On veut (toujours) pas payer

Il y a quelques semaines, je vous parlais de cette tendance vers la gratuité. Les consommateurs préfèrent quand les coûts sont cachés et que le déboursé à l’achat est faible ou inexistant. Deux exemples : les lames qui coûtent plus cher que le rasoir ou les cartouches d’encre qui coûtent aussi cher qu’une imprimante.

Le rapport déposé hier par l’économiste Claude Montmarquette et l’excellent Joseph Facal prend cette tendance à rebrousse-poil. Ils suggèrent que les tarifs soient plus élevés pour rendre compte du véritable coût du service. L’électricité devrait être plus cher, il faudrait instaurer des péages sur les autoroutes et les ponts, hausser les tarifs des CPE et les droits de scolarité à l’université, installer des compteurs d’eau dans les résidences, etc..

La logique du rapport veut aussi que ces milliards supplémentaires nous permettent d’avoir de meilleures écoles, des hôpitaux plus performants, de meilleures routes ou des aqueducs en meilleur état.

Dans le meilleur des mondes, je partagerais totalement les recommandations des auteurs du rapport car je crois à la responsabilité individuelle (celui qui utilise paye) et au marché (on gaspillerait moins si l’utilisation était facturée).

Seulement voilà, je ne crois pas que nos infrastructures et nos services ne sont pas adéquats parce qu’ils sont mal financés. Les Québécois paient déjà beaucoup pour ces services. Le Québec dépense plus par habitant que toutes les autres provinces, sauf Terre-Neuve. L’écart est de 1 526 dollars avec la moyenne des autres provinces. Nous avons en prime la dette provinciale la plus élevée au pays et la deuxième per capita, encore une fois après Terre-Neuve.

Nous dépensons davantage; dépenserions-nous mal ? Faut-il ajouter des milliards supplémentaires pour, enfin, en avoir pour notre argent ?

Ce que je crains par-dessus tout, c’est que les fonds récoltés sur les ponts et les autoroutes se retrouvent empilés au fonds consolidé du gouvernement, comme le produit des taxes sur l’essence et des droits d’immatriculation, plutôt que de servir à l’amélioration des infrastructures routières.

Bref, j’ai peur que ce rapport devienne un mode d’emploi pour lever de nouvelles taxes. À moins que le gouvernement n’accompagne les mesures préconisées de baisses de taxes et d’impôts proportionnelles. Permettez-moi d’être sceptique, car le régime actuel qui taxe les revenus des mieux nantis au maximum et donne tout gratuit à la population est immensément populaire. Et il ne faut pas réfléchir trop longtemps pour savoir pourquoi.

De plus, la gratuité, c’est tendance…

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Amère ironie, on peut lire ce matin dans La Presse:

« L’INERTIE DE QUÉBEC COÛTE DES MILLIERS D’EMPLOIS »

«Dans une lettre envoyée au premier ministre Jean Charest et à trois de ses ministres, trois institutions de proue du Québec – le Mouvement des caisses Desjardins, la Banque Nationale et l’Industrielle Alliance – accusent Québec de priver la province de milliers d’emplois en faisant indûment attendre maints investisseurs étrangers prêts à placer leur argent ici.»

Comme quoi, les études rapidement tablettées de ce gouvernement ne sont que pelletage en avant et subterfuge pour gagner du temps.

Les vraies solutions existent, mais on dort à la gérance.

Et si, avant d’augmenter les frais de scolarité, on commençait par boucher les trous dans le système.
6400 étudiants viennent chaque année étudier ici contre seulement 1000 Québécois qui vont en France. Cette énorme différence de 5400 coute 65 millions par année aux contribuables québécois, soit un milliard en 15 ans. Et ce n’est pas tout parce qu’il y a un autre trou dans le système.
L’étudiant peut demander la résidence permanente une fois ici et là, tenez-vous bien, il a droit aux prêts et bourses.

Max, 23 ans, est venu ici comme étudiant français à l’automne 2006.

Comme les autres étudiants français, il jouit d’un privilège énorme ne payant que 2k par année plutot que les 14k que coutent réellement ses études. (rappelons que nos frères acadiens paient 6k pour étudier au Québec!)

Max a tellement aimé qu’il a fait une demande de résidence permanente en avril 2007. Il a obtenu sa résidence permantente en mars 2008 sans même à avoir passé d’entrevue. Tout s’est fait par la poste. Un jeu d’enfant, sans aucun controle. (le Québec a de gros cotas d’immigration et cherche désespérément des francophones. On prend n’importe, même des séropositifs sont acceptés)

Une fois le précieux papier en poche, il s’est viré immédiatement de bord et a demandé des prêts et bourses, comme votre enfant né ici!

Et il a obtenu une bourse de 3000$ et un pret de 1220!!!
Non seulement on lui subventionne des études à la hauteur de 12k par année mais en plus on lui donne un cadeau de 3k de beau cash et on lui donne un pret sans intéret de 1220. Le tout pour un gars qui n’a jamais payé une cenne noire d’impot icite!

LE SYSTÈME EST PERCÉ. LE SYSTÈME EST TROUÉ!

si vs allez sur ce site
http://www.immigrer.com
vs allez avoir son témoignage sous le nick UNMAXDEMAX

installé le 29 aout 2006

salut, justement j’ai demandé le prêt et bourses. n’ayant pas eu de revenus l’an passé (j’étais étudiant, pas ici), devenu résident permanent en mars, j’ai une bourse de 3000 dollars et un prêt de 1220dollars qui m’ont été accordés. Pas si mal.

unmaxdemax

mAx

envoi DCS: 19/04/2007
AR DCS: 04/06/2007
CSQ: 03/08/2007 (sans entrevue)
Envoi fédéral: 22/08/2007
AR fédéral: 05/12/2007
IVM: 18/01/2008
VM: 29/01/2008
Brune: 21/02/2008
Visa: **/**/****

Plus tu leur en donne, plus ils font des programmes pour être réélus et tout est à recommencer.

Je ne veux plus leur donner (au provincial et au fédéral) une maudite cenne de plus.

La vraie question est la suivante: jusqu’où doit-on tarifer le client? Quel % l’étudiant doit-il payer de ses études? Quel % le parent doit-il payer pour son enfant à la garderie? Quel % le malade doit-il payer pour sa consultation ou son opération? Or si vous pensez que Charest va lancer un débat là-dessus alors que Parisella lui a conseillé de fermer les livres, de tout mettre sur la tablette et que ça marche en maudit dans les sondages parce que moins le monde chiâle plus Charest monte dans les sondages.

Moi je veux bien débattre de tout ça à commencer par les tarifs d’électricité. J’ai déjà dit qu’on gaspillait l’électricité, que c’était un scandale, et qu’on devrait augmenter les tarifs et développer les énonomies d’énergie. Avec les surplus qu’on dégagerait on pourrait les exporter à gros prix et dégager des profits importants qu’on partagerait en trois: 1) l’épicerie courante 2) le paiement de la dette 3) la mise à jour des infrastructures

Mais tout ça nécessiterait un débat de société et Charest va tout faire pour l’éviter. D’ailleurs qu’est-ce que Charest a fait en 5 ans? Absolument rien. C’est le gouvernement le plus insignifiant qu’on a eu depuis Jean-Jacques Bertrand.

Avec les milliards que les gouvernements vont chercher dans les poches d’Hydro, payer l’électricité au juste prix ne reviendrais pas à la payer moins cher?

S’il font autant de profit, c’est qu’ils peuvent baisser les prix?

La santé et l’éducation pré-collégial, je suis d’accord pour un service publique gratuit, nous avons tous le droit à l’éducation de base et on ne choisi pas ses maladies (je suis aussi d’accord avec l’ouverture vers le privé). Mais pour ce qui est de choix personnel on devrait payer.

En tout cas, quand je vois mon voisin avec 4 enfants (beaucoup de lavage de toute sorte), 2 voitures et une entré de cour qu’il lave régulièrement et une piscine, j’aimerais ça en maudit avoir un comteur d’eau au lieu de payer le même montant que lui.

Avec le peu de déchet que nous générons à la maison (nous compostons, recyclons et évitons le suremballage), j’aimerais ça payer le ramassage des déchets au poids.

Avec mon épouse qui reste à la maison pour élever nos deux enfants, j’aimerais ça que les gens paient les CPE le juste prix.

Mr Duhamel je vous trouve très chanceux de bénificer de ces services gratuitement. Êtes-vous un étranger vivant au crochet des contribuables du Québec ?

Dire que ces services sont gratuits c’Est de la désinformation. pour ne pas dire de la propagande.

On nous rapporte que nous travaillons jusqu’en juillet pour les gouvernements et ensuite on nous dit que les services gouvernementaux sont gratuits.

Vraiment nous sommes considéré par nos élites comme une bande d’écervellés n’ayant aucune facultées mentales.

Encore une étude partielle. Peut-être payons-nous cinq milliards de moins que la moyenne nationale en tarification. Je dis bien peut-être, car cette étude ne mentionne rien sur la charge totale (comprenant impôts sur le revenu (fédéral, provincial), toutes les taxes (municipale, scolaire, tps, tvq et autres), toutes les tarifications (incluant les frais de stationnement à l’hôpital). Même si la charge totale était connue, ça ne dit pas encore toute l’histoire. Que recevons-nous pour cette somme totale en comparaison avec ce que reçoit un citoyen canadien moyen? Lorsque toutes ces comparaisons seront faites et que je sois raisonnablement satisfait d’en recevoir pour mon argent, seulement là je serai d’accord pour des augmentations. Comme on connaît le laxisme éhonté de la gestion des finances publiques à tous les niveaux, ce n’est pas demain la veille où je serai d’accord. Mais encore là, qu’est-ce qui est le plus juste? Des augmentations d’impôts sur le revenu, de taxes ou des augmentations de tarifs. Est-ce que le devoir de répartition de la richesse est accompli équitablement par nos paliers de gouvernements? Pour une rare fois, je suis d’accord avec le principe mis de l’avant par Mme Jérôme-Forget. Lorsqu’elle a donné l’exemple de la chasse et de la pêche. De nos jours, ça c’est du luxe et c’est utilisé par un petit pourcentage de la population, donc les utilisateurs devraient payer la note à 100%. Le réseau de la santé est un service indispensable et que tout le monde utilise. Donc l’état devrait continuer à payer 100%. Mais l’état devrait contrôler, éliminer l’utilisation abusive et s’assurer d’une productivité normale (je serais curieux de connaître le nombre d’employés dit de gestion versus le nombre d’employés qui donnent réellement des services directs aux patients dans notre réseau de la santé incluant le ministère, la régie et les agences). Bien du monde serait plus enclin à payer si l’état faisait son devoir. Pour le moment, nous ne recevons pas les services à la hauteur de nos paiements. Principalement dû au laxisme dans la gestion, au favoritisme dans l’attribution des contrats à prix trop élevés, et à l’engagement des parents et amis à des postes inutiles et surpayés.

Lorsque le gouvernement pourra démontrer qu’il aura fait un GRAND ménage dans ses dépenses, qu’il aura coupé tout son gras (en élus, en personnel, en subventions…) et qu’il aura maximisé sa productivité, on pourra commencer à jaser du rapport Montmarquette. Pas avant.

Tout cela est beau…en théorie. En pratique, on augmenterait simplement les revenus de l’État, que les élus utiliseraient pour acheter des votes en proposant d’autres services « gratuits ». Quand on ne veut pas de souris, on ne laisse pas traîner le fromage…

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