Où sont les jobs ?

Photo : fdecomite
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Le Québec n’arrive plus à créer des emplois à temps plein. En juin, l’économie québécoise a perdu 17 800 jobs à temps plein, une diminution faiblement compensée par l’ajout de 9400 emplois à temps partiel.

Le mois de juin est caractéristique de ce que l’on observe sur le marché du travail depuis le début de l’année. Depuis janvier, le Québec a perdu 17 600 emplois à temps plein et ajouté 29 700 jobs à temps partiel. Le nombre d’emplois à temps plein a diminué au cours de quatre des cinq derniers mois. À titre de comparaison, le Québec avait ajouté 37 000 emplois supplémentaires à temps plein en 2012 et en avait perdu 7000 à temps partiel.

Voilà une tendance préoccupante. Je n’ai rien contre le travail à temps partiel et je suis le premier à reconnaitre que certaines personnes s’en accommodent fort bien. Il faut des jobs à temps partiel pour les travailleurs plus âgés qui veulent diminuer leur rythme de travail, pour les étudiants qui veulent financer leurs études où les jeunes mères ou pères de famille qui veulent passer plus de temps avec leurs enfants.

Ce que j’aime moins, c’est quand des personnes se contentent de travailler moins d’heures par semaine parce qu’il n’y a pas d’emplois à temps plein disponibles. C’est ce qui semble être le cas en consultant les récentes données sur le marché du travail.

Une société s’enrichit quand un maximum de personnes peuvent trouver un emploi intéressant, bien payé et à temps plein. Un marché du travail robuste est d’ailleurs le premier signe de la vitalité d’une économie.

Or, la tendance n’est pas bonne. L’économie québécoise a créé 66 700 emplois supplémentaires en 2010, 38 500 en 2011 et que 30 800 en 2012.

On devrait faire encore moins bien en 2013.

10 commentaires
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On pourrait créer des jobs en exploitant notre pétrole, notre gaz, notre uranium et faire travailler notre monde. Ça ferait qu`on importerait moins de pétrole et de gaz, on garderait notre argent au Québec. C`est trop dur pour le gouvernement du Québec qui aime mieux faire des moratoires et construire des éoliennes déficitaires à 70% plus cher que partout ailleurs en Amérique du Nord à cause des conventions collectives. Et bientôt, on va se faire dévaliser par Hydro, justement à cause de ces éoliennes. Ça va faire moins de $ pour les consommateurs. Dans le fond, c`est ce que souhaite les écolos, de la décroissance. Et le gouvernement du Québec les écoute.

« Où sont les jobs ? ». Avec des politiques d’austérité et un dollar surévalué qui entraînent une croissance anémique, ce n’est pas étonnant que les emplois de qualité aient disparu pour être remplacer par du temps partiel. Et la réforme de l’assurance-emploi ne fera pas grand chose pour améliorer la situation.

Qu’on se console, le Québec n’est pas seul, la tendance est mondiale. Par exemple l’Allemagne, un pays rarement critiqué sur ce blogue, avec sa réforme du travail introduite en 2003, c’est maintenant un emploi sur cinq qui est à temps partiel, les « mini-jobs » (2 millions de mini-emplois créés en 9 ans), qui ne donnent même pas droit à l’assurance-chômage. « Après la maxi-austérité, des mini-emplois pour tous ? » (Gilles Raveaud, Alternatives-Économiques no 325)

« Avec des politiques d’austérité et un dollar surévalué qui entraînent une croissance anémique… » (sic)

Et pourtant, les mêmes « politiques d’austérité » et le même « dollar surévalué » est utilisé dans toutes les provinces canadiennes qui vivent dans le même Canada que le Québec, or, celui-ci trône en queue de peloton!

Comme tout bon gauchisto-séparatiste, lorsque les statistiques officielles vont à l’encontre de votre mythologie, vous grattez jusqu’à ce que vous découvriez d’autres statistiques qui vous consolent et vous tentez de nous faire croire qu’elles nous avantagent.

Si vous voulez avancer dans la vie, vaut mieux se comparer à meilleur que vous. Pas à pire!

« queue de peloton! » De quelle queue de peloton ? Pas pour le travail à temps partiel, en tout cas, puisque l’Ontario nous devance haut la main en % de la population canadienne travaillant à temps partiel.

Que vous n’aimiez pas mon analyse et les choix de mes exemples est une chose, cependant, j’utilise des statistiques vérifiables et je soumet mes sources, contrairement à vous, qui avez vos propres statistiques créatives et, là-dessus, je n’ai pas de leçon à recevoir de vous.

J’ai choisi l’Allemagne parce que ce pays est en train de transformer le travail à temps partiel en mode de vie permanent pour plusieurs allemands et surtout allemandes. Le taux de pauvreté et d’inégalité a bondi dans ce pays grâce aux « mini-jobs ». État pourtant réputé pour être social-démocrate. C’est un modèle à ne pas suivre.

Je ne peux qu’être d’accord avec les commentaires de «jackwood» et «françois 1» c’est la réponse à votre interrogation. Quand on retrouve le Québec derrière le peloton et que seul le Québec stagne comparativement au ROC où l’employabilité a progresé, il faut se poser de sérieuses questions. La tenue de consultations et de moratoires à répétition ne crée pas d’emplois, tout le monde est au neutre. Je l’avais ouligné, le PQ au pouvoir avec aucun talent pour l’économie serait néfaste. Il est souhaitable que des élections arrivent au plus haut point.

Le Québec est l’enfer fiscal nord américain. Et pour tout cet argent (croissant) que nous payons en impôts, taxes et tarifs nous avons des infrastructures désuètes et en ruine.

Les ménages d’ici sont parmi les plus endettés au monde et contrairement aux américains n’ont pas commencé à se désendetter. La BdC peut bien garder ses taux au plancher les taux d’intérêt montent quand même à cause de la reprise US (marché des obligations). Ces taux qui montent seront un désastre au ralenti pour cette société sur-endettée. Les problèmes ne font que commencer!

Le Canada est mal en point, le Québec lui est cuit!!!

Vous êtes du genre à voir le gazon plus vert chez le voisin. Des infrastructures « désuètes et en ruine (sic) » écrivez-vous, vous n’avez sans doute pas assez vue de cônes oranges sur votre chemin. Pourtant, depuis quelque temps on a quelques kilomètres de nouvelles autoroutes et de nouveaux ponts ainsi que la construction de nouveaux hôpitaux tout de même.

Si les canadiens sont si endettés (plus que les québécois qui sont à peu près au même niveau que les américains), c’est peut-être que les revenus sont insuffisants et ce n’est pas l’augmentation du travail à temps partiel qui va amélioré la situation. Si selon vous, le Québec est cuit, le Canada doit bien être rôti.

Comme le Canada le Québec souffre d’un important problème de productivité et son économie carbure sur un insoutenable endettement public et privé. Le Québec est cuit parce qu’il n’a plus de marge de manoeuvre, c’est la principale différence avec nos voisins (en plus de la démographie).

La seule soupape qui nous reste c’est la solution la plus cruelle: la déflation, c-a-d une baisse de notre niveau de vie (déjà plus bas) qui nous rendrait plus attrayant plus les investisseurs.

Les jobs pourraient être dans le sous investissement des corporations qui préfèrent financiariser leurs trésorerie plutôt que de le réinvestir dans leurs compagnies? Mais bon j’imagine que de baisser les impôts des corporations aura un effet différent cette fois ci alors baissons encore et encore leur charge fiscale et souhaitons que les même tentatives aboutiront à un résultat différent.