Erreur sur le conflit

Ce n’est pas un conflit sur l’accessibilité aux études universitaires. La proposition gouvernementale qui bonifie le programme de bourse est plus performante à cet égard que le gel des droits universitaires.

Ce n’est pas un conflit sur les droits universitaires. Lequel cas, la proposition d’échelonner la période de mise en vigueur totale de la hausse de cinq à sept ans aurait été vue comme un bon départ, surtout en tenant compte du programme de bourses.

Ceci n’est pas une lutte pour un meilleur enseignement universitaire. Sinon, on n’aurait pas suggérer de couper les vivres à la recherche, de limiter les dépenses en immobilisations et en informatique et de scruter à la loupe toutes les dépenses visant au rayonnement et à la qualité des institutions de haut savoir.

Ceci est un conflit sur les grands enjeux de nos sociétés : faut-il privilégier la gratuité de tous les services publics ? Le cas échéant, comment financer cette gratuité ? Comment arbitrer entre les ressources limitées de la société et les besoins illimités de ses citoyens ? Comment naviguer entre un endettement public costaud et une aspiration chez plusieurs à ce que  l’État nous prenne en main de la pouponnière à la retraite ?

Ces enjeux relèvent du débat politique et il y a des arènes pour en discuter civilement. Les pics à glace, les boules de billard, les masques, les pierres, le chaos et la violence sont des armes d’extorsion, pas de négociation. Surtout, ce ne sont pas aux seuls étudiants et professeurs de cégeps de décider de l’allocation des fonds publics. Cela est la prérogative de l’ensemble des citoyens du Québec.

Ceci est un conflit sur la manière de mener un conflit… Voilà ce qui arrive quand une cause populaire au départ, devient moins populaire que le gouvernement le moins populaire de l’histoire récente du Québec.

Certains légitiment et gomment le tout, prétextant que ce gouvernement n’a plus de légitimité. Le gouvernement Charest devra, tôt ou tard, se justifier devant l’électorat. Entre-temps, son travail consiste à s’assurer que l’ordre soit maintenu, que la propriété publique et privée soit respectée et que les décisions des tribunaux soient appliquées. Prétendre le contraire est une négation de l’état de droit et conduit à une abdication de la responsabilité des élus.

Nous avons choisi nos camps. La population québécoise dira aussi en temps et lieu ce qu’elle pense de l’action de ses dirigeants politiques pendant ce conflit.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce n’est pas un conflit

41 commentaires
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«35 % du produit de la hausse des droits retournera dans les poches des étudiants grâce à un programme de prêts et bouses (sic) amélioré.»

Qui va payer? Les familles de classes moyennes et riches. Qui va en profiter? Les familles de classes pauvres.

Article intéressant.
J’aimerais bien qu’un jour, un sondage soit fait chez la population étudiante en grève. Combien sont allés dans le sud cet hiver ? Ou magasiner à Boston ? à New York ? Combien utilisent une voiture plutôt que les transports en commun ?

J’ai terminé mes études universitaires il y a 3 ans. Je n’avais pas droit aux prêts et bourses en raison du salaire de mes parents. Beaucoup de mes amis, pendant l’hiver, allaient en voyage, s’achetaient beaucoup de vêtements, une voiture, alors que moi, j’ai passé mes hivers au Québec, j’ai utilisé les transports en communs et j’ai usé mon linge le plus longtemps possible. Pourtant, j’étais la seule de la gang à n’avoir pas accès aux prêts et bourses…

M. Duhamel
La présente lutte des étudiants en est une qui dépassent les frais de scolarité. Ce sont des jeunes qui en ont ras le bol de voir le gaspillage de nos dirigeants publics. Ils voient ce qui se passent, ils ne sont pas déconnectés de la réalité. La Gestion des universités est castatrophique. Vous savez beaucoup mieux que tout le monde que le gaspillage est énorme. Ilôt voyageur, pourquoi un recteur grassement payé aurait à son départ une prime de séparation, et d’autres encore… Enfin ils ont devant eux, comme nous d’ailleurs un gouvernement totalement discrédité. Qui a reculé sur toutes ses réformes annnoncées après 2003. Nos richesses naturelles sont données. La corruption s’est installée dans le domaine de la construction. Et après l’avoir découvert en 2009,on déclanche une commission d’enquête en 2011, ce qui donne amplement le temps à tout ce beau monde de nettoyer les fillières. Enfin je crois que beaucoup de monde sont prêts à payer. Une chose certaine la classe moyenne est étouffée. L’instruction doit être accessible à tout le monde. La hausse annoncée n’est pas si énorme, mais elle ne rêgle rien.Le gaspillage và demeurer. Et cela les jeunes le savent. Pourquoi, demandé-le à leurs parents, eux ils savent. A quelques part ils mênent une lutte que nous pourrions nous aussi mener.Il y a des dirigeants qui doivent laisser leur place, ils ont atteints leur niveau d’incompétence. TOUT LE MONDE LES CONNAITS.

Claude Lavoie

Si vous voulez savoir pourquoi il n’y a pas de ticket modérateur aux urgences, vous devriez plutôt consulter la loi canadienne sur la santé. Un petit bijoux d’inventivité pour permettre l’intrusion dans des compétences qui n’appartiennent pas à un gouvernement.

« Qui va en profiter? Les familles de classes pauvres. »

faux. les « pauvres » sont moins portés à aller vers les études supérieures, peu importe le prix.

Effectivement, c’est toujours le même film que l’on voit, seuls les acteurs-étudiants changent.

@seb

Le gouvernement du Québec a-t-il déjà exprimé le début du commencement d’une volonté velléitaire d’imposer un ticket modérateur?

De toute façon on a pas les moyens de payer, l’état Québécois, quoiqu’en dise le ministre Bachand, s’endette à vitesse grand V et malgré cela nos infrastructures sont en ruines, les urgences débordent et des malheureux meurent de cancer sur des listes d’attente.

Franchement s’en est même plus drôle, ou peut-être bien que si, c’est distrayant de voir tout ce beau monde se battre pour le dernier morceau de tarte pendant qu’on fonce vers un mur à 200 à l’heure!

A lire les blogs, celui ci en particulier, on mesure facilement le niveau d’ignorance des Québécois par rapport aux choses économiques. Après des années de propagande gauchiste dans les écoles et à Radio-Canada on va tomber des nues et il faut s’attendre à tout un raffut quand ça va foirer…

«35 % du produit de la hausse des droits retournera dans les poches des étudiants grâce à un programme de prêts et bouses (sic) amélioré.»

Voici probablement le plus inique des arguments. On va augmenter les frais des étudiants (des citoyens parmi les moins riches) pour aider les étudiants les plus pauvres. Aider (en tout ou en partie) les étudiants les moins riches devraient être supporter par l’ensemble de la société, non pas par les seuls étudiants. L’augmentation des frais de scolarité ne devrait pas être utilisé pour financer l’aide financière, seuls les taxes et impôts devraient servir à financer l’aide financière.

Aussi, jamais les étudiants ont dit: nous ne voulons pas payer, ils ont dit nous voulons payer via les taxes et les impôts. Pour améliorer le financement des universités, il n’y a pas que les seul frais de scolarité comme solution. Par contre le gouvernement et les recteurs ont, commodément, opté pour ce seul moyen. Depuis toute l’intelligentsia économico/individualiste nous rabâche les oreilles avec cette seule solution. À les entendre, parfois, j’ai l’impression qu’ils s’adressent à des enfants qui n’ont rien dans la tête. Ne pas partager la solution du gouvernement et des recteurs n’égale pas être immature, gâter ou ignorant.

@Annie

A partir de tes observations, on va généraliser afin de mettre en place une nouvelle théorie de la justice. Interdire les voyages en dehors du Québec si tu es encore étudiant sauf permission du registraire. Cela de va comme approche

Vous ne comprenez décidemment vraiment rien à ce débat M. Duhamel. Renseignez-vous un peu avant de dire n’importe quoi. Je vous suggère ces textes forts intéressants (et il y en a vraiment plein sur le sujet si vous commencez à chercher un petit peu et cesser de voir les étudiants comme des personnes qui ne désirent rien payer et tout avoir): http://medecinecontrelahausse.blogspot.com/2012/03/un-plan-fort-pour-leducation.html?spref=fb
http://silequebec.wordpress.com/2012/02/18/les-mythes-sur-la-hausse-des-frais-de-scolarite/
http://www.pourleducation.info/
Le véritable problème, c’est qu’on demande aux étudiants, qui sont déjà très endettés, de s’endetter encore plus (ou tout simplement de ne pas accéder aux études supérieures) alors qu’on ne remet aucunement en question la gestion des universités. C’est complètement ridicule d’affirmer que c’était très prévisible de la part des étudiants de « boycotter » leurs cours, comme si on ne veut pas s’éduquer et qu’on en profiterait pour s’amuser à la place. Lorsque la grève finira (et que les étudiants auront gagné), ce sont ces étudiants qui devront travailler encore plus fort pour rattrapper le retard encouru à cause de la grève, qui auront des semaines de cours en plus. Je trouve vos propos très déplacés; je m’en vais faire ma maîtrise en Ontario (pas parce qu’ils ont des meilleures universités, mais que les professeurs sont spécialisés dans mon champ de spécialisation) et si la session est annulée à cause de la grève, je devrai retarder mes études supérieures d’une année complète (donc 12 mois en appartement) pour quelques cours. De plus, ma session est déjà payée et je ne retirerai donc aucune conséquence de la hausse des frais de scolarité, mais je le fais en pensant aux personnes moins fortunées que moi et pour les générations futures. En passant, la fréquentation post-secondaire est la plus élevée au Québec (on oublie souvent de compter les cégeps!) donc votre argument sur l’absence de relation entre la hausse des frais de scolarité et la fréquentation scolaire ne tient pas la route.

@ Annie: je ne sais vraiment pas avec qui vous vous teniez, mais ce n’est certainement pas la majorité des étudiants qui voyagent dans le Sud et qui ont une voiture. Vous généralisez vraiment à outrance, ou vous vous tenez simplement avec une classe privilégiée.

Merci m. Duhamel de faire contre poids a la gauche separatistes qui fait crois au gens que tous peu être gratuit et que c’est normal de vivre a credit

@Annie : » J’ai terminé mes études universitaires il y a 3 ans. »

Bravo, vous avez bénéficié grassement d’un gel des frais de scolarité qui avait depuis longtemps été dépassé par le coût de la vie. Pourtant, vous n’accordez pas le même privilège aux étudiant aujourd’hui.

Opportunisme, ou parasitisme ?

En d’autres mots, si certains ne s’indignent pas pour un sujet X, faudrait pas que les autres ne s’indignent pas sur un sujet Y ? Bravo…

Cela dit, j’aimerais juste porter à votre attention qu’après 10 ans de hausse (celles qui se terminent + celles qui commencent), c’est environ 200$ de plus _par mois d’études (8)_ que les étudiants devront assumer, eux qui gagnent en majorité moins de 20k$/année et qui n’ont pas droit, encore en grande majorité, aux prêts, encore moins aux bourses.

Belle sociale-démocratie…

** En passant, la hausse de TVQ arrivait après une baisse de TPS; même si on pouvait s’en indigner pour toute sorte de raison, reste que dans les poches des gens, ça ne changeait pas grand chose. De toute façon, Charest n’aurait pas écouter les « indignés », Harper le premier…

« Les droits de scolarité haussés devraient rapporter 60 millions de dollars de plus aux universités en 2012-2013 ».
Et combien rapporterait une hausse de 1% des redevances aux entreprises?

« 35 % du produit de la hausse des droits retournera dans les poches des étudiants grâce à un programme de prêts et bouses amélioré. »
En attendant que ce dernier soit « amélioré », c’est une génération entière à qui vous souhaitez mettre la corde au cou. Celle de vos enfants, peut-être, ou de vos neveux, nièces.
Demandez-leur leur avis…

Annie:
C’est justement pour des étudiants dans la même situation que celle dans laquelle vous étiez que les étudiants manifestent. C’est seulement un étudiant sur quatre qui a droit au système de prêts et bourses, pour les autres, dont ceux dit de la classe moyenne, ils doivent se débrouiller et devront assumer à leur frais la hausse des frais de scolarité.
C’est donc exactement les gens dans cette situation qui seront le plus directement pénalisés… Je ne comprends donc pas votre réaction.

De toute façon, le débat dépasse largement la question de la hausse des frais de scolarité. Et les étudiants, comme le reste de la population qui les appuit, s’en rendent bien compte. C’est un choix de société qui s’impose à nous présentement, face à un gouvernement qui bafoue honteusement nos valeurs. Ce sont ces valeurs, qui forment la société Québéquoise, que nous devons déffendre.

Une question comme ça M. Duhamel, combien vous ont coûté vos études? Probablement rien puisque je présume qu’elles ont été faites avant le dégel du début des années 1990. Il est donc très facile pour vous de tenir ces propos.

Pour moi aussi puisque j’ai également bénéficier de
A gratuité. Mais j’ai l’honnêteté de le dire.

Vous savez, le problème ce n’est pas la hausse, mais le gaspillage et la mal-gérance universitaire. Quand une université change de recteur comme de chemise, qu’elle s’en départi avec de généreuse prime de départ, que plusieurs se construisent des pavillons dans la cour de d’autres universités pour se voler les étudiants, qu’une se construit un « ilôt voyageur », je comprends la frustration des étudiants. Que les universités démontrent de la rigueur budgétaire et après, qu’elle aillent fouiller dans les poches des étudiants…

Et justement, est-ce que les étudiants ont manifesté contre une hausse de taxe à la consommation? Vous faites la sourde oreille, cher monsieur, en comparant des pommes avec des poires, et en refusant d’admettre que ce pourquoi les étudiants revendiquent en ce moment, c’est justement pour freiner la vision marchande de l’éducation que défend le gouvernement. Non, M.Duhamel ,les étudiants et les artistes ne s’indignent pas pour une poignée de millions… Et oui, vous êtes méprisant. L’immobilisme des uns ne fait pas l’indifférence des autres.

« Les droits sont plus élevés ailleurs et le nombre d’étudiants aussi. »

Parce que vous ne prenez pas en compte les Cégeps uniques au Québec. Avec les Cégeps, tadam! La fréquentation aux études supérieurs est bien plus élevés au Québec.

« 35 % du produit de la hausse des droits retournera dans les poches des étudiants grâce à un programme de prêts et bouses amélioré. »

Ahah! Faisons un petit scénario:

Vous allez à la banque pour emprunter 5000$. Le banquier vous annonce qu’en cette période d’austérité, la banque manque de liquidité. Si vous voulez emprunter 5000 dollars, vous devez remettre à la banque 1000$ pour qu’elle puisse vous refinancer.

Ridicule, n’est-ce pas?

C’est pourtant ce que l’on demande aux étudiants. Payer plus cher, on vous remettra, peut-être,le surplus en prêts.

Donnez pour recevoir la même argent en prêt avec des intérêts à payer en plus!

Un peu de logique s.v.p

Par ailleurs, les universités ne sont pas sous-financés, mais MAL financés.

La population entière chiale lorsque que le gouvernement augmente les taxes. Que l’on fasse le ménage d’abord!, réclame le peuple.

Pourrait-on faire la même chose avec les universités!

Monsieur Duhamel, je vous invite à regarder les vidéos de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) sur youtube à propos des frais de scolarités (« Mythe # 1 – Les universités sont sous-financées » et vidéos suivants). Vos arguments ne font pas le poids.

« y-a-il une autre façon de penser le financement de ses services ? »

Le problème dans notre société, c’est qu’on hésite pas à juger à une personne qui abuse du système pour 25 $, mais quand c’est pour des milliards par exemple, c’est correct, on n’en parle pas. Il faut enlever vos oeillères pour obtenir la réponse à votre question.

Aux étudiants universitaires gauchistes qui tentent de noyer le poisson en nous présentant l’argument du « gaspillage des universités à corriger » j’ai une bonne nouvelle pour vous: on peut, À LA FOIS, s’attaquer au gaspillage ET augmenter vos cotisations universitaires pour MIEUX financer nos universités.

Pas beau ça?

Oui…oui…on peut marcher et mâcher de la gomme en même temps!!!

Pas besoin d’attendre que l’un soit accompli pour faire l’autre…

Gérer deux (2) choses en même temps…z’avez pas encore appris ça dans vos cours?

Eh ben…

120,000 en « grève » et seulement 200 sur les « lignes de piquetage » ou dans les manifestations (il y avait 18,000 personnes en ligne dehors au froid à Star Accadémie cette semaine!!!).

J’me demandais où était le reste des étudiants exploités et broyés par notre système capitaliste et injuste.

Là j’le sais… Sont dans le Sud à se faire bronzer…

Way to go les étudiants!!!

J’ai travaillé les soirs et les fins de semaine lors de mes études et j’ai « survécu »… Incroyable non? J’dois être fait plus « solide » que les étudiants d’aujourd’hui. Question de « frame » j’imagine…

Pour ce qui est de l’augmentation en elle-même, elle est dûe depuis trop longtemps. 75% sur environ 15 ans pour remettre les coûts au même niveau que celui des années ’60, c’est parfaitement raisonnable. Et ça ne veut pas dire que nous devrez travailler 75% de plus. Comme si à chaque augmentation de prix, les travailleurs travaillaient plus d’heures. Si c’était vrai, il n’y aurait pas assez d’heures dans la semaine pour se payer un logement, de la nourriture, etc…

Vous ne payez actuellement que 12% à 13% des coûts de vos études, le reste étant payé par les contribuables québécois et autres petits salariés dont la plupart ne sont jamais allés à l’université. Ce qu’on vous demande, c’est d’en payer 18% au final, en CINQ ANS! Ça équivaut à un café par jour sacram…!!! Arrêtez de jouer aux martyrs avec vos gogosses électroniques dernier cri (watchez ben nos étudiants avec le nouvel I-Pad!!!), vos voyages dans le sud et en Europe, vos repas et bières au resto, vos parents qui paient la plupart de vos dépenses, et tutti quanti. Vous, universitaires, gagnerez en moyenne PLUS de $2 Millions de dollars durant votre vie que le travailleur qui n’aura pas eu votre chance de faire financer ses études universitaires par les autres. VOUS êtes les premiers bénéficiaires de vos études. Bien du moins que vous en payiez au moins 20% non?

De plus, TOUTES les études démontrent clairement qu’il n’y a AUCUNE corrélation entre le coût des études universitaires et la fréquentation des universités mais, par contre, les universités les mieux financés sont étrangement celles les mieux reconnues mondialement. Croyez-vous impressionner un employeur de haut niveau avec un bac de l’UQUAM? C’est ce que je pensais. Par contre, un bac de McGill, lui…

Vous avez été trop gâtés et comme tous les ados, vous faites preuve d’ingratitude envers ceux qui PAIENT POUR VOUS.

Donne à manger à un cochon et il viendra ch… sur ton perron!

La ministre de l’Éducation, dit en gros que les bourses vont être ajustées avec l’augmentation des frais de scolarité, rendant la grève inutile. Donc, si les universités touchaient 50M$ de plus par année via les frais de scolarité et que les bourses allaient monter de 50M$ par année, pourquoi faire une entourloupette comptable idiote et ne pas donner 50M$ directement aux universités? Ca éviterait la grogne, la grève, la casse, la frustration de la population. Ca doit êter une solution trop simple pour les libéraux…

Non mais quelle chronique percutante ce matin de Jean-Jacques Samson:

http://www.journaldemontreal.com/2012/03/09/les-nouveaux-cures

Extrait:

« Les leaders du mouvement de grève étudiante tiennent le langage des anarchistes, qui enveloppent toujours leurs actes illégaux en évoquant une juste colère des manifestants, de supposées provocations des policiers et la violence gratuite de ces derniers dans les confrontations. D’agresseurs, les manifestants se transforment en victimes et martyrs. Personne n’est dupe de ce discours usé.

Comme personne ne devrait être dupe de l’impact prétendument catastrophique d’une petite hausse de 350 $ par année des frais de scolarité (235 $ après crédits d’impôt) sur l’accessibilité à l’université, le taux de diplomation et, à moyen et long terme, sur la santé intellectuelle du Québec. Quiconque examine le dossier rationnellement conclut que cet argumentaire est de la pure foutaise. »

Et VLAN!!!

Tout le monde essaye de vivre aux dépends de tous le monde, ça ne peut pas marcher.

Je suis un travailleur qui est contre la hausse. Oui je vais payer plus de TVQ, une contribution santé, etc. Ceci dit, je n’ai aucun problème à contribuer davantage au système universitaire. Le billet proposé ici n’avance aucun argument convaincant pour justifier cette hausse.

J’irais plus loin et je propopserais la gratuité. Ça coûterait moins de 500 millions de dollars par année au gouvernement : c’est moins de 1 % du budget de l’État et moins d’un dollar par jour par contribuable.

Pour conclure, je souligne la contradiction énorme de la part d’un « économiste » à prétendre qu’il n’y a pas de lien entre la hausse des droits de scolarité et l’accessibilité aux études. L’offre et la demande, ça vous dit quelque chose? Plus un bien ou un service est cher, moins la demande est grande.

C’est vraiment fascinant de voir à quel point pour certains être en désaccord avec d’autre ça nécessite des commentaires du genre « Donne à manger à un cochon et il viendra ch… sur ton perron! ». Encore là, les étudiants en disant payons les études par les impôts et les taxes, ils ne disent pas nous voulons pas payer, ils veulent dire qu’ils sont d’accord de payer mais après et selon les revenus qu’ils auront dans l’avenir.

Une certaine frange des économistes (pour ne pas dire quasiment tous les économistes) ont réussi, en se basant sur l’aversion naturel des taxes et impôts, à convaincre que le concept d’utilisateur payeur était plus juste que l’imposition progressive.

Malheureusement aucun (ou bien on ne les entend pas) de ces économistes ne fait état du fait que l’économie n’est pas une science exacte. En économie appliquer une action ne va pas toujours engendrer la même réaction.

Et dans le cas des frais de scolarité ce n’est pas une question rationnelle mais une question idéologique. Deux visions s’opposent et ni l’une ni l’autre ne détiens la vérité, chaque camps offre un compromis car dans les deux cas il faut payer, après tout. Le camp des étudiants veut que l’état finance au maximum les études universitaires. Dans le camp du gouvernement, il veut faire porter le financement sur les individus qui étudient. Il est certain que l’impact au niveau des individus sera plus grand que l’impact sur la collectivité.

Je me demande combien couterait réellement la gratuité. Ce montant serait-il si important ? Ne pourrait-il pas être récupérer de certaines subventions offertes aux multinationales. par exemple les pharmaceutiques, qui malgré le dons quittent. Malheureusement le gouvernement ne fait pas la démonstration de la valeur de leurs choix les uns face aux autres. Il se contente de dire que les étudiants se plaignent le ventre plein. C’est très peu convainquant en ce qui me concerne.

C’est evident que les étudiants ne veulent pas payer……c,est tout. Eh bien moi en tant que Québécois j’ai 3.3 milliards de déficits …la dettes est de plus de 200 milliards. les universités sont sous-financer de 700 millions ….on a des cep ,assurance parentale,système de santé gratuit…etc etc….
De plus en 1968 cout des etudes 1100$ …salaires annuel d’un diplômé..3500$ donc le cout des etudes représentait 31% de leurs salaires de 1er année sorti du bacc ….aujourd’hui on parle de cout autour de 10k et un salaire de plus de 70k..donc a peu près 20%…..
en plus on paie déjà plus de 80% du cout des etudes de l’étudiant. Personne ne parle de la lente baisse de la qualité de nos université…il y a 20 ans Université de Montréal etait ^cuter dans les 100 meilleurs au pays…Maintenant elle n’est même plus dans le top 150….Parlez-en aux Université gratuite en france…..ceux qui parles toujours du système français ce qu’ils ne vous disent pas c’est que en france il y a maintenant 2 système celui ou on paie tres cher…et celui gratuit…..Un ami à moi est francais et es diplôme des universités gratuites ne valent presque rien…….alors que celui de l’universié cher ben ça a une grande valeur……

Voilà la vérité
Maintenant les Etudiants arrêtez de prendre la population en otage et payer ce n’est pasen agissant comme des intégriste sociaux que vous allez gagner……
oui les Étudiants avec leur attitudes doivent être considérer comme des terroristes sociaux…..
Merci

En passant, juste un petit mot pour dire que… ça vole pas haut, l’argumentaire de cette page!

Et je parle ici autant des arguments « pour » ou « contre » que de l’article lui-même. Il est franchement décevant de constater cette tendance lourde au « moi, je connais ça »! Non mais ça va aller les chiffres lancés quand on n’en connait trop souvent pas la provenance, mais surtout la signification!
Le sens de l’intérêt commun en tant qu’évidence de notre espèce doit être chose du passé. Désormais, rien ne sert de penser au voisin (et je ne parle pas nécessairement d’arguments de « gauche ») puisqu’il cesse d’exister dès qu’on se tourne! On pense ne plus avoir besoin de quiconque puisqu’une alternative s’achète. Sous peu, on ne saura plus ce que font 2 et 2… trop compliqué pour nos petits cerveaux. Mais comme tout le monde sera au même niveau, quelques uns pourront encore se lever pour dire: « moi je peux vous expliquer, je connais ça », tout en n’ayant aucune idée de la chose.

Être brillant et paraitre brillant, sommes-nous encore au courant que ce n’est pas la même chose?
Si vous voulez, on s’en parle.

En attendant, je continuerai à manifester et à cogiter sur ce seul moyen pour qu’on entende la voix de l’avenir. Je vais m’arranger pour que les étudiants des prochaines générations puissent encore savoir ce que font 2 et 2 et ce, sans égard à leur milieux socioéconomique de provenance.

…et non, je ne vous écris pas ces mots les deux pieds dans le sable du sud. Je ne cadre malheureusement pas dans ce stéréotype abruti.

Au plaisir,
Mathieu Labelle

Autre chose pour dire que je ne suis pas le même Mathieu que celui qui me précède, mais que je veux bien partager le point de vue!

On est forcé de constater que ce sont encore les familles à revenu moyen qui vont payer cette augmentation…
Si les bourses étaient assez généreuse pour compenser l’augmentation ce serait pas trop pire, mais ce sont les prêts qui vont devoir se faire rembourser, même par ceux qui arrivent pas à avoir le diplôme…
En fait le PLQ s’en fou un peu, la plupart de sa clientèle électorale est bien nantie et pour eux une augmentation de prix des études se compense par une augmentation des déductions imposables…

@ Guy Masson (# 26):

« Pour conclure, je souligne la contradiction énorme de la part d’un “économiste” à prétendre qu’il n’y a pas de lien entre la hausse des droits de scolarité et l’accessibilité aux études. L’offre et la demande, ça vous dit quelque chose? Plus un bien ou un service est cher, moins la demande est grande. » (sic)

Je vais être gentil avec vous et je ne vous enverrai qu’un (1) seul lien sur ce sujet et le voici:

http://www.antagoniste.net/index.php?s=accessibilit%C3%A9+%C3%A9tudes

Il y a eu maintes et maintes études sur ce sujet et elles contredisent presque toutes votre affirmation simpliste.

Si les coûts avaient la moindre influence sur le taux de fréquentation, les autres universités canadiennes (elles sont TOUTES plus dispendieuses que nos universités!!!)_seraient désertes et celles de Harvard, du MIT, d’Oxford etc. auraient été transformées en condos depuis très longtemps. Or, plus elles sont dispendieuses et mieux elles sont cotées et plus elles sont recherchées.

L’éducation universitaire est plus une question de valorisation dans les familles que de financement, lequel peut être assumé via les prêts et bourses tout autant que par les parents et les subventions privées.

C’est quoi le rapport entre une hausse de la TVA et celle des frais de scolarité? Aussi vous parlez de l’Europe et de sa gratuité comme si c’était une tare, mais sachez que ce n’est pas en Europe qu’existe le champion de l’endettement : c’est chez ceux que vous voudriez que l’on copie (à vous lire) en tant que société ! Assez contradictoire merci… Aussi, votre texte transpire d’un démagogisme exagéré… Bref tout cela est peu crédible (outre les chiffres auxquels on peut faire dire ce que l’on veut en dehors de « on est dans le rouge » ou de « on est dans le vert »…).

Pour une famille riche, les frais de scolarité élevés sont un point de crédit d’impôt. Pour une famille de classe moyenne ou pauvre, ce n’est qu’une dépense : tandis qu’un étuduant de parents riches aura fait profiter ses parent sd’un point de déduction fiscale, un étudiant de famille pauvre sera endetté pour bien des années après son diplôme, à moins de travailler en étudiant (ce qui est très peu conseillé pour réussir ses études, et formidable pour passer à côté du développement de son plein potentiel). QUelque chose ne va pas : on a fait en sorte que tous les principes et « philosophies » (pseudo) économiques soient en contradiction avec nos avancées et valeurs humanistes. D’où cela provient-il, outre le pouvoir de corruption de la part d’une clique ologarchique et banquière, au point de transformer les universités en écoles d’endoctrinement et de faire dire des âneries à des « analystes experts en économie » quant à leurs prévisions dignes des cartomanciennes (on est loin d’une science exacte, sinon les crises n’existeraient pas)?

@Francois 1

« Si les coûts avaient la moindre influence sur le taux de fréquentation, les autres universités canadiennes (elles sont TOUTES plus dispendieuses que nos universités!!!)_seraient désertes »

Bon, encore de l’exagération. On verse facilement dans la démagogie dans ce débat. Pareil comme si le fait que d’autres universités soient plus chères fassent qu’elles vont toutes fermer leurs portes? Je dis qu’elles seront moins acessibles si elles coûtent plus cher, pas qu’elles fermeront.

Je reviens avec un argument très simple à comprendre, surtout pour un économiste : plus vous augmentez le prix d’un bien ou d’un service, moins la demande sera grande. C’est pourtant simple, non? Et ça nous vient des mêmes personnes qui sont justement pour la hausse!

Pour ce qui est de vos exemples américains, c’est vrai qu’ils s’agit de bonnes universités et qu’elles sont très fréquentées. Ce que vous ne dites pas, et c’est normal ça ne sert pas votre propos, c’est que lorsqu’on prend toutes les universités (pas seulement les meilleures), le taux de férquentation et le taux de réussite des universités américaines est inféreieure à ce que se fait ici. C’est drôle quand même que lorsqu’on prend en compte toutes les universités, les pays comme la Norvège et le Danemark, où la gratuité existe, arrivent en tête de listes des pays où les taux de réussite sont les meilleurs. Un hasard de la vie sans doute!

@ Guy Masson (# 35):

« Je reviens avec un argument très simple à comprendre, surtout pour un économiste : plus vous augmentez le prix d’un bien ou d’un service, moins la demande sera grande. » (sic)

FAUX!

Exemple? le I-Pad!!!

I rest my case.

@ Guy Masson (# 35):

J’aimerais voir vos références sur le taux de réussite des universitaires américains et scandinaves.

De plus, sachez qu’en Norvège, là où les frais de scolarité sont inexistants (du moins selon nos gauchistes…), l’impôt y est d’environ 65% et les examens d’entrée des universités norvégiennes sont, paraît-il, très difficiles (c’est à ce niveau qu’ils exercent leur contingementement) ce qui fait que seuls les meilleurs sont admis doù leur taux de réussite théorique.

La plupart de nos étudiants ne réussiraient pas leur tests d’entrées.

Excellent billet Pierre. Je suis 90% sure qu’un grand nombre d’étudiants a des lacunes importantes en éducation sur la politique et l’économie du Québec.

Tout les journalistes devraient tous répéter les données d’une manière ou d’une autre tout les jours. Pourquoi les journalistes qui suivent les manifestants ne leur demandent pas si il sont au courant que le Québec ne peut plus soutenir une bonne qualité de leurs universités avec des frais si bas.

Il ne peuvent plus imposer des hausses d’impôt aux plus taxés du Canada. Les contribuables sont à sec et ne sympatisent pas du tout avec ces enfants gatés. Manquer une session est beaucoup plus coûteux que $300 hausse de frais…! bizarre qu’ils ne comprennent pas çela.

@Claude Lavoie (#3) et Isabelle (#7) qui prétendent que c’est le gaspillage qui offusque les étudiants:

Si c’était vrai, comment expliquer que les étudiants québécois ne s’occupent pas d’abord du gaspillage effarant qui règne dans leurs propres organisations étudiantes?

http://www.antagoniste.net/2012/03/13/la-productivite-des-associations-etudiantes-quebecoises/#comments

Avant d’enseigner aux autres comment bien tenir une maison, encore faut-il donner l’exemple en tenant bien sa PROPRE maison!

Je suis POUR la lutte étudiante contre une hausse des droits de scolarité dans les universités. En fait, leur mouvement m’inspire et me donne le goût d’en partir un autre encore plus grand; un mouvement qui soit contre les taxes de vente, contre les impôts sur le revenu, contre les droits de passage dans les transports en commun, contre les taxes sur l’essence, contre les taxes municipales et scolaires, contre les retenues salariales d’assurance-emploi et de pension de veillesse, contre les frais de $7 dans les garderies. Faisons la grève, bloquons des ponts. Créons un société idéale. Est-ce qu’il y a des intéressés???

Vous dites « Il n’y a aucun lien au Canada entre les droits de scolarité et la fréquentation universitaire. Aucun. » Je l’aurais affirmé volontiers. C’est ma conjointe qui m’a un jour ouvert les yeux.
Malgré sa détermination, elle a eu autrefois toutes les difficultés financières du monde pour poursuivre ses études juqu’à la maîtrise. Les frais de scolarité n’ont été que l’une des dépenses. Il lui a fallu assumer les coûts d’une migration pour la ville, et se battre contre ses pauvres paysans de parents, convaincus que les études n’étaient qu’un caprice coûteux et inutile, que l’état imposait injustement aux pauvres.
Vous me direz que les temps ont changé… Je crois que nous n’avons pas rejoint les autres canadiens. La société québécoise n’encourage pas encore assez à étudier. Pour cette raison, il faut y réfléchir avant de hausser les droits.