacité future de rembourser toutes ces dettes.

La saturation causée par l’endettement (public et privée) au Québec jumelée à l’impact du vieillissement pourrait causer de graves difficultés économiques qui s’ajouteraient au problème déjà sérieux de productivité (malgré le « boost » de l’endettement le Québec figure parmi les cancres de l’OCDE).

http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/pourquoi-le-quebec-est-il-si-peu-productif/536703

Ces difficultés auraient un impact sérieux sur la capacité du gouvernement de gérer son budget. La cote de crédit du Québec en serait affectée et les conditions d’emprunt se durciraient pour le Québec.

Des mesures d’austérité seraient nécessaire et les services, dont la santé continuerait de décrépir. Des troubles sociaux – notamment des conflits avec les syndicats – seraient inévitables.

Tout ceci heurterait encore davantage l’investissement et la croissance, donc les recettes fiscales avec la possibilité bien réelle d’entrer dans un cercle vicieux tout à fait comparable à ce qui vit la Grèce en ce moment. En tout cas l’origine du problème et la mécanique restent essentiellement les même.

Je ne dis pas qu’à coup sûr ça va arriver, mais le risque est là bien réel et dans tous les cas l’avenir de notre pauvre province s’annonce bien difficile.

J’aimerais ajouter que si notre appartenance au Canada améliore notre solvabilité et facilite notre accès au crédit, elle permet aussi aux éléments prospères et productifs (qui paient le plus d’impôts…) d’être plus mobiles et facilite la vie de ceux qui désirent quitter la province. Un fait qui pourrait s’avérer non négligeable dans le scénario que je décrivait précédemment.

On attire pas les abeilles avec du vinaigre et si le Québec ne commence pas très bientôt à faciliter et à récompenser le travail et la productivité les conséquences seront funestes, d’ailleurs pour une bonne part il est sans doute trop tard pour y échapper.

@lemotongris

Il suffit de lire les journaux!

Et poser la question a des économistes sur la déréglementation et 9 fois sur 10, ils le confirmeront… et le 10ième, c’est qu’il est subventionné pour dire le nier!

@ Benton

Compare l’Irlande avec la Grèce pour le fun.

En passant la déréglementation bancaire au États-Unis, l’Islande, l’Irlande et l’Angleterre n’est pas un fait connu mais imaginaire.

Parmi les pays qui devançaient les États-Unis en 2006 (avant la récession) dans la déréglementation du crédit:

Nouvelle-Zélande: 9,98/10
Royaume-Uni: 9,76/10
Finlande: 9,62/10
Australie: 9,50/10
Norvège: 9,42/10
Danemark: 9,39/10

En 2006 pour les USA: 9,37/10, 23e position.

Je remarque surtout que tous les pays ayant été sous le joug des Ottomans ont adopté un mode de fonctionnement peu transparent et vecteurs de malversation.C’était une forme d’absolutisme et les grecs ont été bien plus influencés par la culture turque qu’ils ne veulent bien l’admettre. 500 ans ne s’oublient pas comme ça. Un point qui est peu souligné est le fait que l’armée grecque est la quatrième armée pour les dépenses militaires cette dernière décennie. On parle de centaines de milliards de $. Bien sûr la montée en puissance de la Turquie justifie peut-être cette débauche d’argent mais comme ils sont tous 2 membres de l’Otan, on ne craint pas de guerre pour l’instant, les Turcs ayant d’autres Kurdes à fouetter…

« Il suffit de lire les journaux! »

jsutement. AUCUN journal ne m,a démontré quel déréglementation a causé la crise. Et chacun sait que les médias en Amérique du Nord sont tous *très* objectifs…

« Et poser la question a des économistes sur la déréglementation et 9 fois sur 10, ils le confirmeront »

les 9 sont keynésiens, de toute évidence.

alors, quel déréglement a causé la crise?

@lemoutongris

Abrogation du Glass-Steagall Act qui établissait notamment l’incompatibilité entre les métiers de banque de dépôt et de banque d’investissement, distinguant ainsi deux métiers bancaires, d’une part les activités de prêts et de dépôts, et d’autre part les opérations sur titres et valeurs mobilières.

Cela a permit aux banques de créer leurs propres produits financiers (exemple le papier commercial) et les fourguer dans des actions a faibles risques, les banques étant eux-mêmes les promoteurs!

Vous dites souvent d’argumenter et de donner des sources, mais c’est comme un croyant demandant à un athée de prouver que Dieu n’existe pas!!!!
(Et sa source est la Bible!)

@ Benton (# 29):

Je ne vois pas dans ces « gogosses » crées par les banques où est le problème.

Y a-t-il quelqu’un qui a forcé les gens à les acheter? Si oui, donnez-nous les sources SVP.

Si un marchand, comme ça arrive souvent, met sur le marché un produit qui ne répond pas aux désirs des clients, il doit le retirer du marché et en subir les conséquences financières.

Si les « gigosses » su-mentionnées ont été achetées par des gens, elles devaient bien répondre à un besoin non? Peut-être les gens étaient-ils trop voraces? Trop avides de profits? Mal préparés pour ce genre de chose? N’ont pas voulu s’informer? Pourquoi la vaste majorité des gens n’a-t-elle PAS acheté ces « gogosses »?

Dans tous ces cas, les gens qui ont acheté les produits bancaires en question sont entièrement et totalement responsables de LEUR situation et la dérèglementation n’a rien à foutre là-dedans.

» établissait notamment l’incompatibilité entre les métiers de banque de dépôt et de banque d’investissement »

disctinction qui n’existe pas au Canada

« Cela a permit aux banques de créer leurs propres produits financiers (exemple le papier commercial) et les fourguer dans des actions a faibles risques »

le fait que le gouvernement a mis lesdites actions (subprimes) en pool n’a évidemment rien à y voir.

j’attends toujours LE déréglement qui me prouve que les banques ont elles-mêmes créé les subprimes. Non, laisse faire, ça n’existe pas. AUCUN déréglement ne peut causer une telle crise

Si jamais, il y avait une vraie commission d’enquête publique sur les malversations dans la construction au Québec, nous apprendrions que, le Québec et la Grèce, ont passablement de points en commun, ne serait-ce que les dépassements dans les coûts de construction… inhérents aux contrats publiques et para-publiques. Les bonus octroyés aux dirigeants de plusieurs firmes ou sociétés para-gouvernementales. Les profits faramineux engrangés par nos plus grandes banques sans la moindre ristourne aux petits épargnants. Où donc est passé l’argent de nos impôts destinée à la réfection de nos routes et infrastructures ? Les citoyens du Québec seraient en droit de connaître les tenants et aboutissants de l’endettement de l’État. Comme l’achat d’avions de chasse à un prix équivalent au PIB de certains pays d’Afrique.
Je me souviens combien L’Irlande faisait la fierté de tous les comptables agréés, sous-ministres et ministres des finances de nos gouvernements…lorsqu’ils essayaient de nous faire avaler la grosse couleuvre du marché mondial. Et que dire des Québéçois propriétaires d’une voiture pour chaque membre de la famille avec en prime, trois télévisions au plasma dans la maison…

@lemotongris

« disctinction qui n’existe pas au Canada »

Je n’ai jamais dit que le Canada avec déréglementé!!!

D’ailleurs c’est pour ça que les banques canadiennes s’en ont très bien tirées pendant la crise, les seuls pertes étant à l’étranger, mondialisation oblige…

Le Glass-Steagall act fut abrogé à la fin des années 90 et les subprimes, bizarrement, ont commencés a « exploser » à la fin des années 90!!!

http://www.marketoracle.co.uk/images/2008/subprime_mortgage_primed_for_disaster_image002.jpg

Le plus, avant la crise, le discours du milieu des affaires était celui-ci:
“The rise of private label: innovative mortgage products, enthusiastic investor support and consumer demand for new affordable loans have all come together to give extraordinary new power to the private mortgage-backed securities market. This has left the private sector setting the rules once largely dictated by Fannie Mae, Freddie Mac and FHA.” (http://www.allbusiness.com/finance/3941793-1.html)

Après, le discours opéré un virage de 180 degré!

Le livre de Michael Lewis est constitué d’une série d’articles écrits pour le magazine Vanity Fair. On peut les lire sans avoir à débourser un sou en tapant « Michael Lewis Vanity Fair » sur Google.

Lewis explique sans doute de manière brillante ce qui a causé la crise financière européenne actuelle, mais les descriptions qu’il donne des traits de caractère nationaux, traits qui seraient selon lui grandement responsables de cette situation, sont entachée des pires préjugés xénophobes. Il y a aussi quelque chose de pervers, ou tout au moins d’arrogant, dans sa manière de se poser en juge. Par exemple, ce qu’il écrit sur les Allemand est un ramassis de stéréotypes simplistes ; son appesantissement sur le quartier mal famé de Hambourg au début de son texte et les nombreuses allusions scatologiques qu’il fait dans les pages suivantes semblent se trouver là exprès pour les discréditer. Pas surprenant que de nombreuses protestations se soient élevées contre lui, et pas seulement en Allemagne, comme en témoigne cet extrait de « Capital Mind » :

http://capitalmind.in/2011/08/michael-lewis-gets-taken-off-the-pedestal/

« Je n’ai jamais dit que le Canada avec déréglementé »

un règlement gouvernemental est une imposition
le Canada n’avait l’imposition dont tu parlais
sur ce point, le Canada n’a donc pas été réglementé.

soit dit en passant, pendant 150 ans, les banques n’avaient le droit d’ouvrir de succursale hors de leur État d’origine; les banques canadiennes ont toujours eu cette liberté.

voici la phrase clé de tout ce que tu as dis jusqu’à présent : » This has left the private sector setting the rules once largely dictated by Fannie Mae, Freddie Mac and FHA »

les règles ont été créées par Mae, Mac et la FHA.

échec et mat